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Aucun secteur ne tiendra sans doute un rôle plus important dans l’atteinte de l’objectif de zéro émission nette du Canada que ceux du pétrole et du gaz. Les industries pétrolières et gazières constituent la principale source d’émissions de gaz à effet de serre (GES) au Canada, soit près de 5% du total des émissions à l’échelle nationale. Pour l’Alberta, et le Canada dans son ensemble, l’enjeu de la réussite de la transition est crucial. La part du pétrole et du gaz dans notre PIB est de 10 %, et des centaines de milliers de travailleurs dépendent des secteurs du pétrole et du gaz d’un océan à l’autre.

La récente flambée des produits énergétiques à l’échelle mondiale n’a fait qu’accentuer l’ampleur du défi. La demande de pétrole a augmenté de 500 000 barils par jour, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). La demande de charbon devrait pour sa part dépasser son niveau de 2019 cette année, puis croître jusqu’en 2025.

Comment des secteurs aussi imbriqués dans notre économie et notre vie quotidienne peuvent-ils ramener leurs émissions nettes à zéro ? Le processus est bien enclenché. En juin dernier, la mégasociété du secteur pétrolier Suncor a annoncé qu’elle atteindrait la carboneutralité d’ici 2050. Mark Little, chef de la direction de Suncor, et Merran Smith, directrice générale de Clean Energy Canada, se sont joints à nous pour le troisième épisode de la minisérie spéciale Conversation sur le climat.

« Je suis ici aujourd’hui alors que nous avons pris publiquement l’engagement [d’enregistrer zéro émission nette d’ici 2050] et, vous savez, je réalise en fait qu’il s’agit d’une occasion pour nos sables bitumineux canadiens, pour notre société et pour notre pays, a affirmé M. Little.
« La demande de pétrole, de gaz et de plastique en provenance du Canada ne diminuera probablement pas avant quelque temps, a-t-il poursuivi. Il faudra des années pour nous défaire des moteurs à combustion interne, transformer les générateurs d’air chaud à gaz naturel et mettre au point des solutions de remplacement au kérosène.

« La demande de pétrole baissera-t-elle ? Je crois sincèrement qu’elle baissera, a-t-il répondu. Suis-je d’avis qu’elle baissera au cours des deux prochaines années ? Non, je ne le suis pas. » Il reste que le secteur canadien de l’énergie vise à se restructurer en faveur des énergies propres, au moyen de l’intégration d’autres sources d’énergie comme l’énergie éolienne, l’énergie solaire et l’hydrogène.
« Nous disposons actuellement de technologies commercialisables, comme les véhicules électriques, et les entreprises de production de batteries pour les véhicules offerts sur le marché (véhicules électriques ou à hydrogène produit à partir de sources d’énergie renouvelable et propre) sont bien accueillies, a indiqué Mme Smith.

M. Little et Suncor ont présidé à la création de l’Initiative pour des sables bitumineux carboneutres, dont sont également membres les sociétés Canadian Natural Resources, Cenovus, l’Impériale, ConocoPhillips et Meg Energy. Ces sociétés, qui représentent 90 % de la production totale des sables bitumineux, collaborent à la mise au point de technologies accélératrices de la transition zéro émission nette.

« Je pense que nous nous devons de déterminer à quel moment nous atteindrons zéro émission nette. Nous effectuons des investissements, notamment dans les secteurs de l’hydrogène et des parcs éoliens, mais les humains doivent consommer de l’énergie et leurs besoins énergétiques augmenteront », a fait valoir Mme Little.

La transition vers des énergies propres aura également des répercussions sur les 500 000 travailleurs du secteur canadien du pétrole, dont les emplois risquent d’être touchés.
« Au cours de cette transition, il est indispensable que nous aidions les travailleurs des secteurs canadiens du pétrole et du gaz à se recycler dans des activités connexes, a expliqué Mme Smith. Nous voulons les réorienter vers les activités qui progresseront dans un monde zéro émission nette.

« Leurs compétences seront directement transférables dans le domaine des énergies renouvelables, comme la géothermie. La production d’hydrogène et d’autres sources d’énergie offre aussi des possibilités de transfert des compétences acquises par les travailleurs des secteurs du pétrole et du gaz », a-t-elle conclu.

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Le Canada est un géant agricole dont les produits se retrouvent aux quatre coins du monde. Nous exportons la moitié de notre bœuf et de nos bovins, et 70 % de notre porc. Nous sommes le sixième exportateur mondial de blé et le premier producteur de canola. Globalement, l’agriculture a généré 2 % du PIB total du Canada au cours de la dernière décennie et elle emploie actuellement plus de 300 000 personnes.

Cependant, ce secteur contribue aussi grandement à la crise climatique. Il produit environ 10 % des gaz à effet de serre émis à l’échelle nationale et sa consommation d’énergie a augmenté de 30 % entre 2008 et 2018.

« Ce n’est pas un secret que l’agroalimentaire est l’un des principaux responsables de la crise climatique à laquelle nous sommes confrontés, affirme Michael McCain, chef de la direction à Aliments Maple Leaf. Nous nous efforçons depuis longtemps de réduire notre empreinte. »
M. McCain et Brent Preston, exploitant et partisan de l’agriculture régénératrice, se sont joints à nous pour le deuxième épisode de Conversation sur le climat, une mini-série spéciale du balado Les innovateurs.

Alors, comment pouvons-nous mettre le secteur alimentaire sur la voie d’un avenir plus durable ? M. McCain souligne que l’agriculture régénératrice – un ensemble de pratiques qui mettent à profit la nature pour lutter contre les changements climatiques – pourrait faire transformer le secteur, le faisant passer de principale cause du problème à l’une des rares solutions. Aliments Maple Leaf avait fait les manchettes fin 2019 en annonçant qu’elle était la première entreprise alimentaire au monde à avoir atteint la carboneutralité.

Des pratiques rudimentaires, comme le recours à des cultures de couverture (dont le but n’est pas la récolte, mais l’enrichissement du sol), peuvent contribuer à réduire les émissions, tout en augmentant la résilience des cultures, déclare M. McCain. Un autre exemple est la digestion anaérobie (technologie qui extrait le méthane du fumier, le concentre, le capte et le transforme en un carburant renouvelable).

Toutefois, comme le fait remarquer M. Preston, il faut investir temps et argent avant que ces méthodes deviennent rentables. « Beaucoup d’agriculteurs ne peuvent pas se permettre de perdre de l’argent pendant trois à cinq ans avant de commencer à réaliser un profit, explique-t-il. Leur précarité financière les rend peu enclins à prendre des risques ; ils hésitent à adopter de nouvelles pratiques, surtout s’ils doivent attendre trois, quatre ou cinq ans avant qu’elles portent leurs fruits. »

Néanmoins, si le Canada souhaite atteindre son objectif de zéro émission nette d’ici 2050, le secteur de l’agriculture et de l’élevage doit changer dès maintenant.

« Lorsque nous nous sommes lancés dans cette aventure [de la neutralité carbone], notre principe directeur – aussi important en interne qu’en externe – a été de “faire les premiers pas, en visant le progrès, et non la perfection” », précise M. McCain.

« Et je pense que ce principe nous guide bien dans cette aventure. »

Pour lire le rapport 2019 de l’équipe Services économiques et leadership avisé, Agriculteur 4.0 : Comment le développement des connaissances peut transformer l’agriculture, veuillez cliquer ici.

