
La semaine prochaine, nous nous concentrerons sur la décision du FOMC de mercredi en matière de taux. Nous nous attendons à ce que le comité garde les taux d’intérêt stables et à ce qu’ils demeurent inchangés pour le reste de 2026.
La Fed continue d’être confrontée à une inflation persistante et a fait face à des pressions énergétiques, mais cette situation pourrait devenir plus difficile à mesure que la guerre en Iran reprendra de la vigueur. L’annonce récente de nouveaux tarifs douaniers ajoute une autre couche d’incertitude et accentuera probablement les pressions inflationnistes dans les prochains mois. Néanmoins, nous pensons que le principal point à retenir sera son point de vue sur les risques pour l’ensemble de l’économie.
Jeudi, nous connaîtrons la mesure de l’inflation privilégiée par la Fed. Les déflateurs des DPC devraient montrer un ralentissement plus modeste par rapport aux données de l’IPC et de l’IPP de juin. Les DPC globales devraient diminuer de -0,1 % sur un mois, la baisse des prix de l’essence en étant largement responsable. Toutefois, la combinaison de la pondération et des données élevées dans plusieurs composantes des services médicaux répercutés (c.-à-d. qu’en juin, l’IPP pour les hôpitaux a augmenté de 0,7 % sur un mois, celui pour les soins à domicile et les soins de fin de vie a augmenté de 0,3 % sur la même période) explique la hausse prévue de 0,2 % sur un mois des DPC de base, comparativement à l’IPC de base stable en juin.
Selon nous, le revenu personnel devrait augmenter de 0,4 % sur un mois, soutenu par la vigueur continue du revenu non lié au travail (c.-à-d. les intérêts et le loyer). Les dépenses devraient avoir ralenti en termes nominaux (+0,2 % d’un mois sur l’autre), les dépenses réelles ayant légèrement augmenté (+0,3 % d’un mois sur l’autre), la baisse des prix de l’essence ayant aplati le déflateur global. Les baisses des dépenses liées aux prix de l’essence ont peut-être temporairement fait grimper le taux d’épargne, mais ce rebond est fragile. L’escalade de la guerre a fait remonter les produits énergétiques ces derniers jours, et les remboursements d’impôt démesurés de l’année ont été largement dépensés. À notre avis, les consommateurs à revenu moyen et faible (dont les charges d’intérêts personnels sont élevées) seront pris entre la réduction de leur épargne et une dépendance croissante au crédit. Nous surveillons la confiance des consommateurs la semaine suivante avec la publication du rapport de l’Université du Michigan.
Sur le plan de la croissance, nous nous attendons à ce que les données préliminaires sur le PIB du deuxième trimestre indiquent un taux de 2,4 %, un rythme qui témoigne de la résilience de la consommation ainsi que des solides investissements des entreprises dans les infrastructures d’IA. Le groupe de contrôle des ventes au détail (qui exclut les automobiles, l’essence, les services alimentaires et les matériaux de construction) a accéléré à son rythme trimestriel le plus rapide depuis 2022, ce qui confirme l’affirmation selon laquelle la demande intérieure demeure robuste. En plus des investissements exceptionnels dans l’équipement des sociétés technologiques de très grande envergure, ces deux secteurs devraient contribuer à eux seuls à près de 2 points de pourcentage à la croissance globale.

Autres indicateurs à surveiller la semaine prochaine :
-
Les commandes de biens durables devraient augmenter de +5,7 % sur un mois, en raison d’un rebond des commandes de Boeing. Si l’on exclut le transport (c.-à-d. les commandes hors transport), la demande d’intrants liés aux infrastructures d’IA devrait maintenir une forte croissance de 0,6 % sur un mois.
-
Nous nous attendons à ce que les demandes initiales de prestations d’assurance-chômage demeurent faibles, avec une prévision de 185 000 pour la semaine se terminant le 25 juillet. L’absence persistante de licenciements à grande échelle reflète les contraintes structurelles de l’offre auxquelles fait face la population active.
À propos des auteurs :
Mike Reid est chef, Services économiques RBC – États-Unis. Il est chargé d’établir les perspectives économiques de RBC pour les États-Unis, de commenter les indicateurs macroéconomiques et de rédiger des analyses concernant le contexte économique.
Carrie Freestone est économiste principale aux États-Unis à RBC et membre de l’équipe des Services économiques aux États-Unis à RBC Marchés des Capitaux. Elle est responsable de prévoir les principaux indicateurs clés américains, notamment le PIB, l’emploi, les dépenses de consommation et l’inflation aux États-Unis. Elle contribue également aux commentaires sur la conjoncture économique aux États-Unis qu’elle transmet aux clients au moyen de publications, de présentations et par l’intermédiaire des médias.
Imri Haggin est économiste à RBC Marchés des Capitaux, où il se concentre sur la recherche thématique. Ses travaux antérieurs portaient sur la dynamique du crédit à la consommation et la modélisation des liquidités, et mettaient l’accent sur l’utilisation des données pour comprendre les comportements.
Le présent article vise à offrir des renseignements généraux seulement et n’a pas pour objet de fournir des conseils juridiques ou financiers, ni d’autres conseils professionnels. Le lecteur est seul responsable de toute utilisation des renseignements contenus dans le présent document, et ni la Banque Royale du Canada (« RBC »), ni ses sociétés affiliées, ni leurs administrateurs, dirigeants, employés ou mandataires respectifs ne seront tenus responsables des dommages directs ou indirects découlant de l’utilisation du présent document par le lecteur. Veuillez consulter un conseiller professionnel en ce qui concerne votre situation particulière. Les renseignements présentés sont réputés être factuels et à jour, mais nous ne garantissons pas leur exactitude et ils ne doivent pas être considérés comme une analyse exhaustive des sujets abordés. Les opinions exprimées reflètent le jugement des auteurs à la date de publication et peuvent changer. La Banque Royale du Canada et ses sociétés affiliées ne font pas la promotion, explicitement ou implicitement, des conseils, des avis, des renseignements, des produits ou des services de tiers.
Le présent document peut contenir des déclarations prospectives – au sens de certaines lois sur les valeurs mobilières – qui font l’objet de la mise en garde de RBC concernant les déclarations prospectives. Les paramètres, données et autres renseignements ESG (y compris ceux liés au climat) contenus sur ce site Web sont ou peuvent être fondés sur des hypothèses, des estimations et des jugements. Les mises en garde relatives aux renseignements présentés sur ce Site Web sont exposées dans les sections « Mise en garde concernant les déclarations prospectives » et « Avis important concernant le présent rapport » de notre Rapport climatique le plus récent, accessible sur notre site d’information à l’adresse https://www.rbc.com/notre-impact/rapport-citoyennete-dentreprise-rendement/index.html. Sauf si la loi l’exige, ni RBC ni ses sociétés affiliées ne s’engagent à mettre à jour quelque renseignement que ce soit présenté dans le présent document.