En résumé :
L’excédent commercial des marchandises canadien s’est accru, passant de 3,4 milliards de dollars en avril à 4,2 milliards de dollars en mai (révision à la hausse de 2,7 milliards de dollars), car les exportations ont augmenté de 0,9 % et les importations, de 0,2 %.
Le ralentissement de la croissance des prix de l’énergie a moins soutenu la valeur des exportations, et les exportations d’aéronefs et autres matériel et pièces de transport ont reculé après les gains des mois précédents. Néanmoins, les données mensuelles sur le commerce sont fortement influencées par les prix des marchandises et les catégories de produits individuelles; par conséquent, il est important de regarder au-delà des valeurs globales lors de l’évaluation des conditions sous-jacentes.
Les volumes d’exportations, en excluant les effets des prix, ont reculé de 0,5 % en mai, ce qui donne une meilleure idée de la demande étrangère sous-jacente, mais une forte hausse est toujours à prévoir pour le deuxième trimestre dans son ensemble. Les volumes d’importations ont également diminué, mais en grande partie à cause du repli des importations d’or. Les importations de machinerie et d’équipement industriels ont bondi de 6,1 % par rapport à avril (hausse de 12,8 % sur 12 mois), ce qui indique que les investissements des entreprises augmentent, car elles doivent composer avec un contexte commercial incertain.
Les flux commerciaux continuent d’être façonnés par l’incertitude entourant la politique commerciale américaine, bien que nous nous attendions globalement à ce que les échanges commerciaux freinent moins la croissance canadienne qu’en 2025, au fur et à mesure de la stabilisation graduelle du contexte international. Le récent examen conjoint de l’ACEUM n’a rien changé à notre scénario de base selon lequel les règles commerciales nord-américaines demeureront globalement les mêmes, même si les négociations devraient demeurer une importante source d’incertitude.
En détail :
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Les exportations ont augmenté de 0,9 % en valeur nominale. Les exportations d’énergie ont reculé de 2 %, car la croissance des prix du pétrole a ralenti après avoir bondi au cours des mois précédents, en partie compensée par celle des minerais métalliques et des minéraux non métalliques, qui ont bondi de 16,1 % (avec en tête la flambée des exportations d’aluminium), annulant les baisses des deux mois précédents.
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Compte tenu de la volatilité persistante des prix des marchandises, les volumes donnent une meilleure indication de la demande sous-jacente. Si l’on exclut les effets des prix, les volumes d’exportations ont reculé de 0,5 % en mai, avec des gains pour les minerais métalliques et les minéraux non métalliques, ainsi que pour les biens de consommation, contrebalancés par la faiblesse dans la catégorie de l’énergie et par une forte baisse dans la composante aéronautique (souvent volatile).
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Les importations ont reculé de 0,2 % par rapport à avril. Si l’on exclut l’effet des prix, les volumes ont perdu 0,8 %. Les métaux et les produits minéraux non métalliques ont mené la majeure partie du repli, en particulier la baisse des importations d’or.
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En revanche, l’augmentation des importations de produits chimiques industriels, de plastique et de produits du caoutchouc, de machinerie, de pièces et d’équipement industriels, ainsi que de biens de consommation, a neutralisé cette hausse, confortant les signes que la demande intérieure (dépenses des consommateurs et des entreprises canadiennes) est demeurée relativement résiliente pendant le choc des prix du pétrole de printemps.
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L’excédent commercial du Canada avec les États-Unis s’est chiffré à 11,6 milliards de dollars en mai, contre 10,3 milliards de dollars en avril. Les exportations vers les États-Unis ont augmenté de 1,5 %, tandis que les importations ont reculé de 1,4 %.
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Les échanges commerciaux avec les pays, en dehors des États-Unis, ont montré des replis continus, les exportations ayant reculé de 0,3 % par rapport à avril (bien qu’elles aient tout de même augmenté de 21,2 % sur 12 mois) et les importations ayant augmenté de 1,5 %.
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Les données américaines présentées séparément montrent que le taux tarifaire effectif moyen sur les biens canadiens a peu varié, à environ 3 % en mai (comparativement à 3,2 % en avril). La part des exportations passant la frontière en franchise de droits est demeurée à près de 90 %, en raison principalement des dispenses pour le commerce en franchise de droits en vertu de l’ACEUM.

À propos des auteurs :
Nathan Janzen travaille à RBC depuis 2008, où il s’occupe principalement de la couverture des perspectives macroéconomiques du Canada et des États-Unis. Il est titulaire d’une maîtrise en économie de l’Université McMaster et d’un baccalauréat en économie de l’Université de Regina.
Abbey Xu est économiste à RBC. En tant que membre du groupe d’analyse macroéconomique, elle se spécialise dans les modèles de prévisions macroéconomiques, et présente des analyses et des mises à jour opportunes sur les tendances économiques.
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