Objectif avenir RBC a lancé un programme qui vise à libérer le plein potentiel des jeunes Canadiens et Canadiennes en leur donnant accès à des ressources pour le perfectionnement des compétences, le réseautage, l’expérience de travail, le bien-être mental et bien plus. Le but est de les préparer aux divers emplois agricoles de demain. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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Incendies de forêt, ouragans et sécheresse. Nous venons de traverser un été de catastrophes environnementales qui démontrent que les effets du changement climatique ne font pas que s’accélérer : ils s’aggravent aussi considérablement. Dans son dernier rapport en août, le GIEC a émis un « code rouge pour l’humanité » et a révélé que la température de la surface de la terre avait déjà augmenté de 1,09°C depuis le XIXe siècle. Il mentionne que la dernière décennie est probablement la plus chaude que la planète ait connue depuis 125 000 années.

Les preuves scientifiques sont sans équivoque et le temps presse.

Une conférence importante des Nations Unies sur le changement climatique, appelée COP26 et tenue à Glasgow, approche à grands pas. Le sujet principal de discussion pour la communauté de dirigeants mondiaux en présence portera sur la manière d’atteindre l’objectif zéro émission nette, qui consiste à éliminer dans l’air autant de carbone, de méthane et autres gaz à effet de serre que nous en émettons.

« Zéro émission nette est devenu un principe organisationnel de la durabilité qui est maintenant beaucoup plus clair pour un large éventail d’acteurs », a déclaré l’ancien gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, maintenant envoyé spécial des Nations Unies pour l’action climatique et son financement, et président de l’alliance financière zéro émission nette de Glasgow.

M. Carney et la climatologue renommée Katherine Hayhoe, Ph. D., se joignent à John Stackhouse de RBC pour le premier épisode de Conversation sur le climat, une minisérie spéciale en version balado de la série Les innovateurs. L’équipe a passé des semaines à réaliser des entrevues avec des experts de premier plan comme Mme Hayhoe et M. Carney afin de recueillir les meilleures idées pour que le Canada puisse atteindre son objectif zéro émission nette.

Notre engagement actuel est de l’atteindre d’ici 2050. Toutefois, l’utilisation des technologies et du savoir-faire existants ne nous permettra de franchir que les deux tiers du chemin. Le dernier rapport de RBC, intitulé Une transition à 2 billions de dollars : Vers un Canada à zéro émission nette, présente six voies possibles pour parcourir toute la distance et estime les coûts par secteur. Comme nous l’expliquons dans le rapport, rien que pour réaliser l’objectif à 65 %, le Canada aura besoin d’environ 60 milliards de dollars par an d’investissements privés et publics dans de nouvelles technologies, de nouveaux produits et de nouveaux processus.

« Le climat change plus rapidement qu’à aucun autre moment de l’histoire de la civilisation humaine sur cette planète, et c’est la raison pour laquelle c’est si important », a déclaré Mme Hayhoe, scientifique en chef à The Nature Conservancy et professeur distingué à la Texas Tech University. « Il ne s’agit pas de sauver le monde : la planète sera toujours en orbite autour du soleil bien après notre départ. Il s’agit littéralement de nous sauver ».

Mme Hayhoe se définit comme une « optimiste rationnelle », qui cherche à établir des liens avec ceux qui s’opposent à ses opinions en tant que scientifique. Selon elle, ces connexions sont essentielles pour tracer la voie à suivre afin de sortir de l’urgence climatique.

« Comment le monde a-t-il changé auparavant ? », demande-t-elle. « Ce n’était pas en raison du fait que le premier ministre, un président, un roi, un chef de la direction ou même une célébrité a décidé qu’il le fallait. C’était lorsque des gens ordinaires prenaient la parole pour dire : « Vous savez quoi ? Le monde peut et doit être différent ».

Bien que Mme Hayhoe et M. Carney abordent le défi de l’action climatique sous différents angles, ils se montrent optimistes quant à la façon dont nous pouvons faire face au moment présent. Ils font tous deux entendre leurs voix mondialement respectées pour convaincre les sceptiques dans une bataille existentielle pour notre planète.

En conclusion, des initiatives de grande envergure pour atteindre zéro émission nette sont nécessaires maintenant si nous voulons empêcher la température mondiale d’augmenter de deux, trois ou même quatre degrés.

Comme M. Carney l’a précisé, l’action collective est nécessaire pour apporter un changement significatif.

« Nous avons un budget carbone et nous le dépensons rapidement. Les émissions doivent baisser – en fin de compte, chaque pays, région, secteur, société et institution financière devra atteindre zéro émission nette. »

Ne manquez pas notre prochain épisode Les innovateurs, axé sur le secteur agricole et la création d’une chaîne alimentaire plus durable. « Conversation sur le climat : comment construire une chaîne alimentaire plus verte » sera accessible le 2 novembre partout où vous obtenez vos balados.

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Combien de fois vous êtes-vous déplacé chez un médecin au cours de la dernière année ? Si vous répondez zéro, vous n’êtes pas seul. Selon une récente enquête du JAMC, les visites en personne dans une clinique de soins de santé ont diminué de près de 80 % en Ontario durant les premiers mois de la pandémie. Pendant ce temps, le nombre de consultations virtuelles auprès de médecins a explosé partout au Canada.

La pandémie a accéléré l’adoption des solutions numériques à l’échelle de l’économie et de la société. Les soins de santé ne font pas exception. Et la télémédecine permet de croire qu’un plus grand nombre de Canadiens auront accès aux soins dont ils ont besoin, alors que ce besoin n’a jamais été aussi grand. En effet, les résultats d’un récent sondage national mené par RBC Assurances auprès de travailleurs canadiens révèlent que la COVID-19 a eu une incidence négative sur leur bien-être, leur santé et leur accès à des soins.

Pour mieux comprendre les défis, nous avons parlé à trois dirigeants d’entreprises de télémédecine, soit Maple, Well Health Technologies et Dialogue, lors de notre dernier balado Les innovateurs. Les trois entreprises ont connu une croissance exponentielle au cours de la dernière année et envisagent, avec un optimisme prudent, un avenir numérique axé sur le patient pour tous les Canadiens.

Voici quelques-uns des éléments dont il a été question au cours des discussions.

La technologie démocratise l’accès aux soins de santé et contribue à hausser l’efficacité du système

Le Dr Brett Belchetz, urgentologue et chef de la direction de Maple, a lui-même prodigué des conseils rapides à des amis et des membres de sa famille par FaceTime, ce qui lui a inspiré l’idée de son entreprise. La plateforme de Maple permet aux patients de communiquer directement avec un médecin en quelques minutes au moyen d’un téléphone intelligent ou d’un ordinateur. Selon le Dr Belchetz, la télémédecine procure une option commode pour répondre à des besoins et des soins médicaux moins urgents, ce qui libère des ressources pour la clientèle qui nécessite une consultation en personne.

« À l’hôpital, je voyais chaque jour des patients attendre huit heures pour avoir une consultation de trois minutes avec moi pour répondre à des besoins très simples comme le renouvellement d’une prescription, le traitement d’une infection urinaire ou d’une éruption cutanée », souligne Dr Belchetz.

Apporter des changements au système est difficile et complexe, mais la télémédecine a fait ses preuves

En tant que chef de la direction de la quatrième clinique de soins de santé en importance au Canada, Well Health Technologies, M. Hamed Shahbazi comprend les défis que représentent le changement ou l’adoption de nouvelles technologies dans un système de santé déjà excédé.

