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Les exportations d’automobiles et d’or pèsent sur la balance commerciale du Canada en novembre

La balance commerciale des biens du Canada a enregistré un déficit de 2,2 milliards de dollars en novembre par rapport à celui de 0,4 milliard de dollars enregistré en octobre. Cette augmentation est attribuable principalement à la baisse des exportations d’or (après des hausses marquées au cours des mois précédents) et de véhicules et de pièces automobiles (à leur plus bas niveau en trois ans). Les importations sont demeurées majoritairement stables.

Malgré la détérioration de la balance commerciale, les exportateurs canadiens continuent de montrer des signes de diversification partielle sur les marchés hors États-Unis. En novembre, les exportations de biens vers des destinations hors États-Unis ont dépassé de 29 % leur niveau d’il y a un an, tandis que les importations de biens en provenance de marchés hors États-Unis ont augmenté de 18 %. Il s’agit de sommets records ou presque records dans les deux cas.

La majeure partie de ce succès initial est toutefois attribuable aux marchandises, notamment l’or et le pétrole brut, en partie en raison de leur nature fongible, mais aussi grâce aux infrastructures existantes (le nouveau pipeline TMX) qui offrent aux exportateurs un meilleur accès à d’autres marchés.

Même si l’incertitude demeure élevée, les données commerciales actuelles continuent de montrer des signes de stabilisation des flux commerciaux. Si l’on tient compte des variations de prix, les échanges nets enregistrés à ce jour devraient contribuer à la croissance du PIB au quatrième trimestre, après avoir ajouté 3,1 points de pourcentage (en données annualisées) au troisième trimestre et compensé en partie la baisse record de 8,9 points de pourcentage enregistrée au deuxième trimestre au moment où la majeure partie des tarifs douaniers a été imposée par les États-Unis.

Fait important, les exemptions de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) continuent d’offrir un soutien essentiel au commerce entre le Canada et les États-Unis, protégeant 88 % des exportations canadiennes vers les États-Unis en novembre. La renégociation de l’accord devrait commencer en juillet et représente un risque important, mais ce n’est que le début d’un processus de dix ans. Nous ne prévoyons pas de hausse importante des tarifs douaniers américains sur les importations en provenance du Canada cette année et demeurons optimistes, mais prudents à l’égard des perspectives économiques du Canada pour l’année à venir.



  • La balance commerciale des marchandises a diminué pour atteindre un déficit de -2,2 milliards en novembre, les exportations ayant reculé de 2,8 % par rapport à octobre, tandis que les importations sont demeurées stables dans l’ensemble (-0,1 %).

  • Les exportations de biens ont diminué tant aux États-Unis (-1,8 %) qu’à l’extérieur de ce pays (-4,9 %), en raison d’une baisse de 24,4 % des exportations de métaux et de produits minéraux non métalliques, en particulier l’or sous forme brute. Cette diminution n’a fait que compenser en partie les gains démesurés enregistrés en septembre et en octobre, de sorte que les exportations de métaux et de produits minéraux non métalliques demeurent supérieures de 5,8 % à leur niveau d’il y a un an.

  • L’autre point faible a été le recul de 11,6 % des exportations de véhicules et de pièces automobiles par rapport à octobre, attribuable au recul des exportations de voitures et de camions légers (-9 %) ainsi que de camions moyens et lourds et d’autobus (-53,8 %).

  • Le recul dans la première catégorie est attribuable à la baisse de la production vers la fin de 2025 en raison d’une pénurie de semiconducteurs et, dans la deuxième, à l’imposition de nouveaux tarifs douaniers américains sur les camions moyens et lourds le 1er novembre.

  • Les exportations d’automobiles sont probablement demeurées faibles en décembre : l’estimation préliminaire de Statistique Canada pour les ventes du secteur manufacturier faisait état d’une hausse de 0,5 % en décembre, après une baisse cumulative de 2,2 % en octobre et en novembre, ce qui laisse entrevoir peu de relâchement des perturbations de la production automobile au cours de ce mois.

  • Les importations ont été relativement stables en novembre par rapport à octobre : les baisses des importations de véhicules et de pièces automobiles (-4,5 %) et d’équipements et pièces électroniques et électriques (-3,8 %) ont été compensées par des gains dans les importations de biens de consommation (+6,2 %).

  • En tenant compte des variations de prix, les volumes d’exportation de biens (enchaînés) ont augmenté de 7,1 % en données annualisées par rapport à leur moyenne du troisième trimestre en octobre et en novembre, après une hausse de 4,1 % au troisième trimestre et une chute de 29,6 % au deuxième trimestre. Cette progression confirme que les échanges nets devraient de nouveau contribuer à la croissance du PIB au quatrième trimestre.

  • Selon les données commerciales américaines également publiées ce matin, la plupart (87,9 %) des exportations canadiennes de biens vers les États-Unis ont continué de franchir la frontière en franchise de droits en novembre, et les taux tarifaires effectifs moyens imposés par les États-Unis au Canada sont demeurés stables à 3,7 %, soit le taux le plus bas parmi les principaux partenaires commerciaux des États-Unis et un taux bien inférieur au taux de 9,8 % appliqué aux importations américaines en provenance de tous les pays.


Claire Fan est économiste principale à RBC. Elle se concentre sur les tendances macroéconomiques et est chargée d’établir des prévisions relatives au PIB, au marché du travail et à l’inflation pour le Canada et les États-Unis, en fonction des principaux indicateurs.


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