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Leadership avisé RBC Action climatique Jour de la Terre 2026 : Préserver la ressource la plus précieuse du Canada
Action climatique

Jour de la Terre 2026 : Préserver la ressource la plus précieuse du Canada

De plus, comment la gestion de portefeuille du Canada se compare-t-elle à l’échelle mondiale ?

Jour de la Terre 2026. Richesses naturelles, ressources et revnoveau au Canada

« Notre pouvoir, notre planète » est le thème mondial du Jour de la Terre de cette année. En effet, l’énergie propre constitue souvent le socled’une économie plus propre. Selon une nouvelle recherche réalisée par Jordan Brennan et Farhad Panahov à RBC,un investissement d’environ 670 milliards de dollars au cours des dix prochaines années sera nécessaire pour soutenir la transition énergétique du réseau électrique du Canada. Même si 80 % de l’électricité est non émettrice, le réseau canadien devra accroître sa capacité et être modernisé. Pour en savoir plus, lisez le rapport Gains en capital.

Les feux de forêt ne prennent pas de pause pour le Jour de la Terre. Près de 200 feux de forêt brûlaient au Canada la semaine dernière, soit presque deux fois la moyenne des dix dernières années pour cette période de l’année. Cela met en évidence l’ampleur du défi que représente la protection de la nature. Comme l’indique un récent rapport de RBC, ignorer la nature, c’est compromettre la prospérité, surtout alors que nous déployons des projets majeurs d’intérêt national. La conservation doit désormais être vue comme un capital auquel les générations à venir pourront accéder.

Le célèbre procédé Fischer‑Tropsch nous a donné l’essence et le carburant d’aviation — et il est maintenant en voie de produire des carburants durables. Unsiècle exactement après queFranz Fischer et Hans Tropsch ont révolutionné les hydrocarbures, cette même technique est aujourd’hui utilisée pour dissocier la production d’hydrocarbures des matières premières d’origine fossile, notamment en produisant des carburants d’aviation durables à partir de dioxyde de carbone. Mais une véritable durabilité exige une intégration à l’échelle des systèmes avec des « modules en amont à faibles émissions de carbone, tels que l’hydrogène vert et le captage du CO₂ », explique Ding Ma, de l’Université de Pékin, dans Nature. Le procédé dépasse désormais le stade des laboratoires, plusieurs pays, dont la Chine, travaillant à une fabrication chimique à faibles émissions.

Le capital naturel, c’est-à-dire les forêts, l’eau potable, les sols fertiles et la biodiversité, est l’un des atouts les plus précieux d’un pays. Il soutient les industries, protège les collectivités et joue un rôle majeur dans la résilience climatique. Le Canada est exceptionnellement riche en capital naturel, mais quand il s’agit d’investir dans celui-ci et d’en assurer la gestion, le tableau est mitigé, surtout si on le compare à des pays comme le Royaume-Uni, l’Australie et le Danemark.

La richesse naturelle du Canada est difficile à surestimer. Le pays abrite environ 24 % de la forêt boréale mondiale et près de 20 % des ressources en eau douce de la planète. Les secteurs des ressources naturelles, notamment le pétrole, les mines, la foresterie et l’agriculture, représentent environ 20 % du PIB canadien, chaînes d’approvisionnement comprises. Pourtant, le Canada peine à transformer le capital naturel en une catégorie d’actifs investissables à grande échelle.

Leçons à tirer du reste du monde

Royaume-Uni : Le Royaume-Uni a adopté une approche plus systématique pour intégrer la comptabilité du capital naturel dans les politiques publiques et la planification. Depuis 2012, le Natural Capital Committee du Royaume-Uni conseille le gouvernement sur la manière de mesurer les écosystèmes et d’investir dans ceux-ci — une fonction qui a évolué vers la création de l’Office for Environmental Protection en 2021. Aujourd’hui, le Royaume-Uni publie des comptes officiels du capital naturel qui estiment la valeur économique des forêts, des rivières et d’autres actifs, un outil comptable dont dispose également le Canada dans le cadre du système des Nations Unies de comptabilité économique et environnementale. L’approche britannique, qui intègre des considérations économiques et environnementales dans la prise de décision, est complétée par des mécanismes de marché capables de stimuler les investissements dans les actifs naturels, comme le programme Biodiversity Net Gain.

