Skip to main content
À la recherche de signes de tensions dans les dépenses des particuliers

La semaine prochaine, les données sur le revenu et les dépenses des particuliers seront au centre des préoccupations, car les prix élevés de l’essence continuent de peser sur la consommation. Nous nous attendons à ce que les dépenses personnelles aient augmenté de 0,4 % sur un mois en avril. Les données sur les ventes au détail pour avril ont largement atténué les craintes de destruction de la demande dans un contexte de hausse des prix de l’essence. Les dépenses nominales sur les biens non durables ont fortement augmenté, et les dépenses en biens durables ont légèrement diminué en raison de la baisse des ventes d’automobiles. Même si nous nous attendons à ce que les dépenses continuent d’augmenter dans la plupart des secteurs des services, une hausse notable de l’inflation signifie que nous prévoyons un léger repli des dépenses personnelles réelles (-0,1 % sur un mois).

En ce qui concerne l’inflation, nous ne nous attendons pas à ce que les données sur les dépenses personnelles de consommation (DPC) soient aussi troublantes que celles découlant de l’indice des prix à la consommation (IPC) et de l’indice des prix à la production (IPP) en avril. La hausse de l’IPC de base a été en grande partie mécanique, soit une bizarrerie méthodologique attribuable à la façon dont le Bureau of Labor Statistics (BLS) a traité les données manquantes sur le logement pendant la paralysie du gouvernement en octobre. Le secteur du logement est relativement moins important pour les DPC, et les principales données de l’IPP pour les DPC (services de soins médicaux, gestion de portefeuille) ne devraient pas apporter une contribution importante ce mois-ci. Nous prévoyons que les DPC de base auront augmenté à un rythme plus modeste en avril par rapport à l’IPC de base (+0,3 % sur un mois), ce qui ferait légèrement augmenter le rythme de croissance sur 12 mois pour le porter à 3,2 %. Néanmoins, les pressions exercées par les prix de l’essence et des aliments font grimper le rythme global; nous nous attendons à ce que l’inflation globale des DPC progresse de 0,5 % sur un mois, ce qui porterait le taux à 3,8 % sur 12 mois.

Nous obtiendrons également des données sur le revenu personnel et nous prévoyons une hausse proportionnelle des dépenses (+0,4 %). L’augmentation du revenu devrait être favorisée par la hausse du nombre d’heures travaillées par semaine et de la rémunération horaire moyenne, comme observée dans le rapport sur l’emploi d’avril, et par la vigueur soutenue des transferts gouvernementaux. Le taux d’épargne des particuliers sera plus important, car il a reculé de 1,5 point de pourcentage au cours de la dernière année et s’établit maintenant à 3,6 %. Si nous observons un nouveau repli, cela donnera à penser que les consommateurs continuent d’épargner moins pour maintenir leurs dépenses dans un contexte de hausse des prix de l’essence. Tout cela laisse peu de place aux dépenses imprévues, ce qui contribuera probablement à une hausse de l’utilisation du crédit. Bien que le fardeau des frais d’intérêts non hypothécaires ait diminué depuis que la Réserve fédérale américaine a commencé à réduire son taux directeur, il demeure élevé en pourcentage du revenu personnel disponible. Une hausse de cette mesure serait un signe inquiétant de tensions pour les consommateurs, surtout à mesure que le taux d’épargne chute.

Mis à part la publication des données sur le revenu et les dépenses des particuliers, voici ce que nous surveillerons la semaine prochaine :

  • Les commandes de biens durables ont probablement bondi en avril (+7,8 % sur un mois), principalement en raison de la vigueur des commandes effectuées auprès de Boeing. Si l’on exclut le transport, les commandes de biens durables ont probablement ralenti (0,2 % sur un mois), car nous nous attendons à ce que la hausse des coûts du carburant et du transport pèse sur l’activité.

  • Nous nous attendons à ce que les ventes de nouvelles propriétés n’augmentent que légèrement pour s’établir à 707 000 en avril, ce qui fait suite à une augmentation des volumes de demandes de prêt hypothécaire. Toutefois, comme les taux hypothécaires augmentent, nous ne prévoyons pas d’amélioration importante au sein du marché du logement cette année (cet article est uniquement disponible en anglais).

  • Nous obtiendrons également le rapport avancé sur la balance commerciale des biens pour avril et, à la suite du renversement des tarifs douaniers imposés en vertu de l’IEEPA, nous prévoyons une reprise des importations au deuxième trimestre.


À propos des auteurs :

Mike Reid est chef, Services économiques RBC – États-Unis. Il est chargé d’établir les perspectives économiques de RBC pour les États-Unis, de commenter les indicateurs macroéconomiques et de rédiger des analyses concernant le contexte économique.

Carrie Freestone est économiste principale aux États-Unis à RBC et membre de l’équipe des Services économiques aux États-Unis à RBC Marchés des Capitaux. Elle est responsable de prévoir les principaux indicateurs clés américains, notamment le PIB, l’emploi, les dépenses de consommation et l’inflation aux États-Unis. Elle contribue également aux commentaires sur la conjoncture économique aux États-Unis qu’elle transmet aux clients au moyen de publications, de présentations et par l’intermédiaire des médias.

Imri Haggin est économiste à RBC Marchés des Capitaux, où il se concentre sur la recherche thématique. Ses travaux antérieurs portaient sur la dynamique du crédit à la consommation et la modélisation des liquidités, et mettaient l’accent sur l’utilisation des données pour comprendre les comportements.


Le présent article vise à offrir des renseignements généraux seulement et n’a pas pour objet de fournir des conseils juridiques ou financiers, ni d’autres conseils professionnels. Le lecteur est seul responsable de toute utilisation des renseignements contenus dans le présent document, et ni la Banque Royale du Canada (« RBC »), ni ses sociétés affiliées, ni leurs administrateurs, dirigeants, employés ou mandataires respectifs ne seront tenus responsables des dommages directs ou indirects découlant de l’utilisation du présent document par le lecteur. Veuillez consulter un conseiller professionnel en ce qui concerne votre situation particulière. Les renseignements présentés sont réputés être factuels et à jour, mais nous ne garantissons pas leur exactitude et ils ne doivent pas être considérés comme une analyse exhaustive des sujets abordés. Les opinions exprimées reflètent le jugement des auteurs à la date de publication et peuvent changer. La Banque Royale du Canada et ses sociétés affiliées ne font pas la promotion, explicitement ou implicitement, des conseils, des avis, des renseignements, des produits ou des services de tiers.

Le présent document peut contenir des déclarations prospectives – au sens de certaines lois sur les valeurs mobilières – qui font l’objet de la mise en garde de RBC concernant les déclarations prospectives. Les paramètres, données et autres renseignements ESG (y compris ceux liés au climat) contenus sur ce site Web sont ou peuvent être fondés sur des hypothèses, des estimations et des jugements. Les mises en garde relatives aux renseignements présentés sur ce Site Web sont exposées dans les sections « Mise en garde concernant les déclarations prospectives » et « Avis important concernant le présent rapport » de notre Rapport climatique le plus récent, accessible sur notre site d’information à l’adresse https://www.rbc.com/notre-impact/rapport-citoyennete-dentreprise-rendement/index.html. Sauf si la loi l’exige, ni RBC ni ses sociétés affiliées ne s’engagent à mettre à jour quelque renseignement que ce soit présenté dans le présent document.

Obtenez les dernières prévisions et analyses de RBC économique.
Abonnez-vous maintenant