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Les propriétés au Canada un peu moins abodables au premier trimestre de 2014, selon Recherche économique RBC

Diminution de l’accessibilité dans la majorité des marchés régionaux

TORONTO, le 27 mai, 2014 -  La hausse des prix des propriétés dans certains des grands marchés canadiens s’est poursuivie au premier trimestre de 2014, entraînant une augmentation des coûts de propriété et une détérioration de l’accessibilité, selon le plus récent rapport Tendances immobilières et accessibilité à la propriété publié aujourd’hui par Recherche économique RBC.

« Les prix des maisons individuelles à Calgary, Toronto et Vancouver ont affiché une hausse considérable au premier trimestre, et cette hausse a alimenté la plus forte augmentation annuelle des prix à l’échelle nationale en près de deux ans, a déclaré Craig Wright, premier vice-président et économiste en chef, RBC. Par conséquent, aucune amélioration globale des conditions d’accessibilité n’a été enregistrée dans l’ensemble du Canada. »

La récente baisse de l’accessibilité était néanmoins modeste et ne représentait pas une menace immédiate pour le marché de l’habitation au Canada, selon RBC.

La mesure d’accessibilité à la propriété de RBC exprime la proportion du revenu avant impôts qu’un ménage doit consacrer aux coûts de possession d’une propriété appartenant à une catégorie précise, selon les valeurs actuelles du marché (une augmentation de la mesure représente une diminution de l’accessibilité à la propriété).

Au premier trimestre de 2014, les mesures d’accessibilité nationales ont augmenté dans deux des trois catégories de propriétés suivies. Les mesures de RBC relatives aux bungalows individuels et aux maisons à deux étages ont augmenté de 0,1 et 0,3 point de pourcentage pour atteindre 43,2 % et 49,0 %, respectivement. Cependant, la mesure de RBC pour les copropriétés a baissé de 0,1 point de pourcentage, à 27,9 %, indiquant une légère amélioration de l’accessibilité pour cette catégorie de propriétés.

L’hiver dernier, l’activité au chapitre des reventes de propriétés a été peu dynamique dans l’ensemble du pays, comme en témoigne la baisse de 4,8 pour cent survenue entre le quatrième trimestre de 2013 et le premier trimestre de 2014. RBC prévoit que cette faiblesse s’éclipsera avec le retour du beau temps dans les prochains mois. Les données d’avril pointent déjà vers une reprise, les reventes ayant connu une hausse de 2,7 pour cent d’un mois sur l’autre, soit le gain le plus élevé depuis août dernier.

« Nous prévoyons, pour le reste du printemps, une reprise de l’activité sur le marché de l’habitation attribuable en grande partie aux creux historiques atteints récemment par les taux hypothécaires fixes, a ajouté M. Wright. Cette reprise sera toutefois de courte durée, car nous croyons que la demande accumulée est limitée et qu’une hausse des taux d’intérêt à long terme va s’amorcer d’ici le troisième trimestre. »

Selon RBC, les reventes de propriétés au Canada en 2014 devraient augmenter modestement de 0,8 pour cent pour atteindre 461 000 unités, soit près de la moyenne sur dix ans de 467 000 unités.

Les perspectives en matière d’accessibilité à la propriété au Canada demeurent contrastées même si les risques pointent vers une détérioration :

  • À court terme, si la hausse des prix devait continuer de s’accélérer dans les principaux marchés canadiens, l’accessibilité à la propriété pourrait se détériorer. Cependant, un nouveau recul des taux hypothécaires ou une croissance beaucoup plus rapide du revenu des ménages pourrait servir de contrepoids.
  • À moyen terme, la normalisation de la politique monétaire entraînera des hausses des taux d’intérêt qui pourraient être trop importantes pour être compensées par d’autres facteurs de l’accessibilité.

 

« Nous prévoyons que la Banque du Canada normalisera son taux de financement à un jour de façon graduelle à compter du milieu de 2015 et que, par conséquent, les taux obligataires augmenteront petit à petit, a ajouté M. Wright. Le risque que la hausse des taux déséquilibre les niveaux d’accessibilité au Canada est donc limité. »

La majorité des marchés régionaux ont connu, au premier trimestre de 2014, une baisse de l’accessibilité par rapport au trimestre précédent, selon RBC. Les marchés de Toronto et Calgary ont enregistré certaines des hausses les plus élevées des mesures de RBC (concentrées dans le segment des maisons à deux étages), mais les hausses ont été en général modestes ailleurs.

Dans les grandes villes canadiennes, la mesure d’accessibilité à la propriété de RBC pour le bungalow individuel de référence s’est établie aux valeurs suivantes pour le premier trimestre de 2014 : 82,4 à Vancouver (hausse de 0,9 point de pourcentage par rapport au trimestre précédent) ; 56,1 à Toronto (hausse de 0,2 point de pourcentage) ; 38,9 à Montréal (hausse de 0,1 point de pourcentage) ; 36,4 à Ottawa (baisse de 0,5 point de pourcentage) ; 34,5 à Calgary (hausse de 0,9 point de pourcentage) ; 32,9 à Edmonton (baisse de 0,2 point de pourcentage).

