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Quand Derrick Rossi a cofondé la société de biotechnologie Moderna Inc., les pandémies étaient loin de représenter une préoccupation majeure. Une décennie plus tard, ses travaux sur les molécules d’acide ribonucléique messager (ARNm), qui transmettent des instructions aux cellules humaines, ont été reconnus comme essentiels au développement des vaccins actuellement utilisés dans la lutte contre la COVID-19. La société de Boston (dont le nom signifie modified RNA, c’est-à-dire ARN modifié) est connue de tous. M. Rossi, un biologiste des cellules souches originaire de Toronto, a quitté l’Université Harvard et Moderna au début de la cinquantaine pour fonder plusieurs entreprises de biotechnologie et se retrouve aujourd’hui sous les feux des projecteurs.

Il s’est entretenu avec John Stackhouse et Naomi Powell de son chalet de Squam Lake, dans le New Hampshire. Il a parlé de la réticence des gens à se faire vacciner, de l’entrepreneuriat et de la possibilité pour le Canada de devenir un chef de file en biotechnologie.

 

Avez-vous reçu deux doses de vaccin ?

Oh, oui. J’ai été vacciné en février.

Avez-vous reçu deux doses du même vaccin ?

Oui, j’ai reçu deux doses du vaccin Pfizer et non du Moderna, aussi étrange que cela puisse paraître. Je suis affilié à l’hôpital pour enfants de Boston. L’hôpital m’envoyait des courriels depuis un mois et demi, mais je ne les lisais pas. Puis un jour, sans trop savoir pourquoi, j’en ai ouvert un et je suis tombé sur une invitation à prendre rendez-vous pour me faire vacciner. Je me suis décidé. Le fait est que c’était le vaccin Pfizer qui était administré ce jour-là.

Cela doit surprendre les gens.

Je suis vraiment content d’avoir reçu le vaccin Pfizer, car je suis un ardent défenseur de la vaccination. Je pense que c’est une bonne chose, en tant que fondateur de Moderna, de dire que j’ai accepté le vaccin qui était disponible. Je ne cherchais pas à recevoir un vaccin en particulier. Les gens devraient accepter de recevoir n’importe quel vaccin qui a été approuvé.

Les gens devraient accepter de recevoir n'importe quel vaccin qui a été approuvé.

Qu’avons-nous appris sur notre relation avec les vaccins durant la dernière année ?

Nos premiers vaccins nous sont administrés en bas âge alors que nous en sommes à peine conscients. Et quand nous devenons des adultes, nous pensons simplement qu’ils ne semblent pas causer de tort. Personne ne comprend réellement ce qu’est un vaccin. Or, c’est de cette méconnaissance que découle la réticence au vaccin. Nous savons que tout manque d’information est de nos jours rapidement comblé par une désinformation.

Comment expliquez-vous le fonctionnement des vaccins aux gens ?

Notre système immunitaire surveille tout ce qui entre dans notre corps et se demande s’il s’agit d’un élément étranger ou non. Si c’est le cas, il réagit. Voilà ce que fait notre système immunitaire : c’est la deuxième partie de la vaccination et elle fonctionne toujours de la même manière.

Quelle est la première partie ?

La première partie de la vaccination porte sur la manière d’introduire l’élément étranger dans le corps. Il en existe plusieurs : ARN messager, protéine, adénovirus, virus inactivé, virus atténué.

Hésiteriez-vous à vacciner un groupe d’âge en particulier ?

Il ne devrait avoir aucune hésitation, quel que soit le groupe d’âge. Il s’agit simplement d’un autre vaccin qui vise à venir à bout d’une maladie réellement mortelle. De toute l’histoire de l’humanité, aucune entreprise médicale n’a fait l’objet d’autant d’études. Des centaines de millions de personnes sont désormais vaccinées. L’étude de l’innocuité bat des records.

Êtes-vous surpris de la rapidité à laquelle les vaccins ont été commercialisés ?

Non. Pendant toute l’année 2020, les experts ont affirmé qu’il n’y avait aucune chance qu’un vaccin soit mis au point avant deux ou trois ans. Eh bien, ils auraient eu raison si on avait eu recours à l’ancienne technologie. Les nouvelles technologies peuvent rapidement changer la donne. Au vu de ce que nous pouvons réaliser avec la nouvelle technologie, je savais que c’était réalisable. De plus, les gens qui travaillent sur ce projet saisissent l’occasion pour perfectionner la plateforme.

Quel rôle le gouvernement et l’opération Warp Speed ont-ils joué dans le processus de mise au point des vaccins ?

