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Nombre de parents canadiens ne connaissent pas assez les signes précurseurs d'un problème de santé mentale chez les enfants

La plupart des parents adoptent une approche consistant à « surveiller et à attendre »

TORONTO, le 3 octobre 2011  - Plus de la moitié des parents canadiens (57 %) sont préoccupés par la santé mentale de leurs enfants ; toutefois, la plupart vont simplement surveiller les comportements qui pourraient être des signes précurseurs de problèmes de santé mentale, plutôt que chercher à obtenir des conseils ou un traitement, selon un nouveau sondage sur la santé mentale des enfants mené pour le compte de RBC et du magazine Today's Parent auprès de plus de 2 500 parents canadiens.

Le sondage indique également que dans l'ensemble, les parents manquent de connaissances en matière de santé mentale des enfants. Entre autres, plus des deux tiers des parents (68 %) croient que le trouble déficitaire de l'attention est le problème de santé mentale le plus courant chez les enfants. En fait, l'anxiété est le problème de santé mentale le plus courant chez les enfants et les adolescents canadiens ; les troubles du comportement et le trouble déficitaire de l'attention arrivent respectivement aux deuxième et troisième rangs.

« La plupart des problèmes de santé mentale se manifestent dès l'enfance ou l'adolescence. Heureusement, l'état de nombre d'enfants et d'adolescents s'améliore grâce à une intervention et à des traitements précoces, ce qui leur permet de reprendre le cours normal de leurs activités et de mener une vie saine, a déclaré le Dr David Wolfe, psychologue et président de la Chaire RBC en santé mentale des enfants au Centre de toxicomanie et de santé mentale. Il est essentiel que les parents, les médecins et les enseignants possèdent au moins des connaissances de base en santé mentale, de façon à pouvoir déceler les signes précurseurs chez les enfants qui, dès leur jeune âge, pourraient être aux prises avec des problèmes de ce genre ».

« Il est possible que de nombreux parents ignorent quels sont les signes précurseurs et que, par conséquent, leurs enfants souffrent en silence sans bénéficier du traitement dont ils ont besoin, a ajouté Jamie Anderson, président délégué de RBC Marchés des Capitaux et grand champion du Projet Santé mentale des enfants RBC. Par l'intermédiaire du Projet Santé mentale des enfants RBC, nous voulons aider un plus grand nombre de parents à mieux connaître les signes précurseurs de problèmes de santé mentale, de façon à ce qu'ensemble, nous puissions lever les obstacles à l'intervention précoce et faciliter l'obtention de diagnostics ponctuels et de traitements plus efficaces ».

Un changement dans le comportement de l'enfant peut être un signe précurseur d'un problème de santé mentale. Selon le comportement manifesté, de 17 % à 27 % des parents chercheraient immédiatement à obtenir une aide professionnelle pour leur enfant tandis que dans une proportion semblable, les parents tenteraient de gérer eux-mêmes la situation.

Les parents ont cité les principaux signes précurseurs suivants comme ceux qui les amèneraient à chercher l'aide d'un professionnel :

  • Comportement à risque répété (59 %)
  • Énurésie après l'âge de six ans (43 %)
  • Manque d'énergie (27 %)
  • Manifestations régulières d'anxiété avant d'aller à l'école (24 %)
  • Comportement agressif (22 %)
  • Comportement répétitif (17 %)
  • Fréquentes crises de colère (17 %)
  • Manque d'attention (10 %)
  • Timidité excessive (6 %)

Lorsqu'on leur a demandé avec qui ils chercheraient à discuter de la santé mentale de leur enfant, 85 % des parents ont répondu que ce serait avec leur médecin de famille, et 53 %, avec un membre de la famille. En outre, plus des trois quarts des parents (77 %) chercheraient de l'information sur Internet, mais ne se fieraient pas nécessairement à l'information trouvée (seulement 11 % des parents citent Internet comme ressource la plus fiable). Les parents estiment que les médecins (78 %) et les organismes du secteur de la santé (61 %) constituent les deux sources d'information les plus fiables.

La longue période d'attente entre le diagnostic officiel et le début du traitement exacerbe la frustration des parents qui agissent après avoir détecté des signes de maladie mentale chez leur enfant. Pour les parents dont l'enfant a reçu un diagnostic de maladie mentale, il s'est écoulé en moyenne deux ans entre la détection des signes précurseurs et l'obtention d'un diagnostic officiel pour leur enfant. Pour 22 % des parents, il s'est écoulé plus de trois ans.

Les préjugés, toujours un obstacle

Les préjugés sont l'un des principaux obstacles à l'intervention précoce, au diagnostic et au traitement. Bien que nombre de parents soient d'avis que la maladie mentale chez les enfants peut être traitée, on note qu'ils sont également nombreux à se dire préoccupés par les préjugés qui sont liés à ce type de maladie. En effet, les répondants estiment que les autres parents (80 %) ont des préjugés à l'égard des enfants qui ont des problèmes de santé mentale, et que les autres enfants (86 %) ont des préjugés de même nature.

