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La croissance économique du Canada a stagné en juillet

Pour la semaine du 28 septembre

Les premières données sur l’industrie indiquent que l’économie canadienne a stagné en juillet, après une hausse mensuelle plus forte du produit intérieur brut réel d’avril à juin, qui s’est établie en moyenne à 0,4 %.

Les données de juillet sur la fabrication, le commerce de gros et les ventes au détail indiquent toutes un recul de l’expédition, bien que le PIB du secteur de la fabrication soit probablement resté pratiquement inchangé, la faiblesse étant concentrée dans les secteurs du pétrole et de l’automobile. Ces secteurs sont surreprésentés dans les données sur les ventes par rapport à leur contribution à la production intérieure.

La production de pétrole et de gaz est probablement demeurée stable, car la hausse de l’extraction non classique en Alberta a compensé la baisse des activités de forage. Le marché du logement a rebondi en juillet, soutenant une nouvelle hausse du PIB des services immobiliers et des services de location, bien que la dynamique se soit probablement atténuée en août, la montée des tensions commerciales ayant entamé la confiance des acheteurs.

Une analyse préliminaire du PIB d’août devrait révéler comment l’économie s’en est tirée, alors que les négociations commerciales avec les États-Unis ont échoué et que ces derniers ont imposé des droits de douane de 50 % sur 5 % des importations en provenance du Canada le 22 août.

La stagnation du PIB réel en juillet pose un risque baissier pour notre estimation de suivi, qui prévoyait une croissance annualisée de 1,8 % au troisième trimestre. Toutefois, d’autres données témoignent d’une certaine résilience. Le nombre d’heures travaillées a continué d’augmenter fortement en août (hausse de 0,6 %), les postes vacants se sont maintenus relativement stables jusqu’à la mi-septembre, et notre suivi des opérations sur carte RBC et les données préliminaires sur les ventes au détail d’août (hausse de 1,3 %) suggèrent également une résilience des consommateurs à la fin du troisième trimestre.

À l’instar de la Banque du Canada, nous nous attendons à ce que les nouveaux droits de douane imposés en août aient des effets importants, mais limités sur la faible part des exportations canadiennes ciblées. Ils pourraient avoir provoqué également une ruée sur les expéditions vers les États-Unis avant l’imposition de droits de douane, le 22 août, ce qui aura contribué à la volatilité de la croissance au troisième trimestre.

Il est peu probable que la forte croissance du PIB au deuxième trimestre se reproduise dans la même mesure au deuxième semestre de l’année, alors que les tensions commerciales s’intensifient. La Banque du Canada a signalé que les nouveaux droits de douane imposés par les États-Unis pourraient réduire de moitié la croissance du PIB à moins de 1 % (annualisée) au quatrième trimestre.

Un soutien financier supplémentaire du gouvernement aux entreprises et aux travailleurs touchés par les perturbations commerciales devrait permettre de compenser cette baisse et aider à limiter les répercussions sur l’ensemble de l’économie. Ces mesures sont plus efficaces pour faire face à des chocs d’offre ciblés qu’un outil général, comme les taux d’intérêt.

Bien que la banque centrale surveille les risques de croissance, elle se concentre également de plus en plus sur la nécessité potentielle d’anticiper toute propagation des tensions inflationnistes plus vastes (jusqu’à présent bien maîtrisées) liées aux prix élevés du pétrole à l’échelle mondiale et aux marges de raffinage historiquement élevées.

Notre hypothèse de base prévoit pour l’instant que la banque centrale maintiendra ses taux d’intérêt inchangés à court terme avant de les relever progressivement à partir du début de 2027. Les données à venir pèseront dans la décision d’octobre, et les communications de la Banque du Canada continuent de laisser entendre que l’issue demeure très incertaine.

  • Le marché du travail aux États-Unis devrait être resté tendu en septembre, le taux de chômage se maintenant à des niveaux historiquement bas après avoir légèrement reculé à 4,1 % (le plus bas depuis juin 2025) en juillet et en août. Il est peu probable que la croissance de l’emploi soit aussi importante que la hausse étonnamment forte enregistrée en août (+162 000 emplois), une hausse favorisée en partie par les difficultés liées à l’ajustement saisonnier des embauches dans le secteur de l’enseignement public local au cours de l’été. Toutefois, les licenciements restent faibles, et les taux de départ à la retraite des travailleurs élevés avec le vieillissement de la population ainsi que les restrictions en matière d’immigration pèsent également sur l’offre de main-d’œuvre.


À propos des auteurs :

Nathan Janzen travaille à RBC depuis 2008, où il s’occupe principalement de la couverture des perspectives macroéconomiques du Canada et des États-Unis. Il est titulaire d’une maîtrise en économie de l’Université McMaster et d’un baccalauréat en économie de l’Université de Regina.

Claire Fan est économiste principale à RBC. Elle se concentre sur les tendances macroéconomiques et est chargée d’établir des prévisions relatives au PIB, au marché du travail et à l’inflation pour le Canada et les États-Unis, en fonction des principaux indicateurs.


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