{"id":6382,"date":"2024-02-27T12:46:39","date_gmt":"2024-02-27T12:46:39","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/?post_type=rbc_tl&#038;p=6382\/"},"modified":"2025-05-27T12:47:21","modified_gmt":"2025-05-27T12:47:21","slug":"briser-le-plafond-de-verre-dans-le-secteur-canadien-des-technologies-propres","status":"publish","type":"rbc_tl","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/leadership-avise\/les-innovateurs\/briser-le-plafond-de-verre-dans-le-secteur-canadien-des-technologies-propres\/","title":{"rendered":"Briser le plafond de verre dans le secteur canadien des technologies propres"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-embed\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\nhttps:\/\/player.simplecast.com\/5f0fa10b-8019-4581-a54c-ac63d64cb0de?dark=false\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p>Les technologies vertes novatrices sont essentielles afin de pr\u00e9server l\u2019environnement et de stimuler la croissance \u00e9conomique, mais de nombreux obstacles entravent leur d\u00e9veloppement.<\/p>\n\n\n\n<p>Un \u00e9cosyst\u00e8me diversifi\u00e9 d\u2019entreprises et d\u2019investisseurs, qui encourage l\u2019innovation et ouvre l\u2019acc\u00e8s aux capitaux, est n\u00e9cessaire en vue de soutenir l\u2019essor des technologies propres et de favoriser leur adoption par le march\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour relever les d\u00e9fis climatiques mondiaux \u00e0 l\u2019aide d\u2019actions efficaces, nous avons besoin d\u2019une diversit\u00e9 de points de vue. C\u2019est pourquoi les femmes et les membres des collectivit\u00e9s sous-repr\u00e9sent\u00e9es doivent faire partie de la solution.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, bien que les femmes de tous les horizons soient l\u2019une des forces motrices de l\u2019\u00e9conomie de l\u2019innovation au Canada, elles sont consid\u00e9rablement sous-repr\u00e9sent\u00e9es dans le domaine des technologies propres o\u00f9 seulement une entreprise sur dix a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e par une femme.<\/p>\n\n\n\n<p>Que faut-il pour briser le plafond de verre? Comment pouvons-nous encourager et inspirer une nouvelle vague d\u2019entrepreneuses? Premi\u00e8rement, nous devons reconna\u00eetre l\u2019in\u00e9galit\u00e9 syst\u00e9mique et cr\u00e9er des voies d\u2019acc\u00e8s aux possibilit\u00e9s et \u00e0 la r\u00e9ussite.<\/p>\n\n\n\n<p>Chaque ann\u00e9e, le 8&nbsp;mars, la Journ\u00e9e internationale de la femme est l\u2019occasion de c\u00e9l\u00e9brer les r\u00e9alisations sociales, \u00e9conomiques, culturelles et politiques des femmes. C\u2019est aussi le moment d\u2019appeler \u00e0 redoubler d\u2019efforts en vue de l\u2019\u00e9galit\u00e9 entre les sexes et de faire conna\u00eetre les d\u00e9fis auxquels les femmes sont confront\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cet \u00e9pisode du balado Les innovateurs, John&nbsp;Stackhouse anime une table ronde en compagnie d\u2019<strong>Alison&nbsp;Nankivell<\/strong>, la nouvelle cheffe de la direction de MaRS Discovery District, organisme sans but lucratif et principal centre d\u2019innovation urbaine en Am\u00e9rique du Nord, qui offre du soutien aux entreprises en d\u00e9marrage. Nous accueillons trois femmes qui se trouvent en premi\u00e8re ligne des technologies propres au Canada&nbsp;: <strong>Myra Arshad<\/strong> d\u2019ALT&nbsp;TEX, <strong>Natalie&nbsp;Ashdown<\/strong> d\u2019Evoco et <strong>Jacqueline&nbsp;Hutchings<\/strong> de Friendlier.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" height=\"768\" width=\"1024\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2025\/04\/Disruptors-S7-EP11-image-scaled-1.webp?quality=80&amp;w=1024\" alt=\"\" class=\"wp-image-6383\" srcset=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2025\/04\/Disruptors-S7-EP11-image-scaled-1.webp 2560w, https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2025\/04\/Disruptors-S7-EP11-image-scaled-1.webp?resize=300,225 300w, https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2025\/04\/Disruptors-S7-EP11-image-scaled-1.webp?resize=768,576 768w, https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2025\/04\/Disruptors-S7-EP11-image-scaled-1.webp?resize=1024,768 1024w, https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2025\/04\/Disruptors-S7-EP11-image-scaled-1.webp?resize=1536,1152 1536w, https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2025\/04\/Disruptors-S7-EP11-image-scaled-1.webp?resize=2048,1536 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Le programme acc\u00e9l\u00e9rateur Femmes du secteur des technologies propres RBC collabore avec MaRS afin d\u2019appuyer les entrepreneuses qui cherchent \u00e0 concr\u00e9tiser leurs id\u00e9es novatrices \u00e0 l\u2019aide de produits propres, pr\u00eats \u00e0 \u00eatre commercialis\u00e9s et susceptibles de g\u00e9n\u00e9rer des retomb\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><u><strong>Pour en savoir plus sur&nbsp;:<\/strong><\/u><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le programme acc\u00e9l\u00e9rateur Femmes du secteur des technologies propres RBC, cliquez&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.marsdd.com\/service\/women-in-cleantech-accelerator\/\" class=\"rbc-link-format\">ici<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-rbc-rbc-default-collapsible\"><p><button class=\"collapse-toggle collapsed\" data-target=\"#collapse6588889e\" data-toggle=\"collapse\" aria-expanded=\"false\" aria-controls=\"collapse6588889e\" data-dig-id=\"LP-6382-6588889e\" data-dig-category=\"LP\" data-dig-action=\"accordion closed\" action-closed=\"accordion closed\" action-opened=\"accordion open\" data-dig-label=\"Cliquez pour voir la transcription audio\"><div>Cliquez pour voir la transcription audio<\/div><\/button><\/p><div class=\"collapse-content collapse\" id=\"collapse6588889e\">\n<div class=\"wp-block-rbc-collapsible-inner-block collapse-inner\">\n<p><strong>Orateur 1<\/strong>&nbsp;[00:00:01] Bonjour \u00e0 tous. Mon nom est John. Aujourd\u2019hui, nous allons faire les choses un peu diff\u00e9remment. En effet, alors que sera sous peu c\u00e9l\u00e9br\u00e9e la Journ\u00e9e internationale des femmes, dans le cadre du pr\u00e9sent \u00e9pisode, nous allons nous entretenir avec des femmes innovantes qui m\u00e8nent la charge dans le domaine des technologies propres au Canada. Je suis accompagn\u00e9 aujourd\u2019hui d\u2019Alison Nankivell, la nouvelle cheffe de la direction de MaRS Discovery District (MaRS), ici \u00e0 Toronto. MaRS constitue le plus important centre d\u2019innovation urbaine d\u2019Am\u00e9rique du Nord, en plus d\u2019\u00eatre un organisme sans but lucratif qui fournit un soutien direct \u00e0 des entreprises en d\u00e9marrage, permettant ainsi \u00e0 une communaut\u00e9 d\u2019innovateurs d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer l\u2019adoption de solutions \u00e0 fortes retomb\u00e9es pour certains des probl\u00e8mes les plus pressants qui nous affligent \u00e0 travers le monde. Nous nous retrouvons ici, dans le cadre d\u2019une table ronde, dans l\u2019\u00e9difice Royal Bank Plaza, au centre-ville de Toronto, pour discuter avec certaines de ces entrepreneures qui font \u00e9galement partie du programme acc\u00e9l\u00e9rateur Femmes du secteur des technologies propres RBC. \u00c0 Alison et moi-m\u00eame se joint Myra Arshad, cheffe de la direction de la soci\u00e9t\u00e9 ALT TEX, qui a en fait pour vocation de transformer des aliments en tissu. Nous en entendrons beaucoup plus sur ce sujet un peu plus tard. Nous retrouvons \u00e9galement Natalie Ashdown, cheffe de l\u2019exploitation de la soci\u00e9t\u00e9 Evoco, qui met l\u2019accent sur les produits durables. Pensez, si vous le voulez bien, \u00e0 une solution en vertu de laquelle tous les produits que nous connaissons et utilisons dans le cadre de notre vie quotidienne feraient appel \u00e0 la chimie v\u00e9g\u00e9tale. Enfin se joint \u00e0 nous Jackie Hutchings, directrice des revenus de la soci\u00e9t\u00e9 Friendlier, qui s\u2019est donn\u00e9 pour mission d\u2019\u00e9liminer les plastiques \u00e0 usage unique dans la livraison de nourriture. Nous nous retrouvons dans le cadre du balado de RBC appel\u00e9 Les innovateurs. Mon nom est John Stackhouse.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong>&nbsp;[00:01:25] Alison, je suis absolument ravi de vous retrouver.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 2<\/strong>&nbsp;[00:01:27] Merci de m\u2019avoir invit\u00e9e, John. Je suis ravie d\u2019\u00eatre ici en compagnie de femmes exceptionnelles.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong>&nbsp;[00:01:31] Et permettez-moi de vous f\u00e9liciter pour votre nouveau r\u00f4le. Si vous n\u2019\u00eates pas encore officiellement entr\u00e9e en fonction, vous \u00eates d\u00e9sormais la nouvelle dirigeante de MaRS. J\u2019aimerais tout d\u2019abord traiter, Alison, de vos d\u00e9buts dans le domaine de la finance. Car, avant d\u2019entrer au service de MaRS, vous \u00e9tiez \u00e0 la Banque de d\u00e9veloppement du Canada (BDC), o\u00f9 vous avez dirig\u00e9 une grande partie de son travail dans le domaine du capital de risque. Et avant cela, vous aviez connu une formidable carri\u00e8re, allant d\u2019Exportation et d\u00e9veloppement Canada (EDC) au R\u00e9gime de retraite des enseignantes et des enseignants de l\u2019Ontario.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 2<\/strong>&nbsp;[00:01:52] Oui. Je dois dire que j\u2019ai connu un parcours tout \u00e0 fait passionnant en travaillant tant au niveau international, dans le domaine de la finance, que par la suite au niveau national. Mais je me ravis v\u00e9ritablement du fait qu\u2019une partie importante de mes activit\u00e9s professionnelles m\u2019ont men\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me canadien du capital de risque. Et que, par ailleurs, j\u2019ai eu la chance, tant aupr\u00e8s de la BDC qu\u2019aujourd\u2019hui aupr\u00e8s de MaRS, de collaborer avec un si grand nombre de fondateurs et d\u2019entreprises en d\u00e9marrage tout \u00e0 fait exceptionnels. Je suis donc extr\u00eamement enthousiaste \u00e0 l\u2019id\u00e9e de tabler sur les connaissances pr\u00e9alablement acquises dans le domaine du financement pour travailler, \u00e0 titre de cheffe de la direction, d\u2019une mani\u00e8re beaucoup plus globale avec la formidable communaut\u00e9 de personnes qui composent notre \u00e9cosyst\u00e8me du capital-risque.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong>&nbsp;[00:02:23] Qu\u2019est-ce qui vous a inspir\u00e9e en tout premier lieu \u00e0 vous tourner vers le domaine de la finance ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 2<\/strong>&nbsp;[00:02:26] Pour moi, la question a toujours consist\u00e9 \u00e0 donner aux entreprises les moyens n\u00e9cessaires pour faire les choses qu\u2019elles souhaitent accomplir, quelle que soit la forme qu\u2019elles prennent. Au tout d\u00e9but, j\u2019ai beaucoup travaill\u00e9 avec des entreprises ax\u00e9es sur l\u2019exportation, et l\u2019enjeu \u00e0 l\u2019\u00e9poque tenait aux efforts qu\u2019elles devaient engager pour conqu\u00e9rir de nouveaux march\u00e9s, sachant que, pour ce faire, elles avaient besoin de capitaux. Par la suite, en ce qui concerne le domaine du capital-investissement et celui du capital-risque, l\u2019enjeu consiste \u00e0 disposer de ce capital-risque pour v\u00e9ritablement b\u00e2tir une entreprise. Et tout cela exige de la passion et une vision. Et cela constitue toujours une chose merveilleuse que de contribuer \u00e0 concr\u00e9tiser la vision de quelqu\u2019un.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong>&nbsp;[00:02:56] Quelle formidable vocation. Et nous allons maintenant entendre certaines de ces entrepreneures. Je vais les laisser, dans quelques instants, nous en dire plus sur leur travail, apr\u00e8s quoi nous engagerons la discussion. Myra, pourquoi ne commencerions-nous pas par vous ? Permettez-moi de vous souhaiter de nouveau la bienvenue \u00e0 Les innovateurs puisque vous avez d\u00e9j\u00e0 particip\u00e9 \u00e0 notre balado. Qu\u2019est-ce qui vous a amen\u00e9e \u00e0 cr\u00e9er votre propre entreprise et, plus particuli\u00e8rement, ALT TEX ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong>&nbsp;[00:03:12] Merci beaucoup, John, de m\u2019avoir \u00e0 nouveau invit\u00e9e. ALT TEX est ma fa\u00e7on bien personnelle d\u2019avoir un impact sur cette plan\u00e8te. Je pense que chaque entrepreneur peut affirmer qu\u2019il ne serait pas en mesure de s\u2019\u00e9panouir en effectuant un travail traditionnel de 9 h \u00e0 17 h. ALT TEX repr\u00e9sente donc une fa\u00e7on pour moi de tenter de contribuer \u00e0 la plan\u00e8te d\u2019une mani\u00e8re qu\u2019un emploi traditionnel en entreprise de type 9 h \u00e0 17 h ne m\u2019a pas permis de faire avant de lancer cette entreprise. Comme vous le savez, ALT TEX est une entreprise en d\u00e9marrage dans le domaine de la biotechnologie. Nous avons cr\u00e9\u00e9 une alternative biod\u00e9gradable et recyclable au polyester \u00e0 base de d\u00e9chets alimentaires transform\u00e9s. Comme l\u2019alimentation et la mode sont deux des industries les plus polluantes au monde, je suis d\u2019avis qu\u2019en les combinant mon \u00e9quipe et moi-m\u00eame pouvons trouver une fa\u00e7on d\u2019avoir r\u00e9ellement un impact.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong>&nbsp;[00:03:49] L\u2019entrepreneuriat n\u2019est pas une affaire de 9 \u00e0 5. Voil\u00e0 l\u2019une des conclusions que je retire de vos propos. Natalie, comment \u00eates-vous arriv\u00e9e dans le secteur de la technologie ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 4<\/strong>&nbsp;[00:03:56] J\u2019ai entrepris ma carri\u00e8re dans le domaine de l\u2019ing\u00e9nierie des mat\u00e9riaux et des proc\u00e9d\u00e9s et, vous savez, je me compte chanceuse d\u2019avoir pu me lancer dans le domaine des technologies environnementales et durables ou propres. J\u2019ai contribu\u00e9 \u00e0 mettre sur pied l\u2019une des premi\u00e8res installations de bio\u00e9thanol de troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration au Royaume-Uni, et cela a vraiment fa\u00e7onn\u00e9 une partie importante de ma carri\u00e8re. Mon partenaire, qui est le cofondateur d\u2019Evoco, est \u00e9galement ing\u00e9nieur chimiste et, lorsque nous attendions notre premier enfant, nous nous sommes disput\u00e9s sur le sujet du choix du matelas pour le berceau et, chaque fois que nous consultions la liste des composants, nous constations que s\u2019y retrouvait quelque chose dont nous ne saurions tol\u00e9rer la pr\u00e9sence dans ce matelas, puisque nous savions pertinemment que ce produit \u00e9tait toxique. Ainsi donc, non seulement avons-nous pris conscience du fait que nous pouvions cr\u00e9er des mat\u00e9riaux qui permettraient de r\u00e9duire l\u2019impact carbone, mais nous avons r\u00e9alis\u00e9 que nous pouvions d\u00e9toxifier de nombreux mat\u00e9riaux dont nous nous servons dans notre vie quotidienne, qu\u2019il s\u2019agisse de nos matelas, des chaises sur lesquelles nous nous assoyons, des voitures que nous conduisons de m\u00eame que de nos v\u00eatements. Voil\u00e0 donc comment tout cela a commenc\u00e9. Telle fut notre source d\u2019inspiration. Nous cr\u00e9ons les \u00e9l\u00e9ments de base chimiques constitutifs. Nous avons fait nos premiers pas, pour ainsi dire, dans l\u2019industrie de la chaussure et, en adaptant ces \u00e9l\u00e9ments de base, nous pouvons nous tourner vers de nombreuses applications diff\u00e9rentes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong>&nbsp;[00:04:54] Jacqueline, qu\u2019est-ce qui vous a attir\u00e9e vers le secteur de la technologie ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong>&nbsp;[00:04:57] Comme c\u2019est le cas de Natalie, j\u2019ai \u00e9galement une formation d\u2019ing\u00e9nieure chimiste. J\u2019ai \u00e9tudi\u00e9 le g\u00e9nie chimique et j\u2019ai travaill\u00e9 dans un certain nombre d\u2019usines de fabrication, o\u00f9 l\u2019on est directement t\u00e9moin de l\u2019\u00e9conomie lin\u00e9aire \u00e0 l\u2019\u0153uvre. Nous nous retrouvons \u00e0 produire en masse des articles dont nous savons pertinemment qu\u2019ils seront plus tard jet\u00e9s et, en v\u00e9rit\u00e9, cela ne me semblait tout simplement pas satisfaisant. Comme l\u2019a dit plus t\u00f4t Myra, je ne souhaitais pas passer le reste de ma vie \u00e0 travailler de 9 h \u00e0 17 h en contribuant \u00e0 ce probl\u00e8me. En parall\u00e8le, nous sommes tous conscients du d\u00e9veloppement des enjeux climatiques auxquels nous sommes confront\u00e9s. De sorte qu\u2019avec ma cofondatrice Kailey, nous nous sommes assises et nous sommes demand\u00e9 ce que nous pouvions faire pour r\u00e9soudre ce probl\u00e8me. Et nous avons alors d\u00e9couvert l\u2019\u00e9conomie circulaire. Nous avons donc d\u00e9cid\u00e9 de faire appel \u00e0 la technologie pour faire en sorte qu\u2019il soit extr\u00eamement facile pour les entreprises d\u2019offrir des emballages r\u00e9utilisables en lieu et place d\u2019emballages \u00e0 usage unique de sorte que, plut\u00f4t que d\u2019utiliser quelque chose une seule fois et de le jeter, nous pouvions tirer la pleine valeur des produits avant qu\u2019ils passent \u00e0 l\u2019\u00e9tape du recyclage ou de la transformation.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong>&nbsp;[00:05:53] Quelles formidables histoires inspirantes. Alison, j\u2019aimerais m\u2019adresser \u00e0 vous parce que nous approchons de la Journ\u00e9e internationale des femmes. Et, comme nous le savons tous, il n\u2019y a pas suffisamment de femmes dans le domaine des technologies propres. Elles ne re\u00e7oivent pas suffisamment de financement. Vous \u00eates dans ce domaine depuis plusieurs ann\u00e9es. \u00c0 votre avis, quels sont les aspects auxquels nous devons nous attaquer ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 2<\/strong>&nbsp;[00:06:11] Une partie de la r\u00e9ponse tient \u00e0 la possibilit\u00e9 de se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 ces premi\u00e8res championnes, tant du c\u00f4t\u00e9 du capital que du c\u00f4t\u00e9 des entreprises, qui puissent vraiment donner l\u2019exemple. Et c\u2019est ce \u00e0 quoi nous nous employons sans rel\u00e2che \u00e0 MaRS, en collaboration avec RBC, avec le programme acc\u00e9l\u00e9rateur Femmes du secteur des technologies propres. Je pense qu\u2019il est important pour ces femmes incroyables de servir de mod\u00e8les pour la prochaine g\u00e9n\u00e9ration d\u2019entreprises de technologies propres cr\u00e9\u00e9es par des femmes, mais \u00e9galement en ce qui concerne le volet des capitaux. Lorsque j\u2019ai d\u00e9but\u00e9 dans le secteur, ce qui remonte \u00e0 il y a trop de temps pour que j\u2019en fasse mention ici, il me semble qu\u2019environ 5 % de l\u2019ensemble du capital-risque se retrouvait entre les mains de femmes. Cette proportion a augment\u00e9 au cours des 10 derni\u00e8res ann\u00e9es de telle sorte qu\u2019elle est aujourd\u2019hui de 20 % au Canada tandis qu\u2019elle n\u2019est que de 3 % aux \u00c9tats-Unis. Il y a donc encore fort \u00e0 faire dans ce domaine pour permettre aux femmes de disposer de la visibilit\u00e9 et de l\u2019acc\u00e8s aux capitaux n\u00e9cessaires pour leur permettre de d\u00e9velopper r\u00e9ellement leurs entreprises. Ainsi, ce que MaRS souhaite v\u00e9ritablement faire consiste \u00e0 cr\u00e9er une communaut\u00e9 d\u2019entreprises, de soci\u00e9t\u00e9s, d\u2019organismes responsables de l\u2019attribution des capitaux, de soci\u00e9t\u00e9s de capital-risque et d\u2019acheteurs d\u2019entreprises afin de vraiment d\u00e9montrer que les femmes qui dirigent ce type d\u2019entreprises peuvent tout aussi bien r\u00e9ussir elles aussi. Mais, pour ce faire, il faut b\u00e2tir une communaut\u00e9. Et c\u2019est ce que nous nous effor\u00e7ons de faire ici, dans le contexte du programme acc\u00e9l\u00e9rateur sur lequel nous travaillons en collaboration avec vous.