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De nouveaux signes d’atténuation des pressions inflationnistes au Canada avant la hausse des prix du pétrole

L’inflation globale a ralenti pour s’établir à 1,8 % en février, même si les comparaisons restent faussées par le congé de TPS/TVH de l’an dernier (qui s’est prolongé jusqu’à la mi-février), ce qui a biaisé les prix des aliments à la hausse, ainsi que par l’élimination de la taxe carbone pour les consommateurs en avril 2025, qui a compressé l’IPC de l’énergie.

Les mesures de l’IPC-tronq et l’IPC-méd de la Banque du Canada, qui excluent les fluctuations mensuelles volatiles et les changements fiscaux indirects, sont plus claires. En février, elles ont continué de diminuer et se sont établies en moyenne à 2,3 % sur 12 mois, soit le rythme le plus lent en près de cinq ans. Sur une base annualisée de trois mois, ces mesures se sont établies en moyenne à seulement 1 % en février, ce qui est nettement inférieur à la cible de 2 % de la Banque du Canada.

Bien que le ralentissement de ces mesures de l’IPC de base soit bienvenu, car il laisse entrevoir une atténuation des pressions inflationnistes dictées par la demande, les ménages canadiens continuent de faire face à des difficultés du côté de l’offre, en particulier dans les produits d’épicerie comme le bœuf et le café, où les perturbations de la production découlant des conditions météorologiques défavorables prennent du temps à être résolues.

Ce ne sera pas le dernier épisode de l’inflation alimentée par l’offre : les prix élevés du pétrole découlant des tensions persistantes au Moyen-Orient se traduiront par une hausse de l’inflation du secteur de l’énergie en mars. Toutefois, comme nous l’avons souligné dans notre mise à jour des prévisions de mars, nous ne pensons pas que la Banque du Canada se précipitera pour réagir tant qu’elle n’aura pas une vision plus claire de l’ampleur, de la duration et du compromis entre croissance et inflation lié au choc actuel.

Lors de la réunion de cette semaine, nous nous attendons à ce que la Banque du Canada reconnaisse les incertitudes croissantes sur le plan extérieur, mais qu’elle maintienne le taux du financement à un jour à son niveau actuel de 2,25 %, qui frôle le seuil d’accommodation.



  • L’inflation des aliments au Canada a ralenti, passant de 7,3 % en janvier à 5,4 % en février, l’effet du congé temporaire de TPS/TVH il y a un an, qui avait alors entraîné une baisse des prix et fait grimper l’IPC des restaurants au-delà de 12 % en janvier, s’estompant partiellement.

  • La distorsion de l’inflation alimentaire devrait se normaliser complètement en mars, car l’allègement fiscal s’est terminé à la mi-février.

  • L’IPC de l’énergie a légèrement augmenté, mais est demeuré bien en deçà de 0 % (-9,3 %) en février en raison des distorsions liées à l’élimination de la taxe carbone pour les consommateurs en avril dernier, qui ne disparaîtront qu’en mai.

  • Les mesures de l’IPC-tronq et de l’IPC-méd de la Banque du Canada ont enregistré des gains modestes d’un mois à l’autre (désaisonnalisés) pour un quatrième mois consécutif, s’établissant en moyenne à 0,1 % en février. Les faibles résultats enregistrés ces derniers mois s’expliquent par un ralentissement persistant de l’inflation dans le secteur du logement, l’IPC des logements en location et en propriété ayant ralenti.

  • L’IPC des logements en location est passé sous la barre des 4 % en février (3,9 %) pour la première fois en quatre ans. Parmi les composantes des logements en propriété, la croissance sur 12 mois du coût des intérêts hypothécaires a diminué à 0,7 %, car les difficultés de renouvellement découlant de la hausse des taux en 2023 et 2024 continuent de se résorber.

  • Dans l’ensemble, l’inflation du logement s’est établie à 1,5 % en février, son plus bas niveau en cinq ans.

  • En excluant également les composantes « biens » et « logement » de l’IPC-tronq, la « super mesure de base » de la Banque du Canada a elle aussi reculé sous la barre des 2 % en rythme annualisé sur trois mois, passant de 2,5 % en janvier à 1,6 %.

  • L’atténuation des pressions inflationnistes a été généralisée, environ 31 % du panier de consommation affichant une croissance des prix supérieure à un taux annualisé de 3 % entre décembre et février, comparativement à 42 % en janvier.


Économique RBC :

Claire Fan est économiste principale à RBC. Elle se concentre sur les tendances macroéconomiques et est chargée d’établir des prévisions relatives au PIB, au marché du travail et à l’inflation pour le Canada et les États-Unis, en fonction des principaux indicateurs.


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