Également dans ce numéro : Les procédures judiciaires liées aux droits de douane s’intensifient, les relations entre le Canada et l’Inde reprennent de plus belle et deux géants économiques concluent « l’accord commercial ultime »
Mettre de l’ordre dans nos affaires
Le même jour où le Fonds monétaire international publiait un rapport selon lequel la suppression des barrières commerciales interieures au Canada pourrait entraîner une hausse de 7 % du PIB réel, une discussion s’est tenue au Canadian Club of Toronto.
Parmi les participants figuraient deux grands dirigeants d’entreprise canadienne, Tracy Robinson (CN) et Max Koeune (McCain Foods), qui se sont joints à Sean Strickland (Canada’s Building Trades Unions) et à Goldy Hyder (Conseil des entreprises du Canada) pour s’entretenir sur les changements majeurs que le Canada doit apporter en matière de développement des infrastructures, de réglementation des entreprises et d’immigration.
Voici quelques goulots d’étranglement qu’il faut régler rapidement :
-
Le Canada figure parmi les pires pays de l’OCDE pour le nombre de journées de travail perdues en raison d’interruptions de travail. Autrement dit, nos infrastructures de transport (ports, réseaux ferroviaires et voies maritimes ferrées), qui nous relient au reste du monde, se retrouvent paralysées, alors que l’on attend du Canada qu’il soit ponctuel.
-
L’obtention des permis nécessaires à l’extension de l’oléoduc TMX a pris plus de temps que la construction elle-même. Ce n’est là qu’un exemple parmi bien d’autres des difficultés causées par la lenteur des processus de délivrance des permis et des autres approbations.
-
Malgré une grave pénurie de main-d’œuvre qualifiée, nos provinces n’accueillent qu’un nombre dérisoire d’immigrants. Qui d’autre bâtira tous ces grands projets ?
-
Sur le plan réglementaire, il est plus facile d’exporter des aliments aux États-Unis que d’en expédier d’une province à l’autre. Quand le concept d’« économie unique » deviendra-t-il réalité ?
Que faut-il faire ?
Mme Robinson a souligné le besoin de revoir notre approche des négociations collectives afin d’éviter que l’économie ne soit aussi souvent paralysée, en particulier dans un contexte mondial où d’autres pays se réjouissent de cette situation.
M. Strickland a réclamé une meilleure planification de la main-d’œuvre pour recruter les bonnes personnes, en nombre suffisant, et répondre ainsi aux besoins de notre économie. On en parle depuis des années. C’est un problème qui peut se régler.
M. Koeune a appelé à des réformes en matière d’immigration qui permettraient aux demandeurs de résidence permanente d’avoir une idée plus claire des délais de traitement et de l’état d’avancement de leur dossier. Il a décrit le système comme une « boîte noire », une expression que j’ai entendue chez bien d’autres employeurs au cours des derniers mois.
Nous ne pouvons pas conquérir le monde sans commencer par régler nos propres difficultés.
Se défendre, d’accord. Avancer la tête haute, c’est encore mieux.
– John Stackhouse
Les tendances…

Depuis l’audience du 5 novembre devant la Cour suprême sur la légalité des droits de douane américains, plus de 1 000 entreprises, dont Costco, Revlon et Ray-Ban, ont intenté une poursuite contre l’administration Donald Trump, Pourquoi ? Si la plus haute cour du pays invalide ces droits de douane (verdict à une date encore inconnue), les plaignants espèrent obtenir un remboursement partiel des pertes qu’ils disent avoir subi en raison de ces mesures.
Commerce international
Production record : le pétrole canadien se tourne vers de nouveaux marchés
-
Même avec des prix mondiaux en berne, le Canada produit des volumes records de pétrole et augmente ses exportations vers l’Asie, en particulier vers la Chine où les ventes ont plus que quadruplé l’an dernier, mais aussi vers l’Inde et la Corée du Sud.
-
Si les États-Unis restent la principale destination d’exportation du pétrole canadien, la hausse de capacité des pipelines et l’essor des marchés asiatiques soutiennent la valeur des actions des grandes sociétés pétrolières et favorisent la diversification économique. On peut s’attendre à une multiplication des demandes visant à accroître la capacité des pipelines.