« D’après moi, le retard en matière de numérisation et de modernisation du système s’explique en grande partie par le fait que ce groupe est fortement sollicité et qu’il n’a peu ou pas de temps à consacrer au changement. Malheureusement, la COVID-19 a révélé ces lacunes et a entraîné des changements », soutient-il.

Selon Statistique Canada, la majorité des Canadiens (91 %) utilise Internet et les trois quarts (75 %) d’entre eux utilisent également les sites Web et les applications de réseautage personnel, faisant d’emblée de la télémédecine, une excellente option pour offrir des soins avec un minimum d’efforts logistiques. En moyenne, selon une étude de 2015 de Harvard Medical School, une visite chez le médecin prend plus de deux heures, desquelles seules 20 minutes comptent pour l’interaction en personne avec le médecin. Les services de santé virtuels présentent une solution commode et accessible tant pour les patients que pour les médecins, qui peuvent avoir lieu dans le confort de son foyer.

Les services de santé numériques favorisent une meilleure communication et des renseignements proactifs

Une étude réalisée en 2018 révélait que 40 % de Canadiens effectuent le suivi d’un ou de plusieurs aspects de leur santé au moyen d’une technologie de soins intelligente, et 68 % d’entre eux affirment que les appareils numériques intelligents leur ont permis de maintenir ou d’améliorer leur état de santé. Les défenseurs des services de santé numériques croient que s’ils peuvent mesurer la vitalité d’un aspect de leur vie de façon régulière, ils peuvent l’améliorer.

Les outils numériques peuvent aussi être très précieux lorsqu’il est question des soins de santé mentale. L’entreprise montréalaise Dialogue a lancé un programme de santé mentale à réponse humaine compensatoire avant la pandémie qui consiste à jumeler un patient avec un médecin et un thérapeute, ainsi qu’un gestionnaire de cas qui assure le contact périodique.

« Cette équipe multidisciplinaire travaille avec le patient pour l’amener à la rémission aussi rapidement que possible, ce qui s’accompagne d’un suivi afin d’assurer que ces personnes ne rechutent pas et ne revivent pas certains problèmes de santé mentale connus pour être récurrents », explique Anna Chif, chef de la stratégie et des produits et cofondatrice.

« Je crois que la médecine passe de : je suis malade et j’obtiens des soins à voici des comportements que vous pouvez changer et les outils pour y arriver afin de vous éviter de prendre des habitudes qui entraînent des maladies », ajoute-t-elle.

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Dans ce balado de la série Les innovateurs RBC, on explique pourquoi la créativité pourrait devenir la nouvelle aptitude incontournable des années 2020. Découvrez entre autres les points de vue de Daniel Lamarre, directeur général du Cirque du Soleil, et d’Ajay Agrawal, du Creative Destruction Lab !

La créativité a toujours été stimulée par les contraintes, au Canada comme ailleurs.

Dans notre dernier balado, nous avons établi que la créativité était la nouvelle aptitude essentielle à la prospérité durable du pays. Mais comment pouvons-nous incorporer la créativité dans la culture commune des Canadiens ? Heureusement, les milieux de l’enseignement et des affaires reconnaissent l’importance de cette nouvelle aptitude, et ils travaillent à la favoriser.

L’équipe de la série Les innovateurs a consacré plusieurs mois à interviewer des experts sur l’importance de la créativité, afin de réaliser un balado spécial en deux parties. Voici l’avis de nos invités sur ce qu’il faut faire pour maximiser notre production créative à l’échelle des individus, des entreprises et du pays.

La créativité s’exprime très tôt dans la vie, mais elle doit être nourrie au fil des ans

« Les élèves sont très créatifs ; le rôle des enseignants consiste à les rendre encore plus créatifs, ou plutôt à stimuler leur créativité », nous a dit Josie Fung, directrice générale de l’organisme I-Think. Elle a donné l’exemple inspirant de l’approche ludique dans les maternelles de l’Ontario.

Le travail d’I-Think’s est axé sur un changement systémique de l’éducation, basé sur la pensée intégrative – c’est-à-dire l’utilisation de la créativité pour trouver de nouvelles solutions aux problèmes. Quand les élèves passent aux études postsecondaires, la créativité devrait rester une valeur sous-jacente du système, permettant de résoudre des problèmes concrets.

« Ce qui est vraiment formidable, c’est que la créativité est une ressource illimitée, a souligné Janet Morrison, présidente du collège Sheridan. Elle est constamment renouvelée, et on peut l’améliorer par l’éducation, l’expérience et la stimulation. »

Il est permis de faire des erreurs au nom de l’expérimentation

Shopify peut attribuer une grande partie de son succès à l’embauche de personnes intelligentes, créatives et dotées d’un état d’esprit tourné vers la croissance. Brittany Forsyth, chef sortante des ressources humaines, a été la 22e personne recrutée par Shopify, et elle a donc vu de ses propres yeux la croissance exponentielle de l’entreprise. Lors de notre conversation, elle a insisté sur l’importance de recruter des gens en fonction de leur potentiel plutôt que sur la base de leurs diplômes.

« Il faut avant tout leur accorder une certaine liberté, a-t-elle expliqué. Lors de l’embauche, il faut leur dire qu’ils ont le droit de faire des erreurs, tant qu’ils ne les répètent pas sans cesse. Nous leur donnons la permission de faire des expériences, de se tromper, de se développer. »

Avoir une vue d’ensemble et garder le cap sur la mission

Tom Waller, scientifique en chef et premier vice-président de l’innovation de pointe à Lululemon, croit qu’il faut prendre garde d’être trop content de soi.

« L’important pour nous, c’était de ne pas nous reposer sur nos lauriers, de ne pas nous emprisonner dans cette image que les autres se faisaient de Lululemon, a-t-il précisé.

Le plus important, c’est d’être capable de prendre du recul par rapport au modèle d’entreprise, et de s’attarder davantage à notre raison d’être, a-t-il ajouté. Le modèle d’entreprise nous encourage à ne pas changer. Notre raison d’être, elle, nous encourage à changer. »

Utiliser la crise comme catalyseur pour tracer une meilleure voie à suivre

La pandémie nous a fourni l’occasion de réfléchir longuement à ce qui compte le plus, c’est-à-dire notre santé. Elle a aussi accéléré le changement, ce qui nous a poussés à réévaluer nos valeurs et notre raison d’être. Elle nous a fait découvrir de nouvelles occasions.

