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IA, technologie et innovation

L’avenir du commerce de détail: l’important, c’est vous!

Le commerce de détail traditionnel est-il mort ? La réponse courte : non. #LesInnovateursRBC.

Voici quelques qualités importantes que devraient posséder les candidats à un poste d’administrateur :

  • Expérience
    Trouvez des professionnels chevronnés qui peuvent offrir de la valeur, des perspectives, de la crédibilité et de l’expérience.
  • Volonté de vous amener à vous surpasser
    Recherchez des personnes qui remettront vos idées et vos stratégies en question pour vous aider à avancer.
  • Connaissances spécialisées
    Ciblez des personnes dotées de connaissances particulières pour favoriser un équilibre des points de vue.
  • Compréhension du portrait global
    Les membres de votre conseil d’administration ne sont pas là pour examiner tous les détails. Vous voulez qu’ils aient une vision globale et qu’ils soient au diapason des événements.
  • Réseau
    Les meilleurs administrateurs connaissent beaucoup de gens : des contacts qui sont au courant des projets de changement à la réglementation, connaissent des personnes talentueuses ne faisant pas partie de votre cercle, ou qui bénéficient d’un accès privilégié sur divers plans, comme les espaces à bureau ou les fournisseurs.
  • Capacité d’accroître votre notoriété
    Les membres du conseil qui peuvent vous fournir des occasions de prendre la parole en public, vous présenter à des décideurs et faire la promotion de votre marque sont très précieux.

Il y a beaucoup d’aspects à prendre en compte dans le choix d’un administrateur. Cette personne sera pour vous un partenaire, un promoteur, un costratège et un investisseur clé dans votre réussite.

Voici quelques questions importantes à poser au moment d’embaucher un administrateur :

  • Avec quelles autres entreprises avez-vous collaboré ?
    Découvrez s’il existe des synergies à exploiter.
  • Pouvez-vous nous présenter aux membres de votre réseau ?
    N’oubliez pas que les relations d’affaires d’une personne représentent l’une de ses plus importantes contributions à votre entreprise.
  • Avez-vous déjà démarré une entreprise ?
    Les finances d’une entreprise en démarrage peuvent parfois sembler absurdes. Le marché n’existe peut-être pas encore ou n’est pas encore établi et tout est nouveau. Il vous faut quelqu’un qui est déjà passé par là et qui est capable de visualiser un nouveau marché.

Les relations sont essentielles à la réussite d’une entreprise. Lorsque vous envisagerez de faire votre entrée en bourse, vous aurez besoin d’un conseil d’administration sur lequel vous pourrez compter à chaque étape et qui partage votre vision de l’entreprise. Sélectionnez-en les membres avec soin, prenez votre temps, et ayez recours aux conseils d’un professionnel, au besoin,pour mener à bien cet important processus.

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L’avenir du commerce de détail: l’important, c’est vous!

Le commerce de détail traditionnel est-il mort ? La réponse courte : non. #LesInnovateursRBC.

Outre la mise en marché d’une brillante idée, il n’y a sans doute pas de plus grande préoccupation pour les dirigeants canadiens du secteur de la technologie que la question des talents, soit comment les attirer et comment les fidéliser. Pour la plupart des entreprises, c’est la plus grande dépense et la plus importante ressource.

Pas étonnant que cette question fut l’un des sujets brûlants du sommet Go North, un remue-méninges pour les entrepreneurs organisé par Google et RBC le mois dernier, à Toronto. On a beaucoup parlé des points forts du Canada – par exemple, nos diplômés en science, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM) qui font l’envie du monde entier – et des points que nos entreprises doivent améliorer. Voici quelques constats qui sont ressortis

Nos points forts :

Nos universités forment d’incroyables talents en technologie

  • Le Canada possède un bassin de talents très scolarisés, issus des universités et des établissements qui forment les meilleurs diplômés en technologie au monde.
  • Nos écoles font plus qu’offrir des programmes de mathématiques hors pair : elles montrent aussi aux étudiants à mettre leurs connaissances en pratique, dans le domaine de l’informatique, dans des situations réelles et dans l’intérêt des nouvelles entreprises technologiques.

