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Les écarts au chapitre de la rémunération et du taux d'emploi entre les immigrants et les travailleurs nés au Canada persistent, selon Services économiques RBC

Le revenu des immigrants qualifiés pourrait s'accroître de 30 milliards de dollars s'ils étaient payés comme les travailleurs nés au Canada

TORONTO, 19 décembre 2011  - Bien qu'ils possèdent un niveau d'instruction élevé, les immigrants canadiens ont un taux de chômage supérieur et des revenus inférieurs à ceux des travailleurs nés au Canada, selon un nouveau rapport de Services économiques RBC publié aujourd'hui. Selon le rapport, intitulé Situation des immigrants sur le marché du travail au Canada : les avantages de combler les écarts au chapitre de l'emploi et de la rémunération, l'augmentation potentielle du revenu des immigrants, si leurs compétences étaient rémunérées de la même façon que celles des travailleurs nés au Canada, pourrait atteindre 30,7 milliards de dollars ou 2,1 % du PIB en 2006 (selon les données du dernier recensement).

« La croissance de l'emploi ralentit au rythme du vieillissement de la population canadienne. C'est pourquoi il est essentiel que tous les travailleurs produisent à pleine capacité. La sous-utilisation de la main-d'ouvre qualifiée est une lacune qu'il nous faut combler. En outre, il faut tenir compte du fait que les immigrants composent plus de 20 % de notre population, a déclaré Dawn Desjardins, économiste en chef adjointe, RBC. Des gains au chapitre de l'emploi des immigrants, même modestes, auraient une incidence positive sur l'économie canadienne. »

Le rapport souligne entre autres qu'au cours des 30 dernières années, l'écart s'est accentué au chapitre de la rémunération et du taux d'emploi entre les immigrants et les travailleurs nés au Canada. En 1981, les taux de chômage des immigrants et des travailleurs nés au Canada étaient sensiblement les mêmes. Toutefois, un écart considérable sur ce plan s'est creusé au cours des années 1980 et 1990. En 2006, le taux de chômage chez les immigrants se situait nettement au-dessus de celui des travailleurs nés au Canada - 6,9 % par rapport à 6,4 %. En 2005, au Canada, le salaire annuel moyen des immigrants occupant un emploi à temps plein était de 45 000 $, soit 700 $ ou 2 % de moins que celui des travailleurs nés au Canada. De plus, chez les immigrants récemment arrivés au Canada, le salaire moyen se situait à 28 700 $.

Selon le rapport, en général, les immigrants possèdent des compétences qui devraient leur permettre d'obtenir une meilleure rémunération. Les immigrants canadiens d'âge actif (de 16 á 64 ans) sont plus nombreux que les travailleurs nés au Canada à détenir un diplôme universitaire, et sont plus âgés, en moyenne. En outre, ils sont plus nombreux à vivre dans des grandes villes, où les salaires sont souvent plus élevés.

Tenir compte des particularités de la main-d'ouvre immigrante aurait permis de changer radicalement la situation. Si l'on avait pu tirer parti des forces des immigrants, on aurait pu créer quelque 42 000 emplois.

Pendant la période à l'étude, l'écart salarial chez les immigrants était plus élevé que l'écart salarial chez les immigrantes (24 % comparativement á 17 %, ou, en dollars, 16 500 $ chez les immigrants et 7 000 $ chez les immigrantes.) À l'inverse, le taux de chômage était plus élevé chez les femmes, á 2,5 %, que chez les hommes, á 0,7 %.

L'étude souligne que les écarts pourraient être attribuables à de réelles différences entre les compétences des immigrants et des travailleurs nés au Canada, ainsi qu'á des lacunes, sur le marché de l'emploi, qui empêcheraient les immigrants d'utiliser pleinement leurs compétences. Dans un cas comme l'autre, il serait possible d'améliorer la situation des immigrants au moyen d'une formation linguistique plus approfondie, d'une reconnaissance accélérée des titres de compétence et d'autres initiatives favorisant l'intégration. En outre, une évaluation plus rigoureuse des programmes existants pourrait aider à déterminer pourquoi les écarts persistent, et quels sont les moyens les plus efficaces pour les combler.

« Le rapport démontre que nous ne reconnaissons toujours pas à leur juste valeur les compétences et le talent des nouveaux arrivants au Canada, au détriment de notre pays et de nos immigrants, a déclaré Camon Mak, directeur général, Nouveaux arrivants et marchés multiculturels, RBC. Le Canada s'est construit grâce à l'immigration, et celle-ci contribuera à sa prospérité future. »

Le rapport intégral sera disponible peu après la diffusion du présent communiqué, à l'adresse rbc.com/nouvelles/.

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Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Dawn Desjardins, Services économiques RBC, 416 974-6919
Raymond Chouinard, Relations avec les médias, RBC, 514 874-6556