L’initiative s’est révélée très positive, puisque la science, comme toute autre industrie, évolue au rythme auquel elle peut accéder aux ressources. Les entreprises n’ont cependant pas toutes bénéficié des fonds de l’opération Warp Speed, notamment Pfizer, parce que c’est une très grande société et qu’elle ne voulait pas être redevable au gouvernement. Moderna, par contre, a reçu un financement de l’opération Warp Speed et n’a donc pas eu à investir ses propres fonds. L’atténuation des risques constitue un enjeu majeur dans le secteur de la biotechnologie.

Comment ce financement a-t-il accéléré le processus ?

En général, après la première phase des essais cliniques, on analyse toutes les données avant de planifier le déroulement de la deuxième phase. Les essais avancent donc de façon linéaire. Cette fois-ci, les essais cliniques se sont chevauchés, ce qui est très inhabituel. Cette façon de procéder comporte des risques puisque s’il s’avère, par exemple, à la fin de la phase 1 que le dosage n’était pas bon, on ne lancera pas la phase 2 pour limiter les pertes financières. Toutefois, les entreprises qui bénéficient d’un financement gouvernemental sont un peu moins hésitantes à procéder ainsi.

Auriez-vous pu accomplir au Canada le travail que vous avez effectué à Boston ?

L’écosystème qui existe à Boston/Cambridge nous a certainement favorisés. Il se caractérise avant tout par des établissements universitaires de haut niveau. Nos découvertes ont été faites dans mon laboratoire de Harvard, mais elles auraient aussi pu se faire à l’Université de Toronto. La région de Boston/Cambridge attire aussi des montants importants de capital-risque, car beaucoup de sociétés de biotechnologie ont vu le jour à Harvard et au MIT. On y trouve aussi tous les experts en propriété intellectuelle et de nombreuses grandes entreprises prospères y ont été créées. Il est possible d’embaucher des personnes d’expérience, car elles ne manquent pas dans la région. Enfin, les grandes sociétés pharmaceutiques y ont installé leur campus et acquièrent des entreprises de biotechnologie. Tous ces éléments étaient en place au démarrage de Moderna.

Cet écosystème est-il essentiel à une découverte majeure comme la vôtre ?

La technologie apportera sans aucun doute son lot de transformations. Ce genre de découverte, qui a de multiples applications, n’arrive qu’une fois tous les dix ans environ. Les petits ARN interférents (ARNi) ont été découverts avant et les CRISPR, après. Il s’est écoulé une dizaine d’années entre chaque découverte. Et toutes les trois ont eu lieu à Boston/Cambridge.

Vous participez à de nombreuses discussions sur la création d’un pôle canadien de biotechnologie. Quelles sont vos recommandations ?

Selon moi, ce pôle devrait être créé près d’un établissement universitaire de premier ordre. J’aimerais que Toronto soit choisie parce que c’est ma ville natale. Il faudra trouver un grand terrain et faire appel à un promoteur immobilier pour la construction de plusieurs incubateurs de biotechnologie. On parle donc d’un grand espace pour que les grandes sociétés pharmaceutiques puissent s’installer et prendre de l’expansion dans ce pôle.

 

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Zita Cobb a longtemps chéri l’isolement géographique et la culture distincte de l’île Fogo, sa terre natale. Située au nord de Terre-Neuve, la minuscule île a vu sa modeste économie plombée par le déclin de la pêche à la morue. L’endroit a repris vie quand Zita Cobb – qui a fait fortune dans le secteur de la technologie – est revenue à son port d’attache pour y établir l’organisme de bienfaisance Shorefast ainsi que le réputé hôtel Fogo Island Inn, afin de rebâtir la résilience économique de sa collectivité.

Mme Cobb s’est entretenue avec John Stackhouse et Naomi Powell au sujet des collectivités à l’ère numérique, et des inégalités aggravées par la pandémie.

 

Zita, où avez-vous passé la pandémie ?

Je suis à Ottawa. Il y a maintenant 15 mois que je suis assise dans cette satanée chaise, qui est comme mon cockpit. J’ai dû choisir où j’allais m’installer pendant cette période. Et c’est la qualité de l’accès à Internet qui a motivé mon choix.

De quelle façon notre notion de la collectivité est-elle différente à l’ère numérique ?

J’ai toujours soutenu qu’une collectivité ne peut exister en ligne. Dans le monde numérique, on parle plutôt de réseaux. Une collectivité est un lieu géographique où vivent des gens en interrelation. Ces gens ont un destin commun. Et pour survivre, une collectivité doit avoir une économie. S’il n’y avait pas d’économies régionales, nous devrions tous vivre à Toronto. C’est aussi simple que ça.

J'ai toujours soutenu qu'une collectivité ne peut exister en ligne.

Croyez-vous que les habitants d’un endroit comme Fogo ou Iqaluit peuvent travailler et communiquer avec des gens du monde entier ?

Absolument. Nous avons maintenant une économie d’investissement solide et dynamique, ainsi qu’une très petite économie de production. Comment attirer des capitaux de placement dans une économie de production comme celle d’Iqaluit ? Ça ne se fera pas tout seul. Il faut une politique publique. Il faut que nous, les citoyens, réfléchissions à ce que nous voulons valoriser.

