En résumé :
Le marché canadien de l’emploi a montré d’autres signes de stabilisation en juin, après une amélioration plus marquée en mai.
L’augmentation de l’emploi en juin (+18 000) a laissé la mesure en baisse nette de 6 000 pour l’année. Mais nous continuons de penser qu’il faut s’attendre à un ralentissement des gains d’emploi compte tenu du ralentissement marqué de la croissance de la population canadienne.
En tenant compte du ralentissement marqué de la croissance démographique, les conditions par travailleur se sont améliorées davantage que prévu. Le taux de chômage est passé de 6,6 % en mai à 6,5 % en juin, principalement grâce à une baisse du chômage chez les jeunes liée à un marché des emplois d’été plus dynamique.
Le marché du travail demeure fragile : le taux de chômage reste supérieur à la normale. Toutefois, les données de croissance économique du deuxième trimestre indiquent un redressement après la stagnation hivernale.
Les droits de douane des États-Unis ont été à la baisse plutôt qu’à la hausse; l’ACEUM continue de soutenir les échanges en franchise de droits pour la plupart des exportations canadiennes vers les États-Unis. En outre, les prix du pétrole se sont éloignés des sommets d’avril et de mai, malgré l’incertitude entourant l’évolution du conflit au Moyen-Orient.
Dans ce contexte, les résultats de juin s’inscrivent dans notre scénario de base : une économie canadienne qui progresse encore, tant par habitant que par travailleur. Nous anticipons que le taux de chômage poursuivra sa baisse au cours de la deuxième moitié de l’année.
En détail :
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En juin, l’emploi a progressé de 18 000 postes, s’ajoutant au bond de 88 000 en mai. Malgré ces gains, le solde demeure en retrait de 6 000 emplois pour la première moitié de 2026, en raison des baisses enregistrées plus tôt dans l’année.
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L’emploi à temps plein est resté pratiquement inchangé (+1 000), mais affiche tout de même une hausse cumulative de 43 000 postes depuis le début de l’année, portée par le bond de 154 000 en mai.
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Sur une base sectorielle, l’emploi dans le secteur manufacturier a augmenté de plus de 15 000 en mai, avec une chute de 17 000 en juin, et le nombre d’emplois dans ce secteur fortement exposé aux échanges commerciaux s’est établi à -38 000 au cours du premier semestre de l’année. Cependant, les emplois dans le secteur des services ont bondi de 62 000 en juin et ont augmenté de 45 000 depuis le début de l’année.
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La population âgée de 15 ans et plus a affiché en juin une hausse inattendue de 27 000 – un résultat surprenant compte tenu des baisses inédites observées dans les comptes démographiques totaux au cours des derniers trimestres.
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Toutefois, compte tenu des tendances démographiques sous-jacentes (ralentissement de la croissance démographique générale et vieillissement structurel de la population), les conditions du marché du travail par travailleur ont montré d’autres signes d’amélioration.
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Le taux de chômage a fléchi légèrement à 6,5 %, en s’appuyant sur une baisse de 0,3 point de pourcentage à 6,6 % en mai par rapport à 6,9 % en avril.
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De plus, le taux d’activité s’est maintenu à 65,0 % malgré une remontée du taux de départ à la retraite à 27 000 par mois au cours de la dernière année, par rapport aux 26 000 par mois mesurés en mai.
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Le nombre total d’heures travaillées a légèrement augmenté de 0,2 % en raison de l’augmentation de 0,6 % enregistrée en mai, ce qui concorde avec d’autres indicateurs antérieurs qui indiquent une reprise de la croissance du PIB au deuxième trimestre.
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La croissance des salaires a légèrement augmenté pour s’établir à 3,3 %, mais elle demeure en baisse par rapport au taux de 4,5 % et plus en mars et en avril. Bien que le chômage ait commencé à fléchir, il demeure élevé, ce qui devrait maintenir la croissance des salaires sous pression à court terme.
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À l’échelle régionale, la baisse du taux de chômage en juin a été assez généralisée. Le Québec a dominé les gains d’emploi avec une augmentation de 15 000, la deuxième augmentation consécutive, ramenant les pertes cumulatives à environ 60 000. Le taux de chômage a chuté de 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 5,4 %, faisant du Manitoba le plus bas taux à l’échelle nationale, et dans la RMR de Montréal, il a chuté de 0,6 point de pourcentage pour s’établir à 5,9 %.
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La Colombie-Britannique (7 800), la Nouvelle-Écosse (4 900), la Saskatchewan (2 900), ont également affiché des gains, ce qui a réduit leur taux de chômage. L’Ontario a perdu 17 000 emplois, mais le taux de chômage est demeuré stable à 7 %. L’Alberta a vu son taux de chômage augmenter de 0,4 point de pourcentage pour s’établir à 7 %, la croissance de la population active ayant dépassé la création d’emplois.

À propos de l’auteur :
Nathan Janzen travaille à RBC depuis 2008, où il s’occupe principalement de la couverture des perspectives macroéconomiques du Canada et des États-Unis. Il est titulaire d’une maîtrise en économie de l’Université McMaster et d’un baccalauréat en économie de l’Université de Regina.
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