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Léger fléchissement de la croissance de l’IPC au Canada en janvier

L’IPC global canadien sur 12 mois a baissé d’un cran, à 2,3 % en janvier (contre 2,4 % en décembre) malgré les distorsions liées à la taxe qui ont fait grimper la mesure, les prix taxes comprises cette année étant comparés aux prix exonérés de taxe enregistrés il y a un an dans le cadre du congé temporaire de TPS/TVH de 2024/2025.

Si l’on exclut l’incidence des taxes indirectes, la croissance des prix sur 12 mois est tombée à 2,1 %. Les mesures tronquée et médiane de l’inflation fondamentale qu’utilise la Banque du Canada – conçues pour donner une meilleure indication de la croissance sous-jacente des prix et, surtout, pour exclure les variations des taxes indirectes – ont continué de baisser, reculant à 2,5 % en moyenne sur 12 mois (2,6 % en décembre), avec une variation de 0,1 % sur un mois, plus faible que prévu.

La baisse des données sur l’inflation donne à la BdC plus de souplesse pour réagir à l’affaiblissement des conditions économiques en abaissant les taux d’intérêt s’il y a lieu, même si nous ne nous attendons pas, dans le scénario de base, à ce que d’autres réductions soient nécessaires. Dans certains secteurs (comme les produits d’épicerie), la hausse des prix reste élevée. La croissance sur 12 mois des mesures de l’inflation tronquée et de l’inflation médiane demeure supérieure à la cible d’inflation de 2 % depuis près de cinq ans. De plus, certains signes indiquent que les marchés du travail (par travailleur) ont commencé à s’améliorer aux taux d’intérêt actuels.



  • La croissance de l’IPC global est passée de 2,4 % en décembre à 2,3 % en janvier, principalement en raison de la baisse des prix de l’énergie, mais aussi d’un ralentissement relativement généralisé des composantes sous-jacentes des prix.

  • Le ralentissement de la croissance des prix sur 12 mois s’est produit malgré les distorsions des taxes qui exagèrent les hausses d’une année à l’autre. Le congé temporaire de TPS/TVH il y a un an fait en sorte que les prix après taxes de janvier 2026 sont comparés aux prix avant taxes enregistrés un an plus tôt.

  • L’élimination de la taxe carbone pour les consommateurs en avril a l’effet inverse : elle réduit la croissance observée des prix des produits énergétiques.

  • Hors taxes indirectes, la croissance des prix est passée de 2,5 % en décembre à 2,1 % sur 12 mois.

  • Les mesures tronquée et médiane de l’inflation fondamentale qu’utilise la Banque du Canada visent toutes deux à exclure l’incidence des taxes indirectes et ont enregistré un deuxième très petit gain consécutif d’un mois sur l’autre (désaisonnalisé) de 0,1 % en janvier. Les deux mesures sont demeurées supérieures à la cible d’inflation de 2 % de la Banque du Canada, à 2,4 % et à 2,5 %, respectivement, mais se sont établies en moyenne à un taux annualisé d’à peine 1,2 % sur les trois derniers mois.

  • Le ralentissement des mesures de l’inflation fondamentale semble être en grande partie attribuable à la modération de la croissance des prix des logements. La croissance des loyers a ralenti à 4,3 % et celle des coûts des intérêts hypothécaires a encore décéléré (1,2 % sur 12 mois, contre 1,7 % en décembre), car la vague de renouvellements de prêts hypothécaires à des taux d’intérêt plus élevés en 2023 et 2024 continue de retomber.

  • L’IPC tronqué des services hors logement (mesure qu’a utilisée la BdC dans le passé pour avoir une meilleure idée de la croissance des prix sur le marché intérieur au Canada) a augmenté de 0,2 % sur un mois et de 3,1 % sur 12 mois (légère baisse par rapport à 3,2 % en décembre). 

  • La croissance des prix des produits alimentaires demeure très élevée – les distorsions liées au congé de TPS/TVH ont fait grimper le prix des repas au restaurant de 12,2 % par rapport à l’an dernier. Les prix à l’épicerie ont également continué d’augmenter fortement, mais la croissance sur 12 mois est tombée à 4,8 %, après avoir atteint 5,0 % en décembre.

  • Les prix de l’énergie ont reculé de 10,9 % sur 12 mois, principalement en raison du plongeon du prix de l’essence, dont environ la moitié est attribuable à l’élimination de la taxe carbone pour les consommateurs en avril 2025.

  • Néanmoins, la part du panier global des consommateurs dont les prix affichent une croissance exceptionnellement élevée a continué de diminuer – selon nos calculs, environ 23 % du panier de l’IPC a crû à un taux supérieur à 5 % au cours des trois derniers mois, contre 28 % en décembre et 30 % en novembre.



À propos de l’auteur


Nathan Janzen travaille à RBC depuis 2008, où il s’occupe principalement de la couverture des perspectives macroéconomiques du Canada et des États-Unis. Il est titulaire d’une maîtrise en économie de l’Université McMaster et d’un baccalauréat en économie de l’Université de Regina.


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