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La croissance du PIB canadien a stagné en janvier, mais devrait rebondir partiellement en février

Pour la semaine du 30 mars

Les données sur le produit intérieur brut (PIB) du Canada pour janvier qui seront publiées mardi et celles sur le commerce pour février qui apparaîtront jeudi donneront une meilleure idée de la trajectoire de l’économie au début de 2026.

Conformément aux estimations préliminaires de Statistique Canada, nous nous attendons à ce que la croissance du PIB ralentisse pour demeurer essentiellement stable en janvier, après avoir progressé de 0,2 % en décembre.

La faiblesse a été concentrée dans le secteur de l’automobile, où les perturbations de la production dans les usines de l’Ontario ont fait baisser les ventes manufacturières et de gros de 3,9 % et de 1,5 %, respectivement. Les premiers indicateurs laissent entrevoir un rebond partiel en février, à mesure que les perturbations se sont dissipées.

Les agents immobiliers et les courtiers ont également affiché une certaine faiblesse, car des conditions météorologiques exceptionnellement difficiles ont freiné les reventes de logements en janvier. La vigueur des secteurs de l’énergie a contrebalancé ces baisses, la production de pétrole et l’exploitation minière non conventionnelles (à l’exclusion du pétrole et du gaz) de l’Alberta ayant légèrement augmenté après s’être contractées en décembre. Les ventes au détail ont augmenté de 1 %, ce qui témoigne de la résilience des dépenses des ménages.



La résilience des dépenses semble s’être maintenue en février. Les premiers indicateurs, y compris le suivi des données sur les dépenses par carte de crédit de RBC, ainsi que l’estimation anticipée des ventes au détail de Statistique Canada (une augmentation nominale de 0,9 %), laissent entrevoir une amélioration.

D’autres estimations sectorielles préliminaires ont également montré des signes de reprise. Selon Statistique Canada, les ventes du secteur manufacturier ont augmenté de 3,8 % en termes nominaux, en raison de la vigueur observée dans les segments du matériel de transport et de la fabrication de produits alimentaires. Les ventes de gros sont en hausse de 2,3 %, stimulées de façon semblable par des ventes accrues d’automobiles et de pièces. L’activité liée au marché du logement est probablement demeurée faible en février, car les reventes sont demeurées anémiques.

À sa réunion de mars, la Banque du Canada a signalé des risques de baisse liés à sa prévision de croissance annualisée du PIB de 1,8 % pour le premier trimestre. Après un mois de janvier morose, l’amélioration de l’activité en février et en mars à mesure que les perturbations dans le secteur de l’automobile se sont atténuées devrait tout de même faire en sorte que la croissance soit conforme à notre prévision d’une légère augmentation.

Pour ce qui est des données de février sur le commerce international, nous nous attendons à ce que le déficit commercial du Canada passe de 3,6 milliards de dollars à 1,8 milliard de dollars, en raison d’un rebond partiel des exportations automobiles et de la hausse des prix du pétrole. Le déficit devrait continuer de se rétrécir en mars, après que le conflit au Moyen-Orient a fait grimper fortement les prix du pétrole.

  • Nous nous attendons à ce que le rapport de mars sur l’emploi aux États-Unis montre une augmentation de 50 000 postes, en partie attribuable à la fin de la grève des infirmières. Le taux de chômage devrait rester stable à 4,4 %, compte tenu du faible taux de mises à pied et de la stabilité des demandes initiales de prestations d’assurance-chômage.

Le présent rapport a été rédigé par Claire Fan, Économiste principale et Abbey Xu, Économiste.

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