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong>&nbsp;[00:07:23] Myra, vous hochez la t\u00eate pratiquement \u00e0 tout ce que dit Alison. Quels ont \u00e9t\u00e9 les d\u00e9fis auxquels vous avez \u00e9t\u00e9 confront\u00e9e et que pourriez-vous nous dire qui pourrait peut-\u00eatre nous servir d\u2019information ou de source d\u2019inspiration quant aux fa\u00e7ons dont vous vous y \u00eates prise pour surmonter ces obstacles ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong>&nbsp;[00:07:34] La raison pour laquelle je hochais autant de la t\u00eate est qu\u2019il semblerait qu\u2019Alison nous dit qu\u2019un changement syst\u00e9mique s\u2019impose, n\u2019est-ce pas ? Actuellement, le syst\u00e8me ne favorise pas les femmes. Mais il est possible de faire en sorte qu\u2019il le soit en semant les graines du changement. Et chacune de nous peut faire office de graine qui peut t\u00e9moigner de notre repr\u00e9sentation et permettre ainsi \u00e0 d\u2019autres femmes de se tourner vers ce domaine. Et nous pouvons \u00e9largir nos activit\u00e9s par la suite. Pour moi, lorsque j\u2019ai fait mes premiers pas, je pense que le principal d\u00e9fi consistait \u00e0 me demander si j\u2019\u00e9tais m\u00eame en mesure de faire cela. S\u2019il existait des mod\u00e8les ou si je pouvais me tourner vers des t\u00e9moignages de r\u00e9ussite dont je pourrais m\u2019inspirer et dont je pourrais suivre les traces. Et bien qu\u2019il en existe de remarquables, ce ne sont pas ceux sur lesquels nous d\u00e9cidons de mettre l\u2019accent. Lorsqu\u2019on s\u2019int\u00e9resse aux femmes qui dirigent des entreprises, la cl\u00e9 ne tient pas au rendement ou au m\u00e9rite, mais plut\u00f4t \u00e0 la visibilit\u00e9. M\u00eame si nous sommes moins nombreuses, si nous cr\u00e9ons de la visibilit\u00e9, comme nous le faisons par le truchement de ce balado et comme le fait MaRS en collaboration avec le programme acc\u00e9l\u00e9rateur Femmes du secteur des technologies propres RBC, de plus en plus de femmes qui sont moins chevronn\u00e9es que nous le sommes pourront prendre conscience de cette repr\u00e9sentation et y trouveront l\u2019inspiration n\u00e9cessaire pour venir nous rejoindre en quelque sorte. Tel \u00e9tait donc le principal d\u00e9fi auquel j\u2019ai \u00e9t\u00e9 confront\u00e9e, lequel renvoyait \u00e0 ce syndrome de l\u2019imposteur, qui m\u2019incitait \u00e0 me demander si je disposais m\u00eame de ce qu\u2019il fallait pour y parvenir. Et c\u2019est en trouvant des appuis comme les repr\u00e9sentants de MaRS et d\u2019autres \u00e9cosyst\u00e8mes que le probl\u00e8me a \u00e9t\u00e9 r\u00e9solu, dans la mesure o\u00f9 j\u2019ai alors acquis la confiance et les ressources n\u00e9cessaires pour prendre conscience du fait qu\u2019il n\u2019existait ni diff\u00e9rence inn\u00e9e ni diff\u00e9rence syst\u00e9mique, et de ce que j\u2019\u00e9tais en mesure de r\u00e9aliser par rapport \u00e0 n\u2019importe lequel de mes homologues.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 2<\/strong>&nbsp;[00:08:48] Et l\u2019un des aspects que j\u2019allais souligner est ce sentiment de communaut\u00e9. Voil\u00e0 ce que j\u2019entends autour de la table, quant au fait que vous constituez un r\u00e9seau qui vous permet de devenir des coll\u00e8gues, des amies et des contacts permanents qui continueront de tirer parti de vos conseils et de vos exp\u00e9riences mutuels. Et je suis extr\u00eamement int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 en entendre un peu plus sur ce sujet puisque je pense que, pour les femmes, il s\u2019est av\u00e9r\u00e9 extr\u00eamement difficile de compter sur les m\u00eames r\u00e9seaux inn\u00e9s qui existent depuis un certain temps d\u00e9j\u00e0 du c\u00f4t\u00e9 masculin du monde du capital-risque.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong>&nbsp;[00:09:17] Absolument. Nous sommes toujours \u00e0 la recherche de pairs ou de coll\u00e8gues qui vivent la m\u00eame chose puisque, dans mon cas, tous mes bons amis sont des ing\u00e9nieurs qui travaillent dans des usines. S\u2019ils sont de tr\u00e8s bons amis, ils ne comprennent pas ce que cela signifie que de s\u2019employer \u00e0 r\u00e9unir des capitaux ou de licencier un employ\u00e9. Cependant, en adh\u00e9rant \u00e0 une communaut\u00e9 comme celle de MaRS, il est alors possible de rencontrer d\u2019autres fondateurs dans d\u2019autres domaines qui, eux, comprennent de quoi il s\u2019agit. Et cela peut vous permettre de poursuivre vos efforts puisque, vous savez, vous tentez d\u2019accomplir quelque chose de difficile. Ils ont accompli quelque chose de difficile. Et nous allons nous tenir les coudes pour y parvenir ensemble.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 4<\/strong>&nbsp;[00:09:44] Oui, je suis tout \u00e0 fait d\u2019accord avec vous. M\u00eame en ce qui concerne les rapports avec Myra, puisque nous travaillons dans un secteur tout \u00e0 fait similaire. Il nous arrive fr\u00e9quemment de pouvoir partager des noms de candidats pour certains postes. Je suppose que la situation est exactement telle que vous venez de la d\u00e9crire. Dans le cadre du programme des technologies propres, nous pouvions discuter de nos probl\u00e8mes de ressources humaines, puisque cet aspect est important pour nous tous. De sorte que le fait de pouvoir compter sur les programmes qui sont mis de l\u2019avant au sein de MaRS ainsi que sur le r\u00e9seau qu\u2019il propose s\u2019est av\u00e9r\u00e9 absolument essentiel pour nous, et nous nous comptons tout \u00e0 fait chanceuses.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong>&nbsp;[00:10:07] Je dois ajouter quelque chose \u00e0 ce que vous venez de dire. Je ne sais pas si vous \u00eates en mesure, \u00e0 titre de femmes, de bien comprendre cela, mais si je peux me permettre de revenir \u00e0 l\u2019\u00e9vocation de ce syndrome de l\u2019imposteur ou du manque de visibilit\u00e9 en grandissant, j\u2019ai l\u2019impression que nous appr\u00e9cions encore plus la pr\u00e9sence les unes des autres, n\u2019est-ce pas ? Car la norme habituelle met en sc\u00e8ne un groupe de gar\u00e7ons ou d\u2019hommes qui se retrouvent quelque part pour cr\u00e9er une entreprise. Cependant, comme nous sommes moins nombreuses lorsque nous nous retrouvons en compagnie les unes des autres, cela s\u2019av\u00e8re encore beaucoup plus important. Et je pense donc que nous cr\u00e9ons des r\u00e9seaux plus durables qui sont plus pertinents et qui reposent sur des liens beaucoup plus authentiques.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong>&nbsp;[00:10:45] Alison, vous avez \u00e9voqu\u00e9 l\u2019id\u00e9e de communaut\u00e9, de ce qu\u2019elle repr\u00e9sente pour les entrepreneurs. Ces personnes qui vont vous soutenir. Je serais curieux d\u2019en savoir plus sur la fa\u00e7on dont cela \u00e9volue, puisque beaucoup de capitaux sont disponibles. Il y a \u00e9norm\u00e9ment de fonds, de bonnes initiatives qui pourraient permettre de rehausser le financement, et notamment pour les fondatrices. Mais, malgr\u00e9 tout, ce n\u2019est pas suffisant. Qu\u2019est-ce qui nous emp\u00eache de progresser ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 2<\/strong>&nbsp;[00:11:08] Eh bien, je pense que nous avons accompli des progr\u00e8s. Et mon ex-employeur, la BDC, a en fait jou\u00e9 un r\u00f4le d\u00e9terminant \u00e0 cet \u00e9gard. Lorsque je dirigeais le volet du financement de l\u2019entreprise, nous passions beaucoup de temps avec les gestionnaires qui n\u2019avaient pas d\u2019exp\u00e9rience ant\u00e9rieure \u00e0 ce titre, dont plusieurs \u00e9taient des femmes, et qui s\u2019employaient \u00e0 mettre sur pied leur propre soci\u00e9t\u00e9 de capital-risque pour la premi\u00e8re fois. Et je pense que cette n\u00e9cessit\u00e9 de faire en sorte qu\u2019un plus grand nombre de femmes se retrouvent \u00e0 occuper un r\u00f4le de d\u00e9cideur en mati\u00e8re de capitaux dans le march\u00e9 est extr\u00eamement importante. En effet, l\u2019une des choses dont nous avons certainement discut\u00e9 tient \u00e0 la fa\u00e7on dont les entreprises dirig\u00e9es par des femmes et les fondatrices parlent de leurs entreprises et en vantent les m\u00e9rites aux investisseurs peut sembler tr\u00e8s diff\u00e9rente de celle que retiennent leurs coll\u00e8gues masculins. Et il arrive fr\u00e9quemment que si des femmes ne contribuent pas en quelque sorte \u00e0 faire passer ce message, les gestionnaires de fonds de capital-risque ne comprennent pas v\u00e9ritablement de quoi il s\u2019agit. Ils pourraient avoir pour impression que ces femmes manquent de confiance en elles ou qu\u2019elles ne sont pas suffisamment ambitieuses. Et, vous savez, une partie de ce qui permet \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 de se distinguer, tant en ce qui concerne les fondateurs que le volet des capitaux, tient \u00e0 la diversit\u00e9 de l\u2019exp\u00e9rience et de l\u2019approche r\u00e9flexive. Il me semble qu\u2019il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019un aspect \u00e0 l\u2019\u00e9gard duquel nous avons accompli des progr\u00e8s au Canada. Cependant, il y a encore fort \u00e0 faire. Mais je pense que, d\u2019une certaine fa\u00e7on, nous sommes un peu plus conscients de cet aspect depuis quelques ann\u00e9es. Et, indiscutablement, pendant mon s\u00e9jour \u00e0 la BDC, j\u2019ai fait en sorte que mon portefeuille int\u00e8gre des entreprises dirig\u00e9es par des femmes dans une proportion de 42 %, alors que cette proportion \u00e9tait auparavant de 10 % \u00e0 peut-\u00eatre 15 %.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 4<\/strong>&nbsp;[00:12:30] J\u2019aurais aim\u00e9 ajouter quelque chose. Je pense que cet aspect de la premi\u00e8re \u00e9tape est extr\u00eamement important puisque les entrepreneurs cr\u00e9ent de nouveaux produits, qu\u2019ils cr\u00e9ent de meilleurs produits qui doivent \u00eatre offerts sur le march\u00e9. Et comment s\u2019y prend-on pour faire en sorte que ce produit soit offert sur le march\u00e9 et pour obtenir le financement ? Il me semble qu\u2019il s\u2019agit l\u00e0 du principal obstacle pour les entrepreneurs. Comment s\u2019y prend-on pour surmonter cette premi\u00e8re \u00e9tape ? Et pour dire vrai, le Canada n\u2019a pas grand-chose \u00e0 offrir en ce qui concerne cette premi\u00e8re \u00e9tape, et que l\u2019on fasse ici r\u00e9f\u00e9rence aux investisseurs d\u2019entreprises en d\u00e9marrage, aux banques familiales, le Canada constitue un tr\u00e8s petit march\u00e9 au sein d\u2019un march\u00e9 tr\u00e8s conservateur qui a une aversion pour le risque.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 5<\/strong>&nbsp;[00:13:06] Oui, dans notre cas, nous avons d\u00fb faire preuve \u00e9norm\u00e9ment de cr\u00e9ativit\u00e9 \u00e0 cet \u00e9gard. Et, \u00e0 l\u2019origine, notre entreprise n\u00e9cessitait moins de capitaux. Et cet aspect nous a vraiment aid\u00e9s puisque nous avons \u00e9t\u00e9 en mesure de lancer l\u2019entreprise avec, comment dirais-je, les quelque milliers de dollars dont nous disposions dans nos comptes bancaires, en les vidant tout simplement. Et, fort heureusement, nous \u00e9tions \u00e0 l\u2019\u00e9poque \u00e9tudiants. Nous avons donc pu participer \u00e0 un certain nombre de concours de pr\u00e9sentations rapides. Mais la question consiste \u00e0 se demander comment on s\u2019y prend pour faire en sorte que le moindre sou compte. Et par la suite, il s\u2019agit de parvenir \u00e0 mettre sur pied quelque chose qu\u2019il est possible de pr\u00e9senter \u00e9ventuellement \u00e0 un investisseur, pour pouvoir en venir \u00e0 la conclusion que nous disposons de quelque chose qui pourrait vraiment \u00eatre int\u00e9ressant. Cela n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 sans poser de nombreuses difficult\u00e9s. Nous avons d\u00fb retourner \u00e0 la planche \u00e0 dessin et repenser en quelque sorte la fa\u00e7on dont nous nous exprimions. Il arrive en effet fr\u00e9quemment, lorsqu\u2019on s\u2019exprime d\u2019une fa\u00e7on donn\u00e9e, et en laquelle on a confiance, que cela ne suffise pas. De sorte qu\u2019aujourd\u2019hui, nous nous sommes convaincues d\u2019utiliser le langage des investisseurs et de modifier la fa\u00e7on dont nous parlons de nos entreprises pour parvenir \u00e0 faire notre place. Mais notre d\u00e9sir est aussi de faire en sorte que les femmes n\u2019aient pas \u00e0 modifier la fa\u00e7on dont elles s\u2019expriment et qu\u2019elles puissent tout simplement se pr\u00e9senter telles qu\u2019elles sont et \u00eatre entendues.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong>&nbsp;[00:14:03] En quoi avez-vous modifi\u00e9 votre fa\u00e7on de vous pr\u00e9senter ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 5<\/strong>&nbsp;[00:14:05] Nous avons appris \u00e0 nous montrer plus agressives et plus confiantes envers nos chiffres. La cl\u00e9 consiste tout simplement \u00e0 faire ressortir notre moi masculin int\u00e9rieur et \u00e0 faire preuve d\u2019une grande confiance.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 5<\/strong>&nbsp;[00:14:16] J\u2019aime beaucoup. Comme femmes, nous avons souvent l\u2019impression que nous devons incarner les caract\u00e9ristiques masculines traditionnelles pour parvenir \u00e0 les s\u00e9duire, n\u2019est-ce pas ? Alors qu\u2019il convient toujours plut\u00f4t de simplement \u00eatre soi-m\u00eame. Si le fait de s\u2019exprimer d\u2019une certaine mani\u00e8re vous vient tout naturellement, c\u2019est ainsi que les choses doivent \u00eatre. Mais il arrive fr\u00e9quemment que nous nous forcions, que ce soit sur le plan du langage corporel ou des mani\u00e8res, \u00e0 incarner quelque chose dont ils puissent \u00eatre vraiment conscients, alors qu\u2019ils devraient tout simplement apprendre \u00e0 accepter le fait que les femmes sont intrins\u00e8quement diff\u00e9rentes ou plus compatissantes. Nous sommes plus empathiques. Nous tenons compte d\u2019autres aspects et cela est tout aussi important que ce \u00e0 quoi ils accordent de la valeur. Et, vous avez raison, nous connaissons une formidable p\u00e9riode de transition. Mais je pense que la raison pour laquelle nous en sommes toujours \u00e0 3 % ou \u00e0 20 % tient au fait que l\u2019\u00e9volution de ce processus rel\u00e8ve d\u2019un changement syst\u00e9mique pour lequel il faudra compter de deux \u00e0 trois g\u00e9n\u00e9rations, apr\u00e8s quoi, faut-il l\u2019esp\u00e9rer, nous nous retrouverons dans des proportions plus proches du 50\/50.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong>&nbsp;[00:15:07] Le march\u00e9 est plus difficile actuellement. Les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat sont plus \u00e9lev\u00e9s, l\u2019\u00e9conomie est plus lente. Il est plus difficile de rassembler des capitaux. Il est int\u00e9ressant d\u2019observer comment chacun s\u2019est ajust\u00e9 \u00e0 cette r\u00e9alit\u00e9. Qu\u2019est-ce que ce cycle baissier vous a permis d\u2019apprendre et comment votre entreprise se transforme-t-elle ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong>&nbsp;[00:15:19] Oui, permettez-moi d\u2019intervenir rapidement parce que j\u2019aimerais simplement revenir \u00e0 un commentaire qui a \u00e9t\u00e9 fait plus t\u00f4t au sujet du premier ch\u00e8que ou de la premi\u00e8re \u00e9tape, de la difficult\u00e9 que repr\u00e9sente le fait d\u2019obtenir cette premi\u00e8re source de financement, et de combien cela \u00e9tait aussi difficile jadis. Tout cela nous a appris \u00e0 devenir plus ing\u00e9nieuses en tant que fondatrices. \u00c0 titre d\u2019exemple, au tout d\u00e9but, alors qu\u2019aucun responsable dans le domaine du capital-risque n\u2019\u00e9tait m\u00eame dispos\u00e9 \u00e0 nous prendre au s\u00e9rieux et que nous ne pouvions parvenir \u00e0 faire en sorte qu\u2019un organisme gouvernemental quelconque nous finance, plut\u00f4t que de simplement reconna\u00eetre que nous ne pouvions trouver de l\u2019argent, nous avions pour habitude de r\u00e9diger des lettres aux conseils d\u2019administration de ces organismes pour leur dire que, m\u00eame si nous n\u2019\u00e9tions pas admissibles, nous souhaitions toutefois soumettre notre demande. Ils ont ensuite entrepris de nous faire parvenir un dossier de demande pr\u00e9liminaire qui pouvait ensuite nous amener \u00e0 d\u00e9poser une demande. Et cela avait pour effet de multiplier par trois la somme de travail que nous devions accomplir. De la m\u00eame fa\u00e7on, lorsque nous ne parvenions pas \u00e0 acc\u00e9der \u00e0 un incubateur, nous avions pour habitude de nous mettre en rapport avec les copr\u00e9sidents de cet incubateur, en leur soulignant les raisons pour lesquelles nous estimions que nous m\u00e9ritions de nous y retrouver. Et nous avions donc pour habitude de nous imposer, d\u2019exiger et de nous manifester pour parvenir \u00e0 trouver notre place. Et vous venez d\u2019\u00e9voquer le ralentissement \u00e9conomique. La raison pour laquelle cela importe tient au fait que nous sommes si habitu\u00e9es aujourd\u2019hui \u00e0 faire preuve d\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 qu\u2019il me semble qu\u2019il n\u2019existe aucun ralentissement \u00e9conomique auquel nous ne serions pas en mesure de survivre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong>&nbsp;[00:16:12] Certaines d\u2019autres d\u2019entre vous partagent-elles ce sentiment ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 4<\/strong>&nbsp;[00:16:13] Je ne sais pas. J\u2019observe des gens extr\u00eamement dou\u00e9s quitter le Canada pour aller aux \u00c9tats-Unis parce qu\u2019on y retrouve plus de financement. Et cette r\u00e9alit\u00e9 est triste. Nous devons bien \u00e9videmment faire preuve d\u2019ing\u00e9niosit\u00e9. Cela va de soi. Mais je pense \u00e9galement que les choses doivent changer. Je pense que le domaine des technologies propres, en particulier, souffre d\u2019un sous-financement. Nous avons besoin de plus de subventions. Nous avons besoin de plus de soutien. Nous avons besoin de plus d\u2019investissements. Et quelque chose doit changer du c\u00f4t\u00e9 des investisseurs, o\u00f9 nous sommes per\u00e7ues diff\u00e9remment. Comment entreprenons-nous de nous transformer ? C\u2019est difficile. C\u2019est bien cela que nous avons d\u00fb apprendre. Pour d\u00e9velopper une entreprise, il faut d\u00e9penser de l\u2019argent. En parall\u00e8le, cependant, il faut g\u00e9rer ad\u00e9quatement les risques auxquels nous sommes expos\u00e9es. De telle sorte que la situation n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 simple.