Skip to main content
L’excédent commercial du Canada augmente en avril en raison de la hausse des prix de l’énergie

L’excédent commercial de marchandises du Canada est passé de 1,8 milliard de dollars en mars à 2,7 milliards de dollars en avril, car les exportations ont augmenté de 1,6 % et les importations, de 0,3 %, ce qui est largement conforme à nos attentes.

La hausse des prix de l’énergie a été un facteur clé. Les prix du pétrole ont fortement grimpé par rapport au niveau de mars, ce qui a stimulé les exportations d’énergie. Les prix des véhicules et des pièces d’automobiles ont également augmenté, ce qui cadre avec de meilleures données sur la production de véhicules à la suite des perturbations de la production survenues plus tôt cette année.

Les fluctuations des prix brouillent les cartes, ce qui fait que les volumes sont un meilleur indicateur de la demande étrangère sous-jacente. Si l’on exclut l’incidence des prix, les volumes ont augmenté de 0,2 %, ce qui représente un léger ajout aux hausses plus importantes des deux mois précédents (qui ont également été révisées à la hausse).

Il sera également important de surveiller la tendance des importations. Les achats de machinerie et de matériel sont un indicateur clé des investissements des entreprises et peuvent fournir un signal précoce de la façon dont les entreprises réagissent à un contexte commercial incertain. Les importations de machines et de matériel électroniques ont augmenté de 3,2 % en volume, ce qui a plus que compensé le recul des machines et du matériel industriels (qui étaient toujours en hausse de 5,7 % par rapport au niveau d’il y a un an). Cela s’ajoute aux preuves que les investissements des entreprises commencent à augmenter malgré l’incertitude élevée.

Les flux commerciaux continuent d’être influencés par les changements dans la politique tarifaire des États-Unis et les questions entourant les arrangements futurs. Selon nos calculs, environ 87 % des exportations canadiennes vers les États-Unis ont franchi la frontière en franchise de droits en avril, de sorte que le taux tarifaire effectif américain sur les biens canadiens est nettement inférieur à celui imposé à de nombreux autres partenaires commerciaux.

Une incertitude importante persiste et les négociations entourant le renouvellement de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) devraient s’intensifier au cours des prochains mois. Malgré tout, nous nous attendons toujours à ce qu’un contexte international plus stable en 2026 crée moins d’obstacles aux échanges commerciaux qu’au cours de la dernière année, même si les taux tarifaires sont plus élevés qu’avant 2025.

  • Les exportations ont augmenté de 1,6 % en valeur nominale, grâce à la hausse des prix de l’énergie et à l’augmentation des expéditions de véhicules automobiles. Les exportations d’énergie ont encore augmenté de 9,7 %, grâce à la hausse des prix du pétrole au cours du mois. Les exportations de véhicules et de pièces d’automobiles ont quant à elles augmenté de 5,9 % à mesure que la production a continué de se redresser.

  • Comme les fluctuations des prix ont fortement influencé les flux globaux en avril, les volumes fournissent un signal plus clair des conditions de la demande sous-jacente. Si l’on exclut l’incidence des prix, les exportations totales ont augmenté de 0,2 %, principalement en raison des véhicules et des pièces d’automobiles, les gains ayant été en partie effacés par la faiblesse des métaux et des produits minéraux non métalliques.

  • Les importations ont augmenté de 0,3 % par rapport à mars (en valeur nominale). Si l’on exclut l’effet des prix, les volumes ont reculé de 0,1 %. Les machines, les pièces et le matériel industriels ont reculé de 0,9 % par rapport à mars, mais le matériel électronique et le matériel électrique ont progressé de 3,2 %, principalement grâce à l’augmentation des importations de processeurs en provenance d’Irlande pour les centres de données. Cela laisse entrevoir une résilience soutenue des investissements des entreprises malgré l’incertitude élevée entourant la politique commerciale internationale.

  • L’excédent commercial de biens du Canada avec les États-Unis s’est chiffré à 9,5 milliards de dollars en avril, contre 7,8 milliards de dollars en mars. Les exportations vers les États-Unis ont augmenté de 4,8 % sur un mois (+24,2 % sur 12 mois) et les importations, de 1,6 % (+9,9 % sur 12 mois).

  • Les flux avec les pays à l’extérieur des États-Unis ont quelque peu ralenti en avril, les exportations ayant reculé de 4,8 % (+25,7 % sur 12 mois) et les importations, de 1,5 % (+4 % sur 12 mois).

  • Des données américaines publiées séparément ont montré que le taux tarifaire effectif moyen sur les importations en provenance du Canada a peu varié, à environ 3,2 % en avril, car environ 87 % des exportations canadiennes continuent d’entrer aux États-Unis en franchise de droits en vertu des exemptions contenues dans l’ACEUM et d’autres dispositions. Le taux tarifaire effectif moyen imposé par les États-Unis à tous ses partenaires commerciaux s’est établi à 6,7 %, comparativement à 6,8 % en mars.


À propos de l’auteur :

Abbey Xu est économiste à RBC. En tant que membre du groupe d’analyse macroéconomique, elle se spécialise dans les modèles de prévisions macroéconomiques, et présente des analyses et des mises à jour opportunes sur les tendances économiques.


Le présent article vise à offrir des renseignements généraux seulement et n’a pas pour objet de fournir des conseils juridiques ou financiers, ni d’autres conseils professionnels. Le lecteur est seul responsable de toute utilisation des renseignements contenus dans le présent document, et ni la Banque Royale du Canada (« RBC »), ni ses sociétés affiliées, ni leurs administrateurs, dirigeants, employés ou mandataires respectifs ne seront tenus responsables des dommages directs ou indirects découlant de l’utilisation du présent document par le lecteur. Veuillez consulter un conseiller professionnel en ce qui concerne votre situation particulière. Les renseignements présentés sont réputés être factuels et à jour, mais nous ne garantissons pas leur exactitude et ils ne doivent pas être considérés comme une analyse exhaustive des sujets abordés. Les opinions exprimées reflètent le jugement des auteurs à la date de publication et peuvent changer. La Banque Royale du Canada et ses sociétés affiliées ne font pas la promotion, explicitement ou implicitement, des conseils, des avis, des renseignements, des produits ou des services de tiers.

Le présent document peut contenir des déclarations prospectives – au sens de certaines lois sur les valeurs mobilières – qui font l’objet de la mise en garde de RBC concernant les déclarations prospectives. Les paramètres, données et autres renseignements ESG (y compris ceux liés au climat) contenus sur ce site Web sont ou peuvent être fondés sur des hypothèses, des estimations et des jugements. Les mises en garde relatives aux renseignements présentés sur ce Site Web sont exposées dans les sections « Mise en garde concernant les déclarations prospectives » et « Avis important concernant le présent rapport » de notre Rapport climatique le plus récent, accessible sur notre site d’information à l’adresse https://www.rbc.com/notre-impact/rapport-citoyennete-dentreprise-rendement/index.html. Sauf si la loi l’exige, ni RBC ni ses sociétés affiliées ne s’engagent à mettre à jour quelque renseignement que ce soit présenté dans le présent document.

Obtenez les dernières prévisions et analyses de services économique RBC.
Abonnez-vous maintenant