
La première grande publication de données en 2026 sera le rapport sur l’emploi, qui sera publié vendredi. Les publications sur l’emploi seront enfin à jour à la suite des retards importants découlant de la paralysie du gouvernement.
Nous nous attendons à ce que l’économie américaine ait créé plus de 70 000 emplois en décembre, mais que, comme au cours des mois précédents, la plus grande partie de la création d’emplois reflète l’embauche structurelle dans les soins de santé plutôt que les tendances cycliques. En fait, le double rapport sur les emplois (pour octobre et novembre) indiquait une baisse des embauches cycliques dans le secteur des services. Néanmoins, après la publication d’un solide rapport sur les ventes au détail en novembre, l’embauche dans le secteur du commerce de détail sera probablement l’élément imprévisible du rapport de décembre. Depuis 2015, 14 000 emplois en moyenne sont créés dans le commerce de détail en décembre pour la période du magasinage des Fêtes. Toutefois, cette année, l’embauche dans le secteur du commerce de détail pourrait être touchée par l’augmentation des tarifs douaniers et le ralentissement de l’immigration. Les données des titulaires de carte Visa donnent à penser qu’un élan favorable aux dépenses aux États-Unis s’est amorcé en novembre, ce qui est de bon augure pour les emplois cette année.
Le rapport sur l’emploi de novembre soulignait également un bond du taux de chômage, mais nous ne prévoyons pas qu’un tel mouvement se reproduise. En fait, nous nous attendons à un renversement partiel et anticipons que le taux de chômage aura probablement baissé à 4,5 % en décembre. Nous observons habituellement une diminution des mises à pied permanentes et des fins d’emplois temporaires en décembre, car les embauches saisonnières atteignent un sommet. Si le taux de chômage reste stable, ce sera probablement dû aux personnes de retour sur le marché de l’emploi, ce mouvement ayant grandement contribué à la hausse observée en novembre. Pour cette raison, la hausse du taux de chômage en novembre ne nous a pas inquiétés outre mesure, car elle signalait entre autres le fait que les jeunes diplômés ont de la difficulté à trouver un emploi plutôt que des mises à pied permanentes de travailleurs dans la force de l’âge. Bien que des délais de recherche plus longs soient un signe d’assouplissement du marché de l’emploi, ils ne sont pas aussi préoccupants pour les dépenses de consommation en 2026, car les nouveaux chercheurs d’emploi qui ne travaillaient pas auparavant ne représentent pas une perte de revenu de travail ou de pouvoir d’achat. Tout au long de l’année, nous nous attendons à ce que le taux de chômage stagne autour de 4,5 %, un pourcentage historiquement bas.
Il est important de rappeler que la création des 70 000 emplois que nous attendons en décembre ne tient pas compte des révisions du recensement trimestriel de l’emploi (QCEW), qui seront publiées plus tard cette année. Cela démontre qu’il est de plus en plus difficile de se fier entièrement aux données sur l’emploi. Les embauches sont probablement beaucoup plus faibles que ne le laissent entrevoir les données sur l’emploi publiées, les départs à la retraite des baby-boomers et les restrictions en matière d’immigration pesant sur l’offre de main-d’œuvre.
Outre le rapport sur l’emploi de décembre, quelques données supplémentaires seront publiées cette semaine :
-
Nous surveillerons l’évolution de la situation au Venezuela, mais nous estimons pour l’heure que l’évolution limitée des prix du pétrole signifie n’aura pas d’incidence sur nos perspectives d’inflation pour l’instant. En ce qui a trait à la croissance, les dépenses dans le secteur de la défense offrent un certain potentiel de hausse, mais elles ne suffiront probablement pas pour modifier le discours macroéconomique en 2026.
-
L’indice ISM des services devrait diminuer à 52,0 (par rapport à 52,6) en décembre. Trois des quatre sondages régionaux de la Fed (dont ceux de Philadelphie, de Richmond et du Texas) ont fait ressortir un ralentissement de l’activité dans le secteur des services. Seul le Texas a fait exception.
-
Les données du JOLTS pour novembre seront périmées, mais nous prévoyons une hausse du nombre de postes vacants, qui est passé de 7 670 000, le mois précédent la période des Fêtes et après l’augmentation des embauches en novembre, à 7 800 000.
