
Une deuxième paralysie (partielle) du gouvernement a pris fin cette semaine, mais pas sans perturber le calendrier de diffusion du Bureau of Labor Statistics. Ainsi, la semaine sera bondée, car nous prendrons connaissance du rapport sur les ventes au détail retardé pour décembre, la situation de l’emploi pour janvier mercredi et le rapport sur l’IPC de janvier vendredi.
Après la publication de nombreuses données sur le marché de l’emploi cette semaine, nous nous attendons toujours à ce que 63 000 emplois soient créés sur le marché américain de l’emploi en janvier, ce qui est légèrement supérieur à notre estimation du point d’équilibre et compatible avec une légère baisse du taux de chômage à 4,3 %. Les demandes initiales de prestations d’assurance-chômage ont été exceptionnellement faibles pendant la semaine de référence de l’enquête auprès des ménages (la semaine comprenant le 12 janvier), mais les données de la semaine se terminant le 31 janvier donnent à penser que nous pourrions observer un certain degré de normalisation à la fin du mois. Les données du rapport d’ADP de janvier étaient moroses, mais nous ne le considérons habituellement pas comme un solide indicateur pour les emplois non agricoles en raison du biais d’échantillonnage. Néanmoins, le rapport d’ADP a souligné que la majeure partie de la faiblesse était concentrée dans les secteurs exposés aux échanges commerciaux et, à l’inverse, a indiqué une forte augmentation des embauches dans le secteur des soins de santé. Ces deux éléments étaient conformes à nos propres hypothèses pour le rapport de janvier sur les emplois non agricoles.
En ce qui concerne l’autre volet du mandat de la Réserve fédérale américaine (Fed), nous espérons que les données sur l’IPC de la semaine prochaine nous donneront un aperçu plus juste du contexte de l’inflation aux États-Unis en janvier. Il s’agira de la première publication depuis la paralysie du gouvernement en octobre qui n’est pas directement touchée par les omissions de données en octobre ou par une fenêtre de collecte limitée en novembre. Nous nous attendons à ce que l’inflation de base s’accélère en janvier pour s’établir à +0,4 % sur un mois, ce qui maintiendrait le rythme sur 12 mois à 2,6 %. Selon nous, la baisse des prix de l’essence aidera sur le plan de l’inflation globale, mais nous nous attendons toujours à une hausse de 0,3 % sur un mois, ce qui maintiendra le rythme sur 12 mois à 2,5 %.
Nous prévoyons de meilleures données pour plusieurs raisons. Premièrement, l’« effet de janvier » demeure un facteur dans l’économie post-COVID. Nous assistons habituellement à une flambée de l’inflation en janvier, car les hausses de prix de la nouvelle année et les facteurs saisonniers décalés ont fait grimper les données de janvier depuis 2021. Deuxièmement, nous nous attendons à ce que les premiers signes de répercussion des tarifs douaniers sur les consommateurs se fassent sentir. Les données de décembre sur l’IPP ont fait ressortir des pressions dans les secteurs du commerce, du transport et de l’entreposage. Le commerce donne à penser que les grossistes répercutent la hausse des coûts de façon préventive et l’entreposage laisse entrevoir une hausse explicite des coûts pour les producteurs. Nous prévoyons que cette hausse se traduira par un bond des prix à la consommation. L’indice ISM du secteur des services et l’indice ISM du secteur manufacturier ont tous deux souligné les pressions persistantes sur les prix, et l’indice des prix des services numériques d’Adobe a signalé une flambée exceptionnellement forte des prix en ligne en janvier.

Voici ce que nous surveillerons la semaine prochaine :
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Avant la diffusion des données sur l’emploi et de l’IPC, nous prendrons connaissance des données (décalées) sur les ventes au détail pour décembre, qui devraient, selon nous, montrer un bond ferme de +0,4 % sur un mois, soutenu par les ventes d’automobiles (+2,8 % selon les données de décembre d’Autodata). Nous nous attendons à ce que les ventes hors magasin continuent de tenir le coup et, si on peut se fier aux données de l’indice des prix des services numériques d’Adobe, la hausse des prix dopera les ventes nominales dans cette catégorie. Nous avons continué d’observer de la résilience dans le segment du commerce de détail, mais nous nous attendons à un ralentissement de la croissance au premier trimestre de 2026 par rapport à 2025, qui a été l’année du devancement des achats en prévision des tarifs douaniers qui a entraîné une accélération de l’activité de détail.
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Nous nous attendons à une hausse des demandes initiales de prestations d’assurance-chômage, qui devraient atteindre 243 000 pour la semaine se terminant le 7 février, après avoir été témoins d’un nombre inhabituellement bas de demandes pendant la majeure partie de janvier. La semaine dernière, le nombre de demandes initiales d’assurance-chômage a atteint 231 000, ce qui est grandement supérieur aux prévisions consensuelles. Ce nombre de 243 000 serait toujours conforme à nos attentes selon lesquelles le taux de chômage stagnera en 2026.
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Jeudi, nous nous attendons à prendre connaissance d’autres données mensuelles ternes sur les ventes de logements, les ventes de logements existants ayant probablement baissé à 3,9 millions, car le marché du logement continue d’hiberner dans un contexte de taux persistants à long terme.
Mike Reid est chef, Services économiques RBC – États-Unis. Il est chargé d’établir les perspectives économiques de RBC pour les États-Unis, de commenter les indicateurs macroéconomiques et de rédiger des analyses concernant le contexte économique.
Carrie Freestone est économiste principale aux États-Unis à RBC et membre de l’équipe des Services économiques aux États-Unis à RBC Marchés des Capitaux. Elle est responsable de prévoir les principaux indicateurs clés américains, notamment le PIB, l’emploi, les dépenses de consommation et l’inflation aux États-Unis. Elle contribue également aux commentaires sur la conjoncture économique aux États-Unis qu’elle transmet aux clients au moyen de publications, de présentations et par l’intermédiaire des médias.
Imri Haggin est économiste à RBC Marchés des Capitaux, où il se concentre sur la recherche thématique. Ses travaux antérieurs portaient sur la dynamique du crédit à la consommation et la modélisation des liquidités, et mettaient l’accent sur l’utilisation des données pour comprendre les comportements.
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