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Combien de fois vous êtes-vous déplacé chez un médecin au cours de la dernière année ? Si vous répondez zéro, vous n’êtes pas seul. Selon une récente enquête du JAMC, les visites en personne dans une clinique de soins de santé ont diminué de près de 80 % en Ontario durant les premiers mois de la pandémie. Pendant ce temps, le nombre de consultations virtuelles auprès de médecins a explosé partout au Canada.

La pandémie a accéléré l’adoption des solutions numériques à l’échelle de l’économie et de la société. Les soins de santé ne font pas exception. Et la télémédecine permet de croire qu’un plus grand nombre de Canadiens auront accès aux soins dont ils ont besoin, alors que ce besoin n’a jamais été aussi grand. En effet, les résultats d’un récent sondage national mené par RBC Assurances auprès de travailleurs canadiens révèlent que la COVID-19 a eu une incidence négative sur leur bien-être, leur santé et leur accès à des soins.

Pour mieux comprendre les défis, nous avons parlé à trois dirigeants d’entreprises de télémédecine, soit Maple, Well Health Technologies et Dialogue, lors de notre dernier balado Les innovateurs. Les trois entreprises ont connu une croissance exponentielle au cours de la dernière année et envisagent, avec un optimisme prudent, un avenir numérique axé sur le patient pour tous les Canadiens.

Voici quelques-uns des éléments dont il a été question au cours des discussions.

La technologie démocratise l’accès aux soins de santé et contribue à hausser l’efficacité du système

Le Dr Brett Belchetz, urgentologue et chef de la direction de Maple, a lui-même prodigué des conseils rapides à des amis et des membres de sa famille par FaceTime, ce qui lui a inspiré l’idée de son entreprise. La plateforme de Maple permet aux patients de communiquer directement avec un médecin en quelques minutes au moyen d’un téléphone intelligent ou d’un ordinateur. Selon le Dr Belchetz, la télémédecine procure une option commode pour répondre à des besoins et des soins médicaux moins urgents, ce qui libère des ressources pour la clientèle qui nécessite une consultation en personne.

« À l’hôpital, je voyais chaque jour des patients attendre huit heures pour avoir une consultation de trois minutes avec moi pour répondre à des besoins très simples comme le renouvellement d’une prescription, le traitement d’une infection urinaire ou d’une éruption cutanée », souligne Dr Belchetz.

Apporter des changements au système est difficile et complexe, mais la télémédecine a fait ses preuves

En tant que chef de la direction de la quatrième clinique de soins de santé en importance au Canada, Well Health Technologies, M. Hamed Shahbazi comprend les défis que représentent le changement ou l’adoption de nouvelles technologies dans un système de santé déjà excédé.

« D’après moi, le retard en matière de numérisation et de modernisation du système s’explique en grande partie par le fait que ce groupe est fortement sollicité et qu’il n’a peu ou pas de temps à consacrer au changement. Malheureusement, la COVID-19 a révélé ces lacunes et a entraîné des changements », soutient-il.

Selon Statistique Canada, la majorité des Canadiens (91 %) utilise Internet et les trois quarts (75 %) d’entre eux utilisent également les sites Web et les applications de réseautage personnel, faisant d’emblée de la télémédecine, une excellente option pour offrir des soins avec un minimum d’efforts logistiques. En moyenne, selon une étude de 2015 de Harvard Medical School, une visite chez le médecin prend plus de deux heures, desquelles seules 20 minutes comptent pour l’interaction en personne avec le médecin. Les services de santé virtuels présentent une solution commode et accessible tant pour les patients que pour les médecins, qui peuvent avoir lieu dans le confort de son foyer.

Les services de santé numériques favorisent une meilleure communication et des renseignements proactifs

Une étude réalisée en 2018 révélait que 40 % de Canadiens effectuent le suivi d’un ou de plusieurs aspects de leur santé au moyen d’une technologie de soins intelligente, et 68 % d’entre eux affirment que les appareils numériques intelligents leur ont permis de maintenir ou d’améliorer leur état de santé. Les défenseurs des services de santé numériques croient que s’ils peuvent mesurer la vitalité d’un aspect de leur vie de façon régulière, ils peuvent l’améliorer.

Les outils numériques peuvent aussi être très précieux lorsqu’il est question des soins de santé mentale. L’entreprise montréalaise Dialogue a lancé un programme de santé mentale à réponse humaine compensatoire avant la pandémie qui consiste à jumeler un patient avec un médecin et un thérapeute, ainsi qu’un gestionnaire de cas qui assure le contact périodique.

« Cette équipe multidisciplinaire travaille avec le patient pour l’amener à la rémission aussi rapidement que possible, ce qui s’accompagne d’un suivi afin d’assurer que ces personnes ne rechutent pas et ne revivent pas certains problèmes de santé mentale connus pour être récurrents », explique Anna Chif, chef de la stratégie et des produits et cofondatrice.

« Je crois que la médecine passe de : je suis malade et j’obtiens des soins à voici des comportements que vous pouvez changer et les outils pour y arriver afin de vous éviter de prendre des habitudes qui entraînent des maladies », ajoute-t-elle.

