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L’inflation augmente au Canada en raison du rebond du secteur de l’énergie, tandis que les pressions de base continuent de s’atténuer

La hausse de l’IPC global à 2,4 % sur 12 mois est principalement attribuable à la hausse des prix de l’énergie en raison des conflits au Moyen-Orient, mais les pressions inflationnistes sous-jacentes générales ont montré de nouveaux signes d’essoufflement en profondeur.

La croissance des prix sur 12 mois continue également d’être fortement faussée par des changements fiscaux. L’élimination de la taxe carbone pour les consommateurs dans la plupart des régions du pays en avril dernier signifie que les hausses de prix de l’énergie par rapport à l’an dernier sont plus faibles qu’elles ne l’auraient été autrement. De même, le ralentissement des prix des denrées alimentaires est en grande partie attribuable à la fin du congé fiscal de TPS/TVH il y a un an, à la mi-février, qui avait fait baisser artificiellement le prix des repas au restaurant.

En revanche, les propres mesures de l’inflation de base de la Banque du Canada (qui excluent l’incidence des changements fiscaux ainsi que les fluctuations volatiles des prix de l’énergie) restent cohérentes avec un essoufflement de la dynamique inflationniste sous-jacente. L’IPC-tronqué, l’IPC-médian et les services tronqués hors logement se sont établis en moyenne à 1,7 % sur une base moyenne mobile trimestrielle annualisée. Cela marque la poursuite de la tendance à l’atténuation des pressions inflationnistes sous-jacentes, et la part des produits dont les hausses de prix d’un mois à l’autre sont plus importantes que d’habitude a été inférieure depuis le début de l’année 2026.

Même si certaines composantes, en particulier les prix de l’épicerie et les loyers, demeurent nettement supérieures au niveau de l’année dernière (environ 4 %), le rapport de mars renforce notre opinion selon laquelle les récentes hausses des prix du pétrole peuvent faire grimper l’inflation globale à court terme, mais qu’il est peu probable qu’elles ravivent les pressions inflationnistes plus générales. La Banque du Canada surveillera de près les prévisions d’inflation, mais le ralentissement de la croissance des prix de base donne à la banque centrale la latitude nécessaire pour garder un œil sur une conjoncture économique morose et un taux de chômage toujours élevé.



  • Les prix de l’énergie ont été l’un des principaux facteurs de la hausse mensuelle. Les prix de l’essence ont bondi de 5,9 % sur 12 mois en mars, mettant fin à une série de 12 baisses mensuelles consécutives amorcées au début de l’année 2025.

  • L’inflation sur 12 mois continue de refléter les effets de base liés aux changements fiscaux précédents, notamment le congé fiscal de TPS/TVH, qui a fait baisser le niveau des prix l’an dernier et continue de faire grimper les chiffres actuels.

  • Les propres mesures de l’inflation de base de la Banque du Canada (qui excluent l’incidence des changements fiscaux) ont légèrement augmenté en mars, mais sont restées proches de l’objectif de 2 %. En moyenne sur une période mobile de trois mois annualisée, l’IPC tronqué s’établissait à 1,3 %, l’IPC médian, à 2 % et les services tronqués hors logement, à 1,9 %.

  • L’indice de diffusion, qui suit l’ampleur des pressions inflationnistes, est demeuré faible. En mars, 35 % du panier a dépassé 3 % (sur une base annualisée de taux de croissance sur 3 mois) et 19 % ont dépassé 5 %, ce qui correspond aux normes historiques d’avant la pandémie.

  • Toutefois, certaines sous-composantes sont demeurées élevées. Les prix des aliments se sont maintenus à 4 % sur 12 mois, l’inflation des produits d’épicerie étant passée de 4,1 % auparavant à 4,4 %. Les prix des repas au restaurant ont ralenti, mais cette situation est en grande partie attribuable aux distorsions découlant du congé fiscal.

  • Par ailleurs, l’inflation du logement a grimpé à 1,7 %, mettant fin à une période de ralentissement qui avait commencé en septembre 2025. Dans cette catégorie, les loyers sont passés de 3,9 % en février à 4,3 % en mars.

  • Le transport interurbain a également bondi, annulant la tendance à la baisse des prix sur 12 mois qui persistait depuis le milieu de l’année 2024. Les prix du transport aérien ont augmenté de 3 %, potentiellement en raison de la hausse des coûts du carburant qui a fait grimper les prix des billets d’avion.


À propos de l’auteur :

Abbey Xu est économiste à RBC. En tant que membre du groupe d’analyse macroéconomique, elle se spécialise dans les modèles de prévisions macroéconomiques, et présente des analyses et des mises à jour opportunes sur les tendances économiques.


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