Ce que nous devons faire (ou continuer de faire) pour réussir :

L’autonomisation pour fidéliser les talents

  • Les ingénieurs ont naturellement le désir d’apprendre. Pour fidéliser les meilleurs talents, il est essentiel de leur donner une plus grande autonomie. Au lieu de dire « tu dois mettre ceci en place », un employeur devrait dire « voici le problème : trouve une solution ».
  • Les employeurs doivent se garder de donner trop de directives. Faites confiance aux employés lorsque vous leur donnez des défis à relever.

Faites appel au sentiment de loyauté des Canadiens

  • Les Canadiens sont des gens loyaux.Les employés restent avec la même entreprise pendant plusieurs années au lieu de changer d’employeur à maintes reprises, comme on le voit souvent à Silicon Valley.
  • Pour les entrepreneurs, cela signifie que les employés qui sont arrivés au démarrage de l’entreprise seront plus nombreux à rester au lieu de partir vers d’autres cieux (ou la « vallée »).

Le potentiel avant l’expérience

  • Le talent est irremplaçable, d’où l’importance de trouver des gens bourrés de talent. Vous pourrez les former pour qu’ils acquièrent des compétences et de l’expérience.
  • Quels autres éléments doit-on rechercher ? La compatibilité, la personnalité, les aptitudes, l’intérêt, l’énergie et la passion.
  • Cherchez des personnes qui aiment résoudre des problèmes de toutes sortes. Ce qui compte, c’est l’enthousiasme avec lequel elles creusent un problème et leur capacité de trouver une solution unique.

L’expérience ensuite

  • Lorsque votre entreprise est prête à prendre de l’expansion, trouvez des gens qui ont de l’expérience dans de grandes organisations.
  • Dénichez des candidats qui savent comment faire passer un effectif de quelques dizaines à quelques centaines d’employés. Cherchez des gestionnaires capables de diriger des équipes responsables des produits, des finances, du marketing et des activités.

Diversifiez votre effectif

  • N’embauchez pas seulement des gens comme vous. Cherchez activement des hommes et des femmes de tous les horizons, de tous les niveaux d’expérience et de tous les âges.
  • Un effectif diversifié peut amener différents points de vue, ce qui se traduira par des idées uniques, des solutions novatrices et des expériences inédites.

Les lacunes à combler :

Notre bassin de talents doit rester plein

  • Même si nos établissements postsecondaires font un travail remarquable pour former des talents exceptionnels, le Canada pourrait en faire plus pour développer les compétences technologiques en bas âge.
  • D’autres pays ont ajouté des cours de programmation à leurs programmes d’enseignement primaire. Si le Canada veut être compétitif, la technologie doit être enseignée plus tôt dans le parcours scolaire et de manière plus efficace.

Combattre de front la pénurie de talents

  • Pour avoir une entreprise concurrentielle à l’échelle mondiale, il est essentiel d’attirer des talents du monde entier. Le Canada ne représente que 2 % de la population mondiale.Nous ne pouvons donc pas créer des entreprises comptant seulement des Canadiens.
  • Les entreprises doivent certes offrir des salaires concurrentiels, mais c’est aussi important de présenter les autres avantages de la vie au Canada : coût de la vie peu élevé, conciliation travail-famille, fidélité employeur-employé, et milieu très axé sur la collaboration et favorisant une culture d’innovation.
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L’avenir du commerce de détail: l’important, c’est vous!

Le commerce de détail traditionnel est-il mort ? La réponse courte : non. #LesInnovateursRBC.

Les efforts pour améliorer la mixité en sont-ils au point mort ? Les femmes atteignent les échelons supérieurs des entreprises canadiennes en plus grand nombre que jamais auparavant. Or, selon Catalyst, un organisme qui étudie l’inclusion en milieu de travail, les hommes ont encore de deux à trois fois plus de chances d’occuper un poste de haute direction. Pourquoi ?