-
Nous nous attendons à ce que les demandes initiales de prestations d’assurance-chômage augmentent de 216 000 pour la semaine se terminant le 3 janvier, après une baisse massive (199 000) au cours de la semaine du congé des Fêtes. Nous nous attendons à ce qu’une partie de l’arriéré des demandes pour la semaine se terminant le 27 décembre soit rattrapée au cours des semaines suivantes. Néanmoins, la nouvelle année a commencé au courant de la semaine se terminant le 3 janvier, et une autre semaine écourtée par des jours fériés pourrait entraîner des fluctuations persistantes. Nous nous attendons à ce que les demandes de prestations d’assurance-chômage reviennent à leur niveau d’avant les Fêtes au cours des prochaines semaines, ce qui témoigne de la stabilisation du marché de l’emploi dans un contexte de faibles embauches et de faibles licenciements.
-
Les mises en chantier et les permis de construire pour septembre et octobre devraient être publiés vendredi, car les données sur l’habitation continuent de rattraper leur retard dans la foulée de la paralysie.
Mike Reid est Directeur et chef de la recherche sur l’économie aux États-Unis à RBC. Il est chargé d’établir les perspectives économiques de RBC pour les États-Unis, de commenter les indicateurs macroéconomiques et de rédiger des analyses concernant le contexte économique.
Carrie Freestone est économiste principale aux États-Unis à RBC et membre de l’équipe des Services économiques aux États-Unis à RBC Marchés des Capitaux. Elle est responsable de prévoir les principaux indicateurs clés américains, notamment le PIB, l’emploi, les dépenses de consommation et l’inflation aux États-Unis. Elle contribue également aux commentaires sur la conjoncture économique aux États-Unis qu’elle transmet aux clients au moyen de publications, de présentations et par l’intermédiaire des médias.
Imri Haggin est économiste à RBC Marchés des Capitaux, où il se concentre sur la recherche thématique. Ses travaux antérieurs portaient sur la dynamique du crédit à la consommation et la modélisation des liquidités, et mettaient l’accent sur l’utilisation des données pour comprendre les comportements.
Le présent article vise à offrir des renseignements généraux seulement et n’a pas pour objet de fournir des conseils juridiques ou financiers, ni d’autres conseils professionnels. Le lecteur est seul responsable de toute utilisation des renseignements contenus dans le présent document, et ni la Banque Royale du Canada (« RBC »), ni ses sociétés affiliées, ni leurs administrateurs, dirigeants, employés ou mandataires respectifs ne seront tenus responsables des dommages directs ou indirects découlant de l’utilisation du présent document par le lecteur. Veuillez consulter un conseiller professionnel en ce qui concerne votre situation particulière. Les renseignements présentés sont réputés être factuels et à jour, mais nous ne garantissons pas leur exactitude et ils ne doivent pas être considérés comme une analyse exhaustive des sujets abordés. Les opinions exprimées reflètent le jugement des auteurs à la date de publication et peuvent changer. La Banque Royale du Canada et ses sociétés affiliées ne font pas la promotion, explicitement ou implicitement, des conseils, des avis, des renseignements, des produits ou des services de tiers.
Le présent document peut contenir des déclarations prospectives – au sens de certaines lois sur les valeurs mobilières – qui font l’objet de la mise en garde de RBC concernant les déclarations prospectives. Les paramètres, données et autres renseignements ESG (y compris ceux liés au climat) contenus sur ce site Web sont ou peuvent être fondés sur des hypothèses, des estimations et des jugements. Les mises en garde relatives aux renseignements présentés sur ce Site Web sont exposées dans les sections « Mise en garde concernant les déclarations prospectives » et « Avis important concernant le présent rapport » de notre Rapport climatique le plus récent, accessible sur notre site d’information à l’adresse https://www.rbc.com/notre-impact/rapport-citoyennete-dentreprise-rendement/index.html. Sauf si la loi l’exige, ni RBC ni ses sociétés affiliées ne s’engagent à mettre à jour quelque renseignement que ce soit présenté dans le présent document.