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Le marché canadien de l’emploi s’améliore graduellement, malgré un ralentissement en décembre

Plutôt que de signaler un recul, le modeste gain d’emplois en décembre et la légère hausse du taux de chômage renforcent notre opinion selon laquelle la reprise du marché de l’emploi au Canada est en cours, mais qu’elle se révélera probablement cahoteuse, les pertes n’étant absorbées que graduellement au fil du temps.

Le nombre d’emplois n’a augmenté que de 8 000 en décembre, après une forte hausse de 181 000 au cours des trois mois précédents. Le taux de chômage est passé de 6,5 % à 6,8 %, principalement en raison d’un bond de la proportion de la population à la recherche d’emploi plutôt que d’une augmentation des mises à pied. Même à 6,8 %, le taux demeure inférieur à celui de 6,9 % en octobre et au récent sommet de 7,1 % en septembre.

Les secteurs sensibles aux échanges commerciaux, en particulier la fabrication et le transport et l’entreposage, ont subi des pertes d’emplois persistantes au cours de l’été, mais affichaient une stabilisation des conditions à la fin de l’année. En décembre, l’emploi combiné dans ces deux secteurs a fait du surplace d’un mois à l’autre et a dépassé les niveaux de décembre 2024 de 22 000.

Dans l’ensemble, ce rapport signale une amélioration graduelle du marché canadien de l’emploi, qui cadre bien avec les attentes de la Banque du Canada, et qui appuie sa préférence pour le statu quo. Nous nous attendons à ce que la banque centrale maintienne les taux inchangés cette année, avant de les relever en 2027.



  • La création d’emplois en décembre a marqué la fin d’une année volatile pour l’emploi au Canada, plombée par l’incertitude entourant les politiques commerciales internationales. Dans l’ensemble, le marché de l’emploi a enregistré une croissance de 226 000 emplois en 2025, les embauches ayant été concentrées vers la fin de l’année.

  • En décembre, la croissance de l’emploi dans les secteurs publics, notamment les services d’éducation (+11 000) et les soins de santé (+21 000), a été compensée par les pertes dans d’autres secteurs des services, dont la finance et l’assurance (-10 000) et les services professionnels (-18 000), par exemple, les services comptables, juridiques ou d’ingénierie. 

  • Le taux de chômage est passé de 6,5 % à 6,8 % en décembre, tandis que le taux de participation de la main-d’œuvre a fortement augmenté de 65,1 % à 65,4 %. La plupart des nouveaux venus sur le marché du travail n’ont pas été absorbés par de nouveaux emplois et ont donc contribué à la hausse du taux de chômage.

  • Les mises à pied permanentes sur une base désaisonnalisée ont peu changé en décembre (-3 000), ce qui témoigne d’un faible taux d’embauche, mais aussi d’un contexte de faibles licenciements sur le marché du travail à la fin de 2025. 

  • Parmi les différents groupes démographiques, le taux de chômage des jeunes (de 15 à 24 ans) a augmenté d’un demi-point de pourcentage pour s’établir à 13,2 % (données désaisonnalisées) en décembre. Le taux de chômage moins volatil des 25 à 54 ans (la force de l’âge) a augmenté à 5,9 %, ce qui est inférieur au récent sommet de 6,1 % atteint en août.  

  • Sur le plan géographique et tout comme le recul de novembre, la hausse du taux de chômage en décembre a été assez généralisée parmi les provinces. Le taux de chômage en Ontario a augmenté de 0,6 point de pourcentage en décembre pour s’établir à 7,9 %, ce qui est nettement supérieur à la moyenne nationale.

  • Sur 12 mois, toutes les provinces, à l’exception de la Nouvelle-Écosse, ont enregistré une hausse de leurs niveaux d’emploi malgré une année tumultueuse.

  • Les heures travaillées se sont contractées de 0,3 % en décembre. Sur une base trimestrielle annualisée, le nombre total d’heures travaillées a reculé de 0,6 % au quatrième trimestre, ce qui est inférieur à notre suivi de la croissance du PIB pour une hausse de 0,5 % au même trimestre. 

  • La croissance des salaires s’est légèrement affaiblie, passant de 3,6 % en novembre à 3,4 % en décembre, ce qui demeure élevé. 

  • La croissance de la population en décembre (+10 000) a été la plus faible depuis décembre 2020 et la deuxième plus faible hausse depuis 1976. Au cours de la prochaine année, nous nous attendons à ce que le rythme continue de ralentir, alors que le changement de politique du gouvernement limitera les entrées d’immigrants. 



Claire Fan is a Senior Economist at RBC. She focuses on macroeconomic analysis and is responsible for projecting key indicators including GDP, employment and inflation for Canada and the US.


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