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Nouvelles représailles tarifaires des États-Unis Ce que cela signifie pour l’économie canadienne

La dernière réponse de l’administration américaine aux représailles tarifaires du Canada par suite de l’échec des négociations commerciales bilatérales peut sembler alarmante, mais elle représente une escalade relativement mineure de la guerre commerciale.

Voici un aperçu des nouvelles mesures américaines :

  • Changements à la liste des produits canadiens ciblés par des droits de douane sur les importations de 50 % en août, en vigueur le 15 septembre. De nouveaux produits ont été ajoutés à la liste tarifaire précédente de l’article 338, mais certains produits ont également été retirés, ce qui équilibre à peu près la valeur en dollars des importations.

  • Un sous-ensemble de produits (boissons alcoolisées, produits laitiers et certaines motocyclettes) auparavant visé par des tarifs de 50 % sera maintenant assujetti à une interdiction pure et simple d’importation à compter du 29 septembre.

  • Le président Trump a également annoncé sur les médias sociaux que les États-Unis s’efforceront de retirer les produits canadiens de certains contrats d’approvisionnement gouvernementaux.

Même si l’annonce semble dramatique, cette prochaine série de mesures aurait pu être pire que ce qui a été imposé, selon nos estimations.

Les tarifs douaniers imposés en vertu de l’article 338 continuent d’influer sur une petite partie des échanges commerciaux (5 % des importations américaines en provenance du Canada), ce qui perturbe considérablement les secteurs ciblés, mais ils ont une incidence limitée sur l’ensemble de l’économie.

Le risque réel demeure une nouvelle escalade vers une guerre commerciale axée sur des mesures réciproques couvrant une part beaucoup plus importante du commerce, ce qui ne s’est pas encore produit avec ces récents événements.

Voici nos dernières réflexions ou nos derniers calculs sur l’incidence potentielle des nouvelles mesures et ce qu’elles pourraient signifier pour l’avenir de la relation commerciale entre le Canada et les États-Unis.

  • Les droits de douane de 50 % imposés en août dans le cadre de l’article 338 s’appliquent maintenant à 110 autres importations américaines en provenance du Canada, mais environ 10 codes de produits ont également été retirés de la liste.

  • La nuance est que, en 2025, les importations américaines des 10 produits retirés de la liste tarifaire étaient presque aussi importantes (environ 1,73 G$ US) que la valeur totale des importations des 110 produits ajoutés (environ 1,85 G$ US).

  • Les interdictions d’importation touchent un total de 68 produits qui étaient déjà ciblés par des droits de douane de 50 % sur les listes précédentes, soit un sous-groupe de produits alcoolisés, de produits laitiers et de motocyclettes.

  • Il s’agit d’une escalade, mais en raison de droits de douane de 50 % sur ces produits, bon nombre d’entre eux étaient déjà probablement trop chers pour les importateurs américains. Par conséquent, l’incidence marginale du changement sur l’économie canadienne est probablement relativement faible (encore une fois, malgré l’incidence importante sur certains exportateurs ciblés).

  • Le président Trump a promis de retirer les produits canadiens du Multiple Award Schedule de l’Administration des services généraux (GSA) (marché public du gouvernement fédéral) en réponse à la politique « Achetez canadien », introduite dans les règles sur l’approvisionnement du gouvernement fédéral canadien, et certaines mesures provinciales qui découragent les achats à partir des États-Unis.

  • Au moment d’écrire ces lignes, nous ne savons pas à quoi cela ressemblera. Les Multiple Award Schedules représentent environ 50 G$ US de dépenses en approvisionnement gouvernemental par année, soit une petite partie du marché public américain. Le gouvernement fédéral américain a engagé près de 800 G$ US dans de nouveaux contrats en 2025, et environ 80 % des dépenses gouvernementales totales non liées à la défense se font aux échelons des administrations étatiques et locales.


À propos de l’auteur :

Nathan Janzen travaille à RBC depuis 2008, où il s’occupe principalement de la couverture des perspectives macroéconomiques du Canada et des États-Unis. Il est titulaire d’une maîtrise en économie de l’Université McMaster et d’un baccalauréat en économie de l’Université de Regina.


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