 

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Dans ce balado de la série Les innovateurs RBC, on explique pourquoi la créativité pourrait devenir la nouvelle aptitude incontournable des années 2020. Découvrez entre autres les points de vue de Daniel Lamarre, directeur général du Cirque du Soleil, et d’Ajay Agrawal, du Creative Destruction Lab !

La créativité a toujours été stimulée par les contraintes, au Canada comme ailleurs.

Dans notre dernier balado, nous avons établi que la créativité était la nouvelle aptitude essentielle à la prospérité durable du pays. Mais comment pouvons-nous incorporer la créativité dans la culture commune des Canadiens ? Heureusement, les milieux de l’enseignement et des affaires reconnaissent l’importance de cette nouvelle aptitude, et ils travaillent à la favoriser.

L’équipe de la série Les innovateurs a consacré plusieurs mois à interviewer des experts sur l’importance de la créativité, afin de réaliser un balado spécial en deux parties. Voici l’avis de nos invités sur ce qu’il faut faire pour maximiser notre production créative à l’échelle des individus, des entreprises et du pays.

La créativité s’exprime très tôt dans la vie, mais elle doit être nourrie au fil des ans

« Les élèves sont très créatifs ; le rôle des enseignants consiste à les rendre encore plus créatifs, ou plutôt à stimuler leur créativité », nous a dit Josie Fung, directrice générale de l’organisme I-Think. Elle a donné l’exemple inspirant de l’approche ludique dans les maternelles de l’Ontario.

Le travail d’I-Think’s est axé sur un changement systémique de l’éducation, basé sur la pensée intégrative – c’est-à-dire l’utilisation de la créativité pour trouver de nouvelles solutions aux problèmes. Quand les élèves passent aux études postsecondaires, la créativité devrait rester une valeur sous-jacente du système, permettant de résoudre des problèmes concrets.

« Ce qui est vraiment formidable, c’est que la créativité est une ressource illimitée, a souligné Janet Morrison, présidente du collège Sheridan. Elle est constamment renouvelée, et on peut l’améliorer par l’éducation, l’expérience et la stimulation. »

Il est permis de faire des erreurs au nom de l’expérimentation

Shopify peut attribuer une grande partie de son succès à l’embauche de personnes intelligentes, créatives et dotées d’un état d’esprit tourné vers la croissance. Brittany Forsyth, chef sortante des ressources humaines, a été la 22e personne recrutée par Shopify, et elle a donc vu de ses propres yeux la croissance exponentielle de l’entreprise. Lors de notre conversation, elle a insisté sur l’importance de recruter des gens en fonction de leur potentiel plutôt que sur la base de leurs diplômes.

« Il faut avant tout leur accorder une certaine liberté, a-t-elle expliqué. Lors de l’embauche, il faut leur dire qu’ils ont le droit de faire des erreurs, tant qu’ils ne les répètent pas sans cesse. Nous leur donnons la permission de faire des expériences, de se tromper, de se développer. »

Avoir une vue d’ensemble et garder le cap sur la mission

Tom Waller, scientifique en chef et premier vice-président de l’innovation de pointe à Lululemon, croit qu’il faut prendre garde d’être trop content de soi.

« L’important pour nous, c’était de ne pas nous reposer sur nos lauriers, de ne pas nous emprisonner dans cette image que les autres se faisaient de Lululemon, a-t-il précisé.

Le plus important, c’est d’être capable de prendre du recul par rapport au modèle d’entreprise, et de s’attarder davantage à notre raison d’être, a-t-il ajouté. Le modèle d’entreprise nous encourage à ne pas changer. Notre raison d’être, elle, nous encourage à changer. »

Utiliser la crise comme catalyseur pour tracer une meilleure voie à suivre

La pandémie nous a fourni l’occasion de réfléchir longuement à ce qui compte le plus, c’est-à-dire notre santé. Elle a aussi accéléré le changement, ce qui nous a poussés à réévaluer nos valeurs et notre raison d’être. Elle nous a fait découvrir de nouvelles occasions.

« Beaucoup de choses incroyables arrivent en temps de crise, a rappelé Tom Waller. Beaucoup d’inventions formidables voient le jour à cause d’une crise ; je crois par conséquent que les crises sont parmi les meilleures occasions de mettre à profit notre créativité. »

 

