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Des marchés du travail canadiens en amélioration (par travailleur) pour démarrer l’année 2026

Les détails du premier rapport de l’année 2026 sur l’emploi au Canada sont nuancés, mais globalement, ils montrent que l’amélioration des conditions du marché du travail (par travailleur) se poursuit.

La suppression de 25 000 emplois marque le premier recul depuis août et a principalement touché le secteur manufacturier, qui est fortement tributaire des échanges commerciaux. Toutefois, le nombre de postes à temps plein et le nombre total d’heures travaillées ont augmenté, et cette hausse conjuguée à un déclin plus important de la population active a fait baisser le taux de chômage à 6,5 %, un niveau nettement inférieur aux attentes du marché, qui tablaient sur 6,8 %.

Les données sur le marché canadien du travail sont notoirement volatiles et il est peu probable que le fléchissement prononcé du taux de participation observé en janvier se poursuive. C’est pourquoi l’amélioration du taux de chômage devrait être en partie neutralisée au cours des prochains mois.

Toutefois, rien n’indique que la baisse du taux de participation soit attribuable au découragement des travailleurs. D’après Statistique Canada, seulement 0,3 % des personnes qui ne participent pas à la population active ont indiqué ne plus chercher du travail en raison de leur découragement. De plus, le taux de chômage supplémentaire R8 a également chuté. (Le taux R8 tient compte des personnes aux limites de la population active et de celles qui travaillent à temps partiel, mais qui préféraient occuper un emploi à temps plein.)

Nous continuons également de prévoir un changement important des facteurs structurels sous-jacents de la croissance de la population active, à savoir une pause sans précédent de la croissance démographique et le vieillissement continu de la population. Par conséquent, la croissance de l’emploi plus lente, mais qui entraîne des déclins plus prononcés que d’habitude du taux de chômage, sera une caractéristique persistante des données sur l’emploi en 2026 (pour en savoir plus, cliquez ici

Nous avons bon espoir que le raffermissement de la croissance du PIB par habitant au cours de l’année à venir suffira à faire baisser le taux de chômage de façon généralisée en 2026. Nous ne croyons pas que d’autres réductions du taux directeur de la Banque du Canada seront nécessaires et n’anticipons pas non plus de hausses de taux avant 2027.



  • Le recul de 25 000 emplois a été le premier depuis août, faisant suite à des gains de 10 000 en décembre et de 52 000 en novembre.

  • La chute de l’emploi masque des données contrastées, soit la création de 45 000 emplois à temps plein et la suppression de 70 000 emplois à temps partiel. Le nombre total d’heures travaillées a augmenté de 0,6 %

  • Les secteurs fortement tributaires des échanges commerciaux continuent de tirer de l’arrière : le secteur manufacturier a perdu 28 000 emplois, pour un total de 51 000 par rapport à l’an dernier (-2,7 %).

  • Toutefois, le taux de chômage a fléchi à 6,5 %. Il s’agit du niveau le plus bas depuis septembre 2024. Ce déclin a plus que compensé la progression de 0,2 point de pourcentage, à 6,8 %, enregistrée en décembre, quand la population active a connu une baisse impressionnante de 119 000 personnes, annulant le bond de 78 000 relevé en décembre.

  • La croissance démographique n’a jamais été aussi faible qu’en janvier (+5 000) et la population devrait même se contracter au cours des prochains mois. Cependant, le taux de participation a également reculé, perdant 0,4 point de pourcentage.

  • Le plongeon de la population active n’est pas une bonne nouvelle en soi. Cependant, il y avait peu de signes indiquant qu’il est lié à une hausse du nombre de travailleurs découragés, c’est-à-dire des personnes qui ont abandonné leur recherche d’emploi.

  • Statistique Canada a souligné que seulement 0,3 % des personnes qui ne participent pas au marché du travail étaient découragées par la recherche d’un emploi. En outre, le taux de chômage supplémentaire R8 a fléchi en janvier. (Le taux R8 tient compte des personnes découragées et de celles qui travaillent à temps partiel, mais qui préféreraient occuper un emploi à temps plein.)

  • La plupart des provinces ont enregistré une baisse du taux de chômage en janvier. En Ontario, les emplois supprimés dans le secteur manufacturier ont été plus que compensés par la baisse du nombre de personnes en quête d’un emploi (en particulier chez les jeunes de 15 à 24 ans), ce qui a contribué à une baisse du taux de participation à 64,4 %, le niveau le plus bas depuis janvier 2021.

  • La croissance des salaires a continué de ralentir, passant de 3,4 % en décembre à 3,3 % en janvier. La plupart des sondages menés auprès des entreprises donnent à penser que le ralentissement se poursuivra; le taux de chômage a amorcé un recul, mais il demeure élevé, à des niveaux qui concordent avec la décélération de la croissance des salaires.


Nathan Janzen travaille à RBC depuis 2008, où il s’occupe principalement de la couverture des perspectives macroéconomiques du Canada et des États-Unis. Il est titulaire d’une maîtrise en économie de l’Université McMaster et d’un baccalauréat en économie de l’Université de Regina.


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