Près de sept répondants sur dix (69 %) préfèrent obtenir de façon confidentielle de l'information sur la santé mentale des enfants, de crainte que l'on donne une « étiquette » à leur enfant ; toutefois, 79 % des parents affirment que la maladie mentale est une maladie comme les autres. Voici ce qu'ont répondu les parents lorsqu'on leur a demandé comment ils réagiraient si leur enfant recevait un diagnostic de maladie mentale :

  • Ils voudraient que personne, en dehors des membres de leur famille immédiate, ne le sache (26 %).
  • Ils se sentiraient gênés si les gens découvraient que leur enfant a un problème de santé mentale (25 %) ; 31 % de ces parents soulignent qu'il s'agit là d'une affaire de nature personnelle.
  • Ils auraient peur que les gens pensent qu'ils sont de mauvais parents (21 %).

Bien que nombre de parents qui ont répondu au sondage aient exprimé une grande ouverture d'esprit en ce qui a trait aux questions de santé mentale, ils ne croient pas que cette ouverture d'esprit soit largement répandue. « Les parents veulent protéger leur enfant des préjugés que peuvent avoir les autres à leur endroit, a déclaré M. Anderson. Parfois, surmonter les préjugés peut être aussi difficile que recevoir un diagnostic de maladie mentale. La crainte des préjugés peut amener des parents à ne pas chercher à obtenir de l'aide, ce qui pourrait retarder le traitement nécessaire pour leur enfant, ou même l'empêcher ».

Autres points saillants du sondage :

  • Parmi les parents dont l'enfant a reçu un diagnostic de maladie mentale, 40 % déclarent que leur première réaction à l'obtention du diagnostic en a été une de soulagement. Parmi les autres réactions figurent : la peur (16 %) ; le déni (7 %) ; la frustration (6 %) et la culpabilité (6 %).
  • Lorsqu'on leur a demandé avec qui ils chercheraient à discuter de la santé mentale de leur enfant, les parents ont cité différentes sources, selon l'âge et le sexe du répondant. Les mères, plus que les pères, en discuteraient avec des amis (35 % par rapport à 26 %) ou des enseignants (42 % par rapport à 35 %), tandis que les pères, plus que les mères, en discuteraient avec des professionnels, tels que des psychiatres (26 % par rapport à 14 %) ou avec des conseillers spirituels (7 % par rapport à 2 %).
  • Les parents plus jeunes (de 18 à 34 ans), dans une plus grande proportion que les parents âgés de 35 ans ou plus, chercheraient à en discuter avec d'autres parents (41 % par rapport à 33 %) ou avec des membres de la famille (66 % par rapport à 50 %).
  • Les parents plus âgés (55 ans ou plus), davantage que les parents plus jeunes, chercheraient à en discuter avec un professionnel, tel un travailleur social (22 % par rapport à 13 %).

Ces conclusions sont tirées d'un sondage en ligne auprès de 2 556 parents, réalisé du 11 juillet au 11 août 2011 par le groupe de recherche marketing Rogers Connecte pour le compte du Projet Santé mentale des enfants RBC et du magazine Today's Parent. Les résultats reflètent les opinions de parents canadiens d'enfants de 18 ans ou moins. La marge d'erreur pour l'ensemble des données - qui tient compte de la variabilité d'échantillonnage - est de ±1,9 %, 19 fois sur 20. Les écarts dans les totaux ou entre eux sont attribuables à l'arrondissement.

Le Projet Santé mentale des enfants RBC
Le Projet Santé mentale des enfants RBC est un engagement philanthropique pluriannuel visant à appuyer des programmes communautaires et en milieu hospitalier ayant pour objectif de dissiper les préjugés, de favoriser une intervention précoce et de sensibiliser le public aux problèmes de santé mentale des enfants. Depuis 2009, le Projet Santé mentale des enfants RBC a versé au-delà de 6,5 millions de dollars à plus de 125 organismes de partout au Canada. Les organismes admissibles peuvent en tout temps présenter une demande de subvention dans le cadre du Projet Santé mentale des enfants RBC. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter le site www.rbc.com/santementaledesenfants (ouvre un nouvelle fenêtre).

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Personnes-ressources, médias :

Raymond Chouinard, RBC, 514 874-6556, raymond.chouinard@rbc.com

Pour obtenir les résultats du sondage, veuillez envoyer un courriel à l'adresse corporateresponsibility@rbc.com, en inscrivant dans l'objet « Demande d'un exemplaire du sondage 2011 sur la santé mentale des enfants ».