Et selon vous, que devrions-nous valoriser ?

La nature et la culture, deux éléments essentiels de la vie humaine. Le commerce et la technologie sont deux puissants outils qui devraient être au service de la nature et de la culture : c’est ce que dit l’économiste E.F. Schumacher. Qu’est-ce que la culture ? Rien d’autre qu’une réaction humaine à un lieu.

Entendez-vous par là qu’un travailleur type qui s’installerait à Fogo, par exemple, en serait transformé au fil du temps ?

C’est exactement ce que je dis. Nous avons un programme de résidence pour les artistes contemporains, dont la plupart produisent des œuvres très urbaines et conceptuelles. Nous n’imposons aucun thème ni genre de projet. Nous les accueillons sans a priori. Mais presque tous, après quelques mois sur place, se mettent à intégrer dans leur travail la relation de l’humain avec son lieu de vie.

De quelle façon avons-nous changé au cours des 15 derniers mois ?

Je crois que nos peurs se sont amplifiées et que nos rêves se sont quelque peu assagis. Et il nous revient de décider si notre vie sera fondée sur nos peurs ou sur nos rêves. Je crois aussi que les gens qui étaient égoïstes avant la crise le sont encore plus aujourd’hui. Nous avons trop utilisé notre cerveau, et nous avons été grandement isolés les uns des autres. Lorsque nous sommes désincarnés, la vie devient davantage comme un jeu à somme nulle.

Je crois que nos peurs se sont amplifiées et que nos rêves se sont quelque peu assagis.

Pendant cette crise, nous avons pu nous commander à manger en quelques coups de pouce sur un écran. Il n’y a plus de contacts humains, que du commerce.

Oui, et les contacts sont importants. Un jour, nous devrons décider si nous voulons revenir au monde chaotique, bruyant, collant et chargé de sens des contacts humains. Je suis optimiste, car les humains sont des créatures qui ont besoin que leur vie ait un sens. Je crois que nous déciderons de revenir à ce monde.

Quel a été l’effet de la pandémie sur les activités de votre entreprise ?

Moins de 5 % de la clientèle de l’hôtel Fogo Island Inn provient du Canada atlantique. Par conséquent, nous avons dû fermer nos portes. Comme notre travail est fortement axé sur la dignité économique, ç’a été très éprouvant de mettre à pied du personnel simplement parce que nous ne pouvions pas ouvrir nos portes. Grâce aux programmes de soutien du Canada, tout le monde a survécu, mais personne n’a envie de chômer pendant 15 mois.

Qu’est-ce qui a bien fonctionné ?

Nous avons multiplié nos efforts visant à faire connaître au monde notre approche du développement économique communautaire. Nous avons entrepris un projet pilote avec les Fondations communautaires du Canada. Notre thèse, c’est que la collectivité est l’unité de base du changement – et que, depuis 50 ans, les collectivités ont été progressivement évidées par la mondialisation débridée. Donc, qu’est-ce que le développement économique communautaire ? Quelles sont les meilleures pratiques ? La clé, c’est de proposer des plateformes pour les décideurs politiques, les entreprises et les collectivités, afin que tous ces gens s’attaquent ensemble à ces questions.

Maintenant que la vaccination est en cours, à quoi ressemble l’avenir du voyage ?

Je crois que l’avenir du voyage s’annonce radieux, mais que les choses seront très différentes. Les déplacements d’affaires seront probablement moins nombreux, mais c’est une bonne chose. Je crois que l’avenir du voyage sera sobre en carbone et axé sur la collectivité. Nous sommes entre autres passés à un modèle axé sur des séjours plus longs, ce qui diminue le nombre d’allées et venues polluantes.

Est-ce que les séjours plus longs servent surtout à diminuer l’empreinte carbone ?

Oui, mais les voyages servent aussi à changer de point de vue. Plus les gens séjournent longtemps chez nous, plus nous en profitons mutuellement, car il y a moins de va-et-vient et de commerce. Le voyage ne devrait pas être axé sur le commerce, mais plutôt sur les relations humaines.

Nous vivons l’époque la plus abstraite de notre histoire. Pourquoi ne sommes-nous pas mieux adaptés à ce contexte ?

Je crois que tout est arrivé trop rapidement. Je ne prône pas le retour au temps de mon père. Je crois seulement que, de bien des façons, sa vie était meilleure que la mienne. Il avait un lien très riche avec la nature ; sa vie sociale était aussi très riche. Il savait qui il était. Les gens ne magasinaient pas leur identité. Nous avons trop rapidement laissé l’argent et la technologie nous dominer. Il nous faudrait devenir assez intelligents pour comprendre que ces choses ne sont que des outils. Nous devons au plus vite trouver comment concilier notre nature charnelle et les forces abstraites de plus en plus présentes dans notre vie.