« Beaucoup de choses incroyables arrivent en temps de crise, a rappelé Tom Waller. Beaucoup d’inventions formidables voient le jour à cause d’une crise ; je crois par conséquent que les crises sont parmi les meilleures occasions de mettre à profit notre créativité. »

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Utilisez au choix l’application Apple Podcasts, Google Podcasts, Spotify ou Simplecast.
Si la technologie de chaîne de blocs est un tant soit peu connue, c’est en raison de la récente appréciation du bitcoin, une cryptomonnaie qui fait appel à la chaîne de blocs pour enregistrer des paiements pairs à pair de façon transparente et instantanée. Mais la chaîne de blocs est bien plus qu’un simple outil financier. Et selon plusieurs intervenants du secteur de l’environnement, elle pourrait bien donner lieu à de véritables avancées sur le plan de la lutte aux changements climatiques. Dans cet épisode spécial de la série Les innovateurs RBC consacré au Jour de la Terre, notre invitée Trinh Theresa Do s’entretient avec deux personnes qui connaissent bien la question du climat : Joseph Pallant, fondateur de la Blockchain for Climate Foundation et directeur de l’innovation climatique pour Ecotrust Canada, et Carolyn DuBois, directrice générale du programme d’eau pour la Gordon Foundation. Si la technologie n’est pas une panacée – nos invités se penchent sur l’enjeu très réel des coûts environnementaux de la chaîne de blocs, ainsi que sur ses nombreux avantages –, les travaux de M. Pallant et de Mme DuBois laissent présager un avenir plus radieux et plus vert pour de nombreuses personnes dans le monde. Notes: Techno nature RBC est un engagement pluriannuel visant à préserver notre écosystème naturel. De concert avec ses partenaires, RBC s’emploie à résoudre des problèmes environnementaux pressants grâce à la technologie et à l’innovation. Cliquez ici pour en savoir plus. Pour lire la Stratégie climatique RBC, cliquez ici. Pour plus de détails sur la Blockchain for Climate Foundation et sur la façon dont M. Pallant et son équipe utilisent la plateforme d’émission et d’échange BITMO, cliquez ici. Cliquez ici pour en savoir plus sur Ecotrust Canada, qui s’est associé à la Blockchain for Climate Foundation pour mettre en œuvre son projet de chaîne de blocs. M. Pallant évoque également l’article 6 de l’Accord de Paris. Pour examiner de plus près cet accord international phare, cliquez ici. Pour en savoir plus sur les mesures de préservation de l’eau prises par DataStream, cliquez ici. Mme DuBois cite une étude de l’organisme Fonds mondial pour la nature et souligne à quel point on sait peu de choses sur l’état des bassins hydrographiques au Canada. Vous trouverez plus de détails ici.

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La pandémie a bouleversé nos vies et nous a contraints, au moins temporairement, à renoncer à beaucoup de choses, comme le travail au bureau, les rencontres entre amis ou les voyages à l’étranger. Elle a aussi forcé la plupart d’entre nous à s’adapter rapidement à de nouvelles façons de vivre et de travailler. Les petites entreprises ont dû faire preuve d’imagination pour conserver leurs clients. Les grandes entreprises ont dû basculer tous leurs employés en télétravail. Et les universités ont dû donner des cours à des étudiants dispersés un peu partout. La COVID-19 nous a ainsi ouvert les yeux sur l’importance cruciale de pouvoir trouver une nouvelle voie.

On peut alors considérer la créativité comme la nouvelle compétence à la mode, et elle pourrait être un facteur de différenciation pour quelqu’un qui cherche un emploi. Sur un plan plus général, elle est à la base de l’avantage concurrentiel d’une organisation et de la prospérité durable d’un pays.

« Les gens d’affaires qui manquent de créativité risquent de se retrouver un jour dans la situation où tout ce qu’ils font devient obsolète », fait observer Daniel Lamarre, directeur général du Cirque du Soleil, dans notre dernier balado de la série Les innovateurs.

Dans le cadre d’un balado spécial en deux parties, l’équipe de la série Les innovateurs a interrogé au cours des derniers mois des experts, dont M. Lamarre et le professeur torontois Ajay Agrawal, au sujet de l’importance de la créativité. À cette occasion, nous avons appris qu’il existe plusieurs manières d’accueillir et d’encourager la créativité, quel que soit le domaine de travail.

Commencer par se fixer un objectif précis

Il est essentiel d’avoir en tête un objectif final ou, au moins, de bien comprendre le problème que vous cherchez à résoudre.

« Avoir des objectifs peut stimuler grandement la créativité », affirme M. Agrawal, le fondateur du Creative Destruction Lab (CDL) de l’Université de Toronto.

Lorsqu’il conseille les entreprises de technologie en phase de démarrage dans le cadre de son travail au CDL, il insiste sur l’importance de se donner le temps et l’espace nécessaires pour explorer différentes solutions.

« Donnez aux gens les ressources dont ils ont besoin afin de trouver des solutions correspondant à leur objectif et l’espace mental nécessaire pour s’aventurer en dehors de leur domaine d’expertise initial », soutient M. Agrawal.

Voir les contraintes sous un angle favorable

Les contraintes qui pèsent sur le processus créatif revêtent bien des formes et il est préférable de les voir comme des variables critiques plutôt que comme des obstacles. Autrement dit, comment peut-on pallier le manque de temps ou de ressources et surmonter de nouveaux défis? Pour aider les équipes à rester concentrées et à sortir de leur zone de confort, il est recommandé de mettre en place des garde-fous autour du processus créatif.

Selon M. Agrawal, « Dès que vous imposez des contraintes, l’esprit créatif commence à étudier la manière d’atteindre l’objectif en fonction des limites établies ».

Voir la créativité comme un muscle qui peut être renforcé

Pour Gil Moore, ancien batteur du groupe de rock canadien Triumph, la détermination est étroitement liée à la créativité : « Je ne pense pas que la créativité est quelque chose qui se manifeste le matin quand on se réveille. D’après moi, ce n’est pas comme ça que ça marche ».

Cela aide d’avoir du talent, mais la créativité dépend aussi de la pratique et de l’apprentissage.

« Je n’ai jamais cru sincèrement que j’avais des aptitudes particulières. J’ai plutôt toujours considéré que cela venait de ce que j’avais appris. Souvent, je pense qu’un grand moment de création est simplement le résultat de tous ces efforts et de compétences qui ont été développées », affirme M. Moore.

Restez à l’affût du deuxième épisode de la série sur la créativité. Des représentants d’entreprises comme Lululemon, Shopify, Ubisoft et Rotman’s I-Think, expliqueront la dimension utilitaire de la créativité pour l’enseignement, le monde du travail et le pays. Au cours des prochaines semaines, Services économiques et Leadership avisé RBC publieront une étude originale visant à montrer comment la créativité sera amenée à jouer un rôle fondamental durant la décennie 2020, notamment en contribuant à propulser le pays vers une nouvelle ère de croissance et d’innovation sur le plan économique.

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Avez-vous changé la façon dont vous commandez vos repas au cours de la dernière année ? Les plateformes de livraison comme Instacart, Uber Eats et DoorDash ont connu une forte hausse de la demande et, aux États-Unis, les ventes de repas livrés à domicile ont augmenté de 164 % sur 12 mois en janvier. DoorDash a grandement profité de cette tendance et se vante maintenant de détenir 50 % du marché américain.

Comme ses pairs, DoorDash a permis à de nombreuses entreprises d’entrer en contact avec les clients confinés, en mettant de nouveaux moyens à leur disposition. Toutefois, selon Tony Xu, chef de la direction, DoorDash n’a pas pour seul but de livrer des repas savoureux à une clientèle grandissante. Pour notre balado Innovateurs, nous nous sommes entretenus avec M. Xu sur les grandes ambitions de l’entreprise. Voici les faits saillants de cette discussion :

Les plateformes de livraison permettent aux petites entreprises de participer à l’économie de commodité

DoorDash veut contribuer à la croissance économique et à l’autonomie des collectivités locales, en créant des réseaux logistiques qui acheminent efficacement les produits dont les gens ont besoin. La société propose aussi des outils d’exécution des livraisons qui aident les petites et moyennes entreprises à accroître leurs activités numériques.

« La majorité de la croissance du produit intérieur brut (PIB) et de l’économie se fait encore dans les villes et les quartiers où l’on vit, et je pense que nous l’oublions parfois », a déclaré M. Xu.

