En résumé :
Le bilan des ménages canadiens a fait preuve d’une résilience constante au cours du premier trimestre de 2026. La valeur nette des ménages a augmenté de 1,3 % pour s’établir à 18 600 G$, grâce à des gains dans les actifs financiers et non financiers.
La stabilisation de l’immobilier a permis un renversement positif après trois trimestres consécutifs de baisse, tandis que les gains boursiers sont demeurés positifs malgré leur plus faible croissance trimestrielle en un an.
Le taux d’épargne des ménages a diminué légèrement, ce qui correspond aux attentes selon lesquelles les Canadiens allaient devoir utiliser leurs économies pour maintenir leur consommation dans un contexte de pressions exercées par les coûts de l’énergie. Les données sur les dépenses des titulaires de cartes RBC appuient cette hypothèse de façon préliminaire, même si l’effet complet demeure brouillé par leur décalage. Les données du deuxième trimestre brosseront un tableau plus clair, car les pressions soutenues sur les prix de l’énergie et l’inflation plus générale seront mieux reflétées.
En détail :
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La faiblesse du marché de l’habitation qui a caractérisé 2025 a montré des signes de stabilisation au premier trimestre, car l’indice MLS des prix des propriétés de l’Association canadienne de l’immobilier (ACI) a affiché des gains (+1,3 % sur 1 mois) après trois trimestres consécutifs de baisse. Ce renversement offre un répit bienvenu au ralentissement persistant de la richesse des ménages, même si l’élan demeure fragile.
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Les actifs financiers ont progressé de 1,3 %, l’indice composé S&P/TSX gagnant 3,3 % au cours du trimestre. Les actions du secteur de l’énergie ont contribué de façon disproportionnée aux rendements, car les prix élevés des marchandises ont stimulé les valorisations sectorielles à la suite des tensions géopolitiques et de la flambée des prix de l’énergie à la fin de février.
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Le taux d’épargne des ménages est passé de 4,4 % au quatrième trimestre de 2025 à 3,5 % au premier trimestre de 2026, et la croissance des devises et des dépôts a diminué pour s’établir à 0,4 % par rapport à 0,8 % au trimestre précédent. Le faible recul des économies correspond aux attentes selon lesquelles les ménages allaient devoir piger dans leurs économies pour maintenir leur consommation, car les prix de l’énergie ont augmenté vers la fin du trimestre.
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La dette des ménages contractée sur les marchés du crédit a augmenté pour atteindre 3 250 G$ à un rythme mesuré de 1,1 % au premier trimestre. Les emprunts hypothécaires ont contribué à la majeure partie de la croissance, même si les nouvelles émissions sont demeurées limitées à 22,6 G$, soit le rythme le plus lent depuis le premier trimestre de 2024. Cela e a été plus que compensé par l’augmentation des dettes non hypothécaires.
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Le ratio du service de la dette est passé de 14,7 % à 14,8 %, car le total des paiements a dépassé la croissance des revenus. Le ratio du service de la dette non hypothécaire des ménages est demeuré bien en deçà du niveau prépandémique, ce qui offre une souplesse additionnelle aux emprunteurs.
À propos de l’auteur :
Rachel Battaglia est économiste à RBC. Elle fournit des prévisions pour les économies provinciales canadiennes et analyse les principales tendances en matière de logement et de dépenses de consommation.
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