Le texte de l’entretien a été modifié et condensé à des fins de clarté.

 

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L’ enjeu

La pandémie a plongé les collèges et les universités canadiens dans une crise inédite. Toutefois, celle-ci représente peut-être aussi une occasion unique. Grâce à l’utilisation généralisée des plateformes et des outils d’apprentissage en ligne, les professeurs peuvent s’adresser à des étudiants situés aux quatre coins de la planète, un marché susceptible d’excéder largement celui du Canada.

La transition ne sera pas facile, car d’autres pays veulent saisir la même occasion et nos établissements devront investir pour prendre de l’expansion à un moment où on leur demande de réduire leurs dépenses. Toutefois, alors que le Canada cherche à relancer l’économie du savoir, l’exportation numérique de l’enseignement postsecondaire pourrait attirer des talents, créer des emplois de grande valeur et aider les collèges et les universités à se réinventer dans le contexte des perturbations causées par la pandémie.

Point De Vue

La propagation de la COVID-19 à l’échelle mondiale a été un choc pour les établissements d’enseignement internationaux et on ne sait pas encore à quelle vitesse ils se rétabliront. Depuis le début de l’année, le nombre d’étudiants étrangers entrés au pays représente seulement les trois quarts de celui enregistré en 2019. Le nombre de demandes de permis d’études a également chuté. Ces déclins risquent d’amoindrir l’apport économique que ces étudiants génèrent, estimé à 22 milliards de dollars par an, et mettent à rude épreuve un secteur d’environ 170 000 emplois.

La perte liée aux frais de scolarité de ces étudiants étrangers se répercute déjà sur le budget des collèges et des universités. Collèges et instituts Canada prévoit que les étudiants étrangers qui arriveront cet automne ne représenteront que le tiers, environ, de ce qu’ils étaient en 2019. En outre, du fait de la hausse des déficits, les provinces ont moins de ressources pour lutter contre les urgences économiques.

Pour que le Canada reprenne sa place de chef de file dans l’accueil d’étudiants étrangers, au nombre de 642 000 au début de 2020, les établissements, les provinces et les ministères fédéraux doivent mener un effort concerté. Il est essentiel d’accélérer le traitement des demandes de visas, d’offrir des logements sécuritaires et d’élargir le recrutement.

Cependant, l’éducation d’envergure internationale est également prête à adopter de nouveaux modèles. Le confinement a forcé quelque 1,6 milliard d’élèves à cesser de fréquenter leur établissement, entraînant une transition vers l’apprentissage à distance et en ligne. D’ici 2030, près de 300 millions de personnes dans le monde décrocheront un diplôme, le double du nombre actuel, et une bonne partie d’entre elles obtiendront un titre de compétence en ligne.

Si les universités canadiennes étaient capables d’attirer ces étudiants étrangers potentiels grâce à un modèle d’études postsecondaires hybride, en ligne en début de programme et sur place à la fin, elles pourraient devenir des acteurs clés dans ce secteur en pleine croissance. Imaginez que les universités canadiennes conjuguent leurs efforts pour créer une « Université du Canada » ouverte sur le monde. Les étudiants pourraient obtenir des crédits sans quitter leur pays d’origine, acquérir des compétences linguistiques, recevoir des conseils pour leur avenir professionnel et profiter d’occasions d’apprentissage virtuel intégré au travail. Ils deviendraient ainsi d’excellents candidats pour l’admission à des études supérieures au Canada.

Les Chiffres



Moins d’étudiants étrangers durant la pandémie

En juin 2020, le nombre d’étudiants provenant des dix principaux pays d’origine avait chuté de 26 % par rapport à 2019. Plus inquiétant, les demandes de nouveaux permis d’études reçus par IRCC en avril, mai et juin a chuté de 60 %, tandis que le traitement des demandes a ralenti, seulement 10 % environ du volume de l’année dernière ayant été traités au printemps.

Pourtant, l’envie d’étudier à l’étranger demeure forte

Les mesures de confinement n’ont découragé que 5 % des étudiants étrangers, les incitant à abandonner complètement leurs études. La majorité (54 %) est prête à attendre jusqu’à 12 mois, dans l’espoir d’entamer ses études sur un campus. Seulement trois personnes sur dix prévoient commencer leur cursus en ligne.

Le nombre de jeunes diplômés devrait doubler d’ici 2030

Au cours de la prochaine décennie, le nombre de jeunes diplômés atteindra des records en Asie, comptant pour plus de la moitié de ce qu’il sera à l’échelle mondiale. La hausse sera largement attribuable à la Chine et à l’Inde, dont le nombre de diplômés grimpera à 81 millions et à 70 millions, respectivement.

