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Les exportations soutiendront la croissance économique du Canada en 2014, selon Recherche économique RBC

Craig Wright, économiste en chef à RBC, aborde (ouvre un nouvelle fenêtre) les perspectives du Canada

Québec (ouvre un document PDF dans une nouvelle fenêtre)

TORONTO, le 19 mars 2014 — À mesure que la reprise économique se poursuivra à l'échelle mondiale, la demande d'exportations canadiennes se raffermira, alimentant la croissance du PIB réel au cours de la période qui s'annonce, selon les Perspectives économiques et financières (ouvre un document PDF dans une nouvelle fenêtre) publiées aujourd'hui par Recherche économique RBC. Le taux d'augmentation du PIB réel s'établira à 2,5 % en 2014 et à 2,7 % en 2015, prévoit RBC.

« Ces quatre dernières années, la croissance économique au Canada a été principalement attribuable au secteur des ménages ; cette situation devrait changer en 2014, a déclaré Craig Wright, premier vice-président et économiste en chef, RBC. À mesure que l’économie mondiale reprendra de la vigueur, le rôle des exportations comme facteur de croissance sera de plus en plus central au pays. Nous observerons non seulement un déplacement des facteurs d’expansion, mais une accélération du rythme de l’activité économique, après deux années où l’économie a progressé à un rythme inférieur à celui de son potentiel. »

Cette transition est déjà amorcée, indique RBC. En 2013, les échanges commerciaux internationaux nets ont contribué de façon relativement modeste (0,3 point de pourcentage) à la croissance, soit une première contribution positive depuis 2001.

À la fin de 2013, les volumes des exportations étaient de 5,0 % inférieurs aux sommets atteints avant la récession. Selon RBC, cette piètre performance est attribuable en bonne partie à la faiblesse de la reprise aux États-Unis. Certains facteurs de compétitivité ont aussi pesé sur la croissance, notamment la vigueur relative du dollar canadien durant la période qui a suivi la récession.

« Le redressement des exportations au cours de la prochaine année sera favorisé par les fortunes changeantes de l’économie américaine et du dollar canadien », a ajouté M. Wright.

Le rapport signale un relâchement, en février, de la forte pression de vente qui s’est exercée sur le dollar canadien à compter de la fin d’octobre 2013, et qui s’est accrue par la suite. RBC continue de s’attendre à ce que le huard fléchisse davantage, quoique plus lentement, au cours de la période qui s’annonce, attribuant cette faiblesse non pas à des facteurs internes du Canada, mais à l’optimisme que suscite l’économie américaine. Le huard devrait se négocier à 0,87 $ US à la fin de 2014, et à 0,85 $ US à la fin de 2015, estime RBC.

« La faiblesse du dollar canadien rend les produits canadiens plus compétitifs dans le marché américain, a expliqué M. Wright. Par le passé, un repli de 10 % du huard s’est traduit par une hausse de 3,3 % du volume des exportations au cours des deux années suivantes. »

Selon RBC, il est peu probable que le secteur des ménages contribue de façon significative au raffermissement de l’économie en 2014, en raison principalement de la pause actuelle dans le marché du logement. Les dépenses en biens et services devraient s’accélérer par rapport aux deux dernières années, augmentant de 2,5 % en 2014 et de 2,3 % en 2015. La faiblesse exceptionnelle des taux d’intérêt, le bon fonctionnement du système financier et la croissance persistante, bien que plus lente, de l’emploi, fourniront le soutien nécessaire.

Selon le document publié aujourd’hui par RBC, les taux d’intérêt des marchés continueront d’augmenter en 2014, soutenus par la progression des taux obligataires à long terme. Le ralentissement par la Fed du rythme de son programme d’achats d’obligations exercera une pression à la hausse sur le rendement des titres du Trésor, et les rendements des obligations canadiennes évolueront de façon parallèle, indique RBC. Les taux des obligations canadiennes à court terme devraient augmenter eux aussi en 2014, sous l’effet d’une augmentation constante, bien que lente, de l’inflation, alimentée par le raffermissement de l’expansion économique, le resserrement des conditions du marché du travail et l’accélération de la croissance des salaires. Cette évolution aura lieu même si le taux officiel du financement à un jour demeure inchangé à 1,00 % toute l’année, prévoit RBC.

« À mesure que s’estomperont les risques à la baisse entourant les perspectives d’inflation, il faudra sans doute s’attendre à ce que la Banque du Canada évoque, au cours de l’année actuelle, la possibilité d’un resserrement de sa politique monétaire, a déclaré M. Wright. La première hausse du taux du financement à un jour devrait avoir lieu au deuxième trimestre de 2015. »

Selon RBC, le rythme de progression de l’économie devrait s’accélérer dans la majorité des provinces du Canada en 2014. L’Alberta dominera le classement des taux de croissance provinciaux, distançant largement l’Ontario, seule autre province affichant un taux d’expansion égal ou supérieur à la moyenne nationale. Le taux de croissance des autres provinces se situera à divers niveaux en dessous de la moyenne nationale.

Le document Perspectives économiques et financières (ouvre un nouvelle fenêtre) de RBC pourra être consulté dans son intégralité à compter de 8 h (HE). Un document distinct intitulé Perspectives provinciales (ouvre un nouvelle fenêtre), produit par les Services économiques RBC, évalue les provinces en termes de croissance économique, de croissance de l'emploi, de taux de chômage, de ventes au détail, de mises en chantier et d'indices des prix à la consommation.

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Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Craig Wright, Recherche économique RBC, 416 974-7457
Robert Hogue, Recherche économique RBC, 416 974-6192
Raymond Chouinard, Médias et relations publiques, RBC, 514 874-6556

 

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