Pour la semaine du 17 août
L’indice des prix à la consommation du Canada publié lundi pour le mois de juillet devrait afficher une légère hausse de l’IPC global, avant la dernière série de tarifs douaniers américains en vertu de l’article 338, qui devraient entrer en vigueur mercredi.
Nous nous attendons à ce que la croissance des prix sur 12 mois passe de 2,8 % en juin à 2,9 %, en raison de la réaccélération des prix de l’énergie. Les prix du pétrole demeurent inférieurs aux sommets atteints en avril et en mai, mais ont rebondi en juillet, car le conflit au Moyen-Orient a continué de perturber le transport dans le détroit d’Ormuz. Les prix de l’essence étaient en moyenne supérieurs de 25 % il y a un an en juillet, comparativement à 20 % en juin.
Nous nous attendons à ce que les répercussions de la hausse des prix de l’énergie sur l’ensemble des prix à la consommation demeurent limitées. La croissance des prix des billets d’avion demeure élevée, mais celle des mesures des prix de base est demeurée près de la cible de 2 %. En juillet, nous prévoyons que les prix, excluant ceux des aliments et des produits énergétiques, passeront de 1,8 % en juin à 1,9 %, et que les mesures médianes et d’assouplissement privilégiées par la Banque du Canada maintiendront des taux semblables. La croissance des prix des aliments a probablement diminué, mais est demeurée supérieure à 3 %.
Les dernières menaces tarifaires des États-Unis sont importantes, mais gérables pour le Canada
Un changement plus important et qui devrait entrer en vigueur le 19 août a trait aux droits de douane américains en vertu de l’article 338 qui ciblent environ 5 % des exportations canadiennes.
L’échéance a permis d’accélérer les négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis, mais la probabilité d’une résolution complète de tous les irritants commerciaux avant mercredi demeure faible. Pour l’économie américaine, l’incidence sera négligeable, car les produits ciblés représentent une petite part (0,5 %) et une part hautement remplaçable des importations américaines en provenance du monde.
Pour le Canada, comme nous l’avons mentionné ici et dans notre dernière mise à jour des prévisions, l’incidence sera plus importante, mais tout de même gérable. Nous estimons que les nouveaux tarifs douaniers américains ciblent 0,4 % du produit intérieur brut et des emplois du Canada.
L’incidence sur l’ensemble de l’économie pourrait être faible, mais la baisse de la demande étrangère pour ces produits nuirait tout de même à la production et aux emplois dans les principaux secteurs manufacturiers, notamment la fabrication de vêtements et d’équipements et d’appareils électriques, ce qui reproduit les effets des tarifs douaniers américains passés en vertu de l’article 232.
Dans l’ensemble, même avec les nouveaux tarifs douaniers en place, 80 % des exportations canadiennes vers les États-Unis demeurent en franchise de droits en vertu des dispenses de l’ACEUM. Cette situation devrait limiter l’incidence des mesures tarifaires sur l’économie canadienne, qui devrait continuer de se renforcer au deuxième semestre de cette année.
-
Les données de mardi sur les reventes de logements devraient montrer des tendances divergentes sur les marchés en juillet, qui se traduisent par une stagnation relative des activités de revente et des prix d’un mois à l’autre. Par ailleurs, les mises en chantier devraient avoir atteint un taux annualisé de 240 000 en juillet, ce qui est également très semblable à juin.
-
Les données sur les ventes au détail de vendredi devraient faire état d’une hausse en juin, soutenues par la vigueur sous-jacente réelle, car les prix de l’essence ont temporairement reculé. Dans l’ensemble, les dépenses de consommation sont demeurées résilientes au deuxième trimestre et devraient contribuer à la croissance du PIB réel au cours du trimestre.
À propos des auteurs :
Nathan Janzen travaille à RBC depuis 2008, où il s’occupe principalement de la couverture des perspectives macroéconomiques du Canada et des États-Unis. Il est titulaire d’une maîtrise en économie de l’Université McMaster et d’un baccalauréat en économie de l’Université de Regina.
Claire Fan est économiste principale à RBC. Elle se concentre sur les tendances macroéconomiques et est chargée d’établir des prévisions relatives au PIB, au marché du travail et à l’inflation pour le Canada et les États-Unis, en fonction des principaux indicateurs.
Le présent article vise à offrir des renseignements généraux seulement et n’a pas pour objet de fournir des conseils juridiques ou financiers, ni d’autres conseils professionnels. Le lecteur est seul responsable de toute utilisation des renseignements contenus dans le présent document, et ni la Banque Royale du Canada (« RBC »), ni ses sociétés affiliées, ni leurs administrateurs, dirigeants, employés ou mandataires respectifs ne seront tenus responsables des dommages directs ou indirects découlant de l’utilisation du présent document par le lecteur. Veuillez consulter un conseiller professionnel en ce qui concerne votre situation particulière. Les renseignements présentés sont réputés être factuels et à jour, mais nous ne garantissons pas leur exactitude et ils ne doivent pas être considérés comme une analyse exhaustive des sujets abordés. Les opinions exprimées reflètent le jugement des auteurs à la date de publication et peuvent changer. La Banque Royale du Canada et ses sociétés affiliées ne font pas la promotion, explicitement ou implicitement, des conseils, des avis, des renseignements, des produits ou des services de tiers.
Le présent document peut contenir des déclarations prospectives – au sens de certaines lois sur les valeurs mobilières – qui font l’objet de la mise en garde de RBC concernant les déclarations prospectives. Les paramètres, données et autres renseignements ESG (y compris ceux liés au climat) contenus sur ce site Web sont ou peuvent être fondés sur des hypothèses, des estimations et des jugements. Les mises en garde relatives aux renseignements présentés sur ce Site Web sont exposées dans les sections « Mise en garde concernant les déclarations prospectives » et « Avis important concernant le présent rapport » de notre Rapport climatique le plus récent, accessible sur notre site d’information à l’adresse https://www.rbc.com/notre-impact/rapport-citoyennete-dentreprise-rendement/index.html. Sauf si la loi l’exige, ni RBC ni ses sociétés affiliées ne s’engagent à mettre à jour quelque renseignement que ce soit présenté dans le présent document.