Nous avons cherché des réponses à la Catalyst Canada Honours Conference, qui accueillait notamment quatre défenseurs de l’avancement des femmes dans leur entreprise respective. Il s’agit de Frank Vettese, associé directeur général et chef de la direction, Deloitte Canada ; de Carol Osler, vice-présidente, Crime Financiers et Groupe de gestion de la fraude, Groupe TD ; de Philip Grosch, partenaire à PwC Canada ; et d’Anna Tudela, vice-présidente, Diversité et Affaires réglementaires, Goldcorp. Ces cadres dirigeants ont affirmé que les entreprises canadiennes dans un large éventail de secteurs prennent la question de la représentation égalitaire hommes-femmes très au sérieux. Mais il reste beaucoup à faire.

Voici quelques pistes de solutions :

1. Le préjugé inconscient est une réalité

Même si des politiques sont en place pour promouvoir la représentation des femmes, celles-ci sont encore en minorité, surtout au sommet de la hiérarchie. La raison : Le préjugé inconscient existe toujours. Chez Deloitte, M. Vettese a piloté le Réseau d’initiative des femmes au Canada, ou CanWin, pour amener les femmes à se voir comme des associées potentielles et les aider à y arriver. Constatant que les chiffres changeaient peu, M. Vettese a examiné ses propres préjugés. « Je me suis rendu compte que je recrutais des gens qui me ressemblaient beaucoup », a-t-il dit.

Dans son domaine qu’est la sécurité, Carol Osler a noté que les préjugés prenaient une forme plus classique. Les hommes recherchent pour les postes de direction des candidats qui sont grands ou costaux ou, comme elle dit, qui sont capables de maîtriser un adversaire. Sa solution : retirer l’aspect physique de l’équation et rechercher des attributs également applicables aux hommes et aux femmes, comme le sens de l’observation.

M. Vettese a soulevé un autre point important. Certaines personnes sont opposées à la promotion de la diversité : elles considèrent que l’exercice est futile ou détourne de la raison d’être de l’entreprise. Comment Deloitte a-t-elle pu changer cette attitude ? En intégrant la diversité à sa proposition de valeur aux clients, en faisant valoir que des associés aux horizons variés peuvent engendrer de meilleures idées et de meilleurs résultats.

2. L’ascension professionnelle ne se fait pas toujours en ligne droite

Carol Osler mentionne qu’elle a réussi dans le secteur de la sécurité en tirant parti de toutes les occasions d’apprendre et en mettant l’accent sur ses aptitudes. Elle attribue aussi sa réussite à un autre choix : ne pas avoir baissé les bras quand elle s’est heurtée au plafond de verre de son employeur. Après s’être vu refuser une promotion qu’elle jugeait avoir méritée, Mme Osler a choisi d’accepter ailleurs un poste moins bien rémunéré. Enfin, elle est revenue à la même firme pour y occuper un poste de direction.

Anna Tudela a contourné les obstacles apparents en acceptant un poste dans une compagnie d’exploration minière en raison de l’expérience qu’elle pourrait y acquérir. Elle a exhorté les femmes dans son domaine à ne pas avoir peur de prendre des risques, comme faire un passage dans un site minier éloigné. Et si elles n’obtiennent pas la promotion convoitée, elles ne doivent pas attendre pour passer à autre chose. « Parfois, si vous êtes une femme, vous devez déménager pour découvrir où vous voulez aller », a-t-elle ajouté. C’est ce qui l’a amenée à quitter l’Amérique du Sud pour les États-Unis, puis à accepter un poste de cadre dans l’une des grandes sociétés minières canadiennes.

3. Un quota, non. Des paramètres, oui.

Certains pays européens, excédés par la lenteur de la progression vers la parité hommes-femmes au travail, ont imposé des quotas de femmes à la haute direction et au conseil d’administration. La Norvège est du nombre, de même que l’Allemagne. Jusqu’à présent, les résultats sont peu concluants. Et les quatre conférenciers ne voient pas l’intérêt d’importer cette expérience. Les quotas sous-entendent « un manque de mérite », de l’avis de Carol Osler.

Mais en l’absence de cibles précises, comment faire avancer les choses ? Selon M. Grosch, il faut examiner de près les pratiques en place — y compris le processus de recrutement — et établir des paramètres pour mesurer le progrès accompli. Et M. Vettese est d’avis qu’il faut stimuler l’engagement et niveler les structures de gestion.