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 2<\/strong>&nbsp;[00:16:51] Absolument. Je pense que cela repr\u00e9sente un v\u00e9ritable probl\u00e8me dans la mesure o\u00f9 le march\u00e9 du capital-risque au Canada est, disons, peu d\u00e9velopp\u00e9. Ce march\u00e9 ne pr\u00e9sente pas l\u2019\u00e9tendue et n\u2019offre pas la vari\u00e9t\u00e9 des capitaux \u00e9quivalente, et on observe, notamment dans le domaine des technologies propres, une v\u00e9ritable p\u00e9nurie en phase d\u2019amor\u00e7age. Et cela repr\u00e9sente une double difficult\u00e9, me semble-t-il, que de travailler comme femme dans le domaine des technologies propres en phase d\u2019amor\u00e7age, sans compter le fait que les technologies propres pr\u00e9sentent des difficult\u00e9s particuli\u00e8res puisque cette m\u00eame d\u00e9signation regroupe une multitude de types d\u2019entreprises diff\u00e9rents. En effet, certaines d\u2019entre elles ont des besoins plus importants en termes de d\u00e9penses en immobilisations tandis que ce n\u2019est pas le cas d\u2019autres, et que d\u2019autres encore se rapprochent beaucoup plus \u00e9troitement de la situation qui pr\u00e9vaut g\u00e9n\u00e9ralement dans l\u2019industrie. Cela complique les choses puisque, comment dirais-je, si l\u2019on pense aux gestionnaires de fonds, aux gestionnaires de fonds de capital-risque, il se peut que certains d\u2019entre eux connaissent plus ou moins ou soient plus ou moins \u00e0 l\u2019aise avec certains des domaines dans lesquels vous travaillez. De telle sorte qu\u2019il n\u2019est pas simple de parvenir \u00e0 pr\u00e9senter les dossiers de mani\u00e8re percutante et d\u2019obtenir les r\u00e9sultats escompt\u00e9s. Et je suis d\u2019accord quant au fait que nous devons faire plus. Cependant, je dirais par ailleurs que le march\u00e9 am\u00e9ricain a toujours constitu\u00e9 une partie importante du march\u00e9 canadien. Notre difficult\u00e9 ne tient pas tant au fait que les Am\u00e9ricains se manifestent et financent autant qu\u2019ils le peuvent, mais plut\u00f4t \u00e0 inciter ces entreprises \u00e0 revenir aux \u00c9tats-Unis \u2013 ou de devenir des soci\u00e9t\u00e9s constitu\u00e9es dans l\u2019\u00c9tat du Delaware \u2013 plut\u00f4t que des soci\u00e9t\u00e9s constitu\u00e9es au Canada. Et cela repr\u00e9sente une tr\u00e8s mauvaise habitude que nous tentons de briser.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 4<\/strong>&nbsp;[00:17:59] Oui. Et je pense qu\u2019indiscutablement, et c\u2019est certainement le cas pour vous \u00e9galement, plusieurs de nos concurrents profitent d\u2019investissements 10 fois plus \u00e9lev\u00e9s \u00e0 ceux que nous obtenons. Voil\u00e0 qui complique les choses pour nous.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong>&nbsp;[00:18:07] Je soup\u00e7onne que la loi sur la r\u00e9duction de l\u2019inflation aura peut-\u00eatre m\u00eame augment\u00e9 cela selon un facteur de 10. Je serais curieux d\u2019en apprendre plus sur la fa\u00e7on dont vous percevez cela, en parvenant \u00e0 d\u00e9terminer si vous observez toutes un ph\u00e9nom\u00e8ne de disparition massive ou si vous \u00eates tout simplement t\u00e9moins d\u2019un facteur concurrentiel. Mais il y a \u00e9norm\u00e9ment d\u2019argent et beaucoup plus d\u2019argent disponible aux \u00c9tats-Unis qu\u2019ici. Que pensez-vous que l\u2019on doit faire au Canada en ce moment ou cette ann\u00e9e pour vraiment commencer \u00e0 faire bouger les choses ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 2<\/strong>&nbsp;[00:18:34] En fait, il y a plusieurs choses \u00e0 souligner. La premi\u00e8re tient au fait que nous devons bien prendre conscience de notre situation et mettre nos atouts de l\u2019avant. \u00c0 l\u2019\u00e9vidence, les technologies propres constituent l\u2019une de nos forces. En v\u00e9rit\u00e9, sur le plan national, il faut rappeler que 12 des 100 plus importantes entreprises dans le domaine des technologies propres \u00e0 travers le monde sont canadiennes, ce qui est un r\u00e9sultat absolument extraordinaire compte tenu de notre population et du financement de notre \u00e9cosyst\u00e8me d\u2019innovation. Il ne fait donc aucun doute que nous obtenons de meilleurs r\u00e9sultats que ceux auxquels il serait possible de s\u2019attendre sur le plan de l\u2019innovation. Cependant, pour revenir au point soulev\u00e9 par Natalie, nous ne parvenons pas toujours n\u00e9cessairement \u00e0 int\u00e9grer l\u2019ensemble de nos ressources de sorte que les entreprises puissent harmonieusement passer de l\u2019\u00e9tape de la cr\u00e9ation \u00e0 celle de la commercialisation, puis du d\u00e9veloppement, tout en profitant de l\u2019ensemble de ces ressources au Canada. Voil\u00e0 un aspect dont nous nous soucions \u00e9norm\u00e9ment chez MaRS, qui concerne la cha\u00eene de valeur que doivent suivre les entreprises pour passer de l\u2019\u00e9tape du concept initial \u00e0 celle de la prise en consid\u00e9ration des possibilit\u00e9s de d\u00e9veloppement, tout en pouvant trouver \u00e0 chacune des \u00e9tapes du processus, ici au Canada, les structures de soutien, ce qui repr\u00e9sente un aspect auquel nous devons, me semble-t-il, porter de l\u2019attention puisque nous savons tous et toutes que nos ressources seront moindres dans le futur. Cependant, si nous parvenons en fait \u00e0 coordonner un peu mieux les ressources \u00e0 notre disposition, de la m\u00eame fa\u00e7on que ces incroyables fondatrices se sont en quelque sorte support\u00e9es mutuellement dans le cadre d\u2019un r\u00e9seau, il me semble que ces services, rel\u00e8vent-ils des gouvernements ou du secteur priv\u00e9, devront pouvoir donner naissance \u00e0 un effet de r\u00e9seau un peu mieux coordonn\u00e9 de telle sorte que nous puissions accentuer l\u2019impact qu\u2019auront les ressources et qu\u2019en d\u00e9finitive nous puissions faire plus avec moins.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong>&nbsp;[00:19:53] Il me semble qu\u2019il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019excellentes remarques. Et un autre aspect de cette m\u00eame question tient aux politiques, n\u2019est-ce pas ? En fin de compte, nous devons cr\u00e9er au Canada des entreprises qui sont fondamentalement con\u00e7ues pour le changement et on ne saurait jeter de meilleures bases qu\u2019en alt\u00e9rant les politiques. Si vous le voulez bien, permettez-moi de me r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 notre industrie \u00e0 titre d\u2019exemple. Il est ici question \u00e0 la fois de l\u2019alimentation et de la mode. Si devaient \u00eatre mises en place des politiques qui favoriseraient un meilleur d\u00e9tournement des d\u00e9chets alimentaires ou une meilleure r\u00e9utilisation et un recyclage plus appropri\u00e9 de m\u00eame que la biod\u00e9gradation des textiles, voil\u00e0 qui serait automatiquement favorable pour nous. Et le gouvernement actuel est tr\u00e8s r\u00e9ticent \u00e0 prendre des risques, non seulement sur le plan des politiques macro\u00e9conomiques, mais \u00e9galement \u00e0 l\u2019\u00e9gard des politiques dont nous savons pertinemment qu\u2019elles conduiront \u00e0 l\u2019\u00e9tablissement d\u2019une conjoncture plus favorable pour les innovateurs et les soci\u00e9t\u00e9s comme les n\u00f4tres. Il faut donc changer les politiques et \u00e9couter ce que souhaitent obtenir les innovateurs, en plus de corriger le contexte concurrentiel de mani\u00e8re \u00e0 les favoriser. Il me semble que tout le reste s\u2019en suivra tout naturellement.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 4<\/strong>&nbsp;[00:20:41] Oui, je suis d\u2019accord avec cela. En fait, c\u2019est \u00e9galement le cas dans notre industrie puisque, par exemple, a \u00e9t\u00e9 mise en place en Californie la Proposition 65. L\u2019Europe accomplit des choses tout \u00e0 fait formidables pour s\u2019assurer que les entreprises adoptent des pratiques plus durables. Et il me semble qu\u2019il s\u2019agit l\u00e0 v\u00e9ritablement de ce qui s\u2019av\u00e8re n\u00e9cessaire pour appuyer l\u2019industrie et aider des entreprises comme les n\u00f4tres. Le remplacement d\u2019un produit fait intervenir \u00e9norm\u00e9ment de formalit\u00e9s administratives et de travail du m\u00eame ordre. De sorte que, lorsque les entreprises ne peuvent compter sur des incitatifs ou lorsque les politiques ne sont pas en place, aucune raison ne justifie d\u2019apporter des changements et d\u2019adopter de nouvelles technologies.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 5<\/strong>&nbsp;[00:21:10] Et il me semble qu\u2019il est important qu\u2019ils \u00e9coutent les innovateurs et qu\u2019ils comprennent bien la situation telle qu\u2019elle existe \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019il arrive fr\u00e9quemment qu\u2019ils manifestent beaucoup d\u2019h\u00e9sitation \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019\u00e9laboration de politiques puisqu\u2019ils ne sont pas d\u2019avis qu\u2019il existe une solution. Ainsi, dans le domaine de l\u2019emballage, si l\u2019on interdit les plastiques \u00e0 usage unique, on \u00e9vite de suivre quelque autre avenue que ce soit. Et aujourd\u2019hui, dans le domaine de l\u2019emballage, chaque fois que l\u2019on re\u00e7oit quelque chose, cette chose est emball\u00e9e dans un autre mat\u00e9riau \u00e0 usage unique. N\u2019est-ce pas ? Et la solution consiste tout simplement \u00e0 remplacer le plastique par autre chose. Pourriez-vous vous imaginer ce qui arriverait si nous d\u00e9cidions de remplacer tout le plastique par du papier ? Il n\u2019y aurait tout simplement pas suffisamment sur terre d\u2019arbres pour permettre que cela puisse se faire. De nos jours, nous abattons tous les ans une for\u00eat de l\u2019\u00e9tendue du Royaume-Uni simplement pour subvenir aux besoins en mati\u00e8re d\u2019emballage en papier. De telle sorte qu\u2019il me semble qu\u2019il importe en quelque sorte de porter attention aux r\u00e9percussions de toutes les politiques que nous adoptons, en nous assurant qu\u2019elles soient orient\u00e9es dans la bonne direction, qu\u2019elles favorisent l\u2019innovation et que la solution ne consiste tout simplement pas \u00e0 remplacer un mat\u00e9riau par un autre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong>&nbsp;[00:22:00] Il est stup\u00e9fiant de penser que les politiques pr\u00e9sentent un caract\u00e8re r\u00e9actif plut\u00f4t qu\u2019un caract\u00e8re proactif. Si l\u2019approche \u00e9tait proactive, il serait possible de dynamiser l\u2019\u00e9conomie beaucoup plus rapidement. Cependant, on attend plut\u00f4t que chacun se retrouve coinc\u00e9 avant d\u2019ouvrir la voie au changement, ce qui est tout \u00e0 fait regrettable.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong>&nbsp;[00:22:17] Nous nous rapprochons de la fin de notre rencontre, et je dois dire que cette conversation a \u00e9t\u00e9 passionnante. Autant je regrette devoir me pr\u00e9parer \u00e0 la fin de notre rencontre, autant je me demande si je pourrais inviter chacune d\u2019entre vous \u00e0 nous faire part de ses espoirs et de ses r\u00eaves pour son entreprise, sur un horizon de 10 ans. Et en nous pr\u00e9cisant peut-\u00eatre ce que le Canada doit faire pour que vous y parveniez.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong>&nbsp;[00:22:34] Voil\u00e0 une question difficile. Dans 10 ans, d\u2019un point de vue tout \u00e0 fait pratique, nous nous entendons sur le fait que nous ne devrions pas porter de v\u00eatements comportant du plastique, n\u2019est-ce pas ? Nous sommes en 2024. Soixante pour cent des v\u00eatements que nous portons contiennent du plastique et nous sommes extr\u00eamement tributaires de ce mat\u00e9riau. Et compte tenu du caract\u00e8re de plus en plus jetable de la mode, cette situation ne peut se maintenir. De sorte que, dans 10 ans, j\u2019estime que le plastique ou que le p\u00e9trole \u00e0 titre de mati\u00e8res premi\u00e8res auront \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9s par les d\u00e9chets alimentaires, et ALT TEX aura fait beaucoup pour ce changement et sera responsable d\u2019une grande partie du tissu qui aura \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9. Mais, fait plus significatif encore, nous serons ce faisant en mesure de militer au sein m\u00eame de la cha\u00eene d\u2019approvisionnement en faveur de pratiques plus \u00e9thiques, plus durables et plus transparentes. De la m\u00eame mani\u00e8re, notre entreprise est en mesure de militer en faveur de la place des femmes dans le domaine des technologies, au niveau du leadership et de l\u2019entrepreneuriat. Je dirais que plus de 80 % de notre \u00e9quipe est actuellement form\u00e9e de femmes. Elles sont toutes incroyablement intelligentes et elles accomplissent toutes un travail exceptionnel. Et leur apport ne se limite pas simplement \u00e0 leurs t\u00e2ches quotidiennes. Il tient \u00e9galement \u00e0 l\u2019impact qu\u2019elles laisseront derri\u00e8re elles. De sorte que les \u00e9tudiantes de l\u2019Universit\u00e9 de Waterloo qui les observent aujourd\u2019hui sont des \u00e9tudiantes en stage ou des \u00e9tudiantes dont nous assurons le mentorat, et ainsi de suite. Il est donc ici question d\u2019impact sur les entreprises, d\u2019impact sur la durabilit\u00e9, mais \u00e9galement de la d\u00e9marche qui consiste \u00e0 tisser des liens entre un plus grand nombre de femmes, en leur d\u00e9montrant que l\u2019entrepreneuriat constitue une option pour leur avenir.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 5<\/strong>&nbsp;[00:23:42] Nous r\u00eavons d\u2019un monde d\u00e9pourvu de d\u00e9chets d\u2019emballage. Ainsi, nous souhaitons que le Canada ait compl\u00e8tement \u00e9limin\u00e9 d\u2019ici 10 ans les emballages \u00e0 usage unique. Nous esp\u00e9rons donc tabler sur cette infrastructure de telle sorte que tout ce qui est produit puisse \u00eatre r\u00e9utilis\u00e9. De la m\u00eame fa\u00e7on que nous ramenons nos bouteilles de bi\u00e8re au magasin o\u00f9 nous les avons achet\u00e9es, nous pourrons ramener nos emballages \u00e0 emporter. Nous pourrons ramener nos contenants de beurre d\u2019arachide. Nous pensons actuellement \u00e0 cela sur le plan de nos interventions en termes de recyclage, mais en v\u00e9rit\u00e9 les produits ne sont pas recycl\u00e9s. Produisons des articles qui puissent \u00eatre vraiment recueillis, r\u00e9utilis\u00e9s, lav\u00e9s et maintenus en circulation de telle sorte que nos d\u00e9charges ne d\u00e9bordent pas et que nous n\u2019ayons pas \u00e0 exp\u00e9dier la moiti\u00e9 de nos d\u00e9chets aux \u00c9tats-Unis ou \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 4<\/strong>&nbsp;[00:24:22] Pour ma part, j\u2019aimerais que dans 10 ans nos produits se retrouvent dans un plus grand nombre d\u2019applications. J\u2019aimerais que nous puissions faire profiter diff\u00e9rents march\u00e9s de nos solutions en mati\u00e8re de chimie. Pour notre part, les partenariats ont \u00e9t\u00e9 essentiels pour assurer le d\u00e9veloppement et la croissance de notre entreprise. Et j\u2019esp\u00e8re que nous parviendrons \u00e0 \u00e9tablir des partenariats strat\u00e9giques qui nous aideront \u00e0 atteindre cet objectif.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong>&nbsp;[00:24:45] Alison, lorsque vous entendez de tels t\u00e9moignages, qui sont vraiment inspirants, de quoi pensez-vous que nous pouvons collectivement tirer parti et comment pensez-vous que nous pourrions apporter notre aide ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong>&nbsp;[00:24:52] Eh bien, du point de vue de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me, et pour nous, \u00e0 titre de partenaires qui aident les entrepreneurs \u00e0 se d\u00e9velopper et \u00e0 r\u00e9aliser leurs ambitions, la d\u00e9marche consiste \u00e0 faire en sorte que nous puissions rassembler tous les bons ingr\u00e9dients au bon moment. Il faut donc intervenir sur le plan des conseils. Sur le plan des relations avec les entreprises. Sur celui des capitaux. Sans compter l\u2019acc\u00e8s aux march\u00e9s et l\u2019introduction \u00e0 ces derniers. L\u2019objectif consiste \u00e0 mettre en place ce r\u00e9seau de soutien dont toutes ces fondatrices ont besoin de la part de leurs coll\u00e8gues pour leur permettre de partager leurs exp\u00e9riences et d\u2019apprendre les unes des autres. Et il me semble que le simple fait de trouver ce mod\u00e8le qui nous permettrait de nous acquitter de cette t\u00e2che de la mani\u00e8re la plus efficiente possible, tout en mettant en place un r\u00e9seau le plus vaste possible, comme l\u2019a \u00e9voqu\u00e9 plus t\u00f4t Myra, passe par l\u2019acc\u00e8s \u00e0 un plus grand nombre d\u2019entrepreneurs qui puissent profiter de services et d\u2019un soutien meilleurs et plus vastes de sorte que l\u2019entrepreneuriat puisse v\u00e9ritablement transformer l\u2019avenir \u00e9conomique du Canada. Voil\u00e0 ce qui, me semble-t-il, est n\u00e9cessaire. Nous avons besoin d\u2019une infrastructure qui met de l\u2019avant le genre de choses que l\u2019on retrouve chez MaRS, et nous avons besoin qu\u2019elle soit beaucoup plus d\u00e9velopp\u00e9e de telle sorte que, quel que soit l\u2019endroit o\u00f9 vous vous trouvez au Canada, vous puissiez trouver les structures de soutien qui vous permettront vraiment d\u2019aller de l\u2019avant afin de mettre sur pied cette formidable entreprise que vous souhaitez cr\u00e9er.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong>&nbsp;[00:26:01] Quel message exceptionnel. Manifestement, en tant que pays, nous avons besoin de plus d\u2019entrepreneurs. Peut-\u00eatre ces consid\u00e9rations nous am\u00e8nent-elles \u00e0 une derni\u00e8re question. Beaucoup d\u2019entrepreneurs et de futurs entrepreneurs \u00e9coutent notre balado. Je serais curieux de savoir quel conseil vous leur donneriez, tout particuli\u00e8rement aux femmes entrepreneures et aux futurs entrepreneurs. Si vous pouviez donner un conseil dont vous aimeriez qu\u2019ils se rappellent, quel serait-il ? Peut-\u00eatre pourrions-nous commencer par vous, Myra ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong>&nbsp;[00:26:24] Je dirais que vous allez consacrer le m\u00eame temps \u00e0 votre entreprise, quelle que soit sa nature. Pourquoi d\u00e8s lors n\u2019envisageriez-vous pas la possibilit\u00e9 de cr\u00e9er la chose la plus folle \u00e0 laquelle vous puissiez penser et, ce faisant, tenter d\u2019avoir l\u2019impact le plus puissant que vous puissiez avoir ? Et si vous trouvez certaines des ressources comme celles dont MaRS a su nous profiter, sans compter les investisseurs en capital-risque dont ont su nous faire profiter les autres membres de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me, vous aurez de grandes chances de r\u00e9ussir dont vous n\u2019auriez peut-\u00eatre pas \u00e9t\u00e9 conscientes avant de d\u00e9buter. Mon conseil consiste donc \u00e0 voir grand et \u00e0 vous lancer.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 5<\/strong>&nbsp;[00:26:48] Absolument. J\u2019aime beaucoup l\u2019id\u00e9e selon laquelle il faut se lancer. Mais je pense aussi qu\u2019il y a une foule de formidables exemples. Comme vous, vous-m\u00eames, qui \u00eates de formidables exemples de femmes qui accomplissent des choses vraiment exceptionnelles. Je pense qu\u2019il y a lieu de trouver quelqu\u2019un vers qui vous puissiez vous tourner, de trouver un mentor, m\u00eame si vous ne connaissez pas vraiment cette personne, mais quelqu\u2019un qui puisse vous inspirer \u00e0 continuer \u00e0 faire avancer votre carri\u00e8re. Car il me semble que cela est particuli\u00e8rement important. Vous savez, les gar\u00e7ons qui veulent devenir des joueurs de hockey peuvent se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 cet exemple. Ils peuvent regarder les matches de la LNH, ils peuvent s\u2019entra\u00eener, ils peuvent se pr\u00e9parer et aspirer \u00e0 r\u00e9aliser leur r\u00eave. Si vous avez un mod\u00e8le qui peut vous inspirer, dont vous pouvez observer qu\u2019il passe vraiment \u00e0 l\u2019action et qu\u2019il accomplit les choses, ce mod\u00e8le vous d\u00e9montre en fait que vous aussi vous pouvez le faire. Et cela vous donne la confiance n\u00e9cessaire pour continuer d\u2019avancer.