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Les jeunes qui éprouvent des problèmes de santé mentale sont plus enclins à se confier à des amis qu'à leurs parents : selon un sondage RBC

TORONTO, le 3 octobre 2012 - Plus de la moitié des parents canadiens (53 %) n'ont jamais discuté de la santé mentale de leurs enfants avec qui que ce soit, selon le sondage RBC de 2012 auprès des parents sur la santé mentale des enfants. La plupart de ces parents (65 %) croient - peut-être à tort - que leur enfant se confierait à eux s'il éprouvait des difficultés.

Les enfants sont plus enclins à parler de leurs préoccupations en matière de santé mentale à leurs amis (50 %) qu'à leur mère (30 %), à un professionnel de la santé (22 %) ou à leur père (10 %), selon un sondage connexe réalisé auprès de 115 jeunes ayant visité le site Web de Jeunesse, J'écoute, le plus important service canadien de consultation par téléphone et en ligne pour les jeunes. En outre, parmi les 45 % de parents ayant discuté de la santé mentale de leurs enfants avec quelqu'un, seulement la moitié (49 %) en ont parlé avec l'enfant lui-même.

« Bon nombre de parents et d'enfants ne discutent pas de questions en lien avec la santé mentale de l'enfant, entre autres sur ce que ressent l'enfant ou sur son comportement. J'ai souvent constaté que le manque de communication empêche de détecter les signes précurseurs d'un problème, a déclaré Ian Manion, psychologue, directeur général du Centre d'excellence de l'Ontario en santé mentale des enfants et des adolescents et conseiller du Projet Santé mentale des enfants RBC. Les enfants qui souffrent en silence peuvent être obnubilés par des problèmes simples qui peuvent rapidement devenir ingérables. Les parents qui discutent régulièrement avec leur enfant des émotions et des comportements de celui-ci sont mieux en mesure de détecter rapidement des problèmes potentiels et d'aider leur enfant de façon efficace. »

Quand on leur a demandé avec qui ils croyaient que leur enfant parlerait de ses préoccupations en matière de santé mentale, 63 % des parents ont répondu que ce serait avec eux-mêmes ; 34 %, avec l'autre parent ; 23 %, avec des amis ; 19 %, avec un enseignant ; et 18 %, avec un grand parent. Les parents qui ont discuté d'un problème de santé mentale de leur enfant l'ont surtout fait avec leur conjoint (74 %), un médecin (64 %) ou un enseignant (56 %).

« Il peut être difficile de discuter de problèmes de santé mentale ; toutefois, il est important de faire preuve de franchise et d'ouverture, afin d'assurer que les enfants puissent obtenir le soutien dont ils ont besoin pour vivre une vie saine, a déclaré Jamie Anderson, président délégué, RBC Marchés des Capitaux et grand champion, Projet Santé mentale des enfants RBC. De nombreux parents se sentent mal préparés pour avoir des conversations de ce genre avec leurs enfants. C'est pourquoi le Projet Santé mentale des enfants RBC finance de nombreux organismes qui offrent de l'information et des ressources en vue d'aider les parents et les familles. »

Autres conclusions du sondage RBC de 2012 auprès des parents sur la santé mentale des enfants

L'écart entre les sexes : Les mères et les pères adoptent des approches différentes

On note des différences importantes dans la façon dont les mères et les pères aborderaient certains problèmes de comportement. Les parents des deux sexes affirment qu'ils surveilleraient de près les comportements agressifs de leur enfant avant de chercher de l'aide ; cependant, les pères sont plus nombreux à déclarer qu'ils tenteraient de régler eux-mêmes les problèmes de ce type.

Bien que la majorité des pères affirment qu'ils seraient inquiets si leur enfant présentait des symptômes d'un problème de santé mentale, ils sont moins nombreux que les mères à éprouver cette inquiétude (55 % comparativement à 65 %). Par contre, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à chercher de l'information sur la santé mentale (60 % comparativement à 50 %).

Les parents manquent d'information fiable sur la santé mentale et sont nombreux à chercher de l'information sur Internet

Selon le sondage RBC, l'accès à une information fiable sur la santé mentale des enfants est un gros problème pour les parents. La majorité (53 %) des parents qui ont cherché de l'information sur la santé mentale des enfants affirment que trouver une information fiable représente un véritable défi. Plus de la moitié (58 %) se sentent dépassés par la quantité d'information disponible. La plupart des parents utilisent Internet comme première source d'information (35 %) ; ils consultent également leur médecin de famille (22 %) et des membres du personnel de l'école de leur enfant, notamment des conseillers et des enseignants (12 %).

Les préjugés entourant la santé mentale, toujours un écueil pour les parents

Selon le sondage RBC, les préjugés entourant les problèmes de santé mentale peuvent constituer l'un des plus importants obstacles à l'intervention précoce, au diagnostic et au traitement. La vaste majorité des parents conviennent que les enfants atteints d'un problème de santé mentale sont victimes des préjugés des autres enfants (84 %) ou des adultes (76 %). Plus du quart des parents (27 %) admettent qu'ils éprouveraient de la gêne si les gens apprenaient que leur enfant a un problème de santé mentale.

« Les préjugés sont un obstacle de taille que nous pouvons tous surmonter, que nous ayons ou non un enfant ayant reçu un diagnostic de maladie mentale, a ajouté M. Anderson. Beaucoup de parents ont tendance à protéger leurs enfants du jugement des autres, mais cela peut nuire à l'intervention précoce et au traitement nécessaires au bien-être des enfants. »

Le sondage RBC auprès des parents sur la santé mentale des enfants

Le sondage RBC auprès des parents sur la santé mentale des enfants a été réalisé en ligne entre le 19 juillet et le 3 août 2012 par l'intermédiaire de LegerWeb, panel en ligne de Léger Marketing, auprès d'un échantillon composé de 2 568 parents ayant au moins un enfant de moins de 18 ans. La marge d'erreur pour un échantillon aléatoire de cette taille est de plus ou moins 1,93 %, 19 fois sur 20.

Jeunesse, J'écoute a commandé un sondage connexe au sondage RBC de 2012 auprès des parents sur la santé mentale des enfants dans le cadre duquel on a demandé à 115 jeunes visiteurs du site Web de Jeunesse, J'écoute à qui ils avaient parlé ou parleraient de leurs préoccupations en matière de santé mentale. Depuis 1989, Jeunesse, J'écoute est le plus important service canadien de consultation par téléphone et en ligne gratuit pour les jeunes de cinq à 20 ans. Ce service gratuit, anonyme, confidentiel et disponible en tout temps est offert en français et en anglais.

Le Projet Santé mentale des enfants RBC

Le Projet Santé mentale des enfants RBC est un engagement philanthropique pluriannuel visant à appuyer des programmes ayant pour objectif de dissiper les préjugés, de favoriser une intervention précoce et de sensibiliser le public aux problèmes de santé mentale des enfants. Le Projet Santé mentale des enfants RBC est l'élément central de notre programme de dons en matière de santé et de bien-être. Depuis 2008, dans le cadre du Projet, nous avons versé au-delà de 12 millions de dollars à plus de 200 programmes communautaires et en milieu hospitalier d'un bout à l'autre du Canada. Pour en savoir plus, consultez le site rbc.com/santementaledesenfants.

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Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Raymond Chouinard, Relations avec les médias, RBC, 514 874-6556, raymond.chouinard@rbc.com

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