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Si la technologie de chaîne de blocs est un tant soit peu connue, c’est en raison de la récente appréciation du bitcoin, une cryptomonnaie qui fait appel à la chaîne de blocs pour enregistrer des paiements pairs à pair de façon transparente et instantanée. Mais la chaîne de blocs est bien plus qu’un simple outil financier. Et selon plusieurs intervenants du secteur de l’environnement, elle pourrait bien donner lieu à de véritables avancées sur le plan de la lutte aux changements climatiques. Dans cet épisode spécial de la série Les innovateurs RBC consacré au Jour de la Terre, notre invitée Trinh Theresa Do s’entretient avec deux personnes qui connaissent bien la question du climat : Joseph Pallant, fondateur de la Blockchain for Climate Foundation et directeur de l’innovation climatique pour Ecotrust Canada, et Carolyn DuBois, directrice générale du programme d’eau pour la Gordon Foundation. Si la technologie n’est pas une panacée – nos invités se penchent sur l’enjeu très réel des coûts environnementaux de la chaîne de blocs, ainsi que sur ses nombreux avantages –, les travaux de M. Pallant et de Mme DuBois laissent présager un avenir plus radieux et plus vert pour de nombreuses personnes dans le monde. Notes: Techno nature RBC est un engagement pluriannuel visant à préserver notre écosystème naturel. De concert avec ses partenaires, RBC s’emploie à résoudre des problèmes environnementaux pressants grâce à la technologie et à l’innovation. Cliquez ici pour en savoir plus. Pour lire la Stratégie climatique RBC, cliquez ici. Pour plus de détails sur la Blockchain for Climate Foundation et sur la façon dont M. Pallant et son équipe utilisent la plateforme d’émission et d’échange BITMO, cliquez ici. Cliquez ici pour en savoir plus sur Ecotrust Canada, qui s’est associé à la Blockchain for Climate Foundation pour mettre en œuvre son projet de chaîne de blocs. M. Pallant évoque également l’article 6 de l’Accord de Paris. Pour examiner de plus près cet accord international phare, cliquez ici. Pour en savoir plus sur les mesures de préservation de l’eau prises par DataStream, cliquez ici. Mme DuBois cite une étude de l’organisme Fonds mondial pour la nature et souligne à quel point on sait peu de choses sur l’état des bassins hydrographiques au Canada. Vous trouverez plus de détails ici.

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La pandémie a bouleversé nos vies et nous a contraints, au moins temporairement, à renoncer à beaucoup de choses, comme le travail au bureau, les rencontres entre amis ou les voyages à l’étranger. Elle a aussi forcé la plupart d’entre nous à s’adapter rapidement à de nouvelles façons de vivre et de travailler. Les petites entreprises ont dû faire preuve d’imagination pour conserver leurs clients. Les grandes entreprises ont dû basculer tous leurs employés en télétravail. Et les universités ont dû donner des cours à des étudiants dispersés un peu partout. La COVID-19 nous a ainsi ouvert les yeux sur l’importance cruciale de pouvoir trouver une nouvelle voie.

On peut alors considérer la créativité comme la nouvelle compétence à la mode, et elle pourrait être un facteur de différenciation pour quelqu’un qui cherche un emploi. Sur un plan plus général, elle est à la base de l’avantage concurrentiel d’une organisation et de la prospérité durable d’un pays.

« Les gens d’affaires qui manquent de créativité risquent de se retrouver un jour dans la situation où tout ce qu’ils font devient obsolète », fait observer Daniel Lamarre, directeur général du Cirque du Soleil, dans notre dernier balado de la série Les innovateurs.

Dans le cadre d’un balado spécial en deux parties, l’équipe de la série Les innovateurs a interrogé au cours des derniers mois des experts, dont M. Lamarre et le professeur torontois Ajay Agrawal, au sujet de l’importance de la créativité. À cette occasion, nous avons appris qu’il existe plusieurs manières d’accueillir et d’encourager la créativité, quel que soit le domaine de travail.

Commencer par se fixer un objectif précis

Il est essentiel d’avoir en tête un objectif final ou, au moins, de bien comprendre le problème que vous cherchez à résoudre.

« Avoir des objectifs peut stimuler grandement la créativité », affirme M. Agrawal, le fondateur du Creative Destruction Lab (CDL) de l’Université de Toronto.

Lorsqu’il conseille les entreprises de technologie en phase de démarrage dans le cadre de son travail au CDL, il insiste sur l’importance de se donner le temps et l’espace nécessaires pour explorer différentes solutions.

« Donnez aux gens les ressources dont ils ont besoin afin de trouver des solutions correspondant à leur objectif et l’espace mental nécessaire pour s’aventurer en dehors de leur domaine d’expertise initial », soutient M. Agrawal.

Voir les contraintes sous un angle favorable

Les contraintes qui pèsent sur le processus créatif revêtent bien des formes et il est préférable de les voir comme des variables critiques plutôt que comme des obstacles. Autrement dit, comment peut-on pallier le manque de temps ou de ressources et surmonter de nouveaux défis? Pour aider les équipes à rester concentrées et à sortir de leur zone de confort, il est recommandé de mettre en place des garde-fous autour du processus créatif.

Selon M. Agrawal, « Dès que vous imposez des contraintes, l’esprit créatif commence à étudier la manière d’atteindre l’objectif en fonction des limites établies ».

Voir la créativité comme un muscle qui peut être renforcé

Pour Gil Moore, ancien batteur du groupe de rock canadien Triumph, la détermination est étroitement liée à la créativité : « Je ne pense pas que la créativité est quelque chose qui se manifeste le matin quand on se réveille. D’après moi, ce n’est pas comme ça que ça marche ».

Cela aide d’avoir du talent, mais la créativité dépend aussi de la pratique et de l’apprentissage.

« Je n’ai jamais cru sincèrement que j’avais des aptitudes particulières. J’ai plutôt toujours considéré que cela venait de ce que j’avais appris. Souvent, je pense qu’un grand moment de création est simplement le résultat de tous ces efforts et de compétences qui ont été développées », affirme M. Moore.

Restez à l’affût du deuxième épisode de la série sur la créativité. Des représentants d’entreprises comme Lululemon, Shopify, Ubisoft et Rotman’s I-Think, expliqueront la dimension utilitaire de la créativité pour l’enseignement, le monde du travail et le pays. Au cours des prochaines semaines, Services économiques et Leadership avisé RBC publieront une étude originale visant à montrer comment la créativité sera amenée à jouer un rôle fondamental durant la décennie 2020, notamment en contribuant à propulser le pays vers une nouvelle ère de croissance et d’innovation sur le plan économique.  