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 4<\/strong>&nbsp;[00:27:29] Oui, d\u00e9velopper cet aspect, trouver un partenaire strat\u00e9gique, notamment un qui puisse \u00eatre un client, puisque cela vous aidera sur le plan de l\u2019adoption sur le march\u00e9 et de la validation du produit. Vous en saurez beaucoup plus avant que vous soyez pr\u00eat \u00e0 commercialiser votre produit et, avec un peu de chance, ce client deviendra votre premier client. Voil\u00e0 donc indiscutablement quelque chose que je recommanderais \u00e0 tout entrepreneur.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong>&nbsp;[00:27:49] Alison. Cette conversation a \u00e9t\u00e9 une formidable source d\u2019inspiration, mais je serais curieux de recueillir votre point de vue lorsque vous \u00e9coutez certaines des id\u00e9es et des exp\u00e9riences qui ont \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9es aujourd\u2019hui. Qu\u2019est-ce qui vous vient \u00e0 l\u2019esprit et quel enseignement les personnes qui nous \u00e9coutent devraient-elles en retirer ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong>&nbsp;[00:28:02] Je pense que l\u2019une des choses consiste \u00e0 ne pas sous-estimer la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 dont plusieurs savent faire preuve pour redonner et vous aider \u00e0 titre de fondateur ou de fondatrice au fil de votre d\u00e9marche. Je pense que la communaut\u00e9 du capital-risque s\u2019acquiert parfois une mauvaise r\u00e9putation alors qu\u2019on estime qu\u2019elle fait preuve de peu d\u2019empathie, que les capitaux ne sont pas suffisants et qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un domaine tr\u00e8s comp\u00e9titif. Mais en fait, dans le contexte de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me de l\u2019innovation consid\u00e9r\u00e9 dans sa globalit\u00e9 au Canada, j\u2019estime n\u2019avoir jamais rencontr\u00e9 une communaut\u00e9 de gens qui souhaite autant appuyer et d\u00e9fendre les fondateurs qui viennent leur soumettre des id\u00e9es inspirantes. De sorte que le conseil que je donnerais \u00e0 toute personne qui poss\u00e8de une entreprise ou qui souhaite cr\u00e9er une entreprise est de ne pas h\u00e9siter \u00e0 prendre l\u2019initiative et \u00e0 engager une discussion avec un membre de cette communaut\u00e9. Vous serez surpris de constater combien de temps ces personnes seront dispos\u00e9es \u00e0 vous donner, en plus de vous aider \u00e0 poser un premier pas dans cette nouvelle direction, sans compter les autres qui vous aideront \u00e0 acqu\u00e9rir ce sentiment de communaut\u00e9 et de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9. Il me semble qu\u2019il s\u2019agit l\u00e0 de l\u2019un des aspects les plus formidables que repr\u00e9sente le fait d\u2019\u00eatre dans ce domaine. Et, par la suite, il vous suffit de continuer \u00e0 tabler sur ces bases pour faire de mieux en mieux.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong>&nbsp;[00:29:00] Voil\u00e0 une excellente fa\u00e7on de clore notre discussion. J\u2019ai pris \u00e9norm\u00e9ment de notes, mais je retiens quelques mots cl\u00e9s comme \u00ab mentors \u00bb, \u00ab partenaires \u00bb et \u00ab g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 \u00bb. Nous devrions tous \u00eatre g\u00e9n\u00e9reux. Cependant, il faut comprendre que la plupart des gens sont \u00e9galement g\u00e9n\u00e9reux, notamment dans le domaine des technologies. Et voil\u00e0 qui nous renvoie \u00e0 la notion de communaut\u00e9 que vous \u00e9voquiez au tout d\u00e9but, Alison. Il existe une formidable communaut\u00e9. Merci \u00e0 vous toutes d\u2019en faire partie et d\u2019avoir particip\u00e9 \u00e0 notre balado Les innovateurs.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong>&nbsp;[00:29:21] Merci beaucoup de nous avoir invit\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 4<\/strong>&nbsp;[00:29:22] Merci de nous avoir invit\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong>&nbsp;[00:29:24] Vous venez d\u2019\u00e9couter Les innovateurs, un balado de RBC. Au plaisir de vous retrouver la prochaine fois. Mon nom est John Stackhouse.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong>&nbsp;[00:29:35] Le balado, Les innovateurs, est produit par le Groupe Leadership avis\u00e9 RBC et ne vise pas \u00e0 recommander une organisation, un produit ou un service en particulier. Pour retrouver d\u2019autres balados de la s\u00e9rie Les innovateurs, veuillez consulter le site RBC.com\/Lesinnovateurs. Si vous avez aim\u00e9 notre balado, n\u2019h\u00e9sitez pas \u00e0 nous octroyer une note de cinq \u00e9toiles.<\/p>\n<\/div>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-rbc-rbc-default-collapsible\"><p><button class=\"collapse-toggle collapsed\" data-target=\"#collapsed4613d99\" data-toggle=\"collapse\" aria-expanded=\"false\" aria-controls=\"collapsed4613d99\" data-dig-id=\"LP-6382-d4613d99\" data-dig-category=\"LP\" data-dig-action=\"accordion closed\" action-closed=\"accordion closed\" action-opened=\"accordion open\" data-dig-label=\"Click to view audio transcript\"><div>Click to view audio transcript<\/div><\/button><\/p><div class=\"collapse-content collapse\" id=\"collapsed4613d99\">\n<div class=\"wp-block-rbc-collapsible-inner-block collapse-inner\">\n<p><strong>Speaker 1<\/strong> [00:00:01] Hi, it&rsquo;s John here. Today we&rsquo;re going to do things a bit differently. We&rsquo;re coming up to International Women&rsquo;s Day, and for this episode, we&rsquo;re speaking with some innovative women who are leading the charge in Canadian clean tech. I&rsquo;m joined by Alison Nankivell, the incoming CEO of MaRS Discovery District here in Toronto. MaRS is North America&rsquo;s largest urban innovation hub and a nonprofit that provides direct support for startups, enabling a community of innovators to accelerate adoption of high impact solutions to some of the world&rsquo;s most pressing issues. We&rsquo;re at a roundtable here at Royal Bank Plaza in downtown Toronto, speaking with some of those entrepreneurs who are also part of the RBC Women in Clean Tech Accelerator program. Alison and I are joined by Myra Arshad, the CEO of ALT TEX, which essentially turns food into fabric. We&rsquo;ll hear a lot more about that. Natalie Ashdown, the COO of Evoco which is focused on sustainable products. Think about using plant based chemistry for all the products we know and use in our daily lives. And Jackie Hutchings, the CRO of Friendlier, which is out to eliminate single plastics in food delivery. This is Disruptors an RBC podcast. I&rsquo;m John Stackhouse.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 1<\/strong> [00:01:25] Alison, it&rsquo;s great to be with you.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 2<\/strong> [00:01:27] Thanks for inviting me, John, and I&rsquo;m delighted to be here with an incredible set of women.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 1<\/strong> [00:01:31] And congratulations on your new role. You&rsquo;re not yet officially started, but, you&rsquo;re the new leader at MaRS. I want to talk first, Alison, about how you got started in finance. Because before MaRS, you were at BDC leading a lot of their work in venture capital. And you&rsquo;ve got a great career before that, ranging from EDC to Ontario teachers.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 2<\/strong> [00:01:52] Yeah, it&rsquo;s definitely been a wonderful journey working both internationally in finance and then domestically. But I&rsquo;ve been so delighted that much of my career has brought me into the Canadian venture capital ecosystem. And then having the chance at BDC and now through MaRS, to work with so many incredible founders and startups. And so I&rsquo;m very, very excited to take what was working only on the financing side now to having an opportunity as CEO to work in a much more holistic way with amazing community of people who make up our venture ecosystem.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 1<\/strong> [00:02:23] And what inspired you first to get into finance?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 2<\/strong> [00:02:26] It&rsquo;s always been a question of empowering companies to be able to do the things that they want to do, you know, all different types. Early days, I was working very much with export oriented companies, and the effort of them to try to tackle new markets, they need capital to do that. And then when moving into private equity and venture capital, it&rsquo;s about having that risk capital to truly build a business. And all of those things take passion and vision, and it&rsquo;s always a wonderful thing to be part of \u2014 realizing somebody&rsquo;s vision.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 1<\/strong> [00:02:56] What a great calling. And we&rsquo;re going to hear from some of those entrepreneurs now. I&rsquo;ll let them say a bit about their work and then we&rsquo;ll open the discussion. Myra, let&rsquo;s start with you. Welcome back to Disruptors. You&rsquo;ve been on the podcast before. What inspired you to start your own company and ALT TEX in particular?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 3<\/strong> [00:03:12] Yeah. Thanks so much, John, for having me again. ALT TEX is my way of making an impact on this planet. I think every entrepreneur can say that they would not feel fulfilled through a 9 to 5. So ALT TEX is my attempt to contribute to the planet in a way that&rsquo;s a standard 9 to 5 corporate job did not allow me to previous to ALT TEX. As you know, ALT TEX is a biotech startup. We&rsquo;ve created a biodegradable and recyclable alternative to polyester that&rsquo;s re-engineered from food waste. Food and fashion are two of the world&rsquo;s most polluting industries, and by combining them, I see that as a pathway that my team and I can actually make an impact.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 1<\/strong> [00:03:49] Entrepreneurship is not 9 to 5. That&rsquo;s one of my takeaways from this. Natalie, how did you get into the tech business?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 4<\/strong> [00:03:56] I started my career in materials and process engineering, and, you know, I was lucky to get into environmental and sustainable or clean technology. I helped to build one of the UK&rsquo;s first third generation bioethanol facilities, and that really shaped a lot of my career. My partner, who is the co-founder of Evoco, he is also a chemical engineer, and when we were expecting our first child, we battled to choose a mattress for the crib and every time we looked in the ingredients, we saw there was something there that we just couldn&rsquo;t have in this mattress because we knew it was toxic. So not only did we realize that we could create materials that would reduce the carbon impact, but actually we could detoxify a lot of the materials that we use in our daily lives, our mattresses, the chairs we sit on, the cars we drive in and our clothes. So that&rsquo;s where it started. That&rsquo;s how we were inspired. We created the basic chemical building blocks. We started in the footwear industry, and by adapting those basic building blocks, we can go into many different applications.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 1<\/strong> [00:04:54] Jacqueline, what drew you into tech?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 3<\/strong> [00:04:57] Similar to Natalie, I was also a chemical engineer. I studied chemical engineering and worked in a number of manufacturing plants where you see the linear economy right in the flesh. You see us mass producing items that you know are going to be thrown away, and it just didn&rsquo;t feel fulfilling. Similarly to what Myra said, I didn&rsquo;t want to spend the rest of my life working a 9 to 5 contributing to this problem. While we see all of these climate issues that are arising. And so my co-founder Kailey and I sat down and we thought, what can we do to fix this? And we discovered the circular economy. And so we decided to use technology to make it really easy for businesses to offer reusable packaging in place of single use packaging, so that instead of using something once and throwing it away, we&rsquo;re getting the full value of products before it&rsquo;s been recycled or repurposed.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 1<\/strong> [00:05:53] What great, inspiring stories. Alison, I want to turn the conversation to you because we&rsquo;re approaching International Women&rsquo;s Day. And as we all know, there aren&rsquo;t enough women in clean tech. They&rsquo;re not getting enough funding. You&rsquo;ve been part of this for a number of years. What do you think we need to come to grips with?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 2<\/strong> [00:06:11] Part of it is having those first few champions, both on the capital side as well as on the company side, who are really setting the examples. And that&rsquo;s what we&rsquo;ve been trying to do really hard at MaRS, working with RBC on our Women in Clean Tech Accelerator. I think it&rsquo;s important for these incredible women to be the role models for that next generation of clean tech company creation for women, but also on the capital side. When I started in the business, which is too long ago to mention here, we probably had 5% at most of venture capital going to women. It&rsquo;s gone up in the last ten years. It&rsquo;s about 20% now in Canada, but in the US it&rsquo;s only 3%. So there&rsquo;s a lot still to be done in this area to allow women to have the visibility, the access to capital to really grow their businesses. And so what MaRS really wants to do is create a community of companies, corporates, capital allocators, those venture capital firms, those corporate buyers to really show that women who are leading these types of companies can succeed in just the same way. But it does take building a community. And that&rsquo;s what we&rsquo;re trying to do here with the accelerator that we&rsquo;ve worked with you on.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 1<\/strong> [00:07:23] Myra, you&rsquo;re nodding your head to almost everything Alison is saying. What have been the challenges for you and what can you share, maybe as some insight and inspiration of how you&rsquo;ve overcome those barriers?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 3<\/strong> [00:07:34] The reason I was nodding my head so much, it sounds like Alison is saying, is there needs to be systemic change, right? Right now, the system is not favoured for women, but there&rsquo;s a way to do it by planting the seeds. And each of us can be seeds that can show representation for other women to come into the space. And we expand from there. And I think the biggest challenge for me when starting was, could I even do this? Are there are there role models or are there success stories for me to look at that I can then follow in the footsteps of? And although there are some fantastic ones, those are not the ones that we choose to amplify. When you look at women who are running companies, it&rsquo;s not a performance issue, it&rsquo;s not a merit issue, it&rsquo;s just a visibility issue. Even if there is a smaller amount of us, if we&rsquo;re creating visibility like we are through this podcast and like what MaRS is doing with the Women in Clean Tech Accelerator, then more and more of the folks that are more junior to us see that representation, and they&rsquo;re inspired to pull into that. So that that was the biggest challenge for me is just that imposter syndrome around, am I equipped to do this? And it was solved by finding supporters like the folks from MaRS and other ecosystems, that gave me the confidence and the resources to realize that there was no systemic difference or innate difference, and what I was able to do versus any of my counterparts.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 2<\/strong> [00:08:48] And one of the things I was I was going to raise is this sense of community. That&rsquo;s what I&rsquo;m hearing around the table, that you&rsquo;re building a network that you are becoming permanent colleagues, friends, contacts that are continuing to draw upon each other&rsquo;s advice, experience. And I&rsquo;m just I&rsquo;m really interested to hear a bit more about that because I think for women, right. It&rsquo;s been very, very difficult to have the same innate networks that have been on the male side of the venture capital world for some time.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 3<\/strong> [00:09:17] Yeah. One thing that we&rsquo;re always looking for is peers that are going through the same thing, because for me, all of my good friends are engineers and they work in plants, so they&rsquo;re great friends, but they don&rsquo;t understand what it&rsquo;s like to try and raise capital or to fire an employee. But when you get into these communities like MaRS, you get to meet other founders in other spaces who they get it. And that can keep you going because you know, you&rsquo;re going through something hard. They&rsquo;ve been through something hard. We&rsquo;re going to get through it together.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 4<\/strong> [00:09:44] Yeah, I totally agree with you. Even working with Myra, you know, we work in a very similar industry. Often we can share some of the candidates for roles. I guess it&rsquo;s exactly what you said. When on the clean tech program, we were able to discuss our HR issues, because that&rsquo;s a big one for all of us. So having the programs that we have in MaRS and the network we have in Mars has been incredible for us, and we&rsquo;re really lucky.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 3<\/strong> [00:10:07] I have to add to that. And I don&rsquo;t know if you girls will relate to this, but coming back to that imposter syndrome or lack of visibility growing up, I feel like we crave each other&rsquo;s presence so much more, right? Because the norm is you have a bunch of guys in a hack house or whatever it is coding and creating the startup, but because there&rsquo;s fewer of us when we&rsquo;re in each other&rsquo;s company, it means so much more to us. And as a result, I think we build a lot more enduring networks that have a lot more meaning and a lot more genuine connection.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 1<\/strong> [00:10:45] Alison, you pointed out the idea of community and the community just as in entrepreneurs. It&rsquo;s, the folks who are going to back you. I&rsquo;m curious what you&rsquo;ve seen in terms of how that is evolving, because there&rsquo;s lots of capital out there. Lots of funds, good initiatives to increase funding, particularly for female founders. And yet it&rsquo;s not doing enough. What&rsquo;s keeping us back?