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L'économie canadienne est secouée par des turbulences, mais demeure solide malgré la volatilité des marchés financiers mondiaux, selon les services économiques RBC

La confiance déterminera si l'économie mondiale pourra éviter le pire

TORONTO, le 12 septembre 2011—  Les Services économiques RBC ont revu à la baisse leurs prévisions à l'égard de l'économie canadienne pour 2011 à la suite d'une légère contraction au deuxième trimestre et d'une croissance plus lente aux États-Unis et dans la zone euro. Selon les dernières Perspectives des Services économiques RBC, rendues publiques aujourd'hui, le PIB réel du Canada devrait croître de 2,4 % cette année, soit une diminution de 0,8 % par rapport aux prévisions de juin.

« La volatilité des marchés financiers a certainement plombé la confiance des entreprises et des consommateurs cet été. Toutefois, l'économie mondiale devant, selon nous, éviter une rechute, la dégringolade des marchés boursiers et des prix des marchandises que nous avons connue devrait s'atténuer, a déclaré Craig Wright, premier vice-président et économiste en chef, RBC. Nous croyons que la croissance de l'économie canadienne continuera de s'accélérer à un taux de 2,5 %. »

Depuis juin, la volatilité accrue des marchés a suscité de l'incertitude à l'égard de l'économie mondiale. Au sud de la frontière, la Réserve fédérale américaine s'est récemment engagée à maintenir les taux d'intérêt bas pendant une longue période pour contrer la morosité. RBC s'attend à ce que la Banque du Canada fasse de même jusqu'au milieu de 2012, alors que les taux d'intérêt devraient augmenter.

« La Banque du Canada devrait maintenir son taux directeur à 1 % en raison de la révision à la baisse des prévisions concernant les perspectives pour les États-Unis, d'un léger repli de la croissance canadienne au deuxième trimestre et de la faiblesse des pressions inflationnistes, a ajouté M. Wright. Cette politique vise, à court terme, à soutenir la confiance fragilisée des entreprises et des consommateurs. »

Au Canada, une baisse du taux d'inflation d'ensemble est à prévoir, compte tenu du récent recul des prix des marchandises. RBC est d'avis que le taux d'inflation de base demeurera dans la fourchette cible de la Banque, ce qui allégera la pression pour que celle-ci relance sa politique de resserrement des taux.

« Le marché de l'emploi au Canada a amplement récupéré les pertes d'emplois enregistrées au cours de la crise, a souligné M. Wright. En août, il y avait 164 000 personnes de plus sur le marché du travail au Canada que pendant le sommet enregistré avant la récession, et jusqu'ici cette année, les gains ont surtout touché des emplois à temps plein. »

Au Canada, les investissements des entreprises sont en hausse, ayant augmenté de plus de 10 % en 2010 et au cours du premier semestre de 2011. Un plus grand nombre d'entreprises disposent de liquidités grâce à l'amélioration de leurs bénéfices et à un meilleur accès au financement. La vigueur du dollar canadien a également contribué à la hausse des investissements.

Sur la scène provinciale, la Saskatchewan ouvre la marche au chapitre de la croissance économique, suivie de près par l'Alberta et par Terre-Neuve-et-Labrador. La situation économique au Manitoba devrait s'améliorer en 2011, tandis que l'Ontario, la Colombie-Britannique et l'Île-du-Prince-Édouard sont légèrement sous la moyenne nationale. Le Québec qui affiche, quant à lui, des résultats variables, arrive en queue de peloton, comme les autres provinces atlantiques.

« Au deuxième semestre, nous prévoyons une reprise de l'économie tant au Canada qu'aux États-Unis, affirme M. Wright. La croissance mondiale stimulera les prix des marchandises et les craintes de réductions de taux se transformeront en attentes de hausses de taux. Par ailleurs, une nouvelle appréciation du dollar canadien devrait survenir en 2012. »

Les Services économiques RBC ont abaissé à 1,7 % leurs prévisions touchant la croissance de l'économie américaine en 2011, ce qui représente une réduction de 1 %. Dans une grande mesure, cette modification est attribuable à une révision des données historiques des États-Unis qui laisse croire que la récession sera plus sévère et la reprise plus faible. De même, elle tient compte de facteurs ponctuels comme les mauvaises conditions météorologiques qui ont nui à la construction résidentielle, les catastrophes au Japon qui ont entraîné des réductions de la production et de la vente de véhicules automobiles, et les prix élevés de l'essence qui ont réduit le revenu qui aurait pu être affecté à d'autres biens et services. La dissipation de ces facteurs devrait, selon RBC, stimuler la croissance. Pour 2012, les Services économiques RBC prévoient une croissance de 2,5 % aux États-Unis.

Le texte complet des Perspectives économiques et financières (ouvre un document PDF dans une nouvelle fenêtre) de RBC peut être consulté à compter de 8 h, HE. Un document distinct intitulé Perspectives provinciales (ouvre un document PDF dans une nouvelle fenêtre), produit par les Services économiques RBC, évalue les provinces en termes de croissance économique, de croissance de l'emploi, de taux de chômage, de ventes au détail et de mises en chantier.

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Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Craig Wright, Recherche économique RBC, 416 974-7457
Paul Ferley, Recherche économique RBC, 416 974-7231
Raymond Chouinard, Relations avec les médias, RBC, 514 874-6556