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Aperçu des résultats financiers de l’exercice 2005 et du premier trimestre 2006

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Barbara G. Stymiest
Chef de l'exploitation
RBC Groupe Financier
la 137e assemblée annuelle de la Banque Royale du Canada

Toronto (Ontario)
3 mars 2006

Merci Gord, et bonjour Mesdames et Messieurs. J'ai le plaisir de vous présenter les résultats financiers de l'exercice 2005 et du premier trimestre de 2006 de votre société. J'ajouterai aussi quelques mots à ce qu'a dit Gord sur notre engagement en matière de responsabilité de l'entreprise.

Nous avons enregistré des résultats records en 2005, le bénéfice net ayant augmenté de 21 pour cent par rapport à 2004 pour s'établir à 3,4 milliards de dollars. Le bénéfice par action a aussi monté de 21 pour cent, à 5,13 $. Depuis 2001, le bénéfice net et le bénéfice par action ont gagné plus de 45 pour cent. Le rendement des capitaux propres attribuables aux actionnaires ordinaires a aussi grimpé de 18 pour cent en 2005, soit le niveau le plus élevé en 5 ans.

Nous avons exécuté avec succès un certain nombre d'initiatives touchant les revenus et les coûts, dans l'ensemble de RBC. La conjoncture économique y était propice, et ces deux facteurs conjugués ont permis la solide performance de l'an dernier. Nous avons réalisé une forte croissance des revenus dans nos secteurs de prêt, de dépôt, d'assurance et de gestion de patrimoine, avec une provision pour pertes sur créances spécifiques moins élevée, dans un environnement favorable en matière de crédit. Nos frais liés aux assurances ont subi le contrecoup de l'augmentation des volumes d'affaires dans le secteur de l'assurance invalidité (qui comprend les activités canadiennes de UnumProvident depuis le 1er mai 2004) et des réserves de 203 millions de dollars pour les indemnités nettes projetées se rapportant aux ouragans. Nos activités d'encadrement des coûts ont été très positives, compte tenu que nous avons constitué une réserve de 591 millions de dollars relative au litige lié à Enron. Nous avons aussi enregistré des charges liées au réalignement de l'entreprise moins élevées et un taux d'impôt sur les bénéfices réel moindre. Nos résultats de 2004 avaient subi le contrecoup de quelques éléments tels que des charges pour perte de valeur de l'écart d'acquisition lié à RBC Mortgage Company et de la contrepassation d'une tranche de la provision cumulative générale.

Nous sommes heureux du rendement solide de tous nos secteurs d'activité l'année dernière. Dans le secteur Particuliers et entreprises — Canada, le bénéfice net a crû de 13 pour cent pour atteindre le niveau record de 2,3 milliards de dollars en 2005. Cela traduisait largement la forte croissance des revenus dans tous les secteurs d'exploitation, qui a donné lieu à des revenus records de 12,5 milliards de dollars, en hausse de 11 pour cent sur 2004.

Le bénéfice net des activités poursuivies dans notre secteur Particuliers et entreprises — États-Unis et International a augmenté de 94 pour cent en dollars US. Mais, en raison de l'appréciation du dollar canadien, après conversion, il a augmenté de 78 pour cent pour s'établir au niveau record de 401 millions de dollars. Nos activités de banque et de gestion de patrimoine dans ce secteur ont connu une forte croissance des résultats. Les revenus ont gagné 11 pour cent en dollars US mais n'étaient en hausse que de 3 pour cent après conversion en dollars canadiens, en raison de la vigueur de notre monnaie. La croissance était imputable à la hausse des commissions de gestion de placements dans l'activité de gestion de patrimoine et à une forte croissance des prêts et des dépôts dans l'activité de banque. Ce secteur a aussi fait preuve d'un excellent contrôle des coûts.

Le bénéfice net du secteur Marchés des Capitaux, de 746 millions de dollars en 2005, a subi le contrecoup d'une réserve de 326 millions de dollars après impôts relative au litige lié à Enron. Sans cette réserve, le bénéfice net du secteur aurait dépassé 1 milliard de dollars principalement grâce à une croissance des revenus de 3 pour cent, à une diminution du taux d'imposition effectif et à une compression des frais de rémunération. En ce qui concerne le rendement global de RBC, nous avons atteint la plupart de nos objectifs en 2005. Alors que les actionnaires ont bénéficié d'une augmentation de 31 pour cent du cours de nos actions ordinaires pendant l'exercice 2005, nous nous sommes classés dans le deuxième quartile pour nos ratios cours/bénéfice et cours/valeur comptable, comparativement à l'indice S&P/TSX des banques. Nos activités d'encadrement des coûts, comme je l'ai déjà mentionné, ont subi le contrecoup de la réserve relative au litige lié à Enron, sans quoi nous aurions atteint notre objectif.

