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Les dépenses des titulaires de cartes RBC canadiens ralentissent en janvier après la ruée des Fêtes

Les dépenses des titulaires de cartes RBC canadiens ralentissent en janvier après la ruée des Fêtes

Par Abbey Xu et Rachel Battaglia

Aperçu des dépenses de janvier : les dépenses des titulaires de cartes RBC canadiens ont diminué en janvier, après une longue période de gains à la fin de l’an dernier, car les consommateurs ont freiné leurs dépenses, en particulier pour les biens discrétionnaires.

Les ventes au détail de base ont reculé de 0,3 % sur une moyenne de trois mois, ce qui représente la première baisse après 13 mois de croissance.

Plusieurs facteurs temporaires ont probablement pesé sur les dépenses au début de l’année. Les conditions météorologiques hivernales extrêmes, notamment les tempêtes de neige et les périodes de grand froid, ont probablement perturbé les visites en magasin dans certaines régions du pays. Parallèlement, la fatigue qui a suivi la période des Fêtes semble s’être installée, les ménages prenant une pause après avoir effectué des dépenses plus élevées en novembre et en décembre.

Les tendances générales demeurent positives, mais le ralentissement de janvier laisse entrevoir une certaine perte d’élan une fois la période de magasinage des Fêtes passée.

Les biens discrétionnaires enregistrent le recul le plus marqué après la vigueur de décembre

Les biens discrétionnaires ont enregistré la plus forte baisse en janvier dans l’ensemble des catégories de dépenses.

Décembre a été particulièrement vigoureux pour les biens liés au magasinage des Fêtes, et janvier a largement effacé une partie de ces gains précédents. Ce revirement laisse entrevoir une normalisation à la suite des dépenses élevées de fin d’année plutôt qu’une détérioration soudaine de la demande des ménages.

Les dépenses liées aux produits essentiels ont également diminué en janvier, suivant le ralentissement déjà évident constaté à la fin de 2025. En revanche, les dépenses de services discrétionnaires ont légèrement diminué, mais sont demeurées les plus résilientes parmi les trois principaux groupes.

Les services n’ont pas échappé au ralentissement, mais le recul a été nettement plus faible que pour les biens discrétionnaires ou essentiels.



Les perturbations temporaires ont probablement contribué à la baisse des dépenses, mais celle-ci est généralisée

Les conditions météorologiques hivernales extrêmes, notamment les grandes tempêtes à la fin du mois, ont probablement perturbé les dépenses dans certaines régions du Canada. En Ontario, par exemple, les dépenses sur cartes de crédit ont fortement diminué au plus fort des tempêtes, avant de rebondir peu après. Cette tendance porte à croire que l’effet des conditions météorologiques a faussé le moment des dépenses plutôt que d’expliquer entièrement la faiblesse nette de janvier, car le ralentissement de l’activité est demeuré relativement généralisé dans l’ensemble des catégories.

Les catégories liées au logement, notamment les services de construction, ont enregistré des baisses notables, ce qui est généralement compatible avec le ralentissement des reventes de logements enregistré en janvier.

Plusieurs catégories liées aux dépenses quotidiennes et discrétionnaires ont enregistré des baisses plus importantes. Les dépenses en épicerie ont considérablement diminué et les dépenses en divertissements et en arts ont également ralenti à l’échelle nationale après d’excellents rendements à la fin de l’année.

Les voyages ont été une exception notable. La croissance a ralenti par rapport au rythme de décembre, mais les dépenses n’ont pas glissé en territoire négatif sur une moyenne de trois mois, ce qui porte à croire que la demande est demeurée relativement stable au début de 2026.




Les tendances régionales font écho au ralentissement national

On a constaté un ralentissement en janvier dans la plupart des régions, les tendances provinciales reflétant largement la tendance nationale.

Dans les provinces plus peuplées, comme l’Ontario, la Colombie-Britannique et le Québec, la baisse a été un peu plus prononcée, ce qui témoigne d’une plus forte exposition aux catégories de dépenses discrétionnaires et semi-durables.

Les habitudes de dépenses ont montré un repli constant après les Fêtes dans ces provinces, en particulier dans les catégories qui avaient atteint un sommet à la fin de l’année.





À propos des auteurs :

Abbey Xu est économiste à RBC. En tant que membre du groupe d’analyse macroéconomique, elle se spécialise dans les modèles de prévisions macroéconomiques, et présente des analyses et des mises à jour opportunes sur les tendances économiques.

Rachel Battaglia est économiste à RBC. Elle fournit des analyses et des prévisions sur les tendances des dépenses de consommation et les économies au niveau provincial.


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