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Préoccupés par la dette des gouvernements, les cadres supérieurs du monde entier sont plus nombreux à croire que ceux-ci se tourneront vers une réduction des dépenses plutôt que vers une hausse des impôts, selon le sondage mondial semestriel de RBC Marchés des Capitaux.

NEW YORK, LONDRES et TORONTO, le 31 janvier 2011 — Plus de quatre cadres supérieurs sur dix (46 %), dans le monde entier, estiment que la dette extérieure de leur pays croît à un niveau insoutenable, selon un sondage réalisé auprès de 461 cadres d'entreprises et de sociétés financières du monde entier. Plus de 60 % des répondants des États-Unis et du Royaume-Uni sont de cet avis. En Europe, les répondants du Royaume-Uni et des pays voisins de la zone euro, tels le Portugal, l'Irlande, l'Italie, la Grèce et l'Espagne, comptent parmi les plus pessimistes en ce qui a trait à la dette extérieure de leur pays. À l'inverse, les répondants canadiens font partie des plus optimistes.

Le troisième sondage mondial semestriel de RBC Marchés des Capitaux, commandé par RBC Marchés des Capitaux, division des services à la grande entreprise et de banque d'investissement de la Banque Royale du Canada, a été réalisé par le groupe Economist Intelligence Unit. Il a pour objectif de cerner l'opinion des cadres supérieurs du monde entier pendant une période cruciale au cours de laquelle les écarts entre les pays développés et en développement entraînent des perspectives économiques ainsi que des politiques budgétaires et monétaires divergentes.

Dans ce contexte, près de la moitié des cadres supérieurs (49 %) croient que leur gouvernement diminuera sa dette principalement au moyen d'une réduction des dépenses, tandis que trois cadres supérieurs sur dix (30 %) croient que leur gouvernement comptera plutôt sur des hausses d'impôt. Un autre 13 % de répondants croient que leur gouvernement optera plutôt pour des politiques inflationnistes afin de réduire sa dette.

« La dette qui plane au-dessus de pays en particulier préoccupe au plus haut point les cadres supérieurs et les investisseurs, a déclaré Marc Harris, cochef, Recherche mondiale, RBC Marchés des Capitaux. Les résultats du sondage de RBC sont un appel à l'action des plus clairs de la part des dirigeants d'entreprise du monde entier. »

Les conclusions du sondage portent notamment sur les sujets suivants :

  • Dette des gouvernements
  • Risque d'inflation
  • Politiques commerciales
  • Taux d'intérêt
  • Impôts
  • Autres mesures gouvernementales

Dette des gouvernements : Alors que d'importantes dettes devront être refinancées au cours des douze prochains mois, 12 % des cadres supérieurs prévoient que leur gouvernement connaîtra un déficit de financement au cours des trois prochains cycles budgétaires et qu'il ne sera pas en mesure de combler ce déficit. Plus du tiers (36 %) d'entre eux croient que leur gouvernement sera en mesure de financer ce déficit, mais que ce sera difficile ; une proportion semblable de ces répondants (34 %) s'attendent à ce que leur gouvernement comble facilement ce déficit.

L'immense majorité des cadres supérieurs (85 %) indiquent qu'il est possible qu'un ou plusieurs pays de la zone euro quittent l'union monétaire au cours des trois prochaines années. Seulement 15 % d'entre eux croient qu'il n'y a aucune possibilité que cela se produise. Bien que la majorité des répondants (60 %) soulignent qu'un démantèlement de la zone euro puisse se produire au cours des trois prochaines années, 40 % croient que cela est impossible.

« Les mesures d'austérité fiscale préoccupent les dirigeants d'entreprise du monde entier, qui craignent qu'une spirale descendante continuelle de niveaux de dette accrus entraîne un ralentissement de la croissance, un retrait davantage marqué des actifs, ainsi qu'une augmentation des pertes au bilan des banques, a déclaré Richard E. Talbot, cochef, Recherche mondiale, RBC Marchés des Capitaux. Même dans les pays moins gravement touchés par les problèmes de dette souveraine, la quasi-totalité des répondants croient que leur gouvernement aura de la difficulté à s'autofinancer, surtout lorsque l'on tient compte de l'ampleur de la dette venant à échéance au cours de la prochaine année. »

Risque d'inflation : Lorsqu'il est question du scénario le plus probable dans leur marché intérieur au cours des trois prochaines années, 84 % des répondants s'attendent à une hausse de l'inflation dans leur pays, comparativement à 58 % dans le sondage mondial de RBC Marchés des Capitaux réalisé en mai 2010. Seulement 14 % des répondants prévoient une tendance vers une stabilité des prix (pas d'inflation) ou vers la déflation. Bien que les répondants s'accordent à dire que l'inflation pose un risque accru, leurs opinions divergent en ce qui a trait à ses causes. En effet, 39 % l'attribuent à des mesures de stimulation monétaire excessives, 34 %, à l'augmentation des prix à l'importation (y compris des marchandises), et 20 %, à des mesures de relance budgétaire excessives.

Politiques commerciales : Trois cadres supérieurs de sociétés financières sur dix (30 %) affirment que le principal obstacle à l'exportation dans leur pays est la faiblesse de la demande extérieure. Un autre 20 % de répondants ont mentionné la surévaluation des monnaies nationales, tandis que 11 % ont souligné les obstacles au commerce, notamment les tarifs douaniers et la réglementation. Les répondants ont également mentionné les facteurs suivants : la sous-évaluation des devises (10 %), la volatilité des devises (8 %) et le manque de financement extérieur (5 %).

