Guerre et paix : L'activité bancaire dans un monde
keynésien
« Quelque
part en Belgique »
Le réseau des succursales et le travail d'équipe
exigé par l'activité bancaire quotidienne
avaient noué des liens entre les hommes de la
Banque Royale, liens qui se sont maintenus jusque dans
les forces armées et outre-mer. The Royal
Bank Magazine, le journal du personnel, aida magistralement
les employés enrôlés à rester
en contact avec la Banque et entre eux. Cette photo
de huit employés de la Banque Royale rassemblés
entre amis et collègues lors de la libération
de la Belgique, en 1945, illustre les liens étroits
et le sentiment d'appartenance qui ont toujours existé
au sein du personnel de la Banque Royale.
Le traitement des coupons de rationnement
En 1942, le gouvernement canadien rationna certains aliments et l'essence. Après quelques mois, l'administration publique trouva son système trop encombrant et se tourna vers les banques pour établir un système de gestion des coupons dans leurs succursales. Un comité de l'Association des banquiers canadiens sous la présidence de A.B Jamieson de la Banque Royale avait mis un système en place en mars 1943. Les commerçants déposaient les coupons dans les banques canadiennes qui leur émettaient des chèques, leur permettant d'acheter de nouvelles marchandises rationnées. Des employés de la succursale de Verdun (Québec), classant des coupons de rationnement en 1944.