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 2<\/strong> [00:11:08] Well, I think we have made some progress. And my former employer, BDC, actually was quite instrumental in that. When I was running the fund side of the business. We spent a lot of time with first time managers, many of whom were women, who were setting up their own venture capital firms for the first time. And I think that need to put more women in the market as decision makers on capital is really important, because one of the things that we&rsquo;ve certainly discussed is the vocabulary of how women led companies and women founders talk about their businesses and pitch their businesses to investors can sound very different than how men do it, and often without women to help sort of understand that vocabulary and how it might be different venture capital fund managers, they really weren&rsquo;t getting the message. They were thinking of these women as not being confident or not being ambitious enough. And, you know, part of what makes for a good society, both on the founder and on the capital side, is diversity of experience and diversity of thought. I think this is some where we&rsquo;ve made progress in Canada. There&rsquo;s still much more to be done. But I think in some ways we&rsquo;ve become a little bit more aware of that over the last few years. And certainly in my time at BDC, I moved our portfolio from probably ten to, you know, 15% women led firms that I was backing to 42%.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 4<\/strong> [00:12:30] Just wanted a follow on that. I think it&rsquo;s really a big point of the first check because entrepreneurs create new products, they create a better product that needs to come to market. And how do you get that product to market and how do you get the funding? And I think that&rsquo;s the biggest hurdle for entrepreneurs. How do you get over that first step? And there isn&rsquo;t a lot that Canada has to offer, to be honest, in terms of the first check, whether it&rsquo;s, you know, from seed investors, family banks, Canada is a very small market in a very conservative market, risk averse market.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 5<\/strong> [00:13:06] Yeah, for us, we had to get very creative when it came to that. And our business is less capital intensive to start. And that really helped us because we were able to start the business on, you know, the couple thousand dollars that we had in our bank accounts and just drain it out. And luckily we were students at the time. So there were some pitch competitions that you could get. But it&rsquo;s like, how do you make every penny count? And then, getting something that you can show to an investor eventually and say, yeah, we have something that could be something. It was quite challenging. We had to go back to the drawing board and kind of rethink the way that we were talking, because when you talk in the way that certain and that we feel most confident in, that&rsquo;s not enough often. So now it&rsquo;s like, okay, let&rsquo;s speak the language of these investors and change the way we&rsquo;re talking about our businesses so that we fit in, but then create the world behind us where women don&rsquo;t have to change the way that they&rsquo;re speaking and that they can just show up as they are and be heard.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 1<\/strong> [00:14:03] How have you changed your pitch?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 5<\/strong> [00:14:05] We learned to be more aggressive and more confident in our numbers. It&rsquo;s just channeling your inner Chad and really just getting really confident.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 5<\/strong> [00:14:16] I love that. As women, we often feel like we have to embody traditional male characteristics to appeal to them, right. And you should always just be yourself. If talking a certain way comes natural to you, that&rsquo;s totally how you should be. But oftentimes we force ourselves in terms of our body language or our mannerisms to embody something that they can actually see, whereas they should just learn to accept that women are innately different or more compassionate. We&rsquo;re more empathetic. We look at different things, and that has equal value to what they value. And you&rsquo;re right, it&rsquo;s such a transition period for us. But I think the reason the stats are still 3% or 20% is because that&rsquo;s systemic change as we go through this process is going to be seen two generations or three generations from now, where hopefully it becomes like 50\/50.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 1<\/strong> [00:15:07] It&rsquo;s a tougher market now. Higher interest rates. Slower economy. Harder to raise capital. Curious how everyone has adjusted to that. What you&rsquo;ve learned from this down cycle and how your business is pivoting.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 3<\/strong> [00:15:19] Yeah, I&rsquo;ll jump in quickly because I want to just riff off a comment that was made previously around the first check, and how difficult it is to get that first source of funding as hard as it was early in the days. It&rsquo;s taught all of us to be more resourceful founders. So, for instance, in the beginning, when we couldn&rsquo;t have any venture capitalists take us seriously and we couldn&rsquo;t get any government body to fund us, instead of just saying we just can&rsquo;t get the money. We would write letters to the board directors of those organizations to say, hey, we&rsquo;re not eligible, but let us apply anyway. And then they would send us a pre application to then submit the application. And it tripled the amount of work we had to do. Or when we didn&rsquo;t get into an incubator, we would, we would contact the co-chairs of the incubator and say hey, here&rsquo;s why we deserve a seat. And we would force and demand and scream our way in. And you&rsquo;re talking about the economic downturn. But the reason that&rsquo;s relevant is because we are so equipped to be resourceful now that there isn&rsquo;t an economic downturn, that I don&rsquo;t think that we&rsquo;d survive.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 1<\/strong> [00:16:12] Do others feel that way?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 4<\/strong> [00:16:13] I don&rsquo;t know. I see talented people leaving Canada, going to the US because there&rsquo;s more funding there and that&rsquo;s sad. Yes, we have to be resourceful, of course. But I do think that things need to change. I think particularly in clean tech, it&rsquo;s underfunded. We need more subsidies. We need more support. We need more investment. And something has to change on the investor side, where we are seen differently. How are we pivoting? And it&rsquo;s difficult. It&rsquo;s what we&rsquo;ve had to learn. In order to grow a company, you need to spend. But at the same time, you have to manage your risks. So it&rsquo;s been really tricky.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 2<\/strong> [00:16:51] Yeah. I think this is a real issue is that, Canada&rsquo;s venture market is shallow. There just isn&rsquo;t the depth and the variety of capital and clean tech in particular is a real shortage on the seed stage. And that&rsquo;s doubly hard, I think as a woman working at the seed stage in clean tech, and clean tech is difficult because there&rsquo;s one name for a lot of different types of businesses. Some of the more CapEx intensive, some of them less so, some of them much more related to industry. That makes it hard because, you know, you think about fund managers, venture capital fund managers out there, some of them maybe familiar, less familiar or less comfortable in some of these spaces you&rsquo;re working. And so it does make it hard to get that, pitch to resonate and the land as it does. And I agree that we need to do more. But I would also say the U.S. has always been a big part of the Canadian market. Our challenge is not having them come up and fund as much as it is coming up and telling these companies to come back to the United States, or they&rsquo;ve become Delaware based companies instead of, you know, Canadian incorporated companies, that&rsquo;s a really bad habit we&rsquo;re trying to break.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 4<\/strong> [00:17:59] Yeah. And I think a lot of our competitors, I&rsquo;m sure, for you as well, they&rsquo;re getting ten times the investment that we get. So it makes it more difficult for us.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 1<\/strong> [00:18:07] I suspect the Inflation Reduction Act has maybe even increased that ten x factor. Curious how you&rsquo;re all thinking about that, whether you see it as a sucking sound or maybe just a competitive driver, but there&rsquo;s a lot of free money, available in the US are a lot more available in the US than here. What to what do you think Canada needs to do right now or this year that can really start to move the dial?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 2<\/strong> [00:18:34] There&rsquo;s a few things. One is that we have to recognize where we are and play to our strengths. Certainly one of our strengths is clean tech. Actually, as a nation, I mean, we have 12 of the top 100 clean tech champions globally are Canadian, which is extraordinary given our population and our innovation ecosystem funding. So there&rsquo;s no doubt we punch above our weight in terms of innovation. But to Natalie&rsquo;s point, we&rsquo;re not always necessarily lining up all our resources so that smoothly companies can go from that, that origination to commercialization through to starting to scale and find all those resources in Canada. That&rsquo;s one thing at MaRS we&rsquo;re very concerned about is that the value chain of how companies go from first concept through, to truly having scaling opportunities and find those support structures all the way along in Canada is an area where I think we have to focus, because we all know we will have fewer resources going forward. But if we actually coordinate what&rsquo;s out there a little better, the same way these incredible founders have all sort of supported each other in a network effect, I think that those services, both on the government and the private side, need to have a bit more of a coordinated network effect to sort of push the level of resource impact to be greater so that we can work with less, but actually do more.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 3<\/strong> [00:19:53] I think that&rsquo;s such great points. And I think another side of this is other policy. Right? At the end of the day in Canada, we need to create companies that are foundationally designed for change and you can&rsquo;t. Foundation any better than policy shift. So I&rsquo;ll use our industry as an example. We have food and fashion. If there are policies put in place that are encouraging better diversion of food waste or better diversion and recycling and bio degradation of textiles, that&rsquo;s an automatic win for us. And the government today is very risk averse, not only in the macroeconomic policies, but policies we know will lead to a more successful landscape for innovators and companies like ours. So policy shifts, listening to what innovators want and adjusting the competitive landscape to favour them. Everything else will kind of just follow through.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 4<\/strong> [00:20:41] Yeah, I agree with that. I mean, also in our industry, California has prop 65. Europe&rsquo;s doing amazing stuff to make sure that companies are adopting more sustainable practices. And I think that&rsquo;s really what&rsquo;s needed to propagate the industry and help companies like ours. There&rsquo;s a lot of red tape and administrative work that is involved in swapping out a product. So when companies don&rsquo;t have that incentive or the policies are not in place, there&rsquo;s little reason to make changes and adopt new technologies.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 5<\/strong> [00:21:10] And I think it&rsquo;s important that they listen to the innovators and understand what&rsquo;s out there, because oftentimes they&rsquo;re so hesitant to make a policy because they don&rsquo;t think there&rsquo;s any solution. So in the packaging world, they ban single use plastics, but they don&rsquo;t look at anything else. And so now when you look at packaging, anytime you get something now it&rsquo;s going to be a single use other material. Right. And it&rsquo;s just let&rsquo;s swap out plastic for something else. And can you imagine if we swapped out all the plastics in the world for paper, so wouldn&rsquo;t be enough trees in the world to sustain that. We&rsquo;re currently cutting down a forest the size of the UK every year just for paper packaging, so I think it&rsquo;s important to pay attention to, you know, the implications of all of the policies that we&rsquo;re making and make sure that it&rsquo;s headed in the right direction and that it&rsquo;s supporting innovation and not just supporting the swap from one material to the next.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 3<\/strong> [00:22:00] It&rsquo;s so silly to think that policy is reactive instead of proactive. If it was proactive, they could fuel the economy so much faster, but they wait for everyone to be stuck and then open the doors, which is very unfortunate.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 1<\/strong> [00:22:17] As we move towards close and this has been a great conversation. So I hate to take it towards closed, but I wonder if I can ask you what each of you hope and dream your company will be ten years from now. And maybe. What does Canada need to do to ensure you get there?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 3<\/strong> [00:22:34] It&rsquo;s a tough one. Ten years from now, at a very practical level, we should not be wearing plastic as clothes, right? It&rsquo;s 2024. 60% of the clothes we wear are made of plastic and we&rsquo;re extremely dependent on it. And with the increasing disposable nature of fashion, it just can&rsquo;t stand. So ten years from now, plastic or petroleum as the feedstock will be replaced by food waste and ALT TEX will have a big hand and taking a large proportion of the fabric that is displaced. But more importantly, in doing so, we&rsquo;re able to advocate inside the supply chain for more ethical and more sustainable and more transparent practices. In the same way, our company is able to advocate for women in tech and women in leadership and women in entrepreneurship. I would say over 80% of our team is women right now, and they&rsquo;re all incredibly smart and they&rsquo;re doing such an incredible job. And it&rsquo;s not just limited to their everyday task, it&rsquo;s the impact they&rsquo;re going to leave behind. So the students at the University of Waterloo who are seeing them are co-op students or students that we mentor and so forth. So business impact, sustainability impact, but also just trying to connect some more women and show them that entrepreneurship is an option for their future.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 5<\/strong> [00:23:42] We dream of a world with no packaging waste. And so in ten years, we want to see Canada completely eliminate the single use package. And so we&rsquo;re hoping to build that infrastructure so that anything that goes out can come back. So just in the same way you bring your beer bottles back to the beer store, you can bring back your takeout packaging. You can bring back your containers of peanut butter. We think that in the way that you put out your recycle, but it doesn&rsquo;t actually get recycled. Let&rsquo;s put out things to actually be collected, reused, washed, and keep in circulation so that our landfills aren&rsquo;t overflowing and we don&rsquo;t have to ship half of our waste to the states or overseas.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 4<\/strong> [00:24:22] I think for us, in ten years time, I&rsquo;d like to see our products in more applications. So being able to roll out our chemistry into different markets. For us, partnership&rsquo;s been really instrumental in scaling our business and growing our business. And, you know, I&rsquo;m hoping that we get strategic partnerships that will help us do this.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 1<\/strong> [00:24:45] Alison, when you hear stories like these and they&rsquo;re inspiring stories, what do you think we collectively can take advantage of and help with?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 3<\/strong> [00:24:52] Well, I think from an ecosystem, we as the partners helping entrepreneurs scale and realize that ambition, it&rsquo;s about bringing all the right ingredients together at the right time. So it&rsquo;s the advice, it&rsquo;s the corporate connections. It&rsquo;s the capital. It&rsquo;s the access and introductions to markets. It&rsquo;s creating that network of support that each of these founders need from each other to share their experiences and learn from each other. And I think just finding that model of how we do that as efficiently and as, I would say as broad a network as we can to Myra&rsquo;s point is like we just need more entrepreneurs who have a better, broader support service out there for us to see entrepreneurship truly transform the economic future of Canada. Right. I think that&rsquo;s what we need. We need a machinery that is the kinds of things we see at MaRS, and we need it to scaled to a much greater chance so that we see wherever you are in Canada, you find the support structures that truly give you a path forward to build that incredible business that you want to build.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 1<\/strong> [00:26:01] What a great message. We need more entrepreneurs, certainly as a country. Maybe that leads to a final question. There are a lot of entrepreneurs who listen to our podcast and would be entrepreneurs. I&rsquo;m curious what your advice is for them, especially for female entrepreneurs and would be entrepreneurs. If you can give one piece of advice to leave people with Myra, maybe we can start with you.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 3<\/strong> [00:26:24] I would say you&rsquo;re going to spend the same amount of time on your business, regardless of what you&rsquo;re building. Why not go out there and build the craziest thing that you could possibly think of, and try to have the most impact that you could possibly leave? And if you find some resources like what MaRS has equipped us with, and what venture capitalists and other people in the ecosystem have brought to us, you have a pretty high chance of success that you might not realize until you start. So think big and just get started.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 5<\/strong> [00:26:48] Yeah, I love that idea of just get started. But I also think it&rsquo;s there&rsquo;s tons of great examples, like, you guys are such great examples of women who are doing really cool things. I think find someone to look up to, find a mentor, even if you don&rsquo;t know them per se, but someone to inspire you to continue to advance your career. Because I think it&rsquo;s such an important thing. You know, boys who want to be hockey players have that example. They watch the NHL, they practice, they get ready and, they aspire to be that. If you have a role model that you can aspire to be, that you see them out there doing it, then it just shows you like, I can do it too. And it gives you that confidence to continue to move forward.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 4<\/strong> [00:27:29] Yeah, build on that. Find a strategic partner, particularly one who could be a customer because it&rsquo;ll help with market adoption, product validation. You&rsquo;ll know a lot more before you ready to go to market with your product, and hopefully they&rsquo;ll become your first customer. So that&rsquo;s definitely something I would recommend to any entrepreneur.