4. Donner le ton de haut en bas. Passer à l’action de bas en haut.

Nos conférenciers sont d’accord pour dire que les promotions chez les femmes n’augmenteront en nombre que si la direction y adhère pleinement. Lorsque les dirigeants prennent la mixité au sérieux, leurs employés leur emboîtent le pas. Mais les choses progressent-elles assez vite ? Peut-être que non, surtout pour la génération Y. Les membres de cette génération marquent leur impatience face à la lenteur du changement en quittant les lieux, fait remarquer M. Grosch. Hommes ou femmes, les professionnels de moins de 35 ans voient l’établissement à leur compte, ou l’entrée au service d’une jeune entreprise, comme une bonne solution de rechange à la frustration ressentie en entreprise. Pour les employeurs de grande envergure, il ne s’agit pas simplement d’une perte d’employés, mais d’une perte de diversité. Les conférenciers ont conseillé aux entreprises de préciser leurs attentes envers leur personnel, puis de donner à chacun, peu importe son échelon, la chance de faire bouger les choses.

 

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L’avenir du commerce de détail: l’important, c’est vous!

Le commerce de détail traditionnel est-il mort ? La réponse courte : non. #LesInnovateursRBC.

Quand vous réfléchissez à l’économie de l’Alberta, vous pensez probablement au pétrole, au bœuf… et à la technologie de pointe ? C’est une réalité incontournable. Orientés vers l’énergie propre, les technologies de l’information, la biotechnologie et la nanotechnologie, les secteurs axés sur l’innovation en Alberta ont généré, au total, 16 milliards de dollars US l’an dernier, devancés uniquement par le secteur de l’énergie traditionnelle.

Afin d’explorer l’économie de l’innovation en croissance de l’Alberta, nous avons transporté notre série de conférences mensuelles #LesInnovateursRBC à Calgary cette semaine, et avons réuni à cette occasion trois entrepreneurs locaux qui ont présenté leurs activités. Notre panel était composé d’Arlene Dickinson, ancienne vedette de l’émission Dragon’s Den, version anglaise de Dans l’œil du dragon, qui constitue un fonds de capital de risque accélérateur d’entreprises visant à financer les entreprises en démarrage du secteur de l’alimentation et du bien-être ; de Kip Fyfe, chef de la direction de 4iiii Innovations, seconde entreprise de l’entrepreneur axée sur l’informatique vestimentaire ; et de Trent Johnsen, fondateur de Hookflash, société de communications en temps réel à laquelle font notamment appel Google et Microsoft.

La conjoncture n’est pas favorable. La débâcle du secteur pétrolier dure depuis deux ans, le taux de chômage provincial frôle les 10 %, et les gens qui quittent Calgary sont plus nombreux que ceux qui s’y établissent. De plus, la province obtient une maigre part des investissements de capital de risque, soit seulement 3 % des sommes totales investies à l’échelle nationale.

Vu la faiblesse des prix de l’énergie, les investisseurs ont toutefois senti qu’il était temps de faire preuve d’ingéniosité pour relancer l’économie de l’Alberta. Voici, d’après les participants, ce qu’il faudra faire :

1. Reconnaître ses forces — et les assumer

L’Alberta doit faire des choix. L’énergie propre est un choix évident, compte tenu des talents de la province en ingénierie et des grandes connaissances que l’on y retrouve dans le domaine de l’énergie. L’agriculture va également de soi, surtout si on l’associe à un mode de vie sain. Au chapitre des exportations, les produits alimentaires et les boissons ont d’ailleurs dépassé les produits énergétiques raffinés l’an dernier. Pour Arlene Dickinson, les produits alimentaires et de bien-être albertains devraient être considérés comme la nouvelle norme de qualité à l’échelle mondiale. « C’est exactement ce dont le monde a besoin », déclare-t-elle. Elle soutient que le pétrole et le gaz de l’Alberta devraient aussi bénéficier d’une telle notoriété. Tout cela signifie que la province devra miser sur la transformation à valeur ajoutée, ainsi que sur une meilleure commercialisation à l’étranger.