Demande assez semblable, accès très variable

Les personnes qui vivent loin des centres urbains veulent profiter du même accès que leurs voisins des grandes villes. DoorDash estime que cette « démocratisation de la commodité » est plus importante que jamais. M. Xu croit que les besoins sont semblables, mais que l’accès est différent. En effet, l’économie du dernier kilomètre est toujours hors d’atteinte pour bien des petites entreprises.

DoorDash a adopté une stratégie de « conquête des banlieues » et y trouve désormais 58 % de sa clientèle.

« Nous avons toujours eu un double objectif : créer le plus grand marché local dans lequel nous pouvons vous apporter tout ce qui se trouve dans votre ville et offrir aux gens des outils les aidant à fonder leur propre entreprise numérique, a affirmé M. Xu. Le dernier kilomètre permet aux marchands d’approfondir leurs relations avec ces consommateurs parce qu’ils ajoutent à leur offre une gamme de produits fondée sur la commodité. »

Création de technologies pour résoudre de véritables problèmes et tisser des liens

M. Xu croit que la création de technologies sans aucune finalité n’est pas très utile. Il affirme que DoorDash a développé un réseau logistique qui, en bout de compte, stimule le PIB des villes.

Il y a trois ans, la société a lancé le « projet Dash » pour tisser des liens entre des épiciers et des restaurateurs ayant des vues similaires et souhaitant faire don de leurs surplus de nourriture à ceux qui en avaient le plus besoin.

« Nous souhaitons combiner technologie et exploitation. Nous pouvons à la fois résoudre un problème mathématique et un problème humain. Je crois qu’ils ne sont pas opposés, mais complémentaires », a-t-il déclaré.

« Dans le cadre de nos activités, une technologie qui aide à résoudre un problème représente une réussite. Toutefois, il faut aussi s’assurer que cette technologie s’harmonise avec nos activités humaines et, bien entendu, qu’elle fonctionne pour tous. »

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Au moment où la première année de la pandémie prend fin, les premières leçons que nous en tirons se révèlent remarquablement durables. Il y a six mois, nous avons mis en lumière certaines des tendances mondiales que la COVID-19 a suscitées, notamment en ce qui a trait à notre façon de travailler, de magasiner, d’apprendre et plus encore. Ces tendances ne se sont pas renversées. En fait, la transformation numérique qui s’opérait dans pratiquement tous les secteurs s’est même accélérée.

Maintenant que la reprise mondiale est bien amorcée, les entreprises et les secteurs les plus innovants sont en mesure de tirer parti de ces changements. Leur défi sera aussi de s’adapter aux attentes quotidiennes des consommateurs et des employés, lesquelles ont également évolué.

À mesure que la crise sanitaire s’amenuisera, nous pouvons imaginer qu’une plus grande importance sera accordée à notre foyer et à la façon dont nous prenons soin de nous-mêmes. Les organisations qui offrent de la valeur (pour leurs clients et leurs actionnaires) et préservent certaines valeurs (pour leurs employés, les consommateurs et les parties prenantes) pourraient avoir la cote. Nous voulons tous plus d’options pour apprendre et créer, à nos conditions et sur les plateformes de notre choix, ainsi que pour mettre les institutions et les entreprises au défi de mieux répondre à nos besoins. Et lorsque nous nous mobiliserons de nouveau, nous chercherons de nouvelles manières de vivre plus d’expériences et de partager davantage.

En somme, il faut s’attendre à ce que l’automatisation et l’humanité revêtent une plus grande importance, et à une nouvelle ère créative capable de faire le pont entre elles. Les années 2020 seront très tumultueuses et marquées de nombreuses transitions. La période postérieure à la pandémie pourrait par ailleurs marquer le début de l’âge de la raison d’être.

 

Nous passerons plus de temps à la maison à l’avenir, que ce soit pour travailler, nous entraîner ou nous adonner à nos loisirs, et chercherons à rendre notre chez-nous plus branché au monde numérique que jamais.

Ce que nous observons

  • Nous veillons à adapter notre logement à l’ère du numérique.
  • Le nombre d’Américains qui ont fait des rénovations a augmenté de 20 % en 2020.
  • Les revenus réalisés par l’industrie électronique grand public ont bondi de 7 % à l’échelle mondiale pour s’établir à 360 milliards de dollars*
  • Les ventes d’ordinateurs domestiques et de tablettes ont grimpé de plus de 10 %.
  • Nous misons davantage sur les activités à la maison.
  • Les vidéos de cuisine ont été le troisième type de contenu le plus visionné aux États-Unis en 2020, après les vidéos de musique et d’humour ; quatre Américains sur cinq affirment qu’ils vont continuer de cuisiner davantage à la maison.
  • Les vendeurs de piscines ont enregistré jusqu’à trois fois plus de ventes en Amérique du Nord. Les ventes de chauffe-terrasses ont explosé.
  • L’adoption d’animaux de compagnie et les dépenses s’y rattachant ont augmenté de 5 % pour atteindre près de 6 milliards de dollars canadiens.
  • Nous faisons davantage d’activités en plein air.
  • Les ventes de motoneiges aux États-Unis ont atteint leur plus haut niveau depuis 1995.
  • Toujours aux États-Unis, les ventes d’équipement de ski ont bondi de plus de 50 %. La hausse est encore plus élevée dans la catégorie du ski de randonnée nordique.
  • Les ventes d’équipement de golf chez nos voisins du Sud se sont accrues de plus de 10 %, culminant à 2,8 milliards de dollars en 2020.

Ce que cela signifie

  • Le prix élevé des logements incitera les gens à investir davantage dans l’aménagement et l’ameublement de leur habitation.
  • Le mobilier de bureau à domicile aura la cote.
  • La stratégie concurrentielle « du dernier kilomètre » s’étendra au secteur des services.
  • Les fournisseurs de services à forte valeur ajoutée (vétérinaires, instructeurs de conditionnement physique, soutien technique) combineront les visites virtuelles et les visites à domicile.
  • La navigation en ligne deviendra primordiale.
  • Avant de faire un achat important, trois Américains sur quatre effectuent des recherches en ligne sur les articles et le mobilier pour la maison.

Ce qu’il faut

  • Les ménages nord-américains ont épargné 2 billions de dollars et pourraient se servir de ces économies pour rénover leur logement.
  • Les professionnels (médecins, avocats et comptables) devront revoir leur façon de fournir des services à une clientèle dispersée.
  • Les collectivités pourraient se redéfinir comme des carrefours « travail/vie personnelle ».
  • Les zones rurales auront besoin d’optimiser l’accès et les réseaux Internet.
  • Les banlieues et les villes environnantes devront attirer des fournisseurs de services haut de gamme.

 

Plus les modèles de travail hybrides s’enracineront, plus la technologie sera essentielle à chaque stratégie liée aux ressources humaines (RH).