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Avez-vous changé la façon dont vous commandez vos repas au cours de la dernière année ? Les plateformes de livraison comme Instacart, Uber Eats et DoorDash ont connu une forte hausse de la demande et, aux États-Unis, les ventes de repas livrés à domicile ont augmenté de 164 % sur 12 mois en janvier. DoorDash a grandement profité de cette tendance et se vante maintenant de détenir 50 % du marché américain.

Comme ses pairs, DoorDash a permis à de nombreuses entreprises d’entrer en contact avec les clients confinés, en mettant de nouveaux moyens à leur disposition. Toutefois, selon Tony Xu, chef de la direction, DoorDash n’a pas pour seul but de livrer des repas savoureux à une clientèle grandissante. Pour notre balado Innovateurs, nous nous sommes entretenus avec M. Xu sur les grandes ambitions de l’entreprise. Voici les faits saillants de cette discussion :

Les plateformes de livraison permettent aux petites entreprises de participer à l’économie de commodité

DoorDash veut contribuer à la croissance économique et à l’autonomie des collectivités locales, en créant des réseaux logistiques qui acheminent efficacement les produits dont les gens ont besoin. La société propose aussi des outils d’exécution des livraisons qui aident les petites et moyennes entreprises à accroître leurs activités numériques.

« La majorité de la croissance du produit intérieur brut (PIB) et de l’économie se fait encore dans les villes et les quartiers où l’on vit, et je pense que nous l’oublions parfois », a déclaré M. Xu.

Demande assez semblable, accès très variable

Les personnes qui vivent loin des centres urbains veulent profiter du même accès que leurs voisins des grandes villes. DoorDash estime que cette « démocratisation de la commodité » est plus importante que jamais. M. Xu croit que les besoins sont semblables, mais que l’accès est différent. En effet, l’économie du dernier kilomètre est toujours hors d’atteinte pour bien des petites entreprises.

DoorDash a adopté une stratégie de « conquête des banlieues » et y trouve désormais 58 % de sa clientèle.

« Nous avons toujours eu un double objectif : créer le plus grand marché local dans lequel nous pouvons vous apporter tout ce qui se trouve dans votre ville et offrir aux gens des outils les aidant à fonder leur propre entreprise numérique, a affirmé M. Xu. Le dernier kilomètre permet aux marchands d’approfondir leurs relations avec ces consommateurs parce qu’ils ajoutent à leur offre une gamme de produits fondée sur la commodité. »

Création de technologies pour résoudre de véritables problèmes et tisser des liens

M. Xu croit que la création de technologies sans aucune finalité n’est pas très utile. Il affirme que DoorDash a développé un réseau logistique qui, en bout de compte, stimule le PIB des villes.

Il y a trois ans, la société a lancé le « projet Dash » pour tisser des liens entre des épiciers et des restaurateurs ayant des vues similaires et souhaitant faire don de leurs surplus de nourriture à ceux qui en avaient le plus besoin.

« Nous souhaitons combiner technologie et exploitation. Nous pouvons à la fois résoudre un problème mathématique et un problème humain. Je crois qu’ils ne sont pas opposés, mais complémentaires », a-t-il déclaré.

« Dans le cadre de nos activités, une technologie qui aide à résoudre un problème représente une réussite. Toutefois, il faut aussi s’assurer que cette technologie s’harmonise avec nos activités humaines et, bien entendu, qu’elle fonctionne pour tous. »

 

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Nous avons tous été témoins du pouvoir de la technologie dans la lutte contre le racisme systémique. Les médias sociaux ont contribué à diffuser des images de brutalité policière, comme le tragique meurtre de George Floyd, et à obtenir du soutien pour le mouvement Black Lives Matter. La technologie a suscité de vastes appels à la justice et attiré l’attention des décideurs. Le président américain Joe Biden a d’ailleurs fait de l’équité raciale l’une de ses quatre principales priorités. Le secteur des affaires est à l’écoute et de grandes entreprises annoncent de nouveaux engagements, de nouveaux partenariats et de nouvelles initiatives en matière de diversité.

Bien que le secteur de la technologie ait contribué à diffuser des appels à une inclusion accrue, son propre bilan sur la question est loin d’être exemplaire. Malgré la divulgation publique de leurs données sur la diversité, les grandes sociétés de technologie américaines embauchent des employés noirs à pas de tortue. Facebook, par exemple, a fait passer son effectif noir de 3 % à 3,8 % sur une période de six ans, selon un rapport de juin 2020 de CNBC.

Michael Carter, chef mondial de Services de banque d’investissement, Technologie, RBC Marchés des Capitaux, et Dax Dasilva, fondateur et directeur général de Lightspeed, une société de logiciels de point de vente établie à Montréal, sont deux leaders qui cherchent à faire bouger les choses. Tous deux se sont exprimés dans le cadre du dernier balado Innovateurs, consacré au Mois de l’histoire des Noirs. Voici ce que nous avons appris :

La diversité comme outil de satisfaction et de maintien des employés

La création même de Lightspeed repose sur la diversité. Ses principaux membres fondateurs faisaient tous partie de la communauté LGBTQ+ et leur philosophie en matière de diversité est demeurée intacte tout au long des quelque 15 années d’existence de l’entreprise. Avec des clients dans 100 pays, la diversité se reflète aussi littéralement dans la vaste clientèle de Lightspeed. M. Dasilva estime qu’elle devrait également influencer sa vision, son effectif et ses activités.