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 1<\/strong> [00:27:49] Alison. This has been such an inspiring conversation, but curious as you reflect on some of the ideas and experiences that have been shared here. What goes through your mind and what should people take away from it?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 3<\/strong> [00:28:02] I think one of the things is, don&rsquo;t underestimate the generosity of spirit out there to give back and to help you as a founder as you move forward. I think the venture capital community sometimes does get a bad knock of it&rsquo;s all about elbows out, and we&rsquo;re not getting enough capital and it&rsquo;s very competitive. But in fact, I would tell you in the broader innovation ecosystem in Canada, I&rsquo;ve never seen a community of people who want to support and champion so much, those founders who come to them with inspiring ideas. And so my advice, thinking about that to anybody out there who has a company who wants to build a company is don&rsquo;t be shy to step forward and start a conversation with somebody in that community. You&rsquo;d be surprised at how much time they&rsquo;ll give to you and help you take that step to the next direction, to the next person who&rsquo;s going to help you with that sort of sense of community and generosity, I think, is one of the most magical parts of being in this business. And we just need to keep building on that from going from strength to strength.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 1<\/strong> [00:29:00] What a great note to end on. I&rsquo;ve written down so much here, but, a few key words mentors, partners, and generosity. We should all be generous, but understand that most people are generous too, especially in tech. And that&rsquo;s what community back to your original point, Alison is all about. This is a great community here. Thank you all for being part of it and being on Disruptors.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 3<\/strong> [00:29:21] Thank you so much for having us.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 4<\/strong> [00:29:22] Thank you for having us.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 1<\/strong> [00:29:24] This is Disruptors, an RBC podcast. Until next time, I&rsquo;m John Stackhouse.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Speaker 3<\/strong> [00:29:35] Disruptors an RBC podcast is created by the RBC Thought Leadership Group and does not constitute a recommendation for any organization, product or service. For more disruptors content, visit RBC.com\/Disruptors and leave us a five star rating if you like our show.<\/p>\n\n\n\n<p>Cliquez pour voir la transcription audio<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong> [00:00:01] Bonjour \u00e0 tous. Mon nom est John. Aujourd\u2019hui, nous allons faire les choses un peu diff\u00e9remment. En effet, alors que sera sous peu c\u00e9l\u00e9br\u00e9e la Journ\u00e9e internationale des femmes, dans le cadre du pr\u00e9sent \u00e9pisode, nous allons nous entretenir avec des femmes innovantes qui m\u00e8nent la charge dans le domaine des technologies propres au Canada. Je suis accompagn\u00e9 aujourd\u2019hui d\u2019Alison Nankivell, la nouvelle cheffe de la direction de MaRS Discovery District (MaRS), ici \u00e0 Toronto. MaRS constitue le plus important centre d\u2019innovation urbaine d\u2019Am\u00e9rique du Nord, en plus d\u2019\u00eatre un organisme sans but lucratif qui fournit un soutien direct \u00e0 des entreprises en d\u00e9marrage, permettant ainsi \u00e0 une communaut\u00e9 d\u2019innovateurs d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer l\u2019adoption de solutions \u00e0 fortes retomb\u00e9es pour certains des probl\u00e8mes les plus pressants qui nous affligent \u00e0 travers le monde. Nous nous retrouvons ici, dans le cadre d\u2019une table ronde, dans l\u2019\u00e9difice Royal Bank Plaza, au centre-ville de Toronto, pour discuter avec certaines de ces entrepreneures qui font \u00e9galement partie du programme acc\u00e9l\u00e9rateur Femmes du secteur des technologies propres RBC. \u00c0 Alison et moi-m\u00eame se joint Myra Arshad, cheffe de la direction de la soci\u00e9t\u00e9 ALT TEX, qui a en fait pour vocation de transformer des aliments en tissu. Nous en entendrons beaucoup plus sur ce sujet un peu plus tard. Nous retrouvons \u00e9galement Natalie Ashdown, cheffe de l\u2019exploitation de la soci\u00e9t\u00e9 Evoco, qui met l\u2019accent sur les produits durables. Pensez, si vous le voulez bien, \u00e0 une solution en vertu de laquelle tous les produits que nous connaissons et utilisons dans le cadre de notre vie quotidienne feraient appel \u00e0 la chimie v\u00e9g\u00e9tale. Enfin se joint \u00e0 nous Jackie Hutchings, directrice des revenus de la soci\u00e9t\u00e9 Friendlier, qui s\u2019est donn\u00e9 pour mission d\u2019\u00e9liminer les plastiques \u00e0 usage unique dans la livraison de nourriture. Nous nous retrouvons dans le cadre du balado de RBC appel\u00e9 Les innovateurs. Mon nom est John Stackhouse.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong> [00:01:25] Alison, je suis absolument ravi de vous retrouver.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 2<\/strong> [00:01:27] Merci de m\u2019avoir invit\u00e9e, John. Je suis ravie d\u2019\u00eatre ici en compagnie de femmes exceptionnelles.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong> [00:01:31] Et permettez-moi de vous f\u00e9liciter pour votre nouveau r\u00f4le. Si vous n\u2019\u00eates pas encore officiellement entr\u00e9e en fonction, vous \u00eates d\u00e9sormais la nouvelle dirigeante de MaRS. J\u2019aimerais tout d\u2019abord traiter, Alison, de vos d\u00e9buts dans le domaine de la finance. Car, avant d\u2019entrer au service de MaRS, vous \u00e9tiez \u00e0 la Banque de d\u00e9veloppement du Canada (BDC), o\u00f9 vous avez dirig\u00e9 une grande partie de son travail dans le domaine du capital de risque. Et avant cela, vous aviez connu une formidable carri\u00e8re, allant d\u2019Exportation et d\u00e9veloppement Canada (EDC) au R\u00e9gime de retraite des enseignantes et des enseignants de l&rsquo;Ontario.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 2<\/strong> [00:01:52] Oui. Je dois dire que j\u2019ai connu un parcours tout \u00e0 fait passionnant en travaillant tant au niveau international, dans le domaine de la finance, que par la suite au niveau national. Mais je me ravis v\u00e9ritablement du fait qu\u2019une partie importante de mes activit\u00e9s professionnelles m\u2019ont men\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me canadien du capital de risque. Et que, par ailleurs, j\u2019ai eu la chance, tant aupr\u00e8s de la BDC qu\u2019aujourd\u2019hui aupr\u00e8s de MaRS, de collaborer avec un si grand nombre de fondateurs et d\u2019entreprises en d\u00e9marrage tout \u00e0 fait exceptionnels. Je suis donc extr\u00eamement enthousiaste \u00e0 l\u2019id\u00e9e de tabler sur les connaissances pr\u00e9alablement acquises dans le domaine du financement pour travailler, \u00e0 titre de cheffe de la direction, d\u2019une mani\u00e8re beaucoup plus globale avec la formidable communaut\u00e9 de personnes qui composent notre \u00e9cosyst\u00e8me du capital-risque.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong> [00:02:23] Qu\u2019est-ce qui vous a inspir\u00e9e en tout premier lieu \u00e0 vous tourner vers le domaine de la finance ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 2<\/strong> [00:02:26] Pour moi, la question a toujours consist\u00e9 \u00e0 donner aux entreprises les moyens n\u00e9cessaires pour faire les choses qu\u2019elles souhaitent accomplir, quelle que soit la forme qu\u2019elles prennent. Au tout d\u00e9but, j\u2019ai beaucoup travaill\u00e9 avec des entreprises ax\u00e9es sur l\u2019exportation, et l\u2019enjeu \u00e0 l\u2019\u00e9poque tenait aux efforts qu\u2019elles devaient engager pour conqu\u00e9rir de nouveaux march\u00e9s, sachant que, pour ce faire, elles avaient besoin de capitaux. Par la suite, en ce qui concerne le domaine du capital-investissement et celui du capital-risque, l\u2019enjeu consiste \u00e0 disposer de ce capital-risque pour v\u00e9ritablement b\u00e2tir une entreprise. Et tout cela exige de la passion et une vision. Et cela constitue toujours une chose merveilleuse que de contribuer \u00e0 concr\u00e9tiser la vision de quelqu\u2019un.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong> [00:02:56] Quelle formidable vocation. Et nous allons maintenant entendre certaines de ces entrepreneures. Je vais les laisser, dans quelques instants, nous en dire plus sur leur travail, apr\u00e8s quoi nous engagerons la discussion. Myra, pourquoi ne commencerions-nous pas par vous ? Permettez-moi de vous souhaiter de nouveau la bienvenue \u00e0 Les innovateurs puisque vous avez d\u00e9j\u00e0 particip\u00e9 \u00e0 notre balado. Qu\u2019est-ce qui vous a amen\u00e9e \u00e0 cr\u00e9er votre propre entreprise et, plus particuli\u00e8rement, ALT TEX ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong> [00:03:12] Merci beaucoup, John, de m\u2019avoir \u00e0 nouveau invit\u00e9e. ALT TEX est ma fa\u00e7on bien personnelle d\u2019avoir un impact sur cette plan\u00e8te. Je pense que chaque entrepreneur peut affirmer qu\u2019il ne serait pas en mesure de s\u2019\u00e9panouir en effectuant un travail traditionnel de 9 h \u00e0 17 h. ALT TEX repr\u00e9sente donc une fa\u00e7on pour moi de tenter de contribuer \u00e0 la plan\u00e8te d\u2019une mani\u00e8re qu\u2019un emploi traditionnel en entreprise de type 9 h \u00e0 17 h ne m\u2019a pas permis de faire avant de lancer cette entreprise. Comme vous le savez, ALT TEX est une entreprise en d\u00e9marrage dans le domaine de la biotechnologie. Nous avons cr\u00e9\u00e9 une alternative biod\u00e9gradable et recyclable au polyester \u00e0 base de d\u00e9chets alimentaires transform\u00e9s. Comme l\u2019alimentation et la mode sont deux des industries les plus polluantes au monde, je suis d\u2019avis qu\u2019en les combinant mon \u00e9quipe et moi-m\u00eame pouvons trouver une fa\u00e7on d\u2019avoir r\u00e9ellement un impact.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong> [00:03:49] L\u2019entrepreneuriat n\u2019est pas une affaire de 9 \u00e0 5. Voil\u00e0 l\u2019une des conclusions que je retire de vos propos. Natalie, comment \u00eates-vous arriv\u00e9e dans le secteur de la technologie ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 4<\/strong> [00:03:56] J\u2019ai entrepris ma carri\u00e8re dans le domaine de l\u2019ing\u00e9nierie des mat\u00e9riaux et des proc\u00e9d\u00e9s et, vous savez, je me compte chanceuse d\u2019avoir pu me lancer dans le domaine des technologies environnementales et durables ou propres. J\u2019ai contribu\u00e9 \u00e0 mettre sur pied l\u2019une des premi\u00e8res installations de bio\u00e9thanol de troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration au Royaume-Uni, et cela a vraiment fa\u00e7onn\u00e9 une partie importante de ma carri\u00e8re. Mon partenaire, qui est le cofondateur d\u2019Evoco, est \u00e9galement ing\u00e9nieur chimiste et, lorsque nous attendions notre premier enfant, nous nous sommes disput\u00e9s sur le sujet du choix du matelas pour le berceau et, chaque fois que nous consultions la liste des composants, nous constations que s\u2019y retrouvait quelque chose dont nous ne saurions tol\u00e9rer la pr\u00e9sence dans ce matelas, puisque nous savions pertinemment que ce produit \u00e9tait toxique. Ainsi donc, non seulement avons-nous pris conscience du fait que nous pouvions cr\u00e9er des mat\u00e9riaux qui permettraient de r\u00e9duire l\u2019impact carbone, mais nous avons r\u00e9alis\u00e9 que nous pouvions d\u00e9toxifier de nombreux mat\u00e9riaux dont nous nous servons dans notre vie quotidienne, qu\u2019il s\u2019agisse de nos matelas, des chaises sur lesquelles nous nous assoyons, des voitures que nous conduisons de m\u00eame que de nos v\u00eatements. Voil\u00e0 donc comment tout cela a commenc\u00e9. Telle fut notre source d\u2019inspiration. Nous cr\u00e9ons les \u00e9l\u00e9ments de base chimiques constitutifs. Nous avons fait nos premiers pas, pour ainsi dire, dans l\u2019industrie de la chaussure et, en adaptant ces \u00e9l\u00e9ments de base, nous pouvons nous tourner vers de nombreuses applications diff\u00e9rentes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong> [00:04:54] Jacqueline, qu\u2019est-ce qui vous a attir\u00e9e vers le secteur de la technologie ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong> [00:04:57] Comme c\u2019est le cas de Natalie, j\u2019ai \u00e9galement une formation d\u2019ing\u00e9nieure chimiste. J\u2019ai \u00e9tudi\u00e9 le g\u00e9nie chimique et j\u2019ai travaill\u00e9 dans un certain nombre d\u2019usines de fabrication, o\u00f9 l\u2019on est directement t\u00e9moin de l\u2019\u00e9conomie lin\u00e9aire \u00e0 l\u2019\u0153uvre. Nous nous retrouvons \u00e0 produire en masse des articles dont nous savons pertinemment qu\u2019ils seront plus tard jet\u00e9s et, en v\u00e9rit\u00e9, cela ne me semblait tout simplement pas satisfaisant. Comme l\u2019a dit plus t\u00f4t Myra, je ne souhaitais pas passer le reste de ma vie \u00e0 travailler de 9 h \u00e0 17 h en contribuant \u00e0 ce probl\u00e8me. En parall\u00e8le, nous sommes tous conscients du d\u00e9veloppement des enjeux climatiques auxquels nous sommes confront\u00e9s. De sorte qu\u2019avec ma cofondatrice Kailey, nous nous sommes assises et nous sommes demand\u00e9 ce que nous pouvions faire pour r\u00e9soudre ce probl\u00e8me. Et nous avons alors d\u00e9couvert l\u2019\u00e9conomie circulaire. Nous avons donc d\u00e9cid\u00e9 de faire appel \u00e0 la technologie pour faire en sorte qu\u2019il soit extr\u00eamement facile pour les entreprises d\u2019offrir des emballages r\u00e9utilisables en lieu et place d\u2019emballages \u00e0 usage unique de sorte que, plut\u00f4t que d\u2019utiliser quelque chose une seule fois et de le jeter, nous pouvions tirer la pleine valeur des produits avant qu\u2019ils passent \u00e0 l\u2019\u00e9tape du recyclage ou de la transformation.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong> [00:05:53] Quelles formidables histoires inspirantes. Alison, j\u2019aimerais m\u2019adresser \u00e0 vous parce que nous approchons de la Journ\u00e9e internationale des femmes. Et, comme nous le savons tous, il n\u2019y a pas suffisamment de femmes dans le domaine des technologies propres. Elles ne re\u00e7oivent pas suffisamment de financement. Vous \u00eates dans ce domaine depuis plusieurs ann\u00e9es. \u00c0 votre avis, quels sont les aspects auxquels nous devons nous attaquer ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 2<\/strong> [00:06:11] Une partie de la r\u00e9ponse tient \u00e0 la possibilit\u00e9 de se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 ces premi\u00e8res championnes, tant du c\u00f4t\u00e9 du capital que du c\u00f4t\u00e9 des entreprises, qui puissent vraiment donner l\u2019exemple. Et c\u2019est ce \u00e0 quoi nous nous employons sans rel\u00e2che \u00e0 MaRS, en collaboration avec RBC, avec le programme acc\u00e9l\u00e9rateur Femmes du secteur des technologies propres. Je pense qu\u2019il est important pour ces femmes incroyables de servir de mod\u00e8les pour la prochaine g\u00e9n\u00e9ration d\u2019entreprises de technologies propres cr\u00e9\u00e9es par des femmes, mais \u00e9galement en ce qui concerne le volet des capitaux. Lorsque j\u2019ai d\u00e9but\u00e9 dans le secteur, ce qui remonte \u00e0 il y a trop de temps pour que j\u2019en fasse mention ici, il me semble qu\u2019environ 5 % de l\u2019ensemble du capital-risque se retrouvait entre les mains de femmes. Cette proportion a augment\u00e9 au cours des 10 derni\u00e8res ann\u00e9es de telle sorte qu\u2019elle est aujourd\u2019hui de 20 % au Canada tandis qu\u2019elle n\u2019est que de 3 % aux \u00c9tats-Unis. Il y a donc encore fort \u00e0 faire dans ce domaine pour permettre aux femmes de disposer de la visibilit\u00e9 et de l\u2019acc\u00e8s aux capitaux n\u00e9cessaires pour leur permettre de d\u00e9velopper r\u00e9ellement leurs entreprises. Ainsi, ce que MaRS souhaite v\u00e9ritablement faire consiste \u00e0 cr\u00e9er une communaut\u00e9 d\u2019entreprises, de soci\u00e9t\u00e9s, d\u2019organismes responsables de l\u2019attribution des capitaux, de soci\u00e9t\u00e9s de capital-risque et d\u2019acheteurs d\u2019entreprises afin de vraiment d\u00e9montrer que les femmes qui dirigent ce type d\u2019entreprises peuvent tout aussi bien r\u00e9ussir elles aussi. Mais, pour ce faire, il faut b\u00e2tir une communaut\u00e9. Et c\u2019est ce que nous nous effor\u00e7ons de faire ici, dans le contexte du programme acc\u00e9l\u00e9rateur sur lequel nous travaillons en collaboration avec vous.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong> [00:07:23] Myra, vous hochez la t\u00eate pratiquement \u00e0 tout ce que dit Alison. Quels ont \u00e9t\u00e9 les d\u00e9fis auxquels vous avez \u00e9t\u00e9 confront\u00e9e et que pourriez-vous nous dire qui pourrait peut-\u00eatre nous servir d\u2019information ou de source d\u2019inspiration quant aux fa\u00e7ons dont vous vous y \u00eates prise pour surmonter ces obstacles ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong> [00:07:34] La raison pour laquelle je hochais autant de la t\u00eate est qu\u2019il semblerait qu\u2019Alison nous dit qu\u2019un changement syst\u00e9mique s\u2019impose, n\u2019est-ce pas ? Actuellement, le syst\u00e8me ne favorise pas les femmes. Mais il est possible de faire en sorte qu\u2019il le soit en semant les graines du changement. Et chacune de nous peut faire office de graine qui peut t\u00e9moigner de notre repr\u00e9sentation et permettre ainsi \u00e0 d\u2019autres femmes de se tourner vers ce domaine. Et nous pouvons \u00e9largir nos activit\u00e9s par la suite. Pour moi, lorsque j\u2019ai fait mes premiers pas, je pense que le principal d\u00e9fi consistait \u00e0 me demander si j\u2019\u00e9tais m\u00eame en mesure de faire cela. S\u2019il existait des mod\u00e8les ou si je pouvais me tourner vers des t\u00e9moignages de r\u00e9ussite dont je pourrais m\u2019inspirer et dont je pourrais suivre les traces. Et bien qu\u2019il en existe de remarquables, ce ne sont pas ceux sur lesquels nous d\u00e9cidons de mettre l\u2019accent. Lorsqu\u2019on s\u2019int\u00e9resse aux femmes qui dirigent des entreprises, la cl\u00e9 ne tient pas au rendement ou au m\u00e9rite, mais plut\u00f4t \u00e0 la visibilit\u00e9. M\u00eame si nous sommes moins nombreuses, si nous cr\u00e9ons de la visibilit\u00e9, comme nous le faisons par le truchement de ce balado et comme le fait MaRS en collaboration avec le programme acc\u00e9l\u00e9rateur Femmes du secteur des technologies propres RBC, de plus en plus de femmes qui sont moins chevronn\u00e9es que nous le sommes pourront prendre conscience de cette repr\u00e9sentation et y trouveront l\u2019inspiration n\u00e9cessaire pour venir nous rejoindre en quelque sorte. Tel \u00e9tait donc le principal d\u00e9fi auquel j\u2019ai \u00e9t\u00e9 confront\u00e9e, lequel renvoyait \u00e0 ce syndrome de l\u2019imposteur, qui m\u2019incitait \u00e0 me demander si je disposais m\u00eame de ce qu\u2019il fallait pour y parvenir. Et c\u2019est en trouvant des appuis comme les repr\u00e9sentants de MaRS et d\u2019autres \u00e9cosyst\u00e8mes que le probl\u00e8me a \u00e9t\u00e9 r\u00e9solu, dans la mesure o\u00f9 j\u2019ai alors acquis la confiance et les ressources n\u00e9cessaires pour prendre conscience du fait qu\u2019il n\u2019existait ni diff\u00e9rence inn\u00e9e ni diff\u00e9rence syst\u00e9mique, et de ce que j\u2019\u00e9tais en mesure de r\u00e9aliser par rapport \u00e0 n\u2019importe lequel de mes homologues.