D’ici 2030, 1,7 milliard de personnes se joindront à la classe moyenne dans le monde

Si la reprise post-COVID-19 se généralise, la classe moyenne pourrait compter 5,7 milliards de personnes dans le monde d’ici 10 ans. Cette expansion favoriserait une hausse des inscriptions dans les établissements d’enseignement postsecondaire, bien que les contraintes liées au financement et au corps professoral dans l’hémisphère sud puissent freiner la croissance institutionnelle. En Inde, premier pays d’origine des étudiants étrangers au Canada, quelque 600 millions de personnes pourraient accéder à des niveaux de revenu moyen. Par ailleurs, 20 millions de personnes pourraient s’ajouter à l’ensemble de la classe moyenne de l’Éthiopie, de l’Angola et de la Côte d’Ivoire.

Le marché de l’éducation transfrontière en ligne touche deux fois plus d’étudiants dans le monde

On estime que 13 millions d’étudiants obtiennent des crédits en ligne auprès d’une institution étrangère. C’est deux fois plus que les étudiants étrangers qui fréquentaient les campus en 2019 (6 millions). Les destinations les plus prisées des étudiants étrangers pour les études sur campus sont le Canada (12 %) qui se classe en troisième position derrière les États-Unis (21 %) et l’Australie (13 %). Toutefois, le Canada fait pâle figure dans le domaine l’apprentissage en ligne transfrontière.

Questions Clés

1. Comment le fait d’accroître les capacités en ligne pourrait-il renforcer la stratégie du Canada en matière d’éducation internationale ?

L’éducation en ligne brille par son absence dans la Stratégie en matière d’éducation internationale, publiée en août 2019. À peine six mois plus tard, le gouvernement fédéral a agi rapidement afin que les étudiants étrangers puissent achever jusqu’à la moitié de leur programme en ligne à partir de leur pays d’origine. Cette initiative visait à aider les étudiants actuels dans le contexte de la pandémie, mais elle ouvre la possibilité d’une nouvelle approche mondiale en matière d’éducation.

Les universités du Canada ont déjà investi massivement dans les méthodes et la technologie d’apprentissage à distance, étant donné qu’elles ont dû transférer 1,4 million d’étudiants vers les ressources virtuelles au printemps. Sans coordination, ces ressources peuvent répondre aux besoins immédiats des établissements, mais si elles étaient combinées au sein d’un programme international unique, leur portée serait accrue.

L’Université du Canada toucherait plus d’étudiants situés dans un plus grand nombre de pays ; elle offrirait la souplesse d’un cours en ligne ouvert à tous, la réputation d’un titre de compétence canadien et l’attrait d’une expérience professionnelle au Canada. Voici, en général, ce qu’elle pourrait offrir :

  • Inscription permanente aux cours en ligne pour la première année d’études dans le pays d’origine
  • Réduction des frais de scolarité par crédit, grâce à l’importance des inscriptions à l’échelle mondiale
  • Possibilité d’accumuler des crédits pour obtenir un titre de compétence canadien ou de les transférer à une université nationale
  • Professeurs établis au Canada et conseillers à distance pour les études, le cheminement professionnel et les langues
  • Occasions de réseautage par l’intermédiaire des bureaux commerciaux du Canada à l’étranger et des campus satellites
  • Possibilité d’effectuer à distance un apprentissage intégré au travail avec un employeur canadien
  • Possibilité d’admission à des études sur le campus d’une université canadienne, une fois que l’étudiant a obtenu la moitié des crédits équivalents du programme souhaité
Cette approche permettrait à des millions de jeunes étudiants mobiles d’accéder à une éducation canadienne.Ce ne serait pas une mince affaire. Il faudrait que les universités collaborent comme jamais auparavant afin de fournir de la formation et du matériel et, avec l’appui des gouvernements fédéral et provinciaux, de bâtir l’infrastructure numérique et d’organiser le marketing mondial. La collaboration entre les organismes chargés de transférer les crédits provinciaux serait aussi indispensable pour faciliter la transition scolaire.

2. Quelle est la taille du marché de l’éducation en ligne ?

Selon les estimations de l’OCDE, plus de 13 millions d’étudiants suivent des cours transfrontières en ligne, à la fois par l’entremise d’établissements officiels et de plateformes en ligne. La majorité de ces étudiants, qui profitent de la commodité des études en ligne, n’accumulent pas les crédits en vue de l’obtention d’un diplôme.

Le Royaume-Uni compte le plus grand nombre d’étudiants étrangers en téléapprentissage qui veulent obtenir un diplôme ; ils sont 120 000, soit environ 12 % des étudiants étrangers inscrits. Élément clé de la stratégie du Royaume-Uni, l’apprentissage ouvert et à distance (AOD) fait partie de la culture du Commonwealth, comme en témoignent plus de 2 millions de diplômés de l’Open University du Royaume-Uni dans le monde. À l’inverse aux États-Unis, seulement 5 % des étudiants étrangers sont établis à l’extérieur du pays, tandis que l’Université d’Athabasca, principale école en ligne au Canada, compte juste 3 % d’étudiants étrangers.