Selon lui, la diversité est cruciale pour le maintien et la satisfaction des employés. Le plus récent sondage sur la diversité et l’inclusion de Lightspeed a montré que 83 % de ses employés estiment qu’ils peuvent être eux-mêmes au travail et que neuf répondants sur dix se sentent à l’aise de parler de leur culture et de leur expérience avec leurs collègues. « J’ai réalisé que beaucoup de gens travaillaient à Lightspeed à cause des croyances, de l’image et des valeurs de l’entreprise », confie Dasilva.

L’emplacement géographique ne permet plus de justifier le manque de talents diversifiés

M. Carter a déclaré que la pandémie a prouvé que le secteur technologique peut fonctionner à distance et que l’emplacement ne devrait plus être un obstacle pour trouver des employés de talent noirs.

« C’est à partir de ce moment-là que peuvent s’établir l’innovation, un meilleur niveau d’emploi et une richesse accrue. Mais vous devez d’abord être prêt à vous rendre là où le talent se trouve pour mettre les choses en marche », affirme-t-il.

Nomination de dirigeants qui croient en la diversité

M. Dasilva croit que l’engagement envers l’inclusion commence par la direction. « Vous formez des dirigeants qui y croient autant que vous et vous favorisez la diversité au sein de votre équipe de direction et de votre conseil d’administration. », dit-il.

« Ce parcours est presque sans fin. Il faut constamment tendre vers une représentation accrue. Et une fois que vous avez atteint cet objectif, vous devez vous assurer que ces personnes ont effectivement voix au chapitre. », commente-t-il.

Le défi du manque d’investissement dans les entreprises noires

M. Carter a fait remarquer, en citant l’estimation de McKinsey selon laquelle l’écart racial coûtera au moins un billion de dollars américains à l’économie des États-Unis d’ici 2028, que de nombreuses annonces de financement visant à soutenir les entrepreneurs noirs ont été faites au printemps dernier, mais que les écarts salariaux persistent.

« Je pense que le Canada peut donner l’exemple en commençant par investir dans des collectivités diversifiées. Ce sont des endroits où nous pouvons vraiment briller », dit M. Dasilva.

L’occasion que représente le virage numérique pour les entrepreneurs noirs

La pandémie a créé des modèles d’affaires entièrement nouveaux et de nouvelles façons d’aborder les affaires qui enthousiasment M. Dasilva. « Ce serait un moment incroyable de profiter de ces occasions de réflexion et d’apporter de la valeur d’une manière si unique, a-t-il indiqué. Je pense que le temps est venu. »

M. Carter se sent optimiste quant à la direction que prend cet enjeu. « Nous avons le talent et, dans le cadre d’une économie plus numérique, il sera encore plus facile de le mettre en valeur, a-t-il dit. La réussite est à notre portée. »

 


Cliquez ici pour obtenir des détails sur l’engagement de Lightspeed envers l’inclusion et la diversité. Vous pouvez consulter la mission de Tech Spark Canada, qui consiste à accroître l’inclusivité dans le secteur de la technologie, à l’adresse techspark.ca. Cliquez ici pour en savoir plus sur Michael Carter et sur son travail de promotion de l’innovation, de l’inclusion et de la diversité. Cliquez sur les liens suivants pour obtenir plus de renseignements sur la raison d’être, la vision et les valeurs de RBC, son impact communautaire et social et ses efforts de promotion de la diversité et de l’inclusion.

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L’industrie du jeu a énormément tiré parti de la pandémie. Elle nous a permis de combler nos besoins de divertissement virtuel et de garder un lien social pendant le confinement. Elle est maintenant une puissance de 150 milliards de dollars américains, ce qui dépasse les recettes combinées de l’industrie du cinéma et de celles de la musique.

Comme nous l’avons appris dans la série Les innovateurs RBC, le secteur du jeu comporte des avantages qui vont bien au-delà du divertissement. Le jeu est extrêmement populaire auprès de la génération Z et s’avère utile non seulement en marketing, mais aussi dans des domaines inattendus, des campagnes de financement à la politique. Il permet de joindre une plus jeune génération qui ne consomme pas les médias de façon traditionnelle, sur son territoire. En 2020, même des politiciens de partis traditionnels ont vécu des expériences uniques et interactives du secteur ludique. Par exemple, une île virtuelle a été intégrée au jeu « Animal Crossing » pour appuyer la campagne électorale de M. Biden et de Mme Harris dans la dernière partie de l’élection présidentielle américaine. Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) du Canada, Jagmeet Singh, a saisi l’occasion d’atteindre les jeunes électeurs en affrontant l’élue démocrate américaine Alexandria Ocasio-Cortez dans une partie d’Among us. Selon le Washington Post,plus de gens ont regardé le contenu des jeux en 2020 comme jamais auparavant, totalisant près de 100 milliards d’heures. Les grandes marques et d’autres organisations en prennent conscience.