2. Utiliser l’argent du pétrole pour pousser la réflexion

La richesse privée est abondante en Alberta, et il y a beaucoup de talents entrepreneuriaux. C’est exactement ce qu’il faut à chaque jeune entreprise. Mais il n’est pas facile d’amener des entrepreneurs prospères et des dirigeants d’entreprise qui ont fait fortune dans le pétrole et le gaz à se tourner vers d’autres secteurs. Ils sont souvent réticents à se lancer dans des domaines qu’ils ne maîtrisent pas. À mesure que le prix du pétrole remontera, les perspectives qu’ouvre cette richesse pétrolière en Alberta se multiplieront. Le gouvernement provincial l’a reconnu cette année et a annoncé un nouveau crédit d’impôt de 30 % pour les investissements dans les autres secteurs d’activité, comme l’informatique, les technologies propres et les technologies de la santé. Il serait possible d’en faire encore plus. Par exemple, des investisseurs providentiels pourraient être jumelés à des entrepreneurs, et leurs investissements seraient complétés par des capitaux équivalents provenant du gouvernement et des banques, comme cela se fait au Québec.

3. Profiter des difficultés économiques pour miser sur le talent

C’est un thème en vogue dans tout le pays : on se dispute les talents. L’Alberta, autrefois championne au chapitre de l’obtention des meilleurs talents, est maintenant du côté des perdants alors que se poursuit l’exode des travailleurs du secteur pétrolier. Une partie de la migration de la main-d’œuvre est inévitable. Même en période de prospérité, des programmeurs talentueux et des entrepreneurs ambitieux partaient pour Vancouver ou San Francisco, où se démarrent de nombreuses entreprises dans le secteur du logiciel. Un exemple : Garrett Camp, ingénieur originaire de Calgary, est parti pour la Silicon Valley, a été l’un des fondateurs de Uber, a programmé une grande partie de l’application et est en train de développer une nouvelle entreprise, Expa, à San Francisco et à Vancouver. Calgary ne pourra peut-être pas le récupérer, mais pourra profiter du ralentissement pour attirer de nombreux autres talents. Le logement est enfin abordable, les bureaux vides ne manquent pas et la qualité de vie, avec les montagnes, les rivières et les grands espaces, rivalisent avec tout ce que Portland, Seattle ou Austin ont à offrir. Et il ne faut pas oublier l’immigration. Le gouvernement fédéral intensifie le programme d’immigration économique du Canada, et l’Alberta a la possibilité d’attirer les meilleurs et les plus brillants talents mondiaux. La province compte des universités de calibre mondial, des impôts peu élevés, des villes où il fait bon vivre et des collectivités de plus en plus diversifiées, offrant ainsi un mode de vie coûtant 40 % moins cher qu’à Vancouver ou à Toronto.

4. Propager l’esprit entrepreneurial de l’Alberta aux universités de la province

L’un des reproches que font les trois participants porte sur l’incapacité relative des universités de l’Alberta de commercialiser leurs recherches. Tous vont jusqu’à affirmer qu’ils s’adresseraient ailleurs pour leur R-D. C’est peut-être un peu injuste pour ces universités, mais pas complètement. Prenons l’Université de l’Alberta. Elle a tranquillement acquis une expertise de très haut calibre dans le domaine de l’intelligence artificielle, et les entrepreneurs du campus devraient pouvoir en faire des perspectives d’affaires gigantesques en utilisant l’apprentissage machine pour réduire les émissions de carbone des sables bitumineux ou pour améliorer l’efficacité des hôpitaux de la province. Mais pour cela, il faudra à ces campus une véritable culture de la propriété intellectuelle qui encourage les professeurs et leurs étudiants à transformer les idées théoriques en occasions d’affaires très rentables.