Ce que nous observons

  • Les modèles de travail hybrides sont en train de devenir la norme.
  • Selon une étude, les employés de bureau aux États-Unis s’attendent à travailler à partir de la maison 22 % du temps, comparativement à 5 % auparavant.
  • Parmi les répondants, 81 % disent qu’ils retourneront au bureau d’ici les quatre prochains mois à la condition de pouvoir encore travailler à distance à temps partiel.
  • L’étude révèle par ailleurs que 90 % des directeurs de RH aux États-Unis permettront à leurs employés de télétravailler au moins à temps partiel.
  • Les outils de collaboration sont en plein essor.
  • Près de 40 % des employés de bureau en Chine disent qu’ils sont moins efficaces à la maison ; seulement 10 % disent qu’ils sont plus efficaces.
  • Trois employeurs sur cinq aux États-Unis cherchent à investir davantage dans des outils de collaboration virtuelle.
  • L’acquisition de Slack par Salesforce, au prix de 27,7 milliards de dollars, témoigne de la demande croissante d’outils de collaboration à distance.
  • Le stress augmente.
  • Parmi les travailleurs interrogés dans quatre pays, dont les États-Unis et le Royaume-Uni, 74 % des répondants affirment que des problèmes de santé mentale nuisent à leur productivité.
  • Près de la moitié des répondants ont signalé des difficultés à dormir et ont l’impression que le télétravail altère leur santé mentale.

Ce que cela signifie

  • Les stratégies de gestion des talents devront mettre à profit la technologie.
  • Il sera essentiel de fournir des logiciels et de l’équipement aux travailleurs, où qu’ils soient.
  • Les investissements dans les services de cybersécurité devraient augmenter.
  • Les outils vidéo et de collaboration deviendront essentiels.
  • La gestion du rendement devra être revue.
  • Les employeurs devront se concentrer davantage sur les extrants que sur les intrants.
  • Les travailleurs pourraient exiger une grande latitude quant à la façon dont ils gèrent leur temps.
  • Les modèles de travail hybrides rendront essentielle la reconnaissance des employés en temps réel.
  • Dans les entreprises, l’aménagement des locaux sera adapté à l’ère de la COVID-19.
  • Les tests de dépistage et la recherche de contacts pourraient s’intensifier en milieu de travail.
  • Des cantines pour le personnel et des garderies ouvriront dans un plus grand nombre de lieux de travail.
  • Les services de livraison à la porte s’élargiront aux lieux de travail.

Ce qu’il faut

  • Les organisations devront repenser leur vision de l’innovation de manière à faciliter le travail d’équipe à distance et adopter un modèle réparti de prise de décisions.
  • Nous devrons réinventer la façon dont l’espace peut à la fois respecter la distanciation physique et favoriser les séances de remue-méninges créatives.
  • Les employeurs devraient considérer la collaboration à distance comme un avantage concurrentiel.

 

La reprise pourrait alimenter le retour d’un mode de vie sain et encourager les gens à se soucier davantage de leur condition physique et de leur santé mentale.

Ce que nous observons

  • Une personne sur trois dans le monde a pris du poids pendant la pandémie.
  • 45 % des gens disent essayer de perdre du poids.
  • Les abonnements à Peloton ont plus que doublé pour s’établir à 2 millions d’utilisateurs payants.
  • Le bien-être mental est un nouvel aspect du conditionnement physique.
  • Fitbit a enregistré une hausse de 2 900 % des gens qui adopte la méditation comme exercice.
  • 29 % des psychologues américains ont rencontré plus de patients souffrant principalement de troubles anxieux.
  • Les soins de santé virtuels se répandent.
  • En juin 2020, 70 % des soins ambulatoires ont été prodigués virtuellement au Canada.
  • 76 % des chefs de clinique affirment que la pandémie a modifié de manière importante ou modérée leur stratégie virtuelle.

Ce que cela signifie

  • De plus en plus d’applications permettront aux gens de s’entraîner à domicile et ailleurs, notamment dans les centres de conditionnement physique.
  • Les régimes de soins de santé devront investir davantage dans les données pour surveiller et mesurer tous les aspects de la santé individuelle, et reconnaître les progrès réalisés.
  • Les professionnels de la santé et du bien-être adopteront des modèles de collaboration.

Ce qu’il faut

  • Les organismes de santé publique pourraient investir davantage pour encourager l’autogestion de la santé.
  • On pourrait miser davantage sur des soins virtuels pour améliorer les coûts et rehausser l’expérience des patients.
  • Il faut un suivi attentif de la santé mentale pour soutenir les personnes perturbées qui se sentent perdues.

 

L’essor des plateformes technologiques et du commerce électronique amènera les petites et moyennes entreprises à recourir à la collecte et à l’analyse de données pour mieux servir leurs clients, où qu’ils soient.

Ce que nous observons

  • Aux États-Unis, 40 % des consommateurs se procurent en ligne des articles qu’ils achèteraient normalement en magasin.
  • Amazon a représenté 40 % des dépenses de commerce électronique au quatrième trimestre de 2020.
  • Les ventes en ligne de Walmart ont grimpé de 69 %.
  • Plus de 60 % des consommateurs devraient continuer d’utiliser les plateformes de livraison de repas et même y recourir encore plus.
  • Les dépenses mondiales des utilisateurs finaux des services infonuagiques publics devraient croître de 18,4 % en 2021 pour atteindre 305 milliards de dollars.
  • 70 % des organisations envisagent d’augmenter leurs dépenses liées aux services infonuagiques.

Ce que cela signifie

  • La pandémie a transformé l’économie numérique, créant pour la première fois un pont entre l’infonuagique et l’intelligence artificielle à très grande échelle.
  • Les plateformes technologiques ont élargi leur portée et leur connaissance des consommateurs, permettant aux petits fournisseurs (commerçants, restaurants, créateurs) d’accéder à de nouveaux marchés de plus grande envergure.
  • Les entreprises qui n’ont pas affermi leurs capacités numériques ou qui ne peuvent pas se démarquer continueront de céder du terrain aux grandes plateformes technologiques.

Ce qu’il faut

  • L’établissement d’un plus grand nombre de microplateformes, par région et par secteur, pourrait permettre aux petites entreprises et aux entreprises locales de communiquer entre elles les tendances en matière de données, les perspectives, les outils et les talents.
  • Les programmes de recyclage doivent être remaniés pour permettre l’augmentation massive de l’offre de données et du talent numérique.
  • La rapidité et la commodité ont dorénavant préséance dans tous les marchés ; les mesures de relance devraient aider les petites entreprises à investir dans des ressources numériques.

 

Grâce à la pandémie, les gens ont eu plus de temps et un plus grand accès numérique pour se mobiliser et remettre en question les décisions de gouvernements, des grandes entreprises et de puissants intérêts. Pendant la remise en marche de l’économie, les entreprises devront mieux gérer l’économie de la confiance et une nouvelle ère de dissidence numérique.

Ce que nous observons

  • Le degré de confiance à l’égard des institutions a chuté l’été et l’automne derniers.
  • Le Baromètre de confiance Edelman 2021 indique que la France, l’un des 11 pays faisant partie de l’étude, a été le seul pays où l’on a enregistré une hausse de la confiance depuis mai 2020.
  • Dans 18 des 27 pays sondés, les répondants font plus confiance aux entreprises (surtout leurs employeurs) qu’aux gouvernements.
  • La dissidence numérique progresse plus rapidement que les prises de décisions d’entreprises et de gouvernements.
  • Le mouvement #BlackLivesMatter est apparu sur Twitter près de 50 millions de fois dans les deux semaines qui ont suivi la mort de George Floyd. Plus de 15 millions d’Américains ont participé à des manifestations dans 2 500 villes en moins d’un mois.
  • Les mêmes forces perturbent les marchés.
  • Depuis le début de 2021, le bassin d’utilisateurs du forum wallstreetbets de Reddit a doublé et est passé à 9,5 millions.
  • En janvier 2021, les opérations sur actions des investisseurs individuelles représentaient 25 % du volume total du marché, par rapport à 10 % en 2019.

