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PIB des États-Unis : la paralysie du gouvernement a plombé la croissance au quatrième trimestre, mais le dynamisme sous-jacent a persisté

L’estimation préliminaire du PIB pour le quatrième trimestre montre bien que les distorsions des données ont assombri le portrait général de la situation. La croissance globale a été nettement inférieure aux attentes, en s’établissant à 1,4 % sur un trimestre (taux annualisé), mais cette faiblesse est largement attribuable à la paralysie du gouvernement. Celle-ci a retranché près d’un point de pourcentage à la croissance globale. Autrement dit, sans les perturbations, l’économie américaine aurait continué de croître au-delà de son potentiel.


C’est pourquoi nous préférons porter notre attention sur les ventes finales aux acheteurs du secteur privé américain, qui exclut les paramètres volatiles, comme les stocks et les dépenses publiques, du calcul du PIB. Cette mesure nous donne un meilleur aperçu de la vigueur de l’économie américaine. Sa hausse de 2,4 % sur un trimestre au quatrième trimestre (contre 2,9 % au troisième trimestre) indique que l’élan sous-jacent de l’économie américaine reste soutenu.



Voici les détails qui retiennent l’attention dans le rapport préliminaire sur le PIB de ce matin :

  • Les consommateurs demeurent le principal moteur de la croissance aux États-Unis, la robustesse continue des dépenses dans les services ayant apporté 1,6 point de pourcentage à la croissance globale. Notons que ce sont les ménages fortunés et à revenu élevé qui génèrent la majeure partie de la consommation, donnant à l’économie sa forme en K.

  • À l’inverse, les dépenses dans les biens montrent que la vague d’achats anticipés au premier semestre de l’année, en prévision de l’entrée en vigueur des droits de douane, a comblé le besoin des Américains. Les dépenses en biens durables ont carrément reculé au quatrième trimestre (-0,9 %). De plus, la croissance des ventes de biens non durables a été modeste (+0,4 %).

  • Les dépenses publiques ont ralenti de -5,1 % au quatrième trimestre, en raison de l’impact de la paralysie du gouvernement. Le BEA estime que la réduction des services fournis par le gouvernement fédéral a retranché environ 1 point de pourcentage à la croissance du PIB réel au quatrième trimestre.

  • L’apport des investissements des entreprises à la croissance globale a été considérable (+0,5 point de pourcentage), la propriété intellectuelle en représentant la majorité. Cette accélération des investissements témoigne de l’engouement généralisé pour l’IA, qui, à notre avis, demeurera un facteur positif en 2026.

  • Une fois de plus, les échanges commerciaux ont peu contribué à la croissance (apport de 0,1 au taux global), car les importations et les exportations ont ralenti au quatrième trimestre.

  • Fait intéressant, les stocks ont baissé au quatrième trimestre pour un troisième trimestre consécutif. Comme nous l’avons déjà souligné, voilà qui est très inhabituel en dehors des récessions. Cette baisse découle encore de l’augmentation des stocks effectuée avant l’entrée en vigueur des droits de douane qui a permis aux entreprises de retarder la hausse des prix pour les consommateurs.



À propos des auteurs :

Mike Reid est chef, Services économiques RBC – États-Unis. Il est chargé d’établir les perspectives économiques de RBC pour les États-Unis, de commenter les indicateurs macroéconomiques et de rédiger des analyses concernant le contexte économique.

Carrie Freestone est économiste principale aux États-Unis à RBC et membre de l’équipe des Services économiques aux États-Unis à RBC Marchés des Capitaux. Elle est responsable de prévoir les principaux indicateurs clés américains, notamment le PIB, l’emploi, les dépenses de consommation et l’inflation aux États-Unis. Elle contribue également aux commentaires sur la conjoncture économique aux États-Unis qu’elle transmet aux clients au moyen de publications, de présentations et par l’intermédiaire des médias.

Imri Haggin est économiste à RBC Marchés des Capitaux, où il se concentre sur la recherche thématique. Ses travaux antérieurs portaient sur la dynamique du crédit à la consommation et la modélisation des liquidités, et mettaient l’accent sur l’utilisation des données pour comprendre les comportements.


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