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 2<\/strong> [00:08:48] Et l\u2019un des aspects que j\u2019allais souligner est ce sentiment de communaut\u00e9. Voil\u00e0 ce que j\u2019entends autour de la table, quant au fait que vous constituez un r\u00e9seau qui vous permet de devenir des coll\u00e8gues, des amies et des contacts permanents qui continueront de tirer parti de vos conseils et de vos exp\u00e9riences mutuels. Et je suis extr\u00eamement int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 en entendre un peu plus sur ce sujet puisque je pense que, pour les femmes, il s\u2019est av\u00e9r\u00e9 extr\u00eamement difficile de compter sur les m\u00eames r\u00e9seaux inn\u00e9s qui existent depuis un certain temps d\u00e9j\u00e0 du c\u00f4t\u00e9 masculin du monde du capital-risque.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong> [00:09:17] Absolument. Nous sommes toujours \u00e0 la recherche de pairs ou de coll\u00e8gues qui vivent la m\u00eame chose puisque, dans mon cas, tous mes bons amis sont des ing\u00e9nieurs qui travaillent dans des usines. S\u2019ils sont de tr\u00e8s bons amis, ils ne comprennent pas ce que cela signifie que de s\u2019employer \u00e0 r\u00e9unir des capitaux ou de licencier un employ\u00e9. Cependant, en adh\u00e9rant \u00e0 une communaut\u00e9 comme celle de MaRS, il est alors possible de rencontrer d\u2019autres fondateurs dans d\u2019autres domaines qui, eux, comprennent de quoi il s\u2019agit. Et cela peut vous permettre de poursuivre vos efforts puisque, vous savez, vous tentez d\u2019accomplir quelque chose de difficile. Ils ont accompli quelque chose de difficile. Et nous allons nous tenir les coudes pour y parvenir ensemble.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 4<\/strong> [00:09:44] Oui, je suis tout \u00e0 fait d\u2019accord avec vous. M\u00eame en ce qui concerne les rapports avec Myra, puisque nous travaillons dans un secteur tout \u00e0 fait similaire. Il nous arrive fr\u00e9quemment de pouvoir partager des noms de candidats pour certains postes. Je suppose que la situation est exactement telle que vous venez de la d\u00e9crire. Dans le cadre du programme des technologies propres, nous pouvions discuter de nos probl\u00e8mes de ressources humaines, puisque cet aspect est important pour nous tous. De sorte que le fait de pouvoir compter sur les programmes qui sont mis de l\u2019avant au sein de MaRS ainsi que sur le r\u00e9seau qu\u2019il propose s\u2019est av\u00e9r\u00e9 absolument essentiel pour nous, et nous nous comptons tout \u00e0 fait chanceuses.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong> [00:10:07] Je dois ajouter quelque chose \u00e0 ce que vous venez de dire. Je ne sais pas si vous \u00eates en mesure, \u00e0 titre de femmes, de bien comprendre cela, mais si je peux me permettre de revenir \u00e0 l\u2019\u00e9vocation de ce syndrome de l\u2019imposteur ou du manque de visibilit\u00e9 en grandissant, j\u2019ai l\u2019impression que nous appr\u00e9cions encore plus la pr\u00e9sence les unes des autres, n\u2019est-ce pas ? Car la norme habituelle met en sc\u00e8ne un groupe de gar\u00e7ons ou d\u2019hommes qui se retrouvent quelque part pour cr\u00e9er une entreprise. Cependant, comme nous sommes moins nombreuses lorsque nous nous retrouvons en compagnie les unes des autres, cela s\u2019av\u00e8re encore beaucoup plus important. Et je pense donc que nous cr\u00e9ons des r\u00e9seaux plus durables qui sont plus pertinents et qui reposent sur des liens beaucoup plus authentiques.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong> [00:10:45] Alison, vous avez \u00e9voqu\u00e9 l\u2019id\u00e9e de communaut\u00e9, de ce qu\u2019elle repr\u00e9sente pour les entrepreneurs. Ces personnes qui vont vous soutenir. Je serais curieux d\u2019en savoir plus sur la fa\u00e7on dont cela \u00e9volue, puisque beaucoup de capitaux sont disponibles. Il y a \u00e9norm\u00e9ment de fonds, de bonnes initiatives qui pourraient permettre de rehausser le financement, et notamment pour les fondatrices. Mais, malgr\u00e9 tout, ce n\u2019est pas suffisant. Qu\u2019est-ce qui nous emp\u00eache de progresser ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 2<\/strong> [00:11:08] Eh bien, je pense que nous avons accompli des progr\u00e8s. Et mon ex-employeur, la BDC, a en fait jou\u00e9 un r\u00f4le d\u00e9terminant \u00e0 cet \u00e9gard. Lorsque je dirigeais le volet du financement de l\u2019entreprise, nous passions beaucoup de temps avec les gestionnaires qui n\u2019avaient pas d\u2019exp\u00e9rience ant\u00e9rieure \u00e0 ce titre, dont plusieurs \u00e9taient des femmes, et qui s\u2019employaient \u00e0 mettre sur pied leur propre soci\u00e9t\u00e9 de capital-risque pour la premi\u00e8re fois. Et je pense que cette n\u00e9cessit\u00e9 de faire en sorte qu\u2019un plus grand nombre de femmes se retrouvent \u00e0 occuper un r\u00f4le de d\u00e9cideur en mati\u00e8re de capitaux dans le march\u00e9 est extr\u00eamement importante. En effet, l\u2019une des choses dont nous avons certainement discut\u00e9 tient \u00e0 la fa\u00e7on dont les entreprises dirig\u00e9es par des femmes et les fondatrices parlent de leurs entreprises et en vantent les m\u00e9rites aux investisseurs peut sembler tr\u00e8s diff\u00e9rente de celle que retiennent leurs coll\u00e8gues masculins. Et il arrive fr\u00e9quemment que si des femmes ne contribuent pas en quelque sorte \u00e0 faire passer ce message, les gestionnaires de fonds de capital-risque ne comprennent pas v\u00e9ritablement de quoi il s\u2019agit. Ils pourraient avoir pour impression que ces femmes manquent de confiance en elles ou qu\u2019elles ne sont pas suffisamment ambitieuses. Et, vous savez, une partie de ce qui permet \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 de se distinguer, tant en ce qui concerne les fondateurs que le volet des capitaux, tient \u00e0 la diversit\u00e9 de l\u2019exp\u00e9rience et de l\u2019approche r\u00e9flexive. Il me semble qu\u2019il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019un aspect \u00e0 l\u2019\u00e9gard duquel nous avons accompli des progr\u00e8s au Canada. Cependant, il y a encore fort \u00e0 faire. Mais je pense que, d\u2019une certaine fa\u00e7on, nous sommes un peu plus conscients de cet aspect depuis quelques ann\u00e9es. Et, indiscutablement, pendant mon s\u00e9jour \u00e0 la BDC, j\u2019ai fait en sorte que mon portefeuille int\u00e8gre des entreprises dirig\u00e9es par des femmes dans une proportion de 42 %, alors que cette proportion \u00e9tait auparavant de 10 % \u00e0 peut-\u00eatre 15 %.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 4<\/strong> [00:12:30] J\u2019aurais aim\u00e9 ajouter quelque chose. Je pense que cet aspect de la premi\u00e8re \u00e9tape est extr\u00eamement important puisque les entrepreneurs cr\u00e9ent de nouveaux produits, qu\u2019ils cr\u00e9ent de meilleurs produits qui doivent \u00eatre offerts sur le march\u00e9. Et comment s\u2019y prend-on pour faire en sorte que ce produit soit offert sur le march\u00e9 et pour obtenir le financement ? Il me semble qu\u2019il s\u2019agit l\u00e0 du principal obstacle pour les entrepreneurs. Comment s\u2019y prend-on pour surmonter cette premi\u00e8re \u00e9tape ? Et pour dire vrai, le Canada n\u2019a pas grand-chose \u00e0 offrir en ce qui concerne cette premi\u00e8re \u00e9tape, et que l\u2019on fasse ici r\u00e9f\u00e9rence aux investisseurs d\u2019entreprises en d\u00e9marrage, aux banques familiales, le Canada constitue un tr\u00e8s petit march\u00e9 au sein d\u2019un march\u00e9 tr\u00e8s conservateur qui a une aversion pour le risque.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 5<\/strong> [00:13:06] Oui, dans notre cas, nous avons d\u00fb faire preuve \u00e9norm\u00e9ment de cr\u00e9ativit\u00e9 \u00e0 cet \u00e9gard. Et, \u00e0 l\u2019origine, notre entreprise n\u00e9cessitait moins de capitaux. Et cet aspect nous a vraiment aid\u00e9s puisque nous avons \u00e9t\u00e9 en mesure de lancer l\u2019entreprise avec, comment dirais-je, les quelque milliers de dollars dont nous disposions dans nos comptes bancaires, en les vidant tout simplement. Et, fort heureusement, nous \u00e9tions \u00e0 l\u2019\u00e9poque \u00e9tudiants. Nous avons donc pu participer \u00e0 un certain nombre de concours de pr\u00e9sentations rapides. Mais la question consiste \u00e0 se demander comment on s\u2019y prend pour faire en sorte que le moindre sou compte. Et par la suite, il s\u2019agit de parvenir \u00e0 mettre sur pied quelque chose qu\u2019il est possible de pr\u00e9senter \u00e9ventuellement \u00e0 un investisseur, pour pouvoir en venir \u00e0 la conclusion que nous disposons de quelque chose qui pourrait vraiment \u00eatre int\u00e9ressant. Cela n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 sans poser de nombreuses difficult\u00e9s. Nous avons d\u00fb retourner \u00e0 la planche \u00e0 dessin et repenser en quelque sorte la fa\u00e7on dont nous nous exprimions. Il arrive en effet fr\u00e9quemment, lorsqu\u2019on s\u2019exprime d\u2019une fa\u00e7on donn\u00e9e, et en laquelle on a confiance, que cela ne suffise pas. De sorte qu\u2019aujourd\u2019hui, nous nous sommes convaincues d\u2019utiliser le langage des investisseurs et de modifier la fa\u00e7on dont nous parlons de nos entreprises pour parvenir \u00e0 faire notre place. Mais notre d\u00e9sir est aussi de faire en sorte que les femmes n\u2019aient pas \u00e0 modifier la fa\u00e7on dont elles s\u2019expriment et qu\u2019elles puissent tout simplement se pr\u00e9senter telles qu\u2019elles sont et \u00eatre entendues.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong> [00:14:03] En quoi avez-vous modifi\u00e9 votre fa\u00e7on de vous pr\u00e9senter ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 5<\/strong> [00:14:05] Nous avons appris \u00e0 nous montrer plus agressives et plus confiantes envers nos chiffres. La cl\u00e9 consiste tout simplement \u00e0 faire ressortir notre moi masculin int\u00e9rieur et \u00e0 faire preuve d\u2019une grande confiance.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 5<\/strong> [00:14:16] J\u2019aime beaucoup. Comme femmes, nous avons souvent l\u2019impression que nous devons incarner les caract\u00e9ristiques masculines traditionnelles pour parvenir \u00e0 les s\u00e9duire, n\u2019est-ce pas ? Alors qu\u2019il convient toujours plut\u00f4t de simplement \u00eatre soi-m\u00eame. Si le fait de s\u2019exprimer d\u2019une certaine mani\u00e8re vous vient tout naturellement, c\u2019est ainsi que les choses doivent \u00eatre. Mais il arrive fr\u00e9quemment que nous nous forcions, que ce soit sur le plan du langage corporel ou des mani\u00e8res, \u00e0 incarner quelque chose dont ils puissent \u00eatre vraiment conscients, alors qu\u2019ils devraient tout simplement apprendre \u00e0 accepter le fait que les femmes sont intrins\u00e8quement diff\u00e9rentes ou plus compatissantes. Nous sommes plus empathiques. Nous tenons compte d\u2019autres aspects et cela est tout aussi important que ce \u00e0 quoi ils accordent de la valeur. Et, vous avez raison, nous connaissons une formidable p\u00e9riode de transition. Mais je pense que la raison pour laquelle nous en sommes toujours \u00e0 3 % ou \u00e0 20 % tient au fait que l\u2019\u00e9volution de ce processus rel\u00e8ve d\u2019un changement syst\u00e9mique pour lequel il faudra compter de deux \u00e0 trois g\u00e9n\u00e9rations, apr\u00e8s quoi, faut-il l\u2019esp\u00e9rer, nous nous retrouverons dans des proportions plus proches du 50\/50.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong> [00:15:07] Le march\u00e9 est plus difficile actuellement. Les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat sont plus \u00e9lev\u00e9s, l\u2019\u00e9conomie est plus lente. Il est plus difficile de rassembler des capitaux. Il est int\u00e9ressant d\u2019observer comment chacun s\u2019est ajust\u00e9 \u00e0 cette r\u00e9alit\u00e9. Qu\u2019est-ce que ce cycle baissier vous a permis d\u2019apprendre et comment votre entreprise se transforme-t-elle ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong> [00:15:19] Oui, permettez-moi d\u2019intervenir rapidement parce que j\u2019aimerais simplement revenir \u00e0 un commentaire qui a \u00e9t\u00e9 fait plus t\u00f4t au sujet du premier ch\u00e8que ou de la premi\u00e8re \u00e9tape, de la difficult\u00e9 que repr\u00e9sente le fait d\u2019obtenir cette premi\u00e8re source de financement, et de combien cela \u00e9tait aussi difficile jadis. Tout cela nous a appris \u00e0 devenir plus ing\u00e9nieuses en tant que fondatrices. \u00c0 titre d\u2019exemple, au tout d\u00e9but, alors qu\u2019aucun responsable dans le domaine du capital-risque n\u2019\u00e9tait m\u00eame dispos\u00e9 \u00e0 nous prendre au s\u00e9rieux et que nous ne pouvions parvenir \u00e0 faire en sorte qu\u2019un organisme gouvernemental quelconque nous finance, plut\u00f4t que de simplement reconna\u00eetre que nous ne pouvions trouver de l\u2019argent, nous avions pour habitude de r\u00e9diger des lettres aux conseils d\u2019administration de ces organismes pour leur dire que, m\u00eame si nous n\u2019\u00e9tions pas admissibles, nous souhaitions toutefois soumettre notre demande. Ils ont ensuite entrepris de nous faire parvenir un dossier de demande pr\u00e9liminaire qui pouvait ensuite nous amener \u00e0 d\u00e9poser une demande. Et cela avait pour effet de multiplier par trois la somme de travail que nous devions accomplir. De la m\u00eame fa\u00e7on, lorsque nous ne parvenions pas \u00e0 acc\u00e9der \u00e0 un incubateur, nous avions pour habitude de nous mettre en rapport avec les copr\u00e9sidents de cet incubateur, en leur soulignant les raisons pour lesquelles nous estimions que nous m\u00e9ritions de nous y retrouver. Et nous avions donc pour habitude de nous imposer, d\u2019exiger et de nous manifester pour parvenir \u00e0 trouver notre place. Et vous venez d\u2019\u00e9voquer le ralentissement \u00e9conomique. La raison pour laquelle cela importe tient au fait que nous sommes si habitu\u00e9es aujourd\u2019hui \u00e0 faire preuve d\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 qu\u2019il me semble qu\u2019il n\u2019existe aucun ralentissement \u00e9conomique auquel nous ne serions pas en mesure de survivre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong> [00:16:12] Certaines d\u2019autres d\u2019entre vous partagent-elles ce sentiment ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 4<\/strong> [00:16:13] Je ne sais pas. J\u2019observe des gens extr\u00eamement dou\u00e9s quitter le Canada pour aller aux \u00c9tats-Unis parce qu\u2019on y retrouve plus de financement. Et cette r\u00e9alit\u00e9 est triste. Nous devons bien \u00e9videmment faire preuve d\u2019ing\u00e9niosit\u00e9. Cela va de soi. Mais je pense \u00e9galement que les choses doivent changer. Je pense que le domaine des technologies propres, en particulier, souffre d\u2019un sous-financement. Nous avons besoin de plus de subventions. Nous avons besoin de plus de soutien. Nous avons besoin de plus d\u2019investissements. Et quelque chose doit changer du c\u00f4t\u00e9 des investisseurs, o\u00f9 nous sommes per\u00e7ues diff\u00e9remment. Comment entreprenons-nous de nous transformer ? C\u2019est difficile. C\u2019est bien cela que nous avons d\u00fb apprendre. Pour d\u00e9velopper une entreprise, il faut d\u00e9penser de l\u2019argent. En parall\u00e8le, cependant, il faut g\u00e9rer ad\u00e9quatement les risques auxquels nous sommes expos\u00e9es. De telle sorte que la situation n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 simple.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 2<\/strong> [00:16:51] Absolument. Je pense que cela repr\u00e9sente un v\u00e9ritable probl\u00e8me dans la mesure o\u00f9 le march\u00e9 du capital-risque au Canada est, disons, peu d\u00e9velopp\u00e9. Ce march\u00e9 ne pr\u00e9sente pas l\u2019\u00e9tendue et n\u2019offre pas la vari\u00e9t\u00e9 des capitaux \u00e9quivalente, et on observe, notamment dans le domaine des technologies propres, une v\u00e9ritable p\u00e9nurie en phase d\u2019amor\u00e7age. Et cela repr\u00e9sente une double difficult\u00e9, me semble-t-il, que de travailler comme femme dans le domaine des technologies propres en phase d\u2019amor\u00e7age, sans compter le fait que les technologies propres pr\u00e9sentent des difficult\u00e9s particuli\u00e8res puisque cette m\u00eame d\u00e9signation regroupe une multitude de types d\u2019entreprises diff\u00e9rents. En effet, certaines d\u2019entre elles ont des besoins plus importants en termes de d\u00e9penses en immobilisations tandis que ce n\u2019est pas le cas d\u2019autres, et que d\u2019autres encore se rapprochent beaucoup plus \u00e9troitement de la situation qui pr\u00e9vaut g\u00e9n\u00e9ralement dans l\u2019industrie. Cela complique les choses puisque, comment dirais-je, si l\u2019on pense aux gestionnaires de fonds, aux gestionnaires de fonds de capital-risque, il se peut que certains d\u2019entre eux connaissent plus ou moins ou soient plus ou moins \u00e0 l\u2019aise avec certains des domaines dans lesquels vous travaillez. De telle sorte qu\u2019il n\u2019est pas simple de parvenir \u00e0 pr\u00e9senter les dossiers de mani\u00e8re percutante et d\u2019obtenir les r\u00e9sultats escompt\u00e9s. Et je suis d\u2019accord quant au fait que nous devons faire plus. Cependant, je dirais par ailleurs que le march\u00e9 am\u00e9ricain a toujours constitu\u00e9 une partie importante du march\u00e9 canadien. Notre difficult\u00e9 ne tient pas tant au fait que les Am\u00e9ricains se manifestent et financent autant qu\u2019ils le peuvent, mais plut\u00f4t \u00e0 inciter ces entreprises \u00e0 revenir aux \u00c9tats-Unis \u2013 ou de devenir des soci\u00e9t\u00e9s constitu\u00e9es dans l\u2019\u00c9tat du Delaware \u2013 plut\u00f4t que des soci\u00e9t\u00e9s constitu\u00e9es au Canada. Et cela repr\u00e9sente une tr\u00e8s mauvaise habitude que nous tentons de briser.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 4<\/strong> [00:17:59] Oui. Et je pense qu\u2019indiscutablement, et c\u2019est certainement le cas pour vous \u00e9galement, plusieurs de nos concurrents profitent d\u2019investissements 10 fois plus \u00e9lev\u00e9s \u00e0 ceux que nous obtenons. Voil\u00e0 qui complique les choses pour nous.