5. Faire de Calgary une porte d’entrée internationale

Avec les Rocheuses à l’ouest, les Prairies à l’est, l’Arctique au nord et les badlands au sud, l’Alberta peut sembler bien loin de l’univers des entreprises en démarrage. Il n’en est rien. Trent Johnsen bâtit son entreprise avec des partenaires du monde entier qui misent sur la source libre, et il ne doit que rarement sortir de chez lui. Sa connexion est impeccable et les fuseaux horaires jouent en sa faveur. Kip Fyfe travaille à partir de la petite ville de Cochrane, où il préfère conserver les membres de son équipe pour les avoir à portée de main, mais il ne s’est jamais senti éloigné ni des États-Unis ni du reste du monde. Il affirme que ses deux entreprises réalisent la quasi-totalité de leurs ventes à l’étranger. Et s’il a besoin d’accéder à des marchés clés pour ses vêtements de sport, il n’est qu’à 45 minutes de l’aéroport et le trajet jusqu’à la côte ouest est très court. Et les choses vont encore s’améliorer. Une nouvelle aile, qui a coûté deux milliards de dollars, vient d’ouvrir cette semaine à l’aéroport international de Calgary, qui n’hésite pas à parler du « terminal aéroportuaire le plus avancé au Canada ». L’innovation donc, dès l’atterrissage.

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L’avenir du commerce de détail: l’important, c’est vous!

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Ces temps-ci, le Canada est considéré comme un exemple de progrès à l’échelle mondiale. Même The Economist, porte-parole officiel de l’ancien empire, présente sur sa page couverture notre pays comme un sauveur de la liberté. Il ne faudrait toutefois pas exagérer. En matière de liberté économique, nous ne présentons pas exactement une « épopée des plus brillants exploits ». Bien sûr, nous sommes un bon endroit pour démarrer une entreprise, mais certainement pas pour en assurer la croissance. Du moins, pas encore.

Aujourd’hui, la technologie numérique représente 4,4 % de l’activité économique, 600 000 emplois et 172 milliards de dollars de production. Nous sommes dans l’arène, il n’y a pas de doute ; il nous reste seulement à accéder au podium. Que nous faut-il pour y arriver ? Les possibilités et les lacunes du Canada étaient sous les feux des projecteurs vendredi dernier pendant le sommet Go North, remue-méninge à l’intention des entrepreneurs organisé par Google et RBC au centre Evergreen Brick Works de Toronto.

Voici dix grands principes qui ont émergé de cette rencontre, et quelques idées pour nous aider à les mettre en application :

1. Choisir une voie et s’y tenir

Le Canada a grimpé au classement des Jeux olympiques en investissant plus d’argent dans un moins grand nombre de sports. Nous devons adopter la même approche en matière de technologie. Mike Lazaridis, cofondateur de Research in Motion et de Quantum Valley Investments, a souligné le fait qu’il est difficile pour 35 millions de personnes d’exceller en tout. Il estime que nous devons concentrer nos efforts sur des grappes d’excellence. Son argument : si nous ne faisons pas partie des cinq meilleurs joueurs, nous ne pouvons pas attirer les investissements et les talents nécessaires.

Idée : Établir l’intelligence artificielle et l’informatique quantique comme des priorités nationales et mesurer la réussite du Canada à l’échelle mondiale dans ces domaines.

2. Attirer. Retenir. Rincer. Répéter au besoin.

Le talent a été le principal enjeu abordé pendant le sommet. Dans le domaine numérique, le talent n’est pas ce qui change la donne : c’est la donne elle-même. Pourquoi ? Dans le secteur de la technologie, les ressources humaines constituent la plus importante source de dépenses des entreprises. C’est la question qui intéresse le plus les investisseurs. Mais bien qu’on trouve au Canada un grand nombre de personnes compétentes dans les domaines de l’ingénierie et du démarrage d’entreprise, nous avons du retard à rattraper sur le plan du « talent chevronné », c’est-à-dire le type de personne qui a dirigé une entreprise de 10 millions de dollars ou plus et en a décuplé la valeur. Michael Litt a expliqué que son entreprise de renseignements vidéo, Vidyard, emploie trois cadres qui font le trajet des États-Unis, car il n’arrive pas à trouver le talent chevronné requis au Canada.

Il est également primordial de réussir à garder ces talents au pays. Pendant une présentation à l’Université de Waterloo, Ted Livingston, fondateur de l’entreprise de messagerie sociale Kik, a demandé aux étudiants combien de personnes comptaient rester dans la région après avoir obtenu leur diplôme. Sur les 500 personnes présentes, seulement trois ont levé la main. Combien prévoyaient se rendre à Silicon Valley ? Environ la moitié.

