Skip to main content
Le nouveau régime tarifaire entre en vigueur, mais il faut garder un œil sur les emplois touchés par les difficultés commerciales aux É.-U.

Pour la semaine du 2 mars

Vendredi, le calendrier peu chargé des données économiques au Canada permettra de surveiller de près les emplois aux États-Unis, en particulier dans le secteur des produits industriels, qui est durement impacté par les échanges commerciaux, où les liens économiques transfrontaliers avec le Canada sont les plus étroits.

Selon nous, le rapport de février devrait s’inscrire dans la suite logique de la stabilisation de l’ensemble des conditions du marché américain de l’emploi. Selon nous, le taux de chômage devrait grimper à 4,4 % pour effacer la baisse à 4,3 % observée en janvier, mais demeurer inférieur au récent sommet de 4,5 % atteint en novembre.

La croissance de l’emploi devrait demeurer modeste (nous prévoyons une augmentation de 65 000), mais la croissance sous-jacente lente de la population active en raison du vieillissement de la population et des restrictions de l’immigration a réduit le point d’équilibre nécessaire pour empêcher le taux de chômage d’augmenter davantage.

L’emploi dans le secteur manufacturier américain fortement exposé aux droits de douane a été à la traîne, ce qui reflète les conditions au nord de la frontière en raison de l’intégration industrielle serrée entre le Canada et les États-Unis. Toutefois, en janvier, une légère augmentation a été enregistrée pour la première fois depuis novembre 2024.

Pour le Canada, nous surveillerons lundi l’indice des directeurs d’achats du secteur manufacturier de S&P, qui a dépassé le niveau de croissance neutre de 50 en janvier pour la première fois depuis un an.

Les politiques commerciales des États-Unis fluctuent encore parce que, la semaine dernière, la Cour suprême a rejeté le recours à l’IEEPA pour imposer des droits de douane généralisés. L’administration américaine a annoncé un nouveau tarif mondial de 10 % en vertu de l’article 122 le jour même de la décision, invoquant des préoccupations à l’égard du déficit de la balance des paiements.

L’administration a déjà menacé d’augmenter ce taux à 15 % (soit le maximum permis dans le cadre de ce pouvoir), mais la liste des dispenses de ces mesures est également longue. Fait crucial pour le Canada, les échanges commerciaux conformes aux règles d’origine de l’ACEUM sont exemptés, comme c’était le cas en vertu des règles de l’IEEPA.

Il existe une liste de plus de 1 600 produits pour lesquels les droits de douane ne s’appliquent pas en raison des besoins de l’économie américaine. Selon nos calculs, les produits figurant sur cette liste de dispenses représentaient environ la moitié des importations mondiales des États-Unis en 2025. Pour certains partenaires commerciaux, cette part est nettement plus élevée – par exemple, la liste des dispenses couvre plus de 80 % des importations américaines qui provenaient de Taïwan en 2025.

Compte tenu des dispenses, les nouveaux tarifs douaniers fondés sur l’article 122 représenteront probablement un pas en arrière par rapport au taux tarifaire effectif moyen des États-Unis dans l’ensemble. Cela cadre avec notre prévision selon laquelle le recouvrement des droits de douane américains a peut-être déjà culminé en raison des préoccupations élevées quant à l’abordabilité.

Les nouvelles mesures ne changent pas beaucoup le contexte du commerce international pour le Canada.

Les exemptions découlant de l’ACEUM signifient que le Canada devrait conserver l’un des tarifs douaniers effectifs moyens les plus faibles imposés par les États-Unis, même si d’importants tarifs ciblés demeurent en vigueur sur des produits comme l’acier et l’aluminium et pour le secteur automobile (mesures non touchées par la décision de la Cour suprême des États-Unis).

Nous soulignons depuis longtemps l’importance de préserver l’ACEUM et les exemptions connexes pour nos perspectives canadiennes. Toutefois, la décision prise par l’administration américaine la semaine dernière de maintenir ces exemptions souligne que l’accord est avantageux des deux côtés de la frontière, notamment la réduction des coûts pour les 22 États américains qui ont établi le Canada comme leur principale source d’importations en 2025.



Le présent rapport a été rédigé par Nathan Janzen, Économiste en chef adjoint et Claire Fan, Économiste principale.

Le présent article vise à offrir des renseignements généraux seulement et n’a pas pour objet de fournir des conseils juridiques ou financiers, ni d’autres conseils professionnels. Le lecteur est seul responsable de toute utilisation des renseignements contenus dans le présent document, et ni la Banque Royale du Canada (« RBC »), ni ses sociétés affiliées, ni leurs administrateurs, dirigeants, employés ou mandataires respectifs ne seront tenus responsables des dommages directs ou indirects découlant de l’utilisation du présent document par le lecteur. Veuillez consulter un conseiller professionnel en ce qui concerne votre situation particulière. Les renseignements présentés sont réputés être factuels et à jour, mais nous ne garantissons pas leur exactitude et ils ne doivent pas être considérés comme une analyse exhaustive des sujets abordés. Les opinions exprimées reflètent le jugement des auteurs à la date de publication et peuvent changer. La Banque Royale du Canada et ses sociétés affiliées ne font pas la promotion, explicitement ou implicitement, des conseils, des avis, des renseignements, des produits ou des services de tiers.

Le présent document peut contenir des déclarations prospectives – au sens de certaines lois sur les valeurs mobilières – qui font l’objet de la mise en garde de RBC concernant les déclarations prospectives. Les paramètres, données et autres renseignements ESG (y compris ceux liés au climat) contenus sur ce site Web sont ou peuvent être fondés sur des hypothèses, des estimations et des jugements. Les mises en garde relatives aux renseignements présentés sur ce Site Web sont exposées dans les sections « Mise en garde concernant les déclarations prospectives » et « Avis important concernant le présent rapport » de notre Rapport climatique le plus récent, accessible sur notre site d’information à l’adresse https://www.rbc.com/notre-impact/rapport-citoyennete-dentreprise-rendement/index.html. Sauf si la loi l’exige, ni RBC ni ses sociétés affiliées ne s’engagent à mettre à jour quelque renseignement que ce soit présenté dans le présent document.

Obtenez les dernières prévisions et analyses de RBC économique.
Abonnez-vous maintenant