Durant la dernière décennie, la croissance la plus rapide a été observée du côté des cours en ligne ouverts à tous qui sont assez brefs. Bien que peu de gens les terminent et y soient fidèles, ces cours ont connu un regain de popularité dans le contexte actuel d’incertitude économique, alors que les étudiants cherchent à améliorer leurs compétences.

L’une des plus grandes plateformes, EdX, affirme avoir 33 millions d’utilisateurs, dont 70 % sont des Américains et des Européens. Le nouveau venu Lectera lance un programme de formation rapide multilingue axé sur les aptitudes professionnelles et destiné aux étudiants du monde entier. Google entre également dans ce secteur, avec un apprentissage en ligne rapide offrant d’acquérir des compétences professionnelles, qui concurrence les diplômes universitaires traditionnels.

Créé par le MIT et l’Université Harvard, Edx fait le pont entre les cours en ligne ouverts à tous et l’éducation traditionnelle. Grâce aux programmes MicroBachelors et MicroMasters, les étudiants, où qu’ils se trouvent, peuvent obtenir des crédits en ligne, ce qui accélère leur apprentissage lorsqu’ils sont admis sur le campus. Le succès de ces initiatives montre le potentiel d’une « Université du Canada ».

3. Les étudiants étrangers veulent-ils étudier en ligne ?

Dans la mesure du possible, les étudiants étrangers préfèrent, de loin, étudier sur les campus. Les sondages ont montré à maintes reprises qu’ils souhaitaient fortement intégrer le marché du travail canadien ; 70 % d’entre eux ont l’intention de travailler ici après l’obtention de leur diplôme. Seules la réputation de notre système d’éducation (82 %) et la perception d’une société sûre et tolérante (79 %) représentent des motivations plus fortes.

Pourtant, lorsqu’on s’intéresse aux personnes qui étudient principalement en ligne, les étudiants des pays émergents semblent plus attirés par le fait d’obtenir des crédits d’une institution étrangère. En Colombie, aux Philippines et en Afrique du Sud, 49 % des personnes inscrites à des cours en ligne ouverts à tous ont suivi au moins un cours. Cette proportion grimpe à 70 % parmi celles qui ont un emploi, selon un sondage réalisé en 2016. À titre de comparaison, seuls 5 % à 10 % des Américains et des Européens qui suivent des cours en ligne ouverts à tous termineront leurs études en ligne.

Une Université du Canada offrirait une approche équilibrée entre les cours en ligne et les cours sur les campus, un apprentissage à distance accessible à beaucoup de gens et la possibilité d’achever son cursus dans un établissement canadien.

4. Quels sont les pays où est la demande d’enseignement postsecondaire est la plus forte ?

Cinq des principaux pays d’origine des étudiants étrangers au Canada ont connu une augmentation considérable du nombre d’élèves ayant terminé leurs études secondaires, sans que le nombre de diplômés d’études postsecondaires ait grimpé aussi fortement : le Vietnam, le Brésil, l’Iran, la Chine et l’Inde. Parmi eux, la proportion d’adultes (âgés de plus de 25 ans) détenant seulement un diplôme d’études secondaires a augmenté entre 1990 et 2010.



Cette croissance montre deux choses. Premièrement, le fait d’achever ses études secondaires prend de plus en plus de valeur dans les pays en développement. Deuxièmement, la possibilité pour ces étudiants d’obtenir des diplômes postsecondaires fait défaut. Sans surprise, les pays d’où proviennent la plupart des étudiants étrangers sont aussi les pays d’origine de nombreux nouveaux Canadiens ; l’an dernier, plus de 11 000 nouveaux résidents permanents avaient étudié ici. Pour le Canada, l’exportation de l’éducation s’est directement traduite par l’importation de talents.

L’éducation en ligne peut attirer plus d’étudiants étrangers que l’éducation traditionnelle sur les campus, car elle réduit les coûts élevés que représentent les frais de scolarité, les voyages et le logement. Pour les nouvelles familles de la classe moyenne, les coûts seront un facteur décisif. Rien que cette année, les pressions sur les monnaies ont entraîné une forte appréciation du dollar canadien face au real brésilien, au naira nigérian, au birr éthiopien, au rouble russe et, dans une moindre mesure, à la roupie indienne et au yuan chinois, faisant augmenter les frais de scolarité.