Voici quelques raisons pour lesquelles chaque entreprise devrait envisager la mise en place d’une stratégie de jeu pour 2021 et après :

Elle peut mobiliser des auditoires à l’échelle mondiale

L’hôpital Princess Margaret de Toronto a récemment adopté une composante de jeu virtuel appelé Quest Together dans le cadre de sa collecte de fonds annuelle Cyclo-défi contre le cancer. L’hôpital a étonnamment réussi à attirer l’attention d’un public mondial. Plus de 50 % des donateurs viennent de 45 pays. Les joueurs actuels sont passionnés, socialement motivés et portés à soutenir les causes auxquelles ils croient.

Elle donne directement accès à la génération Z

La génération Z est la plus grande génération (personnes nées après 1997), et elle représente près de 30 % de la population mondiale. Son pouvoir d’achat collectif est d’environ 143 milliards de dollars américains. Et selon Forbes, 90 % des membres de la génération Z se considèrent comme des joueurs. Ce ne sont toutefois pas les joueurs solitaires des générations passées. Cette génération de joueurs est plus connectée, influente et socialement responsable comme jamais auparavant.

Selon Adrian Montgomery, PDG du plus grand réseau de jeux d’Amérique du Nord, Enthusiast Gaming, les jeux vidéo sont un nouveau réseau social, où les participants n’ont pas nécessairement de préférence entre les amitiés virtuelles ou en personne. « L’une des façons uniques de joindre les membres de la génération Z à grande échelle, est d’aller à leur rencontre, là où ils consomment leur contenu », a-t-il dit dans le dernier épisode de la série Les innovateurs RBC.

Elle peut vous aider à vous démarquer

L’époque où les publicités à la radio ou à la télévision suffisaient à capter l’attention et à susciter l’intérêt des marchés cibles est révolue. Les marques et les industries intègrent des jeux dans leurs plans de marketing, dans le but de paraître amusantes et différentes. Des marques comme Wendy’s, Gillette et Uber Eats ont été actives sur des jeux populaires comme Fortnite et Twitch, sites de choix des joueurs. Même les marques de mode haut de gamme comme Gucci et Louis Vuitton ont présenté leurs collections en utilisant des personnages de jeux sur le nouveau défilé sur piste virtuel runway.

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Certains assimilent l’entrepreneuriat au saut dans le vide d’une personne qui confectionne ensuite son parachute. Or, l’année 2020 a exacerbé la prise de risque.

La pandémie a été particulièrement dure pour les petites entreprises du Canada. Du jour au lendemain, il leur a fallu innover, créer de nouveaux réseaux de vente et rivaliser en ligne avec des joueurs établis aux poches profondes et mieux pourvus qu’elles.

Plusieurs ont relevé le défi.

Selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, les secteurs les plus durement touchés (tourisme, arts et culture) sont ceux où les taux d’adoption du commerce électronique depuis le début de la pandémie figurent parmi les plus élevés. De plus, près de 70 % des petites entreprises sur Internet indiquent que la vente en ligne a augmenté leur rentabilité, d’après un récent sondage de PayPal Canada et Edelman.

Dans le dernier épisode de l’année 2020 de la série Les innovateurs, nous nous sommes entretenus avec des entrepreneurs du Canada qui se mesurent aux grands noms du secteur de la technologie, et ce, avec une fraction de leurs ressources. Ils intègrent les données et prospèrent en ligne malgré une expérience limitée. Voici ce qu’ils peuvent nous apprendre.

Petit train va loin

Alisha Esmail, fondatrice de Road Coffee à Saskatoon, a pris conscience en janvier qu’un malheur se préparait lorsque ses fournisseurs de l’Asie ont soudainement cessé de respecter les délais de livraison. Suivant son instinct, Mme Esmail s’est retournée de bord et a lancé un site Web renouvelé facilitant la vente en ligne la veille du début du confinement en Saskatchewan.

Ayant déjà investi dans une plateforme de commerce en ligne, Andrew Feenstra, de la boutique de vélos Cyclesmith d’Halifax, faisait figure d’exception parmi les propriétaires de petites entreprises canadiennes, dont la majorité n’avait pas de site Web au début de la pandémie. En quelques semaines seulement, les ventes en ligne sont passées de 5 % à 50 % du total des ventes de Cyclesmith. Comme il était prêt, M. Feenstra a pu se consacrer à optimiser ces ventes et à dégager des gains d’efficacité.

Fabriqué au Canada : c’est possible avec un peu d’automatisation

Soslan Tsoutsiev, président de Transformer Table de Montréal, comptait auparavant sur 600 ouvriers à l’étranger pour fabriquer 60 % des produits de son entreprise. Lorsque la COVID-19 a perturbé la chaîne d’approvisionnement de Transformer Table, M. Tsoutsiev a devancé les projets de rapatriement de sa production au Québec. Pour assurer la viabilité financière de la fabrication au Canada, il a intégré l’automatisation en apprenant sur le tas. La fabrication d’un article, qui nécessitait auparavant 55 heures-personnes, a été ramenée à quatre heures : deux heures-personnes et deux heures-robots. M. Tsoutsiev a réduit ses coûts.

« Les entreprises s’aperçoivent que plus elles dépendent de la main-d’œuvre, plus elles sont vulnérables. Par contre, l’externalisation les rend aussi vulnérables. Il s’agit donc d’arriver à un équilibre », selon M.Tsoutsiev.

