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RBC Fondation soutient Haïti

Le 12 janvier 2010, Haïti a été la cible d'un tremblement de terre d'une magnitude 7.0 qui a eu des conséquences désastreuses. RBC Fondation a remis un important montant d'argent en appui aux secours et à la reconstruction d'Haïti. Shari Austin, vice-présidente, Citoyenneté d'entreprise nous fait le compte rendu suivant.

Parlez-nous de votre équipe à RBC. Que fait le groupe Citoyenneté d'entreprise ?

Mon équipe est chargée d'établir la stratégie de RBC en matière de responsabilité sociale, d'élaborer et de promouvoir des initiatives et des programmes, et de s'assurer que nous communiquons ce que fait RBC dans ces domaines. Certaines de nos initiatives incluent le Projet Eau Bleue RBC, le Projet Santé mentale des enfants RBC, les Programmes de subvention d'activités parascolaires, le Projet Artistes émergents RBC, ainsi que divers programmes de bénévolat des employés. Nous sommes responsables de RBC Fondation et nous supervisons les dons de charité de RBC à l'échelle mondiale. Le Groupe des affaires environnementales de RBC s'occupe des engagements liés à notre Stratégie en matière d'environnement, de notre politique de gestion des risques environnementaux et d'examen des opérations, ainsi que des services-conseils aux entreprises sur la conception de produits et de services écologiques.

Qu'avez-vous fait lors de votre récent séjour à Haïti ?

Comme vous le savez, le 12 janvier 2010, Haïti a été la cible d'un tremblement de terre d'une magnitude 7.0 qui a eu des conséquences désastreuses. Les rapports ont fait état de 300 000 décès (la plupart des ONG estiment maintenant ce nombre à 500 000) et de 300 000 blessés. Depuis ce temps, des centaines d'autres personnes sont mortes par suite de plusieurs épidémies de choléra.

RBC Fondation a fourni une aide financière importante : 100 000 $ en fonds de secours à la Croix-Rouge canadienne, et un million de dollars à Oxfam-Québec et à la fondation ONE DROP – GOUTTE DE VIE pour les infrastructures hydrauliques à plus long terme et les programmes éducatifs sur l'eau (dans le cadre de notre Projet Eau Bleue RBC). Ces partenaires m'ont invitée à venir à Haïti constater de plus près comment le financement de RBC est utilisé pour venir en aide au pays. Claude Lussier, directeur général, Communications, commandites et dons pour le Québec, m'accompagnait. Nous avons passé deux jours et demi à visiter Port-au-Prince, la capitale, ainsi que la région de Leogane, l'épicentre du séisme.

Qu'avez-vous constaté ? Quelle différence fait RBC à Haïti?

Notre don à la Croix-Rouge a servi à bâtir des refuges d'urgence et à fournir de l'eau potable aux quelques 1,5 million d'habitants de Port-au-Prince qui se sont retrouvés à la rue par suite du séisme. Malheureusement, près d'un million de personnes vivent encore dans des villages de tentes un an et demi après la tragédie.

Notre don à Oxfam-Québec et à la fondation ONE DROP – GOUTTE DE VIE sert à reconstruire les infrastructures hydrauliques de Leogane, où plus de 75 % des maisons et des édifices ont été détruits. Il s'agissait notamment de nettoyer les environs des puits pour éviter leur contamination (et que les enfants ou les animaux ne tombent dedans !), et de construire des aqueducs pour l'agriculture et des installations hydrauliques pour réduire la contamination de l'eau en la séparant pour divers usages : la consommation, le lavage, la consommation par les animaux, l'agriculture, etc. Avant tout, il s'agit aussi de former la population à l'utilisation et à l'entretien de ces installations, et de s'assurer que les responsabilités sont clairement établies afin que les améliorations soient durables.

De plus, les fonds de RBC servent à créer et à présenter une pièce de théâtre. La Fondation ONE DROP - GOUTTE DE VIE travaille avec le Cirque du Soleil et une troupe de théâtre locale à la création d'un spectacle qui sera présenté 275 fois à travers le pays. Le spectacle vise à renseigner les gens au sujet de l'eau potable et à les aider à se remettre du traumatisme causé par le séisme.