Ce que cela signifie

  • Les difficultés auxquelles sont confrontés les gouvernements (programmes d’aide à grande échelle et campagnes de vaccination massive) ont rendu le public suspicieux à l’égard des institutions.
  • La dissidence numérique demeurera importante et incitera chaque entreprise à être attentive et à apprendre.
  • Les entreprises qui s’aligneront sur de puissants mouvements et réseaux sociaux affermiront leurs relations avec leurs clients et employés.

Ce qu’il faut

  • Les entreprises devront se pencher sur tous les éléments de la reprise pour pouvoir résoudre de grands problèmes.
  • Les communications avec les consommateurs, les investisseurs et les fournisseurs devront être plus ouvertes et interactives.
  • Les chercheurs et les éducateurs peuvent se servir de la pandémie pour découvrir le rôle et les responsabilités des institutions dans la résolution de la crise, et tirer des leçons.

 

La pandémie a révélé les pouvoirs et les limites des gouvernements, de sorte que la résolution de nombreux problèmes complexes incombe maintenant aux entreprises. Le climat se situe en tête de liste.

Ce que nous observons

  • La stratégie zéro émission nette remodèlera les années 2020.
  • Près de la moitié des entreprises représentant plus de 80 % des émissions industrielles de GES à l’échelle mondiale se sont fixé un objectif de carboneutralité en 2020 ou ambitionnent de le faire.
  • 127 gouvernements représentant 63 % de l’économie mondiale ont des objectifs de carboneutralité.
  • La pandémie a révélé les difficultés liées à une réduction rapide des émissions.
  • Une diminution de 6 % des émissions de CO2 liées à l’énergie a été enregistrée en 2020. Ce recul est sans précédent.
  • Les émissions avaient augmenté de 2 % en décembre de la même année par rapport à l’année précédente.
  • Les consommateurs peuvent avoir du mal à changer
  • Les VUS et les camions ont représenté 85 % des ventes de véhicules au Canada en février. De 2010 à 2018, les VUS ont été le deuxième facteur ayant le plus contribué à l’augmentation des émissions mondiales de CO2.
  • Parmi les consommateurs, 58 % déclarent ne pas avoir opté pour des modes de transport à faible émission de carbone ou le transport en commun.
  • On s’attend à ce que 120 modèles de véhicules électriques entrent sur le marché canadien au cours des prochaines années, ce qui pourrait stimuler la demande et faire baisser les prix.

Ce que cela signifie

  • Les progrès en matière d’environnement, de société et de gouvernance (ESG) sont devenus la norme, la pandémie ayant centré l’attention du public sur les défis mondiaux et existentiels.
  • En raison de leur incapacité à combattre le virus, les gens se sentent de plus en plus privés de leurs droits.
  • Les gouvernements étant occupés à gérer les contrecoups de la crise sanitaire et économique, les entreprises devront jouer un rôle de premier plan si les changements climatiques continuent de constituer la principale préoccupation de la population à l’égard de la reprise.

Ce qu’il faut

  • Un nouveau modèle de coopération public-privé comportant des responsabilités claires transcendant les changements au niveau des gouvernements pourrait permettre de s’attaquer aux défis à long terme.
  • Les entreprises devraient mieux définir leurs rôles et responsabilités dans la résolution des problèmes climatiques.
  • Il nous faudra plus de précisions sur les mesures à court et à long terme (et les coûts) mises en place pour réduire les émissions.

 

La pandémie a accéléré l’explosion du contenu publié par les utilisateurs qui se poursuit depuis dix ans, puisque les gens ont maintenant les outils et le temps nécessaires pour élaborer des messages convaincants.

Ce que nous observons

  • La vidéo continue de dominer l’industrie du contenu.
  • 84 % de l’auditoire américain déclare avoir regardé au moins le même nombre de vidéos courtes qu’avant la pandémie.
  • Le consommateur moyen aux États-Unis est maintenant abonné à quatre services vidéo en continu.
  • L’augmentation du nombre d’auditeurs est prédominante dans le secteur du jeu.
  • Les heures de contenu de jeux regardées sur YouTube ont doublé par rapport à 2018 et dépasse maintenant 100 milliards.
  • Plus de 350 créateurs de jeux sur YouTube ont dépassé les 10 millions d’abonnés.
  • L’intérêt pour le contenu traditionnel, comme les médias sportifs, continue de diminuer.
  • En 2020, les séries mondiales n’ont jamais été si peu regardées, l’écoute du Super Bowl a atteint son plus bas niveau en 15 ans et l’écoute des finales de la Coupe Stanley et de la NBA a reculé respectivement de 61 % et de 51 % par rapport à 2019.
  • Certains sports individuels ont tenu le coup. En 2020, le championnat de la PGA a attiré son meilleur auditoire en cinq ans.

 

 

Ce que cela signifie

 

  • Les annonceurs et les créateurs de contenu doivent trouver comment rejoindre les auditoires en leur offrant plus de choix et en captant leur attention sur de plus courtes durées.
  • Les consommateurs de la génération Z s’attendent à être coauteurs et coproducteurs de contenu, qu’il s’agisse de messages sociaux ou de publicité.
  • La conception des jeux façonnera le contenu, tant des messages politiques que des programmes scolaires, et les utilisateurs s’attendent à des options multimédias immersives.

Ce qu’il faut

  • La formation doit intégrer les principes de conception et les capacités multimédias.
  • Les secteurs traditionnels (agriculture, ingénierie et politique publique) devraient chercher à collaborer davantage avec les secteurs créatifs (cinéma, jeux et conception graphique).
  • Le Canada devrait chercher à attirer des talents mondiaux en multimédia et en conception.

 

Trop d’écoles mettent les salles de classe à l’écran, alors qu’elles devraient investir dans les outils et les aptitudes numériques afin de personnaliser et d’améliorer l’éducation.

Ce que nous observons

  • Un sondage mondial a révélé que l’apprentissage en ligne a retardé de 1,5 à 3 mois les étudiants, la durée variant selon la matière. Selon une étude du Royaume-Uni, le fait de manquer la moitié d’une année d’études pourrait se traduire par une perte de revenu de 70 000 $ CA au cours de toute une vie.
  • Les mathématiques sont l’une des principales sources de problèmes. Une étude menée auprès de 8 000 écoles américaines a révélé une baisse des résultats en mathématiques de cinq à dix points de pourcentage en 2020.
  • L’intégrité scolaire est compromise. L’Université de Waterloo a surpris trois fois plus d’étudiants qui trichaient au cours de la dernière année scolaire.

Ce que cela signifie

  • Notre empressement à apprendre à distance n’a pas amélioré les résultats scolaires, car les liens ont été rompus entre l’enseignant et l’étudiant, ainsi qu’entre les étudiants.
  • Une génération risque aujourd’hui de présenter des lacunes éducatives permanentes, ce qui aura des conséquences à long terme. Nous devrons adopter des approches radicales en 2021 pour les aider à rattraper le retard.
  • De nombreux collèges et universités n’ont pas profité de la crise pour transformer leurs modèles.