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong> [00:18:07] Je soup\u00e7onne que la loi sur la r\u00e9duction de l\u2019inflation aura peut-\u00eatre m\u00eame augment\u00e9 cela selon un facteur de 10. Je serais curieux d\u2019en apprendre plus sur la fa\u00e7on dont vous percevez cela, en parvenant \u00e0 d\u00e9terminer si vous observez toutes un ph\u00e9nom\u00e8ne de disparition massive ou si vous \u00eates tout simplement t\u00e9moins d\u2019un facteur concurrentiel. Mais il y a \u00e9norm\u00e9ment d\u2019argent et beaucoup plus d\u2019argent disponible aux \u00c9tats-Unis qu\u2019ici. Que pensez-vous que l\u2019on doit faire au Canada en ce moment ou cette ann\u00e9e pour vraiment commencer \u00e0 faire bouger les choses ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 2<\/strong> [00:18:34] En fait, il y a plusieurs choses \u00e0 souligner. La premi\u00e8re tient au fait que nous devons bien prendre conscience de notre situation et mettre nos atouts de l\u2019avant. \u00c0 l\u2019\u00e9vidence, les technologies propres constituent l\u2019une de nos forces. En v\u00e9rit\u00e9, sur le plan national, il faut rappeler que 12 des 100 plus importantes entreprises dans le domaine des technologies propres \u00e0 travers le monde sont canadiennes, ce qui est un r\u00e9sultat absolument extraordinaire compte tenu de notre population et du financement de notre \u00e9cosyst\u00e8me d\u2019innovation. Il ne fait donc aucun doute que nous obtenons de meilleurs r\u00e9sultats que ceux auxquels il serait possible de s\u2019attendre sur le plan de l\u2019innovation. Cependant, pour revenir au point soulev\u00e9 par Natalie, nous ne parvenons pas toujours n\u00e9cessairement \u00e0 int\u00e9grer l\u2019ensemble de nos ressources de sorte que les entreprises puissent harmonieusement passer de l\u2019\u00e9tape de la cr\u00e9ation \u00e0 celle de la commercialisation, puis du d\u00e9veloppement, tout en profitant de l\u2019ensemble de ces ressources au Canada. Voil\u00e0 un aspect dont nous nous soucions \u00e9norm\u00e9ment chez MaRS, qui concerne la cha\u00eene de valeur que doivent suivre les entreprises pour passer de l\u2019\u00e9tape du concept initial \u00e0 celle de la prise en consid\u00e9ration des possibilit\u00e9s de d\u00e9veloppement, tout en pouvant trouver \u00e0 chacune des \u00e9tapes du processus, ici au Canada, les structures de soutien, ce qui repr\u00e9sente un aspect auquel nous devons, me semble-t-il, porter de l\u2019attention puisque nous savons tous et toutes que nos ressources seront moindres dans le futur. Cependant, si nous parvenons en fait \u00e0 coordonner un peu mieux les ressources \u00e0 notre disposition, de la m\u00eame fa\u00e7on que ces incroyables fondatrices se sont en quelque sorte support\u00e9es mutuellement dans le cadre d\u2019un r\u00e9seau, il me semble que ces services, rel\u00e8vent-ils des gouvernements ou du secteur priv\u00e9, devront pouvoir donner naissance \u00e0 un effet de r\u00e9seau un peu mieux coordonn\u00e9 de telle sorte que nous puissions accentuer l\u2019impact qu\u2019auront les ressources et qu\u2019en d\u00e9finitive nous puissions faire plus avec moins.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong> [00:19:53] Il me semble qu\u2019il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019excellentes remarques. Et un autre aspect de cette m\u00eame question tient aux politiques, n\u2019est-ce pas ? En fin de compte, nous devons cr\u00e9er au Canada des entreprises qui sont fondamentalement con\u00e7ues pour le changement et on ne saurait jeter de meilleures bases qu\u2019en alt\u00e9rant les politiques. Si vous le voulez bien, permettez-moi de me r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 notre industrie \u00e0 titre d\u2019exemple. Il est ici question \u00e0 la fois de l\u2019alimentation et de la mode. Si devaient \u00eatre mises en place des politiques qui favoriseraient un meilleur d\u00e9tournement des d\u00e9chets alimentaires ou une meilleure r\u00e9utilisation et un recyclage plus appropri\u00e9 de m\u00eame que la biod\u00e9gradation des textiles, voil\u00e0 qui serait automatiquement favorable pour nous. Et le gouvernement actuel est tr\u00e8s r\u00e9ticent \u00e0 prendre des risques, non seulement sur le plan des politiques macro\u00e9conomiques, mais \u00e9galement \u00e0 l\u2019\u00e9gard des politiques dont nous savons pertinemment qu\u2019elles conduiront \u00e0 l\u2019\u00e9tablissement d\u2019une conjoncture plus favorable pour les innovateurs et les soci\u00e9t\u00e9s comme les n\u00f4tres. Il faut donc changer les politiques et \u00e9couter ce que souhaitent obtenir les innovateurs, en plus de corriger le contexte concurrentiel de mani\u00e8re \u00e0 les favoriser. Il me semble que tout le reste s\u2019en suivra tout naturellement.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 4<\/strong> [00:20:41] Oui, je suis d\u2019accord avec cela. En fait, c\u2019est \u00e9galement le cas dans notre industrie puisque, par exemple, a \u00e9t\u00e9 mise en place en Californie la Proposition 65. L\u2019Europe accomplit des choses tout \u00e0 fait formidables pour s\u2019assurer que les entreprises adoptent des pratiques plus durables. Et il me semble qu\u2019il s\u2019agit l\u00e0 v\u00e9ritablement de ce qui s\u2019av\u00e8re n\u00e9cessaire pour appuyer l\u2019industrie et aider des entreprises comme les n\u00f4tres. Le remplacement d\u2019un produit fait intervenir \u00e9norm\u00e9ment de formalit\u00e9s administratives et de travail du m\u00eame ordre. De sorte que, lorsque les entreprises ne peuvent compter sur des incitatifs ou lorsque les politiques ne sont pas en place, aucune raison ne justifie d\u2019apporter des changements et d\u2019adopter de nouvelles technologies.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 5<\/strong> [00:21:10] Et il me semble qu\u2019il est important qu\u2019ils \u00e9coutent les innovateurs et qu\u2019ils comprennent bien la situation telle qu\u2019elle existe \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019il arrive fr\u00e9quemment qu\u2019ils manifestent beaucoup d\u2019h\u00e9sitation \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019\u00e9laboration de politiques puisqu\u2019ils ne sont pas d\u2019avis qu\u2019il existe une solution. Ainsi, dans le domaine de l\u2019emballage, si l\u2019on interdit les plastiques \u00e0 usage unique, on \u00e9vite de suivre quelque autre avenue que ce soit. Et aujourd\u2019hui, dans le domaine de l\u2019emballage, chaque fois que l\u2019on re\u00e7oit quelque chose, cette chose est emball\u00e9e dans un autre mat\u00e9riau \u00e0 usage unique. N\u2019est-ce pas ? Et la solution consiste tout simplement \u00e0 remplacer le plastique par autre chose. Pourriez-vous vous imaginer ce qui arriverait si nous d\u00e9cidions de remplacer tout le plastique par du papier ? Il n\u2019y aurait tout simplement pas suffisamment sur terre d\u2019arbres pour permettre que cela puisse se faire. De nos jours, nous abattons tous les ans une for\u00eat de l\u2019\u00e9tendue du Royaume-Uni simplement pour subvenir aux besoins en mati\u00e8re d\u2019emballage en papier. De telle sorte qu\u2019il me semble qu\u2019il importe en quelque sorte de porter attention aux r\u00e9percussions de toutes les politiques que nous adoptons, en nous assurant qu\u2019elles soient orient\u00e9es dans la bonne direction, qu\u2019elles favorisent l\u2019innovation et que la solution ne consiste tout simplement pas \u00e0 remplacer un mat\u00e9riau par un autre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong> [00:22:00] Il est stup\u00e9fiant de penser que les politiques pr\u00e9sentent un caract\u00e8re r\u00e9actif plut\u00f4t qu\u2019un caract\u00e8re proactif. Si l\u2019approche \u00e9tait proactive, il serait possible de dynamiser l\u2019\u00e9conomie beaucoup plus rapidement. Cependant, on attend plut\u00f4t que chacun se retrouve coinc\u00e9 avant d\u2019ouvrir la voie au changement, ce qui est tout \u00e0 fait regrettable.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong> [00:22:17] Nous nous rapprochons de la fin de notre rencontre, et je dois dire que cette conversation a \u00e9t\u00e9 passionnante. Autant je regrette devoir me pr\u00e9parer \u00e0 la fin de notre rencontre, autant je me demande si je pourrais inviter chacune d\u2019entre vous \u00e0 nous faire part de ses espoirs et de ses r\u00eaves pour son entreprise, sur un horizon de 10 ans. Et en nous pr\u00e9cisant peut-\u00eatre ce que le Canada doit faire pour que vous y parveniez.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong> [00:22:34] Voil\u00e0 une question difficile. Dans 10 ans, d\u2019un point de vue tout \u00e0 fait pratique, nous nous entendons sur le fait que nous ne devrions pas porter de v\u00eatements comportant du plastique, n\u2019est-ce pas ? Nous sommes en 2024. Soixante pour cent des v\u00eatements que nous portons contiennent du plastique et nous sommes extr\u00eamement tributaires de ce mat\u00e9riau. Et compte tenu du caract\u00e8re de plus en plus jetable de la mode, cette situation ne peut se maintenir. De sorte que, dans 10 ans, j\u2019estime que le plastique ou que le p\u00e9trole \u00e0 titre de mati\u00e8res premi\u00e8res auront \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9s par les d\u00e9chets alimentaires, et ALT TEX aura fait beaucoup pour ce changement et sera responsable d\u2019une grande partie du tissu qui aura \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9. Mais, fait plus significatif encore, nous serons ce faisant en mesure de militer au sein m\u00eame de la cha\u00eene d\u2019approvisionnement en faveur de pratiques plus \u00e9thiques, plus durables et plus transparentes. De la m\u00eame mani\u00e8re, notre entreprise est en mesure de militer en faveur de la place des femmes dans le domaine des technologies, au niveau du leadership et de l\u2019entrepreneuriat. Je dirais que plus de 80 % de notre \u00e9quipe est actuellement form\u00e9e de femmes. Elles sont toutes incroyablement intelligentes et elles accomplissent toutes un travail exceptionnel. Et leur apport ne se limite pas simplement \u00e0 leurs t\u00e2ches quotidiennes. Il tient \u00e9galement \u00e0 l\u2019impact qu\u2019elles laisseront derri\u00e8re elles. De sorte que les \u00e9tudiantes de l\u2019Universit\u00e9 de Waterloo qui les observent aujourd\u2019hui sont des \u00e9tudiantes en stage ou des \u00e9tudiantes dont nous assurons le mentorat, et ainsi de suite. Il est donc ici question d\u2019impact sur les entreprises, d\u2019impact sur la durabilit\u00e9, mais \u00e9galement de la d\u00e9marche qui consiste \u00e0 tisser des liens entre un plus grand nombre de femmes, en leur d\u00e9montrant que l\u2019entrepreneuriat constitue une option pour leur avenir.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 5<\/strong> [00:23:42] Nous r\u00eavons d\u2019un monde d\u00e9pourvu de d\u00e9chets d\u2019emballage. Ainsi, nous souhaitons que le Canada ait compl\u00e8tement \u00e9limin\u00e9 d\u2019ici 10 ans les emballages \u00e0 usage unique. Nous esp\u00e9rons donc tabler sur cette infrastructure de telle sorte que tout ce qui est produit puisse \u00eatre r\u00e9utilis\u00e9. De la m\u00eame fa\u00e7on que nous ramenons nos bouteilles de bi\u00e8re au magasin o\u00f9 nous les avons achet\u00e9es, nous pourrons ramener nos emballages \u00e0 emporter. Nous pourrons ramener nos contenants de beurre d\u2019arachide. Nous pensons actuellement \u00e0 cela sur le plan de nos interventions en termes de recyclage, mais en v\u00e9rit\u00e9 les produits ne sont pas recycl\u00e9s. Produisons des articles qui puissent \u00eatre vraiment recueillis, r\u00e9utilis\u00e9s, lav\u00e9s et maintenus en circulation de telle sorte que nos d\u00e9charges ne d\u00e9bordent pas et que nous n\u2019ayons pas \u00e0 exp\u00e9dier la moiti\u00e9 de nos d\u00e9chets aux \u00c9tats-Unis ou \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 4<\/strong> [00:24:22] Pour ma part, j\u2019aimerais que dans 10 ans nos produits se retrouvent dans un plus grand nombre d\u2019applications. J\u2019aimerais que nous puissions faire profiter diff\u00e9rents march\u00e9s de nos solutions en mati\u00e8re de chimie. Pour notre part, les partenariats ont \u00e9t\u00e9 essentiels pour assurer le d\u00e9veloppement et la croissance de notre entreprise. Et j\u2019esp\u00e8re que nous parviendrons \u00e0 \u00e9tablir des partenariats strat\u00e9giques qui nous aideront \u00e0 atteindre cet objectif.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong> [00:24:45] Alison, lorsque vous entendez de tels t\u00e9moignages, qui sont vraiment inspirants, de quoi pensez-vous que nous pouvons collectivement tirer parti et comment pensez-vous que nous pourrions apporter notre aide ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong> [00:24:52] Eh bien, du point de vue de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me, et pour nous, \u00e0 titre de partenaires qui aident les entrepreneurs \u00e0 se d\u00e9velopper et \u00e0 r\u00e9aliser leurs ambitions, la d\u00e9marche consiste \u00e0 faire en sorte que nous puissions rassembler tous les bons ingr\u00e9dients au bon moment. Il faut donc intervenir sur le plan des conseils. Sur le plan des relations avec les entreprises. Sur celui des capitaux. Sans compter l\u2019acc\u00e8s aux march\u00e9s et l\u2019introduction \u00e0 ces derniers. L\u2019objectif consiste \u00e0 mettre en place ce r\u00e9seau de soutien dont toutes ces fondatrices ont besoin de la part de leurs coll\u00e8gues pour leur permettre de partager leurs exp\u00e9riences et d\u2019apprendre les unes des autres. Et il me semble que le simple fait de trouver ce mod\u00e8le qui nous permettrait de nous acquitter de cette t\u00e2che de la mani\u00e8re la plus efficiente possible, tout en mettant en place un r\u00e9seau le plus vaste possible, comme l\u2019a \u00e9voqu\u00e9 plus t\u00f4t Myra, passe par l\u2019acc\u00e8s \u00e0 un plus grand nombre d\u2019entrepreneurs qui puissent profiter de services et d\u2019un soutien meilleurs et plus vastes de sorte que l\u2019entrepreneuriat puisse v\u00e9ritablement transformer l\u2019avenir \u00e9conomique du Canada. Voil\u00e0 ce qui, me semble-t-il, est n\u00e9cessaire. Nous avons besoin d\u2019une infrastructure qui met de l\u2019avant le genre de choses que l\u2019on retrouve chez MaRS, et nous avons besoin qu\u2019elle soit beaucoup plus d\u00e9velopp\u00e9e de telle sorte que, quel que soit l\u2019endroit o\u00f9 vous vous trouvez au Canada, vous puissiez trouver les structures de soutien qui vous permettront vraiment d\u2019aller de l\u2019avant afin de mettre sur pied cette formidable entreprise que vous souhaitez cr\u00e9er.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong> [00:26:01] Quel message exceptionnel. Manifestement, en tant que pays, nous avons besoin de plus d\u2019entrepreneurs. Peut-\u00eatre ces consid\u00e9rations nous am\u00e8nent-elles \u00e0 une derni\u00e8re question. Beaucoup d\u2019entrepreneurs et de futurs entrepreneurs \u00e9coutent notre balado. Je serais curieux de savoir quel conseil vous leur donneriez, tout particuli\u00e8rement aux femmes entrepreneures et aux futurs entrepreneurs. Si vous pouviez donner un conseil dont vous aimeriez qu\u2019ils se rappellent, quel serait-il ? Peut-\u00eatre pourrions-nous commencer par vous, Myra ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong> [00:26:24] Je dirais que vous allez consacrer le m\u00eame temps \u00e0 votre entreprise, quelle que soit sa nature. Pourquoi d\u00e8s lors n\u2019envisageriez-vous pas la possibilit\u00e9 de cr\u00e9er la chose la plus folle \u00e0 laquelle vous puissiez penser et, ce faisant, tenter d\u2019avoir l\u2019impact le plus puissant que vous puissiez avoir ? Et si vous trouvez certaines des ressources comme celles dont MaRS a su nous profiter, sans compter les investisseurs en capital-risque dont ont su nous faire profiter les autres membres de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me, vous aurez de grandes chances de r\u00e9ussir dont vous n\u2019auriez peut-\u00eatre pas \u00e9t\u00e9 conscientes avant de d\u00e9buter. Mon conseil consiste donc \u00e0 voir grand et \u00e0 vous lancer.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 5<\/strong> [00:26:48] Absolument. J\u2019aime beaucoup l\u2019id\u00e9e selon laquelle il faut se lancer. Mais je pense aussi qu\u2019il y a une foule de formidables exemples. Comme vous, vous-m\u00eames, qui \u00eates de formidables exemples de femmes qui accomplissent des choses vraiment exceptionnelles. Je pense qu\u2019il y a lieu de trouver quelqu\u2019un vers qui vous puissiez vous tourner, de trouver un mentor, m\u00eame si vous ne connaissez pas vraiment cette personne, mais quelqu\u2019un qui puisse vous inspirer \u00e0 continuer \u00e0 faire avancer votre carri\u00e8re. Car il me semble que cela est particuli\u00e8rement important. Vous savez, les gar\u00e7ons qui veulent devenir des joueurs de hockey peuvent se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 cet exemple. Ils peuvent regarder les matches de la LNH, ils peuvent s\u2019entra\u00eener, ils peuvent se pr\u00e9parer et aspirer \u00e0 r\u00e9aliser leur r\u00eave. Si vous avez un mod\u00e8le qui peut vous inspirer, dont vous pouvez observer qu\u2019il passe vraiment \u00e0 l\u2019action et qu\u2019il accomplit les choses, ce mod\u00e8le vous d\u00e9montre en fait que vous aussi vous pouvez le faire. Et cela vous donne la confiance n\u00e9cessaire pour continuer d\u2019avancer.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 4<\/strong> [00:27:29] Oui, d\u00e9velopper cet aspect, trouver un partenaire strat\u00e9gique, notamment un qui puisse \u00eatre un client, puisque cela vous aidera sur le plan de l\u2019adoption sur le march\u00e9 et de la validation du produit. Vous en saurez beaucoup plus avant que vous soyez pr\u00eat \u00e0 commercialiser votre produit et, avec un peu de chance, ce client deviendra votre premier client. Voil\u00e0 donc indiscutablement quelque chose que je recommanderais \u00e0 tout entrepreneur.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong> [00:27:49] Alison. Cette conversation a \u00e9t\u00e9 une formidable source d\u2019inspiration, mais je serais curieux de recueillir votre point de vue lorsque vous \u00e9coutez certaines des id\u00e9es et des exp\u00e9riences qui ont \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9es aujourd\u2019hui. Qu\u2019est-ce qui vous vient \u00e0 l\u2019esprit et quel enseignement les personnes qui nous \u00e9coutent devraient-elles en retirer ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong> [00:28:02] Je pense que l\u2019une des choses consiste \u00e0 ne pas sous-estimer la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 dont plusieurs savent faire preuve pour redonner et vous aider \u00e0 titre de fondateur ou de fondatrice au fil de votre d\u00e9marche. Je pense que la communaut\u00e9 du capital-risque s\u2019acquiert parfois une mauvaise r\u00e9putation alors qu\u2019on estime qu\u2019elle fait preuve de peu d\u2019empathie, que les capitaux ne sont pas suffisants et qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un domaine tr\u00e8s comp\u00e9titif. Mais en fait, dans le contexte de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me de l\u2019innovation consid\u00e9r\u00e9 dans sa globalit\u00e9 au Canada, j\u2019estime n\u2019avoir jamais rencontr\u00e9 une communaut\u00e9 de gens qui souhaite autant appuyer et d\u00e9fendre les fondateurs qui viennent leur soumettre des id\u00e9es inspirantes. De sorte que le conseil que je donnerais \u00e0 toute personne qui poss\u00e8de une entreprise ou qui souhaite cr\u00e9er une entreprise est de ne pas h\u00e9siter \u00e0 prendre l\u2019initiative et \u00e0 engager une discussion avec un membre de cette communaut\u00e9. Vous serez surpris de constater combien de temps ces personnes seront dispos\u00e9es \u00e0 vous donner, en plus de vous aider \u00e0 poser un premier pas dans cette nouvelle direction, sans compter les autres qui vous aideront \u00e0 acqu\u00e9rir ce sentiment de communaut\u00e9 et de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9. Il me semble qu\u2019il s\u2019agit l\u00e0 de l\u2019un des aspects les plus formidables que repr\u00e9sente le fait d\u2019\u00eatre dans ce domaine. Et, par la suite, il vous suffit de continuer \u00e0 tabler sur ces bases pour faire de mieux en mieux.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong> [00:29:00] Voil\u00e0 une excellente fa\u00e7on de clore notre discussion. J\u2019ai pris \u00e9norm\u00e9ment de notes, mais je retiens quelques mots cl\u00e9s comme \u00ab mentors \u00bb, \u00ab partenaires \u00bb et \u00ab g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 \u00bb. Nous devrions tous \u00eatre g\u00e9n\u00e9reux. Cependant, il faut comprendre que la plupart des gens sont \u00e9galement g\u00e9n\u00e9reux, notamment dans