Par Abbey Xu et Rachel Battaglia
Aperçu des dépenses en novembre : Les achats des titulaires de carte de RBC au Canada ont continué de se raffermir à l’aube de la période du magasinage des fêtes. Les ventes au détail de base ont augmenté de 1,1 % en moyenne sur une période mobile de trois mois en novembre, en hausse de 0,5 % par rapport à octobre.
Les premiers signes pour le quatrième trimestre demeurent positifs, les dépenses s’étant maintenues malgré les coûts d’emprunt élevés et les consommateurs toujours prudents.
La période critique du magasinage des fêtes s’est accélérée, les ventes de biens discrétionnaires ayant bondi pendant la période combinée du Vendredi fou et du Cyberlundi.
Dans l’ensemble, la combinaison des dépenses indique que les ménages canadiens demeurent sélectifs, mais réceptifs, en raison des ventes de produits en réduction.
Les segments des vêtements et des voyages se renforcent, tandis que les dépenses courantes accusent un retard
Toutes les catégories de dépenses ont enregistré une croissance positive, mais les segments de l’épicerie, du divertissement et des arts se sont essoufflés. Dans l’ensemble, cette situation donne à penser que les ménages ont continué de prioriser les catégories de biens non essentiels, tout en contenant davantage les dépenses liées aux besoins courants.
Les segments des vêtements et des catégories connexes ont enregistré une hausse notable en novembre, après deux mois de croissance moindre. Les ventes promotionnelles du Vendredi fou et du Cyberlundi semblent avoir incité les ménages à faire le plein de produits avant la période des fêtes. Les voyages ont également inscrit de solides gains, après un mois d’octobre plus faible.
En revanche, les dépenses en divertissements et en arts ont ralenti après avoir fortement grimpé au début de l’automne, grâce aux activités suscitées par la percée en séries des Blue Jays.
Les solides ventes du Vendredi fou ont lancé le magasinage des fêtes
Les aubaines des fêtes ont été de nouveau prisées des acheteurs cette année. Les dépenses totales en marchandises de détail (excluant l’essence) ont augmenté de 7,5 % entre le Vendredi fou et le Cyberlundi par rapport à l’an dernier, en raison de la plus forte croissance des dépenses en biens discrétionnaires en trois ans.
Les dépenses en vêtements, en chaussures et en accessoires ont dominé les gains dans les biens discrétionnaires. Les dépenses en services discrétionnaires ont également grimpé, mais moins que lors de la fin de semaine du Vendredi fou il y a un an, et la croissance des dépenses en biens essentiels a également ralenti.
Cela témoigne d’un consommateur conscient de la valeur, qui demeure sélectif, mais qui est prêt à dépenser lorsque le prix est juste.
Les biens discrétionnaires demeurent le principal moteur des dépenses de novembre
Les biens discrétionnaires ont continué de montrer un excellent élan en moyenne sur une période mobile de trois mois en novembre. Cela cadre avec le rendement plus élevé observé durant le Vendredi fou et le Cyberlundi, lorsque les ménages sont plus réceptifs aux promotions et aux ventes saisonnières.
Les services discrétionnaires et les biens essentiels ont également inscrit une croissance positive en moyenne sur une période mobile de trois mois, même si la croissance dans ces catégories a ralenti par rapport au début de l’année.
Divergences régionales : les provinces centrales mènent le bal, tandis que l’Atlantique tire de l’arrière
La Colombie-Britannique, l’Ontario et le Manitoba ont tous enregistré une croissance notable des dépenses en novembre, en moyenne sur une période mobile de trois mois, ce qui reflète étroitement les tendances de consommation nationales.
Ces provinces ont affiché une croissance particulièrement robuste des dépenses en vêtements, tout comme à l’échelle nationale.
En revanche, la croissance des dépenses a continué de fondre dans les provinces de l’Atlantique, ce qui a prolongé la tendance baissière d’octobre. D’autres provinces, dont le Québec et la Saskatchewan, ont continué de dégager une croissance modérée des dépenses comme le mois précédent.
À propos des auteurs :
Abbey Xu est économiste à RBC. En tant que membre du groupe d’analyse macroéconomique, elle se spécialise dans les modèles de prévisions macroéconomiques, et présente des analyses et des mises à jour opportunes sur les tendances économiques.
Rachel Battaglia est économiste à RBC. Elle fournit des analyses et des prévisions sur les tendances des dépenses de consommation et les économies au niveau provincial.
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