Nous avons réalisé une augmentation des dividendes sur nos actions ordinaires de 16 pour cent pour nos actionnaires en 2005. Notre ratio de distribution s'est élevé à 45 pour cent, en plein milieu de notre fourchette cible de 40-50 pour cent. Depuis 2001, nous avons relevé nos dividendes à un taux annuel composé de 14 pour cent.

Nous croyons que nos objectifs financiers pour 2006 sont ambitieux. Ils ont aussi été légèrement modifiés par rapport à ceux de l'an dernier. Nous avons haussé notre objectif de RCP à plus de 20 pour cent et remplacé l'objectif de contrôle des frais par un objectif de levier d'exploitation de plus de 3 pour cent, car nous estimons qu'il est plus logique de considérer le taux de croissance des frais à la lumière de celui des revenus. Nous avons aussi modifié l'objectif de qualité du portefeuille, car nous croyons que cet exercice présentera moins de possibilités de recouvrement. De plus, nous avons établi un plancher pour le ratio du capital de première catégorie de 8 pour cent.

D'autre part, nous avons réduit nos objectifs à moyen terme à un seul : Procurer constamment à nos actionnaires un rendement total se situant dans le quartile supérieur par rapport à notre groupe de pairs au Canada et aux États-Unis, qui se compose des 20 premières institutions financières nord-américaines. Comme Gord l'a dit, au cours des cinq à dix dernières années, nos rendements ont nettement dépassé ceux des premières banques des États-Unis et d'autres pays étrangers.

Premier trimestre de 2006

Les résultats de notre premier trimestre, auxquels je reviendrai sous peu, sont le reflet de la bonne conjoncture économique nord-américaine et de notre réussite dans l'exécution de nos stratégies. Cette conjoncture était caractérisée par des taux d'intérêt relativement bas mais en hausse, des bilans solides des ménages et des entreprises et une grande confiance des consommateurs. De plus, les entreprises ont continué d'investir dans les stocks et dans une infrastructure plus productive. Ces facteurs ont entraîné de fortes dépenses de consommation et une bonne demande de prêts à la consommation ainsi que des niveaux plus élevés de prêts aux entreprises et le maintien d'une solide qualité de crédit. Les marchés boursiers se sont bien comportés pendant le trimestre, entraînant de fortes ventes et une bonne appréciation du capital dans les fonds communs de placement ainsi que des volumes plus élevés d'activités de courtage traditionnel. L'économie canadienne devrait rester solide en 2006 avec une croissance du PIB réel qui est prévue à 3,4 pour cent, contre 2,9 pour cent en 2005. La croissance économique des États-Unis devrait aussi rester ferme en 2006 avec une croissance du PIB prévue à 3,2 pour cent, ce qui est légèrement inférieur aux 3,5 pour cent de 2005.

Comme Gord l'a dit, au premier trimestre, nous avons dégagé un bénéfice net record de 1,17 milliard de dollars, qui dépassait de 20 pour cent celui du premier trimestre de 2005. Le bénéfice par action a augmenté de 19 pour cent à 1,78 $, et le rendement des capitaux propres a grimpé à 23,9 pour cent. Nous avons enregistré une bonne croissance des revenus, une baisse de la provision pour pertes sur créances et une diminution des impôts sur le bénéfice.

Chacun de nos secteurs d'activité a augmenté son bénéfice net par rapport à celui de l'année précédente et a contribué à nos résultats records.

Le bénéfice net de notre secteur Particuliers et entreprises — Canada ressort à 669 millions de dollars, en hausse de 12 pour cent par rapport à l'an dernier. Cela traduit une augmentation des revenus, qui ont gagné 10 pour cent, pour s'établir au niveau record de 3,3 milliards de dollars, car nous avons su faire croître les prêts et les dépôts personnels et d'entreprise ainsi que nos activités de gestion de patrimoine et d'assurance. Les frais autres que d'intérêt n'ont augmenté que de 6 pour cent pour soutenir nos secteurs en croissance, soit un taux bien inférieur à celui des revenus.

Le bénéfice net de notre secteur Particuliers et entreprises — États-Unis et International du premier trimestre a augmenté de 9 pour cent en dollars US. Cependant, la vigueur continue du dollar canadien par rapport au dollar US a réduit le taux de croissance après conversion en dollars canadiens à 3 pour cent. Les revenus étaient en hausse de 10 pour cent en dollars US, mais de 5 pour cent en dollars canadiens.

RBC Marchés des Capitaux a dégagé des résultats records de 330 millions de dollars au premier trimestre, en hausse de 25 pour cent par rapport à l'an dernier, témoignant du succès de notre stratégie pour structurer et bâtir une banque grand marché diversifiée qui offre tous les services tout en limitant la volatilité des résultats. L'augmentation du bénéfice net était attribuable à divers facteurs, notamment une activité de fusion et d'acquisition plus soutenue, des résultats plus élevés provenant de filiales exploitées dans des territoires où les taux d'imposition des bénéfices sont plus faibles et une meilleure qualité du crédit, pour laquelle nous avons bénéficié d'une contrepassation de 50 millions de dollars de la provision cumulative générale. Les revenus ont baissé de 8 pour cent puisque les revenus tirés des activités de négociation, quoique au niveau le plus élevé en quatre trimestres, étaient en baisse par rapport au niveau très élevé un an plus tôt.