La mesure d’accessibilité à la propriété, que RBC calcule depuis 1985, est fondée sur le calcul du montant qu’il en coûte pour posséder un bungalow individuel (soit une référence raisonnable pour le marché canadien de l’habitation) à la valeur de marché. D’autres catégories de propriétés sont aussi représentées dans la mesure, notamment la maison à deux étages et l’appartement en copropriété. Plus la mesure est élevée, plus il en coûte cher d’acquérir et de détenir une propriété, selon les valeurs du marché. Ainsi, une mesure d’accessibilité de 50 % signifie que les coûts de propriété, y compris les versements hypothécaires, les services publics et les impôts fonciers, absorbent 50 % du revenu mensuel avant impôts d’un ménage.

Il est important de noter que la mesure de RBC vise à évaluer les coûts de propriété associés à l’achat d’une maison selon la valeur actuelle sur le marché. Elle ne représente pas les coûts réels payés par les propriétaires actuels, la grande majorité d’entre eux ayant acheté leur maison par le passé, selon des valeurs considérablement différentes de celles en cours dans les derniers mois.

Faits saillants pour l’ensemble du Canada :

Colombie-Britannique – Maisons individuelles plus chères

  • L’accessibilité à la propriété demeure faible en Colombie-Britannique. Les mesures d’accessibilité de RBC ont augmenté de 1,2 point de pourcentage, à 74,2 %, pour les maisons à deux étages et de 0,9 point de pourcentage, à 68,4 %, pour les bungalows. La mesure pour les appartements en copropriété est restée à 33,6 %.

Alberta : Un niveau d’accessibilité intéressant

  • Porté par une économie florissante, une augmentation rapide de la population et un niveau d’accessibilité intéressant, le marché de l’habitation albertain demeure parmi les plus robustes au Canada. Les mesures de RBC n’ont progressé que de 0,1 point de pourcentage, à 32,6 %, pour les bungalows individuels et de 0,4 point de pourcentage, à 20,2 %, pour les copropriétés. La mesure pour les maisons à deux étages est restée à 34,4 %.

Saskatchewan : L’accessibilité ne touche pas la demande

  • Les coûts de propriété sont devenus en général un peu plus abordables en Saskatchewan au premier trimestre de 2014. Les mesures de RBC ont fléchi dans deux catégories sur trois. Les baisses ont été de 0,6 point de pourcentage, à 36,4 % pour les bungalows et de 0,1 point de pourcentage, à 25,4 %, pour les appartements en copropriété. Le seul segment ayant fait exception (maisons à deux étages) a inscrit une hausse qui n’a fait qu’effacer un repli observé au trimestre précédent (0,5 point de pourcentage, à 40,7 %).

Manitoba : Une certaine amélioration de l’accessibilité

  • Les acheteurs manitobains ont profité d’une certaine amélioration des niveaux d’accessibilité durant le premier trimestre de 2014. Les mesures de RBC pour les bungalows et les appartements en copropriété ont baissé au premier trimestre, de 0,4 et 0,6 point de pourcentage respectivement, pour atteindre leurs niveaux les plus bas depuis presque un an. Même la mesure pour les maisons à deux étages, qui a inscrit un léger gain de 0,3 point de pourcentage, reste inférieure à son niveau du printemps dernier.

Ontario : Détérioration de l’accessibilité pour les maisons unifamiliales

  • Les mesures du premier trimestre continuent d’annoncer une érosion persistante de l’accessibilité en Ontario, en particulier pour les catégories des maisons unifamiliales. Les mesures de RBC ont été plus élevées que jamais en 24 ans pour les bungalows (44,9 %) et les maisons à deux étages (51,0 %). En outre, la mesure pour les copropriétés (29,4 %) a été à peine inférieure à un sommet de plusieurs décennies.

Québec : Niveaux d’accessibilité près des moyennes historiques

  • L’accessibilité à la propriété au Québec ne s’est guère érodée, voire pas du tout, au cours du dernier trimestre, de sorte qu’elle reste près des normes historiques. Les mesures de RBC n’ont progressé que de 0,2 point de pourcentage, à 34,5 %, pour les bungalows et de 0,1 point de pourcentage, à 43,7 % pour les maisons à deux étages. La mesure pour les appartements en copropriété a baissé de 0,1 point de pourcentage, à 26,6 %.

Provinces de l’Atlantique : L’accessibilité globalement favorable ne suffit pas à stimuler le marché

  • Les niveaux d’accessibilité se sont essentiellement améliorés dans les provinces de l’Atlantique au premier trimestre, mais cette évolution n’a guère aidé le marché immobilier régional à sortir de son marasme. Les mesures d’accessibilité de RBC ont reculé de 0,4 point de pourcentage, à 31,2 %, pour les bungalows individuels et de 0,2 point de pourcentage, à 25,9 %, pour les appartements en copropriété. Même si la mesure applicable aux maisons à deux étages a enregistré une légère augmentation de 0,2 point de pourcentage, à 36,2 %, son niveau reste inférieur à la moyenne à long terme.

Le rapport Tendances immobilières et accessibilité à la propriété sera disponible en ligne dans son intégralité aujourd’hui à compter de 8 h (HE).

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Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Robert Hogue, économiste principal, Recherche économique RBC, 416 974-6192
Raymond Chouinard, Médias et relations publiques, 514 874­-6556