
La semaine prochaine, tous les regards seront tournés vers le rapport sur l’emploi de juin. Cependant, pour une Fed entièrement focalisée sur l’inflation, nous nous attendons à ce que les données de juin continuent de rassurer plutôt que de susciter des inquiétudes de la part d’une Fed qui a relégué largement le volet « emploi » de son mandat au second plan lors de sa réunion de juin. Nous prévoyons la création de plus de 145 000 emplois, avec un taux de chômage restant stable à 4,3 %.
Les chiffres des emplois non agricoles en 2026 sont différents de ceux de 2025. Près de 570 000 emplois ont été créés jusqu’à maintenant cette année (en moyenne 114 000 par mois), par rapport à un nombre dérisoire de 146 000 emplois pour l’ensemble de l’année dernière. Juin devrait poursuivre sur cette lancée, avec un effet bénéfique : la Coupe du Monde. Les secteurs des loisirs et de l’hébergement ont créé plus de 70 000 emplois en mai, principalement dans les services de restauration et les débits de boissons, et nous prévoyons que l’embauche se maintienne en juin, car les stades, les bars et les restaurants ont renforcé leurs effectifs. Nous nous attendons logiquement à ce que ces gains s’inversent d’ici le mois d’août, une fois le tournoi terminé.
Mais cette vigueur ne s’explique pas uniquement par la Coupe du monde. Même en dehors des loisirs et de l’hébergement, l’embauche mensuelle a toujours dépassé les 100 000 postes. Les soins de santé représentent toujours la part du lion, mais la composition s’élargit. Les secteurs exposés aux échanges commerciaux, comme la fabrication, le transport et l’entreposage, récupèrent des emplois perdus en 2025. Les points faibles restent concentrés dans les secteurs des cols blancs (l’information, les services bancaires commerciaux et l’immobilier) qui continuent de perdre des postes.
Un frein cependant : nous nous attendons à un afflux de nouveaux arrivants sur le marché du travail en juin, avec la fin de l’année scolaire et la recherche d’emplois d’été pour les étudiants. Il s’agit d’un phénomène saisonnier habituel, mais il vient gonfler la population active et permet de compenser les départs à la retraite. Toutes choses étant égales par ailleurs, nous prévoyons que le taux d’activité restera stable (à 61,8 %) en juin.

Voici ce que nous surveillerons la semaine prochaine :
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Les données JOLTS pour mai sont obsolètes, mais nous nous attendons à voir moins d’offres d’emploi (7 311 000) par rapport au mois précédent. Les offres d’emploi publiées sur Indeed indiquaient un repli en mai. Le taux d’offres d’emploi du rapport JOLTS correspond aux niveaux d’avant la pandémie, mais les taux d’embauche demeurent exceptionnellement bas. Cela donne à penser que les entreprises sont plus rapides à publier des offres qu’à les pourvoir. Il n’est pas surprenant que le taux de chômage des moins de 25 ans reste élevé, même si celui des personnes en âge de travailler demeure faible.
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Nous ne nous attendons pas à voir beaucoup de mouvement dans l’indice ISM du secteur manufacturier en juin. La plupart des indices du secteur manufacturier de la Fed se sont améliorés (Philadelphie et Kansas City) ou sont demeurés stables (Texas). Les chiffres de la Fed de Richmond et de l’Empire State se sont légèrement affaiblis.
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Les salaires horaires moyens ont probablement continué à augmenter de 0,3 % d’un mois à l’autre en juin, ce qui maintiendra le rythme de croissance des salaires à un niveau élevé par rapport à l’année précédente. Mais la croissance des salaires est à peu près conforme à l’inflation de base des dépenses personnelles de consommation (DPC) et bien en deçà de l’inflation DPC globale, les augmentations ne suivant pas le rythme de l’inflation.
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Les demandes initiales de prestations d’assurance-emploi seront probablement un peu plus élevées pour la semaine se terminant le 20 juin (nous prévoyons 222 000 demandes).
À propos des auteurs :
Mike Reid est chef, Services économiques RBC – États-Unis. Il est chargé d’établir les perspectives économiques de RBC pour les États-Unis, de commenter les indicateurs macroéconomiques et de rédiger des analyses concernant le contexte économique.
Carrie Freestone est économiste principale aux États-Unis à RBC et membre de l’équipe des Services économiques aux États-Unis à RBC Marchés des Capitaux. Elle est responsable de prévoir les principaux indicateurs clés américains, notamment le PIB, l’emploi, les dépenses de consommation et l’inflation aux États-Unis. Elle contribue également aux commentaires sur la conjoncture économique aux États-Unis qu’elle transmet aux clients au moyen de publications, de présentations et par l’intermédiaire des médias.
Imri Haggin est économiste à RBC Marchés des Capitaux, où il se concentre sur la recherche thématique. Ses travaux antérieurs portaient sur la dynamique du crédit à la consommation et la modélisation des liquidités, et mettaient l’accent sur l’utilisation des données pour comprendre les comportements.
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