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Ralentissement de la croissance des dépenses des titulaires de cartes RBC au Canada

Par Rachel Battaglia

Aperçu des dépenses d’août : Les données sur les titulaires de cartes RBC pour le mois d’août indiquent que la croissance des ventes au détail de base a ralenti par rapport à juillet. Selon la moyenne mobile sur trois mois, il s’agit du troisième ralentissement mensuel consécutif de la croissance.

Les ventes au détail de base, qui excluent les dépenses liées aux automobiles et à l’essence, ont progressé de 0,4 % en données désaisonnalisées par rapport à juillet, mois pendant lequel elles avaient avancé de 1,1 %.

Cette tendance concorde avec nos perspectives économiques générales. Nous croyons que l’économie canadienne renouera avec une croissance lente, mais positive du PIB après un deuxième trimestre négatif, car la résilience relative des dépenses de consommation compensera les difficultés persistantes dans le secteur industriel.




Les dépenses de consommation, qui étaient solides en juillet, ont perdu de la vitesse en août. Les dépenses totales1 ont fléchi de 2,2 % d’un mois sur l’autre par rapport à juillet, annulant le gain enregistré le mois précédent. Les données mensuelles sur les dépenses sont toujours volatiles, mais la moyenne mobile sur trois mois a aussi progressé plus lentement pour un troisième mois.

La contraction des dépenses en essence, qui se poursuit selon la moyenne de trois mois depuis la suppression de la taxe carbone sur la consommation au printemps, a fortement contribué à cette tendance.

Cela dit, la plupart des principales catégories de dépenses ont affiché une croissance, mais plus lente, à l’exception des achats de vêtements, qui se sont accélérés. Selon la moyenne de trois mois, les dépenses de voyage ont diminué de 0,1 % en données désaisonnalisées.


Les dépenses essentielles ont affiché un ralentissement plus persistant que les dépenses discrétionnaires.

Cette tendance est en grande partie attribuable à la baisse des dépenses dans les stations-service, qui sont considérées comme des dépenses essentielles, dans la foulée de la suppression de la taxe carbone sur la consommation au printemps. Les dépenses d’épicerie ont aussi stagné depuis le mois de mai, ce qui contribue également au fléchissement des dépenses essentielles.

Selon la moyenne mobile sur trois mois et en données désaisonnalisée, les dépenses essentielles ont diminué de 0,6 % d’un mois sur l’autre, tandis que les autres catégories de dépenses ont poursuivi une croissance positive.



Les indicateurs de confiance des consommateurs ont peu varié par rapport à juillet. L’indice de confiance des consommateurs du Conference Board du Canada s’est légèrement contracté après quatre mois consécutifs d’amélioration, et il demeure sensiblement inférieur à ce qu’il était l’an dernier.

L’enquête de la Banque du Canada sur les attentes des consommateurs a fait ressortir le même pessimisme parmi les répondants en ce qui concerne leurs intentions de dépenses et leur santé financière globale. Les consommateurs ont souligné que les fortes préoccupations à l’égard des pertes d’emplois contribuaient à ce climat pessimiste.



Malgré les indicateurs pessimistes, les dépenses de consommation restent plus résistantes que ne le laissent croire les indicateurs et continuent d’apporter un appui sous-jacent à l’économie, même si d’autres secteurs éprouvent des difficultés.

Par ailleurs, le récent ralentissement de la croissance démographique, après des années de hausses records qui ont dynamisé les dépenses de consommation dans leur ensemble, contribue probablement à la modération actuelle des dépenses, créant un obstacle supplémentaire pour les ventes au détail, en plus de la faible confiance des consommateurs.


En juillet, le troisième trimestre a débuté en force dans toutes les provinces, conformément aux robustes tendances de consommation observées à l’échelle nationale.

Les dépenses ont légèrement ralenti en août, mais elles ont continué de progresser dans la plupart des provinces, selon la moyenne mobile sur trois mois, bien qu’à un rythme plus lent.

La Saskatchewan et le Manitoba ont inscrit les baisses les plus marquées, de 1,3 % et de 1,1 % d’un mois sur l’autre, respectivement, selon la moyenne mobile sur trois mois, en données désaisonnalisées. Cette faiblesse peut être en partie imputée à la baisse des dépenses d’essence, qui a eu une incidence plus importante sur l’inflation et les coûts à la consommation dans ces provinces.

À l’inverse, les provinces de l’Atlantique ont fait preuve de la plus grande résilience en matière de dépenses en août. En Ontario, les consommateurs n’ont pas encore réduit de façon appréciable leurs dépenses, même s’ils se trouvent au centre des récentes pertes d’emplois au Canada et qu’ils subissent de plein fouet les perturbations commerciales en cours avec les États-Unis. Nos données sur les titulaires de cartes concordent avec les chiffres sur les ventes au détail de Statistique Canada (le cas échéant), et indiquent que les dépenses en Ontario continuent de dépasser la moyenne nationale depuis le début de l’année.





Rachel Battaglia est économiste à RBC. Elle est membre du groupe d’Analyse macroéconomique et régionale et fournit des analyses des perspectives macroéconomiques provinciales. Elle est titulaire d’un baccalauréat en économie (avec distinction) de l’Université Western Ontario et d’une maîtrise en sciences de l’Amsterdam School of Economics.

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