Le jour où nous pourrons retenir nos meilleurs ingénieurs et attirer des cadres dirigeants exceptionnels, l’effet d’entraînement sera impressionnant. Les taux d’imposition ont une incidence. Le prix des maisons et la qualité des milieux créatifs en ont souvent une encore plus grande. Par-dessus tout, les talents de calibre mondial veulent être entourés d’autres talents de même calibre, et ces personnes travaillent souvent dans les meilleures entreprises et universités du monde. Nous devons considérer comme une priorité l’objectif d’avoir de telles entreprises chez nous.

Idée : Mandater une agence pancanadienne pour trouver, recruter et retenir les talents de calibre mondial.

3. Créer des sièges sociaux canadiens

Les petits joueurs ont besoin des plus gros pour survivre, et le Canada a perdu un bon nombre de gros joueurs. Nous venons de retrouver ThomsonReuters, qui déménage son équipe de direction de New York à Toronto. C’est une excellente nouvelle, qui entraînera plusieurs décisions avantageuses pour les entreprises et les talents de la région de Toronto. La Colombie-Britannique a le même objectif en tentant de persuader des sociétés chinoises d’établir leur base nord-américaine à Vancouver. En bref, les sièges sociaux mondiaux sont les gros joueurs, et nous devons les recruter dans notre équipe.

Idée : Donner à une seule agence, formée d’un partenariat entre les secteurs public et privé et entre les niveaux fédéral et provincial, la mission de remporter des mandats mondiaux de premier ordre.

4. Acheter au Canada

De solides sièges sociaux permettent d’accroître le sourçage de talents et l’approvisionnement à l’échelle locale. Nos banques et nos compagnies d’assurance en font déjà beaucoup à cet égard, et elles peuvent en faire plus. Cela s’applique également à nos grandes entreprises de pièces d’automobiles, de production alimentaire et de détail. Le joueur le plus important est peut-être le gouvernement, qui pourrait appuyer beaucoup plus efficacement les entrepreneurs du secteur numérique en misant sur l’approvisionnement et les partenariats. Plusieurs entrepreneurs ont affirmé que le gouvernement doit être un client de la première heure pour leur donner de la crédibilité à l’étranger. Aujourd’hui, Ottawa dépense 9 milliards de dollars en biens et services importés. Une coordination beaucoup plus efficace est nécessaire, car un nombre trop élevé d’entreprises se perdent dans un processus d’approvisionnement complexe, alors qu’elles devraient investir ce temps dans le développement de produits.

Idée : Concevoir un pacte d’approvisionnement canadien qui fixe la norme pour l’ensemble des grandes sociétés et des instances gouvernementales.

5. Vendre aux États-Unis

Pour les entreprises du secteur de la technologie, les États-Unis ne représentent pas seulement un marché dix fois plus grand que le Canada : ce pays établit la norme mondiale. Les entreprises qui n’arrivent pas à s’y démarquer auront de la difficulté à le faire ailleurs. Plusieurs participants au sommet ont admis que leur plus grande erreur a été de ne pas aller aux États-Unis plus tôt, que ce soit pour chercher des clients, attirer des investisseurs ou travailler à Silicon Valley pendant un certain temps.

Idée : Faire en sorte que toutes les nouvelles dépenses publiques en capital soient assorties de cibles de croissance aux États-Unis.

6. Déclarer les problèmes nationaux à résoudre

Les gouvernements peuvent appuyer le secteur de la technologie en établissant des objectifs à l’égard de grands enjeux, comme les changements climatiques, la cybersécurité et l’immigration, puis en offrant des prix et du soutien pour inciter les entrepreneurs à trouver des solutions à ces problèmes. En jouant un rôle d’intermédiaire entre les secteurs privé et public, le gouvernement peut aussi stimuler le financement dans des secteurs clés et lancer la recherche. Par exemple, le gouvernement canadien s’est engagé à investir 1 milliard de dollars pour contribuer au développement des technologies propres, ce qui est bon signe. Mike Lazaridis a souligné l’importance de la philanthropie stratégique, illustrée par son propre appui de l’Institut Périmètre de Waterloo, comme moteur du financement public. Autre exemple : Google.org vient d’annoncer un défi Impact Challenge, dans lequel 5 millions de dollars seront distribués à dix organismes canadiens pour concrétiser des idées qui changeront le monde au moyen de la technologie.