À Surveiller


  • À mesure que les collèges et les universités rouvrent leurs portes et que les restrictions sur les déplacements sont levées, les demandes de permis d’études au Canada renoueront-elles avec les niveaux observés avant la pandémie de COVID-19 ? Disposons-nous de ressources suffisantes pour traiter rapidement ces demandes ?
  • Comment les universités perçoivent-elles leurs nouvelles ressources en ligne, comme des dépenses d’urgence ou comme une occasion de croissance potentielle ? Les écoles peuvent-elles collaborer en vue de partager leurs ressources en ligne ?
  • Pour attirer les étudiants du monde entier, les universités essaieront-elles d’accroître leur présence physique à l’étranger, à l’aide de campus satellites ou de partenariats locaux ?
  • Comment la propriété intellectuelle liée aux cours en ligne peut-elle être protégée sur des marchés où les règles sur la censure ou les régimes juridiques laissent à désirer ?

À Retenir

L’éducation est un bien social mondial. C’est aussi un marché mondial porteur. Les deux concepts n’ont pas à être séparés. Le Canada jouit d’une excellente réputation à l’étranger pour la qualité de son système éducatif ; c’est l’une des choses que nous faisons le mieux. Notre enseignement supérieur est le mieux noté au sein de l’OCDE et la population d’étudiants étrangers est déjà impressionnante.

Alors que l’économie du savoir se mondialise, l’éducation constitue l’un des principaux avantages concurrentiels du Canada. Notre vaste réseau d’anciens étudiants étrangers diplômés favorise les liens d’affaires à l’étranger et renforce les relations commerciales. Notre système avantageux de permis de travail destinés aux étudiants contribue à l’acquisition de talents solides, en menant vers la résidence permanente. L’éducation internationale doit être un pilier de la stratégie de reconstruction du Canada pour les années 2020.

L’Université du Canada est un moyen d’y arriver. Pour mener cette initiative audacieuse, il faudra supprimer les obstacles artificiels entre les établissements d’enseignement supérieur et les provinces, afin de promouvoir une approche collaborative de l’éducation internationale, fondée sur une plateforme. Un financement sera nécessaire pour obtenir les technologies, former le corps professoral et faire le marketing mondial qui assureront la réussite de cette initiative, sans diminuer les transferts dont nos universités bénéficient actuellement.

La concurrence ne manque pas dans le domaine de l’éducation internationale, des universités traditionnelles aux nouvelles entreprises technologiques en passant par l’enseignement supérieur qui gagne en importance dans tous les pays. Cependant, le Canada est particulièrement bien placé pour prendre la tête (s’il le souhaite).  

Ce rapport a été rédigé par John Stackhouse, premier vice-président, et Andrew Schrum, premier directeur, Recherche, au Bureau du chef de la direction.

 

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« D’emblée, j’ai dit aux responsables de l’embauche que les aptitudes techniques n’étaient pas mon point fort, a-t-il déclaré. J’ai quelque chose de différent à offrir. » Finalement, il a décroché l’emploi. À l’ère des grandes perturbations, la différence peut être un atout. Pour produire notre nouveau rapport, intitulé Combler les lacunes : Ce que les Canadiens nous ont dit au sujet de la révolution des aptitudes, qui fait suite à Humains recherchés, notre étude sur le monde du travail de l’avenir, nous nous sommes entretenus, sur une période d’un an, avec des étudiants, des enseignants, des employeurs et des décideurs de diverses régions du pays.