Dans l'ensemble, les revenus de RBC au premier trimestre ont progressé de 4 pour cent, atteignant un niveau record de près de 5 milliards de dollars, grâce à une croissance dans presque tous les secteurs d'exploitation. Les frais autres que d'intérêt ont aussi augmenté de 4 pour cent. L'appréciation du dollar canadien a réduit les revenus de 60 millions de dollars et les frais de 35 millions de dollars, au premier trimestre.

Maintenant, à propos de la qualité du portefeuille, qui est restée solide au premier trimestre, la provision totale pour pertes sur créances s'est élevée à 47 millions de dollars, en baisse de 61 millions de dollars par rapport à l'an dernier, 50 millions de dollars étant attribuables à une contrepassation d'une tranche de la provision cumulative générale. Les prêts douteux bruts se sont élevés à 800 millions de dollars, en baisse de 24 pour cent par rapport à l'an dernier grâce à la conjoncture toujours propice et à de puissants efforts de recouvrement touchant les comptes de grandes entreprises et comptes commerciaux.

La situation du capital s'est renforcée au cours du dernier exercice et, à 9,5 pour cent, notre ratio du capital de première catégorie reste bien au-dessus de notre objectif de 8 pour cent et plus. Nous sommes heureux du rendement total de 45 pour cent pour les détenteurs d'actions ordinaires au cours des douze derniers mois, ce qui comprend une augmentation de 41 pour cent du cours de notre action. Nos dividendes sur actions ordinaires étaient en hausse de 16 pour cent entre les premiers trimestres de 2005 et de 2006. Et comme Gord l'a mentionné, ce matin, nous avons annoncé une augmentation de 8 cents de notre dividende trimestriel sur les actions ordinaires, à 72 cents par action au deuxième trimestre, soit 36 cents après prise en compte du dividende en actions, pour les actionnaires inscrits le 25 avril 2006.

Avant de redonner la parole à David O'Brien, j'aimerais m'attarder quelques minutes sur la concentration de RBC sur la responsabilité d'entreprise. Un des principes directeurs du Code de déontologie de RBC dit que « RBC se doit d'apporter une contribution positive à la société tout en dégageant un bénéfice pour ses actionnaires ».

De notre point de vue, la responsabilité de l'entreprise n'est pas simplement un programme géré par un seul service ; ce n'est pas non plus une politique unique. Elle consiste à mener nos activités avec intégrité, en soutenant l'environnement et nos collectivités, et en favorisant la viabilité à long terme tout en contribuant au bien-être actuel et futur de toutes nos parties prenantes. L'importance d'un comportement empreint d'intégrité jour après jour, dans toutes nos opérations, dans chaque partie de notre entreprise, explique pourquoi la responsabilité de l'entreprise était une partie aussi fondamentale de notre initiative de transformation, sur le thème « Le client avant tout », il y a un an.

Nous comprenons que la manière dont nous nous conduisons comme citoyens est un ingrédient crucial du rendement de notre entreprise, qui est mesuré et analysé presque aussi vigoureusement que nos chiffres financiers. Et agir d'une manière responsable, c'est une saine gestion qui nous profite à tous.

Que signifie notre engagement envers une saine gestion ? Cela signifie que nous tous, administrateurs, membres de la direction et employés, sommes attaché :

  • à une bonne gouvernance et à un comportement éthique,
  • au respect de la diversité,
  • au respect de l'environnement,
  • au respect des employés, et
  • à l'offre de produits et de services responsables à tous nos clients.

Nous sommes fiers d'être reconnus pour notre engagement envers les collectivités et les bonnes causes, à la fois localement et dans le monde entier, et Gord a mentionné quelques-unes de ces réalisations et distinctions tout à l'heure. De plus, au Forum économique mondial de Davos, RBC a été inscrite sur la liste « Global 100 » pour la deuxième année de suite. Cette liste rend hommage aux 100 sociétés dans le monde qui gèrent le mieux les occasions à saisir et les risques environnementaux, sociaux et de gouvernance. RBC était la seule banque canadienne figurant sur cette liste. Nous continuons aussi de faire partie du groupe choisi de sociétés canadiennes incluses dans le Dow Jones Sustainability Index, le Jantzi Social Index et le FTSE4Good Index, qui reconnaissent tous les chefs de file mondiaux sur les plans financier, social et environnemental.

Mais soyez assurés que nous savons que la responsabilité de l'entreprise est un cheminement et non un aboutissement. Nous continuons donc de chercher des moyens d'améliorer notre rendement comme entreprise citoyenne tout en produisant de solides résultats financiers.

Merci de votre attention.