Idée : Voir le point 6.

7. Attirer du capital intelligent

Pendant le sommet Go North, les entrepreneurs ont reconnu qu’il n’y a jamais eu autant de capital accessible pour appuyer la croissance des entreprises. Mais il ne s’agit pas toujours de capital « intelligent ». Les entreprises en démarrage ont besoin de capitaux offrant un horizon de dix ans pour concrétiser les idées, ainsi que du soutien intellectuel en plus du soutien financier. Au Canada, la majorité du capital intelligent vient actuellement des États-Unis, où les sociétés de capital-risque ont beaucoup plus d’expérience en matière d’expansion mondiale des entreprises. Les Canadiens doivent donc rechercher des investisseurs à l’extérieur de l’écosystème actuel et tenter d’obtenir des capitaux auprès d’investisseurs providentiels bénéficiant d’une bonne crédibilité. Selon Harley Finkelstein, chef de l’exploitation de Shopify, les mentalités canadiennes doivent changer et mettre davantage l’accent sur la liquidité secondaire. Non seulement ce type de fonds contribue à la croissance des entreprises, mais il récompense également les fondateurs sans les forcer à vendre leur entreprise.

Idée : Inciter les sociétés mondiales de capital-risque à s’étendre au Canada.

8. Attirer des personnes intelligentes

Le ministre de l’Innovation, Navdeep Bains, a rappelé au public que l’importation des meilleurs talents ne vole pas d’emplois aux Canadiens. Les immigrants qualifiés, et surtout les entrepreneurs, favorisent au contraire la création d’emplois. Le problème, c’est que dans le système d’immigration canadien, il peut falloir des mois, voire des années, avant que ces personnes arrivent au pays. Or, les occasions n’attendent pas des mois, et encore moins des années. Afin de décrocher une place sur le podium des technologies numériques, il nous faut un programme de « voie express » permettant aux bonnes personnes d’immigrer au bon moment pour saisir les bonnes occasions.

Idée : Créer une nouvelle classe de visas professionnels pouvant être co-administrés par des groupes sectoriels.

9. Attirer des mentors intelligents

Le Canada compte bon nombre d’accélérateurs et de programmes de démarrage d’entreprise, qui sont plutôt efficaces. Notre pays a toutefois une lacune sur le plan des réseaux de mentorat. Les entrepreneurs du sommet Go North estiment que les meilleurs mentors ont un an de plus qu’eux et sont encore sur le marché de l’emploi. De plus, ils viennent d’entreprises bien établies, comme des banques ou des fabricants. En réalité, les meilleurs mentors sont malheureusement des personnes qui n’ont pas le temps à consacrer au mentorat. L’heure est venue de les inciter à le faire.

Idée : Bâtir une plateforme de médias sociaux canadienne destinée aux entrepreneurs et aux mentors.

10. Favoriser la diversité à l’ère numérique

Le Canada continue de faire piètre figure sur le plan de la mixité dans le milieu des affaires. On retrouve le même problème dans le secteur de la technologie, ce qui donne au Canada la possibilité de devenir un chef de file. Aujourd’hui, 13,1 % des sièges de conseils d’administration sont occupés par des femmes dans les grandes entreprises, et 40 % des entreprises n’ont aucune femme au sein de leur conseil d’administration. Les entreprises en démarrage ne font pas vraiment mieux. Même si de plus en plus de femmes obtiennent un diplôme collégial ou universitaire dans des programmes de science, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM), elles ne restent pas dans le milieu des technologies numériques. Les entreprises en démarrage, les entreprises en expansion et les grandes entreprises peuvent changer cette situation en attirant une variété d’étudiants dans des programmes de technologie, en transformant l’idée de ce à quoi un ingénieur « typique » ressemble et en accueillant à bras ouverts la diversité de pensée.

Idée : Lancer une base de données publique pour surveiller l’équilibre entre les sexes au sein des entreprises, des sociétés de capital-risque et du secteur.