Australie : Comme le Canada, ce pays est riche en ressources naturelles et en dépend fortement sur le plan économique pour l’exploitation minière, l’agriculture, le pétrole et le gaz. Toutefois, l’Australie a adopté une approche plus ambitieuse pour attirer les investisseurs privés dans le capital naturel. Des projets d’infrastructure d’envergure ont été réalisés pour mobiliser des investissements institutionnels, y compris ceux de fonds de pension canadiens, dans des projets à long terme, notamment dans le développement des énergies renouvelables et l’utilisation durable des terres. Un exemple est le Murray–Darling Basin Plan, une initiative de 13 milliards de dollars visant à gérer durablement les ressources en eau dans la principale région agricole du pays.

Danemark : Ce pays scandinave ne dispose pas des vastes ressources naturelles du Canada. Il a plutôt choisi d’intégrer la durabilité environnementale dans sa fiscalité afin de rendre l’investissement dans la gestion durable des ressources naturelles plus attrayant sur le plan économique. C’est pourquoi plus de 50 % de l’électricité du Danemark provient de l’énergie éolienne et solaire.

Bien que le Canada ait pris des engagements importants, il ne dispose toujours pas des systèmes coordonnés de ses pairs. Le troisième pilier de la stratégie Une force de la nature, Valoriser la nature et mobiliser des capitaux, vise à relever ce défi. En commençant par la mise sur pied d’un groupe d’experts sur la comptabilité du capital naturel et le financement de la nature, le gouvernement fédéral cherche à mobiliser des capitaux privés, en complément de son engagement de 3,8 milliards de dollars en faveur de résultats positifs pour la nature. Si le Canada peut évaluer la valeur de ses actifs naturels, attirer davantage d’investissements privés et aligner ses objectifs environnementaux avec la croissance économique, il pourra transformer son patrimoine en avantage économique durable.

Pour en savoir plus sur le capital naturel, lisez Extraire la valeur : la nature, un atout dans les programmes de stimulation de la croissance.

« L’agriculteur est responsable du sol qu’il exploite. Cette ressource naturelle ne se régénère pas au même rythme qu’elle s’épuise… Il lui faut donc constituer un compte d’épargne‑sol. Cela lui permettra non seulement de préserver son sol, mais aussi d’augmenter son revenu et d’accumuler des intérêts. »

Cette citation (traduite librement) tirée d’une édition de 1948 de la publication de RBC Making Money by Saving Soil, est aussi pertinente aujourd’hui qu’à son origine. En fait, la question de la conservation des sols fait partie des préoccupations des agriculteurs depuis bien longtemps. La situation a bien sûr évolué : la recherche, les mégadonnées et la technologie nous ont permis de mieux comprendre les dynamiques du sol sous nos pieds. Mais bon nombre des défis liés à la conservation des sols pour produire des cultures saines demeurent les mêmes. Lisez l’article de Lisa Ashton, cheffe intérimaire, Institut d’action climatique, à link.

  • Quelque 10 000 événements sont organisés dans le monde pour célébrer le Jour de la Terre 2026. Toutefois, si vous manquez de temps, Eathday.org propose50 moyens de passer à l’action pour la planète.

  • Selon un nouveau rapport de MaRS, le coût des rénovations en profondeur requises pour réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre des bâtiments canadiens d’ici 2030 serait d’environ 10 $ le pied carré

  • James Rising et ses collègues du Grantham Research Institute on Climate Change expliquent comment les investissements en adaptation climatique peuvent générer un « triple dividende » : prévenir les pertes, stimuler l’activité économique et offrir des co‑bénéfices sociaux et environnementaux.

  • Malgré le contrecoup subi par les énergies renouvelables, 44 % des Américains continuent de s’inquiéter au sujet du changement climatique, un niveau proche d’un sommet historique. À l’inverse, seuls 35 % des répondants se disent optimistes quant à l’état de l’environnement (un creux record), selon Gallup.

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