En résumé :
L’inflation s’est maintenue à 3 % sur 12 mois en août au Canada, soit le même taux qu’en juillet. La croissance des prix de l’énergie est demeurée élevée, mais a peu varié, car les prix de l’essence ont diminué par rapport à juillet, tout en demeurant supérieurs de 23 % au niveau d’il y a un an. L’inflation des aliments a continué d’exercer des pressions sur les budgets des ménages, mais elle a diminué pour s’établir à 2,8 % sur 12 mois en août, son plus bas niveau depuis la fin de 2024.
Les pressions inflationnistes sous-jacentes sont restées relativement limitées. L’indice des prix à la consommation (IPC) hors aliments et énergie a augmenté pour s’établir à 2,1 % sur 12 mois, tandis que les mesures privilégiées par la Banque du Canada, soit l’IPC tronqué et l’IPC médian, se sont maintenues près de la cible de 2 %. Les mesures de l’ampleur de l’inflation ont également été contenues, ce qui porte à croire que la croissance exceptionnellement forte des prix est demeurée concentrée dans un groupe relativement restreint de catégories.
Il y a toujours peu de signes que les coûts élevés de l’énergie génèrent une inflation secondaire importante. La croissance des prix est demeurée élevée dans les catégories à forte intensité énergétique, comme les voyages aériens, mais elle ne s’est pas propagée de façon importante à l’ensemble du panier de consommation. Le risque d’une répercussion plus importante augmentera si les prix du pétrole demeurent élevés plus longtemps, ce qui rendra l’ampleur et la persistance des pressions sous-jacentes sur les prix plus importantes que les fluctuations de l’inflation globale d’un mois sur l’autre.
Le rapport d’août cadrait largement avec notre hypothèse de base selon laquelle la Banque du Canada maintiendra son taux directeur inchangé jusqu’à la fin de 2026, avant de l’augmenter graduellement en 2027 à mesure que l’économie se raffermira. Les risques entourant ces prévisions penchent de plus en plus vers une hausse plus hâtive, surtout si les prix élevés de l’énergie persistent pendant que l’économie et le marché de l’emploi continuent de se redresser. Les preuves sont toutefois limitées jusqu’à présent, et nous continuerons de surveiller les effets de la répercussion des prix de l’énergie.

En détail :
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L’inflation globale selon l’IPC a augmenté de 0,2 % sur un mois en août, sur une base désaisonnalisée, ce qui fait en sorte que le taux d’inflation annuel demeure stable à 3 %.
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Les prix de l’énergie étaient de 15,4 % plus élevés que l’année dernière, comparativement à une hausse de 16,6 % en juillet.
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Les prix de l’essence ont reculé de 0,9 % par rapport à juillet, mais sont demeurés supérieurs de 23 % au niveau d’il y a un an.
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L’inflation des prix des aliments s’est établie à 2,8 % sur 12 mois, comparativement à 3 % en juillet. Les prix de l’épicerie ont augmenté de 2,8 %, par rapport à 3,1 % en juillet. C’est la première fois en plus de deux ans que la croissance des prix de l’épicerie est inférieure à l’inflation globale.
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L’IPC, excluant les aliments et l’énergie, s’est établi à 2,1 % sur 12 mois, ce qui continue de signaler des pressions sur les prix relativement limitées à l’extérieur des catégories les plus volatiles.
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Les mesures de base privilégiées par la Banque du Canada sont demeurées près de la cible. L’IPC tronqué était de 1,9 % sur 12 mois, tandis que l’IPC médian était de 2 % sur 12 mois, ce qui fait en sorte que leur moyenne demeure stable par rapport au mois dernier.
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La mesure tronquée des services hors logement, parfois appelée « supercore », était de 2,6 % sur 12 mois, comparativement à 2,5 % en juillet. La moyenne mobile annualisée sur trois mois a légèrement diminué : elle est passée de 2,8 % en juillet à 2,7 %.
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Les mesures de l’amplitude de l’inflation sont restées contenues. La part des composantes du panier de l’IPC qui se sont hissées au-delà des 3 % au cours des trois derniers mois est passée de 30,6 % en juillet à 25,9 %, tandis que la part qui a crû de plus de 5 % est passée de 25,4 % à 17,7 %.
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Les prix des billets d’avion étaient de 15 % plus élevés que l’année dernière, comparativement à une hausse de 12 % en juillet.
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Les prix des vêtements ont reculé de 1,1 % sur 12 mois en août, après avoir grimpé de 0,9 % en juillet, en raison des prix plus bas des vêtements pour hommes (-2,3 %) et pour enfants (-1,9 %), ce qui a été partiellement compensé par la stabilité des prix des vêtements pour femmes.

À propos de l’auteur :
Abbey Xu est économiste à RBC. En tant que membre du groupe d’analyse macroéconomique, elle se spécialise dans les modèles de prévisions macroéconomiques, et présente des analyses et des mises à jour opportunes sur les tendances économiques.
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