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L’excédent commercial du Canada se resserre en juillet en raison de la baisse de l’or et de l’énergie et la hausse des importations automobiles

L’excédent commercial des marchandises canadien s’est significativement resserré, passant de 4,2 milliards de dollars en juin à 769 millions de dollars en juillet (révision à la hausse depuis 3,9 milliards de dollars), car les exportations ont chuté de 2,3 % et les importations ont augmenté de 2,2 %.

La baisse des exportations a été la première en six mois et a été principalement attribuable à la baisse des exportations de métaux et de substances minérales non métalliques (principalement de l’or brut). La baisse a été amplifiée par la baisse des exportations d’énergie (-4,4 %), les expéditions de pétrole brut (-5,6 %) ayant reculé en raison de la baisse des prix et des volumes.

Les importations ont enregistré leur plus forte hausse depuis février 2026, en raison principalement des importations records de véhicules et de pièces automobiles (+11,4 %), stimulées en partie par le nombre moins élevé que d’habitude d’arrêts de production liés à l’entretien en juillet.

Les données mensuelles sur le commerce sont très volatiles et sujettes à révision, mais le repli de l’excédent commercial en juillet renforce le fait qu’au moins une partie de l’augmentation importante de la croissance du PIB attribuable aux échanges nets au deuxième trimestre sera effacée au troisième trimestre.

De plus, les droits de douane prévus à l’article 338 mis en œuvre en août mineront davantage la demande américaine de biens canadiens. Néanmoins, ces mesures, bien qu’elles nuisent considérablement à des secteurs et à des industries ciblés, n’ont une incidence que sur une petite partie de l’économie totale (0,4 % du PIB et des emplois) et environ 5 % des exportations canadiennes vers les États-Unis. En outre, plus de 80 % des exportations canadiennes vers les États-Unis en franchise de droits devraient le rester. De même, les droits de douane de représailles du Canada devraient avoir une incidence sur un petit 3 % des importations totales, avec possibilité d’une substitution de produits par d’autres pour éviter de payer des coûts plus élevés.

À ce jour, les données sont globalement conformes à notre prévision selon laquelle l’économie canadienne ne répétera pas le rythme soutenu de la croissance au deuxième trimestre, mais nous nous attendons à une amélioration graduelle ultérieure, malgré un contexte de commerce international toujours très incertain. Néanmoins, la prépondérance du risque pesant sur les taux de croissance à court terme tend vers une baisse, avec, en outre, la possibilité d’une nouvelle escalade des relations commerciales entre le Canada et les États-Unis.


  • Le commerce de marchandises canadien s’est resserré en juillet, bien qu’il s’agisse du cinquième excédent consécutif, passant de 4,2 milliards de dollars révisés à la hausse (auparavant 3,9 milliards de dollars) en juin à 769 millions de dollars.

  • L’important rétrécissement de l’excédent commercial en juillet est principalement attribuable à la baisse des exportations (-2,3 %), notamment de métaux précieux (or) et d’énergie. La hausse des importations de véhicules et pièces automobiles a largement alimenté la hausse des importations (+2,2 %).

  • Si l’on exclut l’incidence des prix, les volumes d’exportations ont reculé de 2,2 %, tandis que les volumes d’importations ont augmenté de 2,7 % en juillet. La hausse des volumes d’importations a marqué la première augmentation depuis février 2026.

  • L’excédent commercial du Canada avec les États-Unis s’est chiffré à 5,9 milliards de dollars en juillet, contre 10,3 milliards de dollars en juin. Les exportations vers les États-Unis ont fortement chuté de 6,6 %, tandis que les importations ont augmenté de 1,8 %.

  • Les échanges commerciaux avec les pays hors États-Unis ont atteint un sommet record de 25,6 milliards de dollars, les exportations ayant augmenté pour un troisième mois consécutif, en hausse de 7,4 % par rapport à juin (hausse de près de 50 % d’une année sur l’autre). Les importations ont augmenté de 2,8 %.

  • Les données américaines présentées séparément montrent que le taux tarifaire effectif moyen sur les biens canadiens a peu varié depuis juin, à environ 2,8 % en juillet. La part des exportations passant la frontière en franchise de droits est demeurée à près de 86 %, en raison principalement des dispenses pour le commerce en franchise de droits en vertu de l’ACEUM.


À propos de l’auteur :

Salim Zanzana est économiste à RBC. Il se concentre sur les questions macroéconomiques émergentes, allant des tendances du marché du travail aux changements dans la croissance structurelle à long terme du Canada et d’autres économies mondiales


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