Skip to main content
Les bilans des ménages canadiens sont demeurés résilients au quatrième trimestre de 2025

Les bilans des ménages canadiens sont demeurés résilients au quatrième trimestre, la valeur nette des ménages ayant continué d’augmenter, soutenue par de nouveaux gains de la valeur des actifs financiers, mais à un rythme plus modéré qu’au troisième trimestre. Le ratio du service de la dette a diminué au cours du trimestre, en raison de la baisse du ratio du service de la dette hypothécaire, tandis que la composante non hypothécaire est demeurée inchangée.

Le logement a continué de peser sur la richesse au quatrième trimestre, la valeur des propriétés ayant encore reculé. L’indice MLS des prix des propriétés de l’Association canadienne de l’immobilier (ACI) a poursuivi sa tendance à la baisse tout au long du trimestre, compensant en partie les gains découlant de la vigueur des marchés financiers. Parallèlement, les conditions économiques générales sont demeurées relativement stables, la croissance des revenus se poursuivant et l’activité d’emprunt ralentissant.

Même si les incertitudes entourant les relations commerciales du Canada avec les États-Unis et l’évolution géopolitique mondiale en général continuent d’assombrir les perspectives, les tendances récentes, notamment la résilience des bilans des ménages et la croissance régulière du revenu par personne, offrent une protection importante. Nous nous attendons toujours à ce que la croissance par habitant s’améliore au Canada tout au long de 2026.



  • Le ratio du service de la dette du Canada est passé de 14,61 % à 14,57 % au quatrième trimestre de 2025. Ce recul témoigne de la croissance soutenue du revenu personnel disponible et de l’allègement des taux d’intérêt découlant des réductions de taux précédentes. Les pressions liées au service de la dette hypothécaire sont restées élevées, une partie des prêts hypothécaires, en particulier les prêts à taux fixe d’une durée de 4 et 5 ans contractés pendant la pandémie, continuant d’être renouvelés à des taux d’intérêt supérieurs aux niveaux exceptionnellement bas observés en 2020 et 2021. Toutefois, le ratio du service de la dette des ménages hors prêts hypothécaires est resté bien en deçà des niveaux d’avant la pandémie.

  • La dette des ménages contractée sur les marchés du crédit a augmenté à 3 200 milliards de dollars au quatrième trimestre, continuant de croître à un rythme modéré. Les emprunts hypothécaires sont demeurés le principal facteur de la croissance de la dette, même si la faiblesse du marché du logement a continué de freiner le rythme des nouveaux emprunts. Le ratio dette/revenu disponible est passé de 176,3 % au troisième trimestre à 177,2 %.

  • La valeur nette des ménages a augmenté de 1,3 % pour s’établir à 18 600 milliards de dollars au quatrième trimestre. La valeur des actifs financiers a continué d’augmenter, soutenue par les gains des marchés boursiers. L’indice composé S&P/TSX a pris 5,6 % au cours du trimestre, après une hausse de 11,8 % au trimestre précédent, et a continué de surpasser l’indice S&P 500.

  • Les actifs non financiers ont reculé de 0,3 %, car la valeur des biens immobiliers a encore diminué. L’indice MLS des prix des propriétés de l’Association canadienne de l’immobilier (ACI) a reculé de 2,2 % au cours du trimestre, prolongeant la tendance à la baisse observée lors des périodes précédentes.

  • Le taux d’épargne des ménages est passé de 5,2 % au trimestre précédent à 4,4 % au quatrième trimestre, car la croissance du revenu disponible (+0,6 %) a été inférieure à celle des dépenses (+1,2 % en valeur nominale).


À propos de l’auteur :

Abbey Xu est économiste à RBC. En tant que membre du groupe d’analyse macroéconomique, elle se spécialise dans les modèles de prévisions macroéconomiques, et présente des analyses et des mises à jour opportunes sur les tendances économiques.


Le présent article vise à offrir des renseignements généraux seulement et n’a pas pour objet de fournir des conseils juridiques ou financiers, ni d’autres conseils professionnels. Le lecteur est seul responsable de toute utilisation des renseignements contenus dans le présent document, et ni la Banque Royale du Canada (« RBC »), ni ses sociétés affiliées, ni leurs administrateurs, dirigeants, employés ou mandataires respectifs ne seront tenus responsables des dommages directs ou indirects découlant de l’utilisation du présent document par le lecteur. Veuillez consulter un conseiller professionnel en ce qui concerne votre situation particulière. Les renseignements présentés sont réputés être factuels et à jour, mais nous ne garantissons pas leur exactitude et ils ne doivent pas être considérés comme une analyse exhaustive des sujets abordés. Les opinions exprimées reflètent le jugement des auteurs à la date de publication et peuvent changer. La Banque Royale du Canada et ses sociétés affiliées ne font pas la promotion, explicitement ou implicitement, des conseils, des avis, des renseignements, des produits ou des services de tiers.

Le présent document peut contenir des déclarations prospectives – au sens de certaines lois sur les valeurs mobilières – qui font l’objet de la mise en garde de RBC concernant les déclarations prospectives. Les paramètres, données et autres renseignements ESG (y compris ceux liés au climat) contenus sur ce site Web sont ou peuvent être fondés sur des hypothèses, des estimations et des jugements. Les mises en garde relatives aux renseignements présentés sur ce Site Web sont exposées dans les sections « Mise en garde concernant les déclarations prospectives » et « Avis important concernant le présent rapport » de notre Rapport climatique le plus récent, accessible sur notre site d’information à l’adresse https://www.rbc.com/notre-impact/rapport-citoyennete-dentreprise-rendement/index.html. Sauf si la loi l’exige, ni RBC ni ses sociétés affiliées ne s’engagent à mettre à jour quelque renseignement que ce soit présenté dans le présent document.

Obtenez les dernières prévisions et analyses de RBC économique.
Abonnez-vous maintenant