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L’économie canadienne a poursuivi son expansion en mai, malgré l’incertitude commerciale croissante

L’augmentation plus forte que prévu de 0,3 % du PIB canadien en mai (et l’estimation anticipée d’une autre hausse de 0,2 % en juin) a renforcé la preuve que l’économie a rebondi à un rythme solide au deuxième trimestre, après que la croissance a stagné au cours de l’hiver.

La croissance a touché l’ensemble des secteurs de la production de biens et de la prestation de services, avec des gains dans les mines, les carrières, l’extraction de pétrole et de gaz, la construction, la fabrication, l’immobilier, la location et la gestion publique.

Le rapport de mai s’appuie sur un début de deuxième trimestre meilleur que prévu. Même si certains secteurs sensibles aux échanges commerciaux ont continué de faire face à des difficultés, notamment un repli de l’activité de commerce de gros, la croissance ailleurs est demeurée relativement résiliente, soutenue par une deuxième augmentation consécutive de la production manufacturière, des gains continus dans le secteur des ressources et les signes encourageants de l’activité sur le marché du logement.

Il est bien connu que les données mensuelles du PIB et les estimations provisoires sont sujettes à des révisions, mais les estimations provisoires, y compris l’estimation de la hausse de juin, laissent entrevoir une croissance annualisée de 3,4 % d’un trimestre à l’autre au deuxième trimestre, soit plus d’un point de pourcentage que notre prévision de 2,2 %.

L’intensification des tensions commerciales et les dernières annonces concernant les droits de douane américains présentent des risques de baisse pour les perspectives, en particulier pour les secteurs ciblés. Néanmoins, les signes d’un rebond de la croissance au deuxième trimestre et de stabilisation des marchés du travail sont encourageants. Nous nous attendons toujours à ce que l’économie s’améliore graduellement par personne et par travailleur cette année.



  • Les secteurs producteurs de biens ont progressé de 0,6 % en mai, après une forte hausse de 1,4 % le mois précédent, menées par l’extraction minière, l’exploitation en carrière, l’extraction de pétrole et de gaz, la construction et la fabrication.

  • La production manufacturière a augmenté de 0,3 %, s’appuyant sur le gain de 0,7 % enregistré en avril, avec une vigueur généralisée dans 10 des 18 sous-secteurs.

  • La croissance du PIB de la construction a encore grimpé de 0,8 %, prolongeant la croissance de 1,3 % enregistrée en avril, attribuable principalement à l’ingénierie et à d’autres types de construction, ainsi qu’à la construction résidentielle.

  • Les secteurs de la prestation de services ont progressé de 0,2 %, comme le mois précédent, l’immobilier, la location et le crédit-bail ainsi que les secteurs publics ayant mené le bal, tandis que le commerce de gros a reculé.

  • Plus précisément, la production dans les secteurs de l’immobilier, de la location et du crédit-bail a augmenté de 0,4 % en mai, soit un quatrième gain mensuel consécutif et ce qui cadre avec les solides volumes de reventes de logements au cours de la période.

  • Les estimations provisoires de Statistique Canada (fortement sujettes à des révisions) indiquent que le PIB a légèrement augmenté de 0,2 % en juin. Les gains réalisés dans les secteurs de la vente en gros, de la finance, de l’assurance et du commerce de détail ont été en partie contrebalancés par les pertes dans les secteurs des services publics, de l’agriculture, de la foresterie, de la pêche et de la chasse.

  • Ensemble, les données disponibles donnent à penser que l’élan économique est demeuré globalement positif au deuxième trimestre, même si l’incertitude entourant la politique commerciale mondiale continue de peser sur les perspectives pour le deuxième semestre de l’année.


À propos des auteurs :

Nathan Janzen travaille à RBC depuis 2008, où il s’occupe principalement de la couverture des perspectives macroéconomiques du Canada et des États-Unis. Il est titulaire d’une maîtrise en économie de l’Université McMaster et d’un baccalauréat en économie de l’Université de Regina.

Abbey Xu est économiste à RBC. En tant que membre du groupe d’analyse macroéconomique, elle se spécialise dans les modèles de prévisions macroéconomiques, et présente des analyses et des mises à jour opportunes sur les tendances économiques.


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