Ce qu’il faut

  • Une nouvelle approche pourrait établir un équilibre entre l’apprentissage en personne et l’apprentissage à distance grâce aux outils numériques dans le cas de l’apprentissage dit « asynchrone », puisque la plupart des apprentissages se déroulent en dehors de la salle de classe.
  • Les collectivités à faible revenu auront besoin d’investissements importants en matière de réseau Wi-Fi et d’accès numérique. Les écoles publiques de la ville de New York ont découvert que plus de 60 000 élèves n’ont toujours pas les appareils nécessaires à l’apprentissage en ligne.
  • Un examen stratégique de tous les aspects de l’éducation, soit la formation des enseignants, la conception des salles de classe et plus encore, placerait les générations futures dans une ère d’apprentissage hybride.

 

Les mêmes forces numériques qui changent notre façon de travailler, de magasiner et de nous restaurer peuvent relancer la philanthropie, qui a diminué pendant la pandémie.

Ce que nous observons

  • Nous sommes moins généreux. Environ 42 % des organisations qui ont reçu des dons en 2019 en ont reçu moins en 2020.
  • Nous faisons des dons pour des causes très locales et très éloignées. Les dons aux banques alimentaires ont monté en flèche. De plus, des dons totalisant plus de 500 millions de dollars ont été amassés pour les incendies de forêt en Australie.
  • Nous cherchons le bien collectif. Benevity, une plateforme canadienne de gestion des dons, a enregistré une augmentation de plus de 70 % des dons, principalement grâce aux portails d’entreprise.

Ce que cela signifie

  • Les activités traditionnelles de collecte de fonds deviendront des expériences virtuelles.
  • Les organisations sociales chercheront à s’intégrer aux expériences des consommateurs, qu’il s’agisse d’options permettant d’arrondir les montants à la hausse ou de collectes de fonds virtuelles sur des applications de conditionnement physique.
  • Les organismes de bienfaisance se transformeront en organismes de contenu, se faisant connaître au moyen de la réalité augmentée dans le cadre des expériences vidéo, musicales et de jeux.

Ce qu’il faut

  • Des bassins de talents technologiques pourraient soutenir les organismes de bienfaisance et les organismes communautaires de petite taille.
  • Les organisations sociales pourraient bénéficier de stratégies axées sur les plateformes.
  • Les entreprises technologiques et les organisations sociales pourraient s’associer pour innover dans les domaines de la collecte de fonds et du bénévolat.

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Nous avons tous été témoins du pouvoir de la technologie dans la lutte contre le racisme systémique. Les médias sociaux ont contribué à diffuser des images de brutalité policière, comme le tragique meurtre de George Floyd, et à obtenir du soutien pour le mouvement Black Lives Matter. La technologie a suscité de vastes appels à la justice et attiré l’attention des décideurs. Le président américain Joe Biden a d’ailleurs fait de l’équité raciale l’une de ses quatre principales priorités. Le secteur des affaires est à l’écoute et de grandes entreprises annoncent de nouveaux engagements, de nouveaux partenariats et de nouvelles initiatives en matière de diversité.

Bien que le secteur de la technologie ait contribué à diffuser des appels à une inclusion accrue, son propre bilan sur la question est loin d’être exemplaire. Malgré la divulgation publique de leurs données sur la diversité, les grandes sociétés de technologie américaines embauchent des employés noirs à pas de tortue. Facebook, par exemple, a fait passer son effectif noir de 3 % à 3,8 % sur une période de six ans, selon un rapport de juin 2020 de CNBC.

Michael Carter, chef mondial de Services de banque d’investissement, Technologie, RBC Marchés des Capitaux, et Dax Dasilva, fondateur et directeur général de Lightspeed, une société de logiciels de point de vente établie à Montréal, sont deux leaders qui cherchent à faire bouger les choses. Tous deux se sont exprimés dans le cadre du dernier balado Innovateurs, consacré au Mois de l’histoire des Noirs. Voici ce que nous avons appris :

La diversité comme outil de satisfaction et de maintien des employés

La création même de Lightspeed repose sur la diversité. Ses principaux membres fondateurs faisaient tous partie de la communauté LGBTQ+ et leur philosophie en matière de diversité est demeurée intacte tout au long des quelque 15 années d’existence de l’entreprise. Avec des clients dans 100 pays, la diversité se reflète aussi littéralement dans la vaste clientèle de Lightspeed. M. Dasilva estime qu’elle devrait également influencer sa vision, son effectif et ses activités.

Selon lui, la diversité est cruciale pour le maintien et la satisfaction des employés. Le plus récent sondage sur la diversité et l’inclusion de Lightspeed a montré que 83 % de ses employés estiment qu’ils peuvent être eux-mêmes au travail et que neuf répondants sur dix se sentent à l’aise de parler de leur culture et de leur expérience avec leurs collègues. « J’ai réalisé que beaucoup de gens travaillaient à Lightspeed à cause des croyances, de l’image et des valeurs de l’entreprise », confie Dasilva.

L’emplacement géographique ne permet plus de justifier le manque de talents diversifiés

M. Carter a déclaré que la pandémie a prouvé que le secteur technologique peut fonctionner à distance et que l’emplacement ne devrait plus être un obstacle pour trouver des employés de talent noirs.

« C’est à partir de ce moment-là que peuvent s’établir l’innovation, un meilleur niveau d’emploi et une richesse accrue. Mais vous devez d’abord être prêt à vous rendre là où le talent se trouve pour mettre les choses en marche », affirme-t-il.

Nomination de dirigeants qui croient en la diversité

M. Dasilva croit que l’engagement envers l’inclusion commence par la direction. « Vous formez des dirigeants qui y croient autant que vous et vous favorisez la diversité au sein de votre équipe de direction et de votre conseil d’administration. », dit-il.

« Ce parcours est presque sans fin. Il faut constamment tendre vers une représentation accrue. Et une fois que vous avez atteint cet objectif, vous devez vous assurer que ces personnes ont effectivement voix au chapitre. », commente-t-il.

Le défi du manque d’investissement dans les entreprises noires

M. Carter a fait remarquer, en citant l’estimation de McKinsey selon laquelle l’écart racial coûtera au moins un billion de dollars américains à l’économie des États-Unis d’ici 2028, que de nombreuses annonces de financement visant à soutenir les entrepreneurs noirs ont été faites au printemps dernier, mais que les écarts salariaux persistent.

« Je pense que le Canada peut donner l’exemple en commençant par investir dans des collectivités diversifiées. Ce sont des endroits où nous pouvons vraiment briller », dit M. Dasilva.

L’occasion que représente le virage numérique pour les entrepreneurs noirs

La pandémie a créé des modèles d’affaires entièrement nouveaux et de nouvelles façons d’aborder les affaires qui enthousiasment M. Dasilva. « Ce serait un moment incroyable de profiter de ces occasions de réflexion et d’apporter de la valeur d’une manière si unique, a-t-il indiqué. Je pense que le temps est venu. »

M. Carter se sent optimiste quant à la direction que prend cet enjeu. « Nous avons le talent et, dans le cadre d’une économie plus numérique, il sera encore plus facile de le mettre en valeur, a-t-il dit. La réussite est à notre portée. »


Cliquez ici pour obtenir des détails sur l’engagement de Lightspeed envers l’inclusion et la diversité. Vous pouvez consulter la mission de Tech Spark Canada, qui consiste à accroître l’inclusivité dans le secteur de la technologie, à l’adresse techspark.ca. Cliquez ici pour en savoir plus sur Michael Carter et sur son travail de promotion de l’innovation, de l’inclusion et de la diversité. Cliquez sur les liens suivants pour obtenir plus de renseignements sur la raison d’être, la vision et les valeurs de RBC, son impact communautaire et social et ses efforts de promotion de la diversité et de l’inclusion.