Le Canada et l’Inde misent sur un commerce énergétique apolitique et fiable
-
Alors que les relations diplomatiques continuent de s’améliorer, les responsables se sont engagés à accroître les livraisons canadiennes de pétrole brut, de gaz naturel liquéfié et de gaz de pétrole liquéfié à l’Inde, tandis que davantage de produits pétroliers raffinés devraient être exportés en sens inverse.
-
Le ministre de l’Énergie, Tim Hodgson, a souligné que l’Inde constitue le marché où la demande d’énergie connaît la croissance la plus rapide, tout en assurant à ses homologues que le Canada n’utiliserait jamais l’énergie comme instrument de coercition. Un dialogue énergétique relancé entre les ministres canadien et indien pourrait aussi favoriser des investissements réciproques et une collaboration accrue dans d’autres domaines, notamment l’hydrogène, l’uranium, les biocarburants, le stockage des batteries, les minéraux essentiels, l’électricité et l’IA.
-
Le haut-commissaire de l’Inde au Canada a déclaré que le premier ministre Carney se rendra probablement en Inde en mars et que, sous son gouvernement, le Canada n’est plus perçu comme le « petit frère » des États-Unis.
L’Inde et l’UE s’entendent sur l’accord commercial ultime
-
Alors que Washington s’apprête à imposer d’importants droits de douane, deux des plus grands marchés du monde ont conclu un accord commercial qui, une fois entré en vigueur, supprimera les droits de douane sur plus de 90 % des produits, ouvrant une nouvelle ère dans leurs relations économiques.
-
Les deux parties n’ont pas caché que cette avancée s’inscrivait en réaction à la politique commerciale américaine, afin d’atténuer l’impact des droits de douane et de renforcer leur autonomie économique. L’accord devrait stimuler les exportations de produits manufacturés indiens et offrir à l’UE un accès privilégié à ce vaste marché en forte croissance.
-
L’UE figure déjà parmi les principaux partenaires commerciaux de l’Inde. Si l’Inde n’est encore que le neuvième partenaire commercial de l’UE, cette dernière prévoit que ses échanges avec l’Inde doubleront d’ici 2032. Les négociations sur un accord de protection des investissements se poursuivent.
–Thomas Ashcroft
Le présent article vise à offrir des renseignements généraux seulement et n’a pas pour objet de fournir des conseils juridiques ou financiers, ni d’autres conseils professionnels. Le lecteur est seul responsable de toute utilisation des renseignements contenus dans le présent document, et ni la Banque Royale du Canada (« RBC »), ni ses sociétés affiliées, ni leurs administrateurs, dirigeants, employés ou mandataires respectifs ne seront tenus responsables des dommages directs ou indirects découlant de l’utilisation du présent document par le lecteur. Veuillez consulter un conseiller professionnel en ce qui concerne votre situation particulière. Les renseignements présentés sont réputés être factuels et à jour, mais nous ne garantissons pas leur exactitude et ils ne doivent pas être considérés comme une analyse exhaustive des sujets abordés. Les opinions exprimées reflètent le jugement des auteurs à la date de publication et peuvent changer. La Banque Royale du Canada et ses sociétés affiliées ne font pas la promotion, explicitement ou implicitement, des conseils, des avis, des renseignements, des produits ou des services de tiers.
Le présent document peut contenir des déclarations prospectives – au sens de certaines lois sur les valeurs mobilières – qui font l’objet de la mise en garde de RBC concernant les déclarations prospectives. Les paramètres, données et autres renseignements ESG (y compris ceux liés au climat) contenus sur ce site Web sont ou peuvent être fondés sur des hypothèses, des estimations et des jugements. Les mises en garde relatives aux renseignements présentés sur ce Site Web sont exposées dans les sections « Mise en garde concernant les déclarations prospectives » et « Avis important concernant le présent rapport » de notre Rapport climatique le plus récent, accessible sur notre site d’information à l’adresse https://www.rbc.com/notre-impact/information-sur-la-durabilite/index.html. Sauf si la loi l’exige, ni RBC ni ses sociétés affiliées ne s’engagent à mettre à jour quelque renseignement que ce soit présenté dans le présent document.