Toute entreprise peut devenir une entreprise de données

Même si le propriétaire de Cyclesmith était prêt à se lancer dans le commerce électronique, il ne savait pas quelle en serait l’incidence sur son entreprise. « Je possède une boutique de vélos, pas Amazon. C’est une tout autre chose de comprendre la logique des achats en ligne que de comprendre celle des achats en magasin, explique M. Feenstra.

Grâce à l’exploitation et à l’analyse de ses données, il a appris que sa procédure de vente de bicyclettes en ligne était inutilement compliquée. En prenant des mesures pour y remédier, il s’est aperçu qu’il pourrait vendre des bicyclettes à une clientèle plus diversifiée, dont des cyclistes occasionnels et des familles.

Cyclesmith a aussi constaté qu’elle comptait parmi ses clients de nombreux résidents d’Ottawa ou de Calgary, situés à des milliers de kilomètres d’Halifax. L’équipe de M. Feenstra, qui cherche à prendre de l’expansion dans ces villes, utilise maintenant les données pour définir la stratégie à suivre pour rivaliser avec les boutiques de vélos qui y ont pignon sur rue.

Mme Esmail, propriétaire de Road Coffee, a adopté des stratégies agiles et à faible coût de marketing numérique, et elle a utilisé les renseignements tirés des données pour accroître sa clientèle. En misant sur l’optimisation des moteurs de recherche et l’analyse des données ainsi que sur le suivi constant des mesures, Road Coffee est parvenue à doubler le nombre de ses abonnés et à faire croître ses ventes de façon importante. Elle a mis à profit pour ce faire le « marketing de croissance », technique des géants de la technologie que Mme Esmail a reprise à son compte. En voici un exemple : suivez dix personnes sur Instagram, commentez leurs publications tous les jours pendant cinq jours, puis envoyez-leur un message direct dans lequel vous leur posez une question, tout en leur apportant de la valeur d’une façon ou d’une autre. Et voilà, vous obtenez un fidèle abonné.

Si vous n’êtes pas certains de les vaincre, imitez-les

Brandon Grossutti, copropriétaire du restaurant PiDGiN de Vancouver, versait à contrecœur des frais élevés à des fournisseurs d’applications de livraison.

Il s’est servi de son expérience en technologie informatique pour concevoir sa plateforme de livraison, FromTo, afin d’offrir aux restaurants de la région de Vancouver des services de livraison et de soutien sans commission. Son idée : créer des conditions égales pour les restaurateurs de la région. Les restaurants du quartier de M. Grossutti disposent maintenant d’une solution de rechange économique à celle des grands du secteur de la livraison. L’interface est conviviale et les conditions sont avantageuses. La plateforme FromTo, qui comptait initialement six restaurants adhérents, a maintenant noué 24 partenariats et est en voie d’en conclure 60 de plus.

 

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Lorsque vous pensez aux réussites canadiennes en matière de technologies, il est fort probable que Shopify, Hootsuite ou Wealthsimple vous viennent à l’esprit. Ces entreprises, qui sont toutes des symboles de l’« économie des intangibles » du Canada, doivent leur force en partie à leur propriété intellectuelle.

Ces témoignages de réussite cachent une préoccupation répandue au sujet de la qualité de la propriété intellectuelle au Canada. Le Canada occupe le 22e rang, derrière la Slovénie, del’indice d’innovation Bloomberg de 2020, qui classe la capacité des économies à innover en fonction de critères comme les dépenses en recherche et développement, la capacité de fabrication et la concentration des sociétés ouvertes de haute technologie. L’an dernier, Microsoft a fait enregistrer à elle seule plus de brevets que l’ensemble du Canada.

Le ralentissement provoqué par la pandémie présente-t-il une occasion de nous mettre en valeur ?

La communauté technologique est de cet avis. En octobre, 133 fondateurs se sont adressés au premier ministre Justin Trudeau par l’entremise du Conseil canadien des innovateurs. Dans leur lettre, ils plaidaient en faveur d’une stratégie de reprise encourageant la commercialisation des idées canadiennes et le développement d’écosystèmes afin d’aider les entreprises novatrices à croître. Ils ont affirmé que la propriété intellectuelle était non seulement l’actif commercial le plus précieux au monde, mais qu’elle continuait également d’ajouter de la valeur après sa création. C’est pourquoi il est particulièrement important de conserver la propriété intellectuelle au Canada.

Jim Balsillie, ancien cochef de la direction de BlackBerry et président actuel du Conseil canadien des innovateurs, joue un rôle clé dans la promotion de l’importance de conserver la propriété intellectuelle et a pressé le gouvernement canadien d’élaborer la stratégie de prospérité décrite dans la lettre du Conseil canadien des innovateurs. « Les chefs de la direction des sociétés technologiques sont très ambitieux et déterminés, mais les responsables des politiques sont passifs et sans ambition, » a-t-il dit dans le dernier épisode du balado Les innovateurs RBC.

M. Balsillie a déclaré que le Canada devrait s’inspirer des petites puissances technologiques spécialisées, comme Israël (cybersécurité) ou Singapour (microélectronique). Il a également mentionné que le Canada devrait jouer un rôle plus actif dans la gouvernance, surtout en ce qui concerne les données.

