Une alliance de l’autre côté de l’Atlantique
Après avoir accueilli certains des plus importants investisseurs institutionnels au monde à Toronto, le premier ministre Mark Carney s’est envolé pour aller s’adresser au Parlement européen, dans le cadre d’une initiative élargie visant à renforcer les liens à l’extérieur des États-Unis.
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Depuis l’entrée en vigueur de l’AECG, les échanges commerciaux avec l’UE ont connu un essor, la valeur totale des échanges atteignant plus de 134 milliards de dollars en 2025. Les exportations du Canada vers l’UE ont augmenté de 23 % en 2025 pour atteindre 43 milliards de dollars, mais le déficit commercial du Canada avec l’Europe s’élève toujours à environ 49 milliards de dollars.
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Le principal produit exporté du Canada vers l’UE est le pétrole brut, suivi de l’or, des véhicules, d’autres produits pétroliers et du gaz naturel.
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Au sein de l’UE, les Pays-Bas sont la première destination pour les marchandises canadiennes avec 22 % des exportations, suivis de l’Allemagne (21 %), de la France (12 %), de l’Italie (9 %) et de la Belgique (9 %). Les autres pays de l’UE représentaient 26 % des échanges commerciaux restants.
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Parmi les provinces et les territoires du Canada, le Québec est le plus grand exportateur vers l’UE, représentant 32 % du total, suivi de l’Ontario (27 %), des provinces de l’Atlantique (17 %), de la Saskatchewan (9 %) et de l’Alberta et de la Colombie-Britannique (5 %).
Comment le Canada peut atténuer la pénurie de soufre
Les prix du soufre ont atteint des niveaux records en 2026 et demeurent bien au-dessus des normes historiques, ce qui exerce une pression sur les secteurs des engrais et des cultures, qui ont besoin de près de quatre tonnes de soufre pour fabriquer dix tonnes de phosphate, un engrais essentiel.
Selon les estimations du groupe de négociation GMC, les prix du soufre ont atteint 874 $ la tonne métrique en juin de cette année, soit six fois plus qu’en 2024.
Comme c’est le cas pour bon nombre de produits, le soufre est frappé par une pénurie attribuable aux perturbations touchant le transport au Moyen-Orient et, les solutions de rechange étant rares, il est difficile d’accroître l’approvisionnement pour répondre à la demande. Le soufre est en grande partie un sous-produit de l’industrie du pétrole et du gaz, les États du golfe fournissant 50 % du soufre échangé par voie maritime à l’échelle mondiale.
En mai, pour consolider ses réserves nationales de soufre, la Chine a interdit l’exportation d’acide sulfurique, et la Russie lui a emboîté le pas lundi, ce qui vient restreindre encore plus l’offre mondiale.
Les pressions ont forcé les producteurs de phosphate de plusieurs régions à réduire leur production dans les usines d’engrais, car les prix au comptant actuels du soufre rendent les activités non rentables1. Si les prix élevés se maintiennent, la disponibilité de ce nutriment cultural clé pourrait être considérablement réduite en 2027.
Le Canada est l’un des principaux fournisseurs mondiaux de soufre, qui provient principalement de l’Alberta, riche en pétrole et en gaz. Le Canada a exporté plus de quatre millions de tonnes2 en 2025 vers plus d’une douzaine de pays, pour une valeur de 1,4 milliard de dollars, soit une hausse de 261 % par rapport à l’année précédente3.
Le Canada détient également l’une des plus importantes réserves de soufre au monde, soit environ 11 millions de tonnes. Ce produit peut être stocké à peu de frais sous la forme de blocs pleins et massifs, mais il doit être refondu et transformé en granules pour être transporté. De plus, son transport sur de longues distances nécessite du matériel spécialisé et d’une infrastructure de terminaux. Les coûts d’exportation pourraient totaliser plus de 150 $ la tonne, selon Argus4. Par conséquent, il fut difficile de tirer parti des prix élevés du soufre en puisant dans les stocks, et les stocks de blocs de l’Alberta ne sont passés que de 11,4 tonnes en janvier à 11,1 tonnes à la fin juillet5.
Toutefois, les prix plus élevés améliorent les retombées économiques de la récupération et de l’extraction du soufre, ce qui ne pouvait être justifié auparavant, encourageant ainsi des investissements plus importants.
— Wilson Fink, responsable, Politique agricole
Récapitulatif de la semaine
Le président Trump et la présidente Sheinbaum ont discuté pendant les négociations commerciales
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Le président des États-Unis, Donald Trump, et la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, ont discuté d’un accord commercial, qui est toujours en cours d’élaboration. Une quatrième ronde de discussions officielles sur l’examen de l’Accord États-Unis-Mexique-Canada aura lieu à la fin du mois.
Le ministre du Commerce international du Canada s’est rendu en Asie
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Le ministre Maninder Sidhu s’est rendu en Inde et aux Philippines, où il devait rencontrer des représentants du gouvernement et faire progresser les négociations relatives à un accord commercial.
L’UE cible son déficit commercial avec la Chine
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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré que l’UE « utilisera tous les outils » pour rééquilibrer sa relation avec la Chine. L’année dernière, l’Europe a enregistré un déficit commercial des marchandises d’un milliard d’euros par jour.
Le Royaume-Uni veut participer à la politique Fabriqué en Europe de Bruxelles
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Le chancelier du Royaume-Uni, John Healey, a incité les ministres des finances de l’UE à inclure la Grande-Bretagne dans la politique industrielle « Fabriqué en Europe » du bloc. Les deux parties se sont déjà affrontées au sujet de ces politiques, qui visent à protéger les fabricants du bloc de la concurrence chinoise.
ii https://www.teamgmc.ca/intelligence/commodities/sulphur/
Data Source: Statistics Canada
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