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Le commerce de juillet, les emplois d’août et la réunion de septembre de la BdC sont au cœur des préoccupations du Canada

Pour la semaine du 31 août

La reprise de la guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis n’a pas entraîné une dégradation importante de nos perspectives économiques. Nous avons expliqué ici pourquoi il en est ainsi et nous avons répondu à des questions plus pressantes ici.

Les données diffusées au cours de la semaine à venir offriront des indices importants sur les premières répercussions économiques des nouveaux tarifs américains au Canada, avant même qu’ils n’entrent en vigueur.

Dans les données sur le commerce de juillet publiées jeudi, nous nous attendons à voir des signes d’une autre série de devancement des importations en raison des tarifs qui auraient pu donner un coup de pouce temporaire aux exportations canadiennes.

Les États-Unis ont annoncé le 20 juillet de nouveaux tarifs qui n’ont pris effet que le 22 août. Au cours de cette période, les importateurs américains ont probablement été incités à constituer des stocks, une tendance semblable à celle que nous avons observée au printemps 2025, avant l’entrée en vigueur des tarifs imposés en vertu de l’IEEPA.

Nous prévoyons que l’excédent commercial du Canada passera de 3,9 milliards de dollars en juin à 4,2 milliards de dollars en juillet.



Les hausses importantes et successives du nombre d’emplois au Canada au cours de l’été, combinées à une offre de main-d’œuvre de plus en plus limitée en raison des départs à la retraite et de la baisse de l’immigration, ont fait baisser le taux de chômage au Canada à 6,4 % en juillet. Bien qu’il ait diminué, ce taux demeure supérieur aux moyennes historiques, ce qui laisse entrevoir une marge de manœuvre supplémentaire pour la reprise de l’embauche.

Vendredi prochain, nous prévoyons que l’emploi affichera une hausse plus modeste de 5 000 postes en août, tandis que le taux de chômage restera stable. Les offres d’emploi de Indeed.com n’ont pas beaucoup changé ce mois-là, et les indicateurs de croissance plus généraux semblent nettement meilleurs depuis que les activités ont stagné pendant l’hiver.

La récente recrudescence des incertitudes commerciales fait peser des risques sur la croissance économique, mais nous restons prudemment optimistes quant à la poursuite de l’amélioration progressive du marché du travail par travailleur au Canada, le taux de chômage devant reculer progressivement d’ici 2027. 

Les risques accrus pesant sur la croissance, liés aux nouveaux tarifs douaniers américains, et les risques d’inflation découlant des prix élevés du pétrole ont probablement accru les inquiétudes de la Banque du Canada depuis sa dernière réunion en juillet, mais pas suffisamment pour la pousser à délaisser sa position attentiste.

Le côté positif, c’est que les données économiques rétrospectives se sont également considérablement améliorées, notamment grâce à une solide croissance du PIB de 3,3 % (annualisée) au deuxième trimestre et à des données d’inflation de base conformes aux prévisions depuis avril.

Lors de la réunion de mercredi, nous nous attendons à ce que la BdC reconnaisse à la fois cette force et les risques prospectifs – un équilibre qui devrait faire en sorte qu’elle laisse le taux directeur inchangé.

Les tarifs douaniers américains actuels et les tarifs de rétorsion canadiens ne sont pas encore suffisamment élevés pour compromettre la reprise de l’économie canadienne, mais une nouvelle escalade tarifaire constitue une menace réelle qui pourrait entraîner un report des hausses de taux de la Banque du Canada que nous avions prévues pour 2027 ou, pire encore, pousser la banque centrale à réduire son taux. Mais nous n’en sommes pas encore là.

  • Les exportations canadiennes nominales devraient augmenter d’environ 0,1 % en juillet, grâce à une hausse des expéditions de véhicules. Nous prévoyons une contraction de 0,3 % des importations, ce qui devrait entraîner une augmentation de l’excédent. Les prix du pétrole ont légèrement fléchi en juillet, mais ils demeurent élevés, ce qui a contribué au maintien de l’excédent commercial dans le secteur de l’énergie.


About the authors:

Nathan Janzen  travaille à RBC depuis 2008, où il s’occupe principalement de la couverture des perspectives macroéconomiques du Canada et des États-Unis. Il est titulaire d’une maîtrise en économie de l’Université McMaster et d’un baccalauréat en économie de l’Université de Regina.

Claire Fan est économiste principale à RBC. Elle se concentre sur les tendances macroéconomiques et est chargée d’établir des prévisions relatives au PIB, au marché du travail et à l’inflation pour le Canada et les États-Unis, en fonction des principaux indicateurs.


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