Il existe déjà des preuves que les entreprises canadiennes dont la propriété intellectuelle est importante croissent plus rapidement, exportent plus et continuent d’innover.

Le talent est un élément clé, peu importe d’où il vient. La pandémie a temporairement ralenti l’immigration au Canada, qui favorise les plus brillants candidats du monde. Toutefois, comme l’a souligné Charles Plant, fondateur du Narwhal Project, la pandémie a aussi mis en évidence toutes sortes d’occasions et a démontré que l’endroit n’a pas d’importance dans le concours mondial de talents. « Il n’est pas nécessaire que votre chef du marketing soit dans le bureau d’à côté. Je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas être situé à Dublin ou à Dallas. » Il est possible de tirer parti des ressources externes tout en continuant de former des champions de la propriété intellectuelle solidement ancrés au Canada, indique M. Plant.

 

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La 5G est présentée comme étant la technologie la plus révolutionnaire depuis l’arrivée des services sans fil en 1985. La cinquième génération de la technologie mobile devrait être 100 fois plus rapide que les réseaux 4G en place au Canada, de sorte qu’il sera possible d’envoyer et de recevoir des données instantanément. Vous pourrez par exemple télécharger sur votre téléphone intelligent un film HD de trois heures en moins d’une seconde. C’est cela, la 5G.

Mais attention. Ce n’est pas qu’une question de vitesse. Imaginez des pompiers qui portent un casque de réalité augmentée leur permettant de voir des plans et des images thermiques en temps réel, ou encore un médecin à Halifax qui effectue, toujours en temps réel, une chirurgie sur un patient à Regina.

Selon le Financial Times, la 5G révolutionnera nos vies, et elle est déployée au Canada en ce moment même.

Elle suscite un vif engouement, mais quelles répercussions aura-t-elle sur le Canada? Étant encore aux stades des balbutiements, la technologie n’a pas encore atteint sa pleine capacité. Cependant, d’ici l’été 2021, une étape importante sera franchie : le CRTC mettra aux enchères les extrêmes hautes fréquences (3 500 MHz). Il faut donc dès maintenant prévoir le coup. Que ce soit en agriculture ou en santé, le Canada dispose d’atouts pour accroître son avantage concurrentiel.

Lors de son passage au balado Disruptors, Claire Gilles, présidente de Bell Mobilité, affirmait que la 5G est une occasion de repenser les entreprises et les organisations, et d’explorer l’art du possible.

« Comment pouvons-nous tirer profit de la réalité augmentée et de la réalité virtuelle dans un contexte de formation ? Comment utiliser ces technologies dans le domaine médical, pour effectuer des chirurgies à distance, par exemple ? Un monde de possibilités s’ouvre à nous, mais nous devons tous consacrer nos efforts et nos investissements à la réalisation de ces possibilités sur le marché canadien. »

Le Canada est freiné par la petite taille de son infrastructure et sa faible densité de population. Pour faire sa place, il devra donc bâtir une infrastructure solide. Nous pouvons toutefois nous appuyer sur une base solide et une longue histoire d’innovation.

« La promesse de la 5G ne réside pas tant dans le déploiement de l’infrastructure, » a déclaré Keith Ponton, consultant principal en systèmes informatiques à IBI Group, un cabinet mondial d’architecture, d’ingénierie et de technologie. « La course à la 5G consiste à développer des technologies et des approches novatrices pour tirer le maximum de l’infrastructure ».

Il rappelle la riche histoire du Canada en matière d’innovation dans le domaine agricole. « Il existe un certain nombre de technologies fondées sur la 5G dont profiteraient les fermes intelligentes de demain. Nous pourrions ainsi être un chef de file dans un domaine que nous comprenons déjà. »

« Il est important de connaître un bon départ dans cette course. Nous ne pouvons pas attendre que l’infrastructure soit entièrement déployée avant de commencer à réfléchir aux applications novatrices qui constitueront le fondement de l’innovation et de la conduite des affaires au cours des dix prochaines années, » ajoute-t-il.

L’avenir que nous imaginons aujourd’hui dictera l’avenir que nous construirons demain. La 5G procurera aux villes intelligentes la connexion permanente et en temps réel dont elles auront besoin (pensons aux véhicules autonomes, aux lampadaires connectés et munis de capteurs ou encore aux avis en temps réel sur l’achalandage dans les transports en commun).

La 5G se traduira également en économies pour les municipalités de partout au pays. Selon l’Association canadienne des télécommunications sans fil, la 5G pourrait entraîner, à Vancouver, une réduction des émissions de CO2 équivalant au retrait de 12 500 véhicules de la circulation. En mettant en place un réseau électrique intelligent fondé sur la 5G, Calgary pourrait faire économiser jusqu’à 87 millions de dollars à ses citoyens. Enfin, la petite ville de Kingston (Ontario) pourrait économiser 930 000 $ par année grâce à l’éclairage urbain intelligent.

Le déploiement de l’infrastructure commence tout juste, mais c’est maintenant qu’il faut innover. D’autres pays utilisent déjà des technologies 5G révolutionnaires. Ne les laissons pas nous distancer. Autrement, nous risquons de perdre l’avantage concurrentiel que nous procure notre statut de pionnier.