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L'économie canadienne devrait résister aux perturbations économiques mondiales, selon les Services économiques RBC

  • La banque centrale maintient sa politique monétaire accommodante
  • Importance croissante des exportations nettes pour l'expansion économique du Canada
  • Les provinces de l'Ouest devraient dominer au chapitre de la croissance en 2012

TORONTO, le 12 juin 2012— Quelque peu morose au Canada au premier trimestre de 2012, la croissance économique devrait reprendre de la vigueur, selon les dernières perspectives économiques (ouvre un document PDF dans une nouvelle fenêtre) publiées aujourd'hui par Recherche économique RBC. Le rythme d'expansion s'accroîtra sous l'effet d'une forte progression de l'emploi, d'une vive activité sur le marché de l'habitation, des investissements robustes des entreprises et d'un redressement des exportations. RBC prévoit que le PIB réel progressera de 2,6 % en 2012.

« Nous nous attendons à ce que la progression des dépenses de consommation déclenche une intensification des investissements des entreprises. De plus, les exportations devraient se redresser à mesure que la demande américaine reprendra, a déclaré Craig Wright, premier vice-président et économiste en chef, RBC. Dans l'ensemble, les conditions actuelles sont propices à la croissance, qui est en outre favorisée tant par la faiblesse des taux d'intérêt que par la vigueur du secteur financier canadien et par la volonté de celui-ci d'offrir du crédit. »

Après huit mois de volatilité et de données sur l'emploi généralement décevantes au Canada, le nombre d'emplois créés en mars et en avril a été extraordinairement élevé. Au total, il s'est créé 140 000 emplois au cours de cette période de deux mois. En outre, le taux de chômage continue de se situer sur une courbe descendante, bien que le rythme du mouvement vers le bas soit maintenant plus faible qu'aux étapes antérieures de la reprise. Cependant, RBC estime que les améliorations récentes des conditions du marché du travail pourraient encourager les gens à réintégrer la population active et, ainsi, freiner la baisse du taux de chômage.

En dépit du niveau historiquement élevé du prix des habitations au Canada, le marché de l'habitation ne montre pas de signes de tensions importantes. L'activité sur ce marché est demeurée positive jusqu'à maintenant au deuxième trimestre, mais on observe une transition vers un rythme plus modéré.

« Des différences régionales importantes devraient persister à court terme sur le marché de l'habitation, a mentionné M. Wright. Comme la Banque du Canada devrait commencer à relever les taux d'intérêt au quatrième trimestre de cette année, nous nous attendons à ce que la demande d'habitations diminue et à ce que les prix des maisons se stabilisent à l'échelle nationale en 2013. »

Selon le document publié aujourd'hui par RBC, les entreprises canadiennes se trouvent dans une posture enviable, car elles possèdent d'importantes liquidités et ont accès à du financement à des taux d'intérêt faibles. Des sondages récents indiquent que les entreprises canadiennes ont l'intention d'investir dans les biens d'équipement et la construction non résidentielle, investissements qui, selon RBC, seront à l'origine d'environ un tiers de la croissance du PIB en 2012 et en 2013.

« Les exportations nettes du Canada devraient contribuer de plus en plus à l'expansion économique du pays, a expliqué M. Wright. Nous nous attendons à ce que les exportations canadiennes enregistrent en 2012 et en 2013 la croissance la plus rapide sur deux ans observée depuis 2000, à la faveur du renforcement de l'économie américaine, d'une décélération en douceur en Chine et d'un retour à la croissance dans la zone euro. »

En raison de la vigueur relative des facteurs fondamentaux de l'économie intérieure, la Banque du Canada devrait être prête à relever les taux d'intérêt plus tard cette année, estime RBC, en posant comme hypothèse que les marchés financiers canadiens résisteront à l'incertitude associée à la crise de la dette en Europe. En outre, aux États-Unis, l'expansion devrait continuer de prendre de la vitesse, le PIB réel progressant de 2,5 % en 2012 et de 3,0 % en 2013.

À l'échelle régionale, on s'attend à ce que l'ouest du Canada domine de nouveau, cette année et l'an prochain, au chapitre de la croissance. L'Alberta devrait se classer en tête pour la seconde année consécutive, suivie de près par la Saskatchewan et le Manitoba. La Colombie-Britannique et l'Ontario devraient progresser à un rythme s'approchant de la moyenne nationale, tandis que les autres provinces devraient afficher une croissance inférieure à la moyenne nationale.

Le texte complet des Perspectives économiques et financières de RBC (ouvre un document PDF dans une nouvelle fenêtre) peut être consulté à compter de 8 h, HE. Un document distinct intitulé Perspectives provinciales (ouvre un document PDF dans une nouvelle fenêtre), produit par les Services économiques RBC, évalue les provinces en termes de croissance économique, de croissance de l'emploi, de taux de chômage, de ventes au détail et de mises en chantier.

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Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Robert Hogue, Recherche économique RBC, 416 974-6192 Raymond Chouinard, Relations avec les médias, RBC,
514 874-6556

 

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