Lorsqu'on leur a demandé quel était le principal obstacle à l'exportation pour leur entreprise, un dirigeant d'entreprise sur cinq (21 %) a mentionné la faiblesse de la demande extérieure, alors que 14 % ont souligné les obstacles au commerce et qu'une proportion semblable de répondants ont mentionné la surévaluation de leur monnaie nationale. Dix pour cent des dirigeants d'entreprise ont indiqué que la volatilité des devises était le principal obstacle à l'exportation pour leur entreprise.

Taux d'intérêt : Lorsqu'on leur a demandé de quelle façon les coûts d'emprunt pour les sociétés seraient touchés dans les pays qui connaîtront des problèmes budgétaires croissants, 35 % des répondants ont indiqué qu'il y aura des marges plus importantes comparativement aux titres d'emprunt publics. Cependant, une proportion semblable de répondants (32 %) prévoient le contraire, soit des marges plus restreintes.

Impôts : La moitié des répondants au sondage (49 %) croient que le secteur bancaire sera probablement le plus touché par des hausses d'impôts, alors que les gouvernements tentent de juguler leurs déficits. Le tiers des répondants (32 %) croient que les sociétés du secteur de l'énergie connaîtront également une hausse des impôts, et une proportion semblable de répondants (27 %) prévoient une hausse des impôts dans le secteur des ressources naturelles. Un dirigeant d'entreprise sur cinq (19 %) s'attend à une hausse des impôts dans le secteur des télécommunications.

Autres mesures gouvernementales : En ce qui a trait aux mesures que pourraient prendre les gouvernements au cours des douze prochains mois, neuf cadres supérieurs sur dix (90 %) croient qu'il est possible que leur gouvernement relève le niveau des réserves obligatoires des banques, et que la dette du gouvernement comptera comme réserves. Une proportion égale de répondants (90 %) croient que leur gouvernement haussera les impôts des particuliers au cours de la prochaine année. Les répondants, dans une proportion semblable, croient que leur gouvernement pourrait imposer des ratios de liquidité (88 %), mettre en œuvre des mesures d'assouplissement quantitatif (88 %), ou hausser l'impôt des sociétés (85 %) au cours de la même période. Parmi les autres réponses figurent :

Exigences réglementaires en matière d'attribution du crédit

81 %

Conditions de financement plus favorables que celles du marché accordées au gouvernement

75 %

Contrôle des changes sur les sorties de capitaux

63 %

Plafonnement des taux d'intérêt versés par les banques sur les dépôts

58 percent

Selon Marc Harris : « Les investisseurs en sont encore à analyser l'incidence sur leur portefeuille des politiques budgétaires et économiques divergentes aux États-Unis, en Europe et dans les marchés émergents. À ce jour, les États-Unis n'ont pas encore pleinement mis en œuvre leurs mesures d'assainissement des finances publiques et ne tiennent pas compte de l'ensemble des possibles conséquences à long terme des déficits de leur gouvernement, tandis qu'en Europe, on a déjà commencé à mettre en place des mesures d'austérité qui visent à contrer les effets périphériques de la crise des dettes souveraines et à faire face aux possibles défis liés à la dette future. Les trajectoires opposées prises aux États-Unis et en Europe se traduisent par d'importantes sorties de capitaux vers les marchés émergents, ainsi que par une possibilité accrue de volatilité des marchés au cours de la prochaine année. »

À propos du sondage
RBC Marchés des Capitaux a chargé le groupe Economist Intelligence Unit de sonder 461 cadres supérieurs du monde entier (Amérique du Nord [38 %], Europe [38 %], Asie-Pacifique [14 %] et dans le reste du monde [9 %]), qu'ils soient ou non des clients de RBC Marchés des Capitaux, au sujet de l'avenir des marchés des capitaux. Le sondage a été réalisé en janvier 2011. Le groupe de répondants était composé de 211 cadres supérieurs actifs au sein de banques de dépôt ou d'investissement, de fonds de couverture, de gestionnaires d'actifs, de caisses de retraite, de fonds souverains, d'investisseurs institutionnels et de fonds d'investissement privés, et de 250 dirigeants travaillant pour des sociétés non financières actives dans les marchés mondiaux des capitaux.

RBC Marchés des Capitaux
RBC Marchés des Capitaux, division des services à la grande entreprise et de banque d'investissement de RBC, figure systématiquement au classement des 12 plus grandes banques d'investissement internationales. Comptant plus de 6 000 employés, RBC Marchés des Capitaux est présente à l'échelle mondiale sur les marchés des titres à revenu fixe, des changes, du financement des infrastructures, des capitaux participatifs, des mines et métaux et de l'énergie. Par l'intermédiaire de ses 75 bureaux dans 15 pays, la société offre des produits et services à des clients en Asie, en Australasie, au Royaume-Uni, en Europe, ainsi que dans toutes les grandes villes d'Amérique du Nord. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter le site www.rbccm.com/fr.

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Personnes-ressources :

Europe et Asie : RBC : Louisa Fairman - 44 (0)20 7029 7821
Greentarget : Dafina Grapci-Penney - 44 (0)20 7680 5052

Amérique du Nord: RBC : Raymond Chouinard - 514 874-6556


Note à l'intention des rédacteurs :
Pour consulter le document de recherche se rattachant au sondage, veuillez utiliser le lien suivant: www.rbccm.com/about/file-552024.pdf.