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De ces entretiens nous avons tiré quelques conclusions sur la révolution des aptitudes qui est en cours au Canada — ainsi que sur les défis qui en découlent. L’un de ces défis est le fait que les programmes de lettres et de sciences humaines (ou d’« arts libéraux ») sont en déclin — même si la demande pour les aptitudes qu’ils permettent de développer est en hausse. Les employeurs nous ont dit qu’ils recherchent de plus en plus des candidats possédant les aptitudes non techniques développées dans le cadre des programmes de lettres et de sciences humaines, comme la pensée critique et la communication. Or, les inscriptions à ces programmes sont en baisse de plus de 10 %. Dans notre société obsédée par la technologie, les opinions à l’égard des sciences humaines sont tellement défavorables que les jeunes délaissent ce domaine, selon Patrick Deane, président de l’Université McMaster. « Les parents, les gouvernements et la société en général sous-estiment les compétences essentielles développées dans le domaine des sciences humaines ; c’est un problème systémique et culturel qui dure depuis longtemps », a déclaré M. Deane. Entre 2011 et 2017, les inscriptions aux programmes de sciences humaines ont chuté de 17,5 %. Au cours de la même période, on a enregistré une hausse de 45 % des inscriptions aux programmes de mathématiques, d’informatique et de sciences de l’information. Ces champs d’études, en effet, sont considérés comme une voie plus directe vers un emploi stable après l’obtention d’un diplôme — ce à quoi aspirent les jeunes qui ont grandi dans l’ombre de la récession de 2008. Les étudiants des programmes de sciences humaines s’inquiètent de la place qu’ils trouveront dans le monde du travail de l’avenir. « Ils craignent tous de ne pas trouver d’emploi, a ajouté Tahir Adatia. On peut avoir une passion, mais elle ne mènera pas à un emploi ; c’est la perception qu’ont les étudiants en sciences humaines. » Mais ce n’est pas la réalité. Les étudiants optent de plus en plus pour une formation spécialisée alors que les employeurs sont à la recherche de diplômés polyvalents. Selon LinkedIn, les aptitudes non techniques les plus recherchées par les employeurs sont la créativité, la capacité de persuasion et la collaboration. « Les aptitudes non techniques sont tout aussi importantes que la numératie », a déclaré Steven Murphy, président et vice-chancelier de l’Institut universitaire de technologie de l’Ontario. Tahir Adatia, titulaire d’une majeure en philosophie et d’une mineure en commerce, a découvert que son futur employeur était prêt à l’aider à se familiariser avec les aspects techniques de l’emploi. L’équipe était ravie par les aptitudes qu’il possédait déjà, comme la capacité de penser de façon critique, d’argumenter et de raisonner. La demande actuelle pour les aptitudes développées dans le cadre des programmes de lettres et de sciences humaines est une conséquence de l’automatisation. Plus il y a de tâches automatisées dans les milieux de travail, plus on cherche des gens qui possèdent des aptitudes complémentaires à la technologie. Les employeurs considèrent les capacités techniques comme une base. Les personnes que l’on embauche, comme Tahir Adatia, sont celles qui possèdent des aptitudes pour la communication et la résolution de problèmes complexes. À l’aube des années 2020, les nouveaux diplômés au Canada doivent faire preuve de plus de curiosité et de créativité en raison des besoins croissants en matière de formation interdisciplinaire. Les diplômés en science, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM) doivent acquérir des aptitudes non techniques, et les étudiants en sciences humaines, la maîtrise des outils numériques. Les étudiants ne peuvent plus se limiter à une spécialisation. Le monde du travail évolue, mais les jeunes Canadiens ont le potentiel, l’ambition et la force nécessaires pour y faire leur place. Renseigner les jeunes diplômés sur les occasions qui s’offrent à eux est un défi pour les employeurs et les orienteurs. Les résultats de notre étude, Combler les lacunes, démontrent aux diplômés des programmes de lettres et de sciences humaines la valeur de leur diplôme dans le marché du travail.

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Voici quelques qualités importantes que devraient posséder les candidats à un poste d’administrateur :

  • Expérience Trouvez des professionnels chevronnés qui peuvent offrir de la valeur, des perspectives, de la crédibilité et de l’expérience.
  • Volonté de vous amener à vous surpasser Recherchez des personnes qui remettront vos idées et vos stratégies en question pour vous aider à avancer.
  • Connaissances spécialisées Ciblez des personnes dotées de connaissances particulières pour favoriser un équilibre des points de vue.
  • Compréhension du portrait global Les membres de votre conseil d’administration ne sont pas là pour examiner tous les détails. Vous voulez qu’ils aient une vision globale et qu’ils soient au diapason des événements.
  • Réseau Les meilleurs administrateurs connaissent beaucoup de gens : des contacts qui sont au courant des projets de changement à la réglementation, connaissent des personnes talentueuses ne faisant pas partie de votre cercle, ou qui bénéficient d’un accès privilégié sur divers plans, comme les espaces à bureau ou les fournisseurs.
  • Capacité d’accroître votre notoriété Les membres du conseil qui peuvent vous fournir des occasions de prendre la parole en public, vous présenter à des décideurs et faire la promotion de votre marque sont très précieux.
Il y a beaucoup d’aspects à prendre en compte dans le choix d’un administrateur. Cette personne sera pour vous un partenaire, un promoteur, un costratège et un investisseur clé dans votre réussite.

Voici quelques questions importantes à poser au moment d’embaucher un administrateur :

  • Avec quelles autres entreprises avez-vous collaboré ? Découvrez s’il existe des synergies à exploiter.
  • Pouvez-vous nous présenter aux membres de votre réseau ? N’oubliez pas que les relations d’affaires d’une personne représentent l’une de ses plus importantes contributions à votre entreprise.
  • Avez-vous déjà démarré une entreprise ? Les finances d’une entreprise en démarrage peuvent parfois sembler absurdes. Le marché n’existe peut-être pas encore ou n’est pas encore établi et tout est nouveau. Il vous faut quelqu’un qui est déjà passé par là et qui est capable de visualiser un nouveau marché.
Les relations sont essentielles à la réussite d’une entreprise. Lorsque vous envisagerez de faire votre entrée en bourse, vous aurez besoin d’un conseil d’administration sur lequel vous pourrez compter à chaque étape et qui partage votre vision de l’entreprise. Sélectionnez-en les membres avec soin, prenez votre temps, et ayez recours aux conseils d’un professionnel, au besoin,pour mener à bien cet important processus.