Par ailleurs, les signes du tremblement de terre sont encore bien visibles à Haïti : édifices en ruines, personnes handicapées, villages de tentes. Les problèmes sont ahurissants, tant par leur ampleur que par leur complexité, mais les fonds de RBC font une réelle différence dans la vie des Haïtiens.

Et ce n'est pas uniquement l'argent qui fait une différence. Les personnes que nous avons rencontrées étaient réellement touchées de constater qu'une société canadienne se soucie de leur bien-être et tente de les aider.

Qu'avez-vous retenu de votre voyage à Haïti ?

Comme vous vous en doutez, j'ai pris conscience encore davantage de notre chance de vivre au Canada, aux États-Unis ou dans tout autre pays prospère. Des choses comme la cueillette des ordures, le réseau d'égouts, les routes pavées, la fiabilité de l'électricité et la sécurité dans la rue ne doivent jamais être tenues pour acquises ! Même en l'absence de ces services, j'ai été étonnée de l'amabilité, de l'optimisme et de l'ardeur au travail des gens. Il y a des entrepreneurs partout, qui font de leur mieux pour vendre tout ce qu'ils peuvent trouver pour faire vivre leur famille.

Qu'est-ce qui vous a le plus surprise à Haïti ?

La Croix-Rouge nous avait très bien préparés à ce qui nous attendait, mais certaines choses m'ont étonnée. Il y a d'abord la congestion automobile. À Port-au-Prince et dans les environs, les quelques rues disponibles sont complètement congestionnées. Le trajet entre Port-au-Prince et Leogane, qui est d'environ 35 kilomètres, a exigé deux à trois heures (et nous l'avons fait quatre fois !).

Là-bas, les écoliers doivent porter des uniformes propres, empesés. J'ai trouvé assez surprenant de les voir se rendre à l'école impeccablement habillés, marchant dans les déchets et l'eau souillée.

Il était très intéressant de constater à quel point le travail des ONG est délicat. En plus de la réponse aux besoins de secours immédiats, j'ai remarqué qu'il y avait un intérêt et une volonté véritables de travailler avec les gens, d'abord en cherchant à comprendre et à mettre en application les codes sociaux, puis en offrant une formation adéquate afin d'assurer la durabilité des installations. Rien n'est fait s'ils ne sont pas certains que c'est la bonne chose à faire.

Pourquoi RBC a-t-elle décidé d'affecter autant de fonds à Haïti alors qu'elle n'exerce aucune activité commerciale dans ce pays ?

De façon générale, nous faisons des dons d'urgence importants par l'intermédiaire de la Croix-Rouge lors de catastrophes majeures, même si nous n'exerçons aucune activité commerciale dans la région touchée. Nous croyons que pour une grande société comme la nôtre, c'est une responsabilité humanitaire importante que nous nous devons d'assumer. Dans le cas d'Haïti, nous avons également décidé de fournir un financement à plus long terme lié à l'eau du fait que la dévastation était si énorme, et la capacité du pays à y remédier, si faible comparativement à d'autres pays victimes d'une catastrophe. De plus, comme la fondation ONE DROP - GOUTTE DE VIE, partenaire du Projet Eau Bleue RBC, était en train de s'établir dans ce pays (en collaboration avec Oxfam) au moment du désastre, nous savions que nous avions des partenaires de confiance sur le terrain.

Vous arrive-t-il souvent de vous rendre sur les lieux d'une catastrophe pour le compte de RBC ?

La plupart de mes déplacements ne sont pas aussi exotiques. En général, je vais rencontrer des membres du personnel, des directeurs des dons et nos partenaires des œuvres de bienfaisance au Canada et aux États-Unis. Ma visite à Haïti était une occasion unique de mieux comprendre comment sont utilisés les dons d'entreprises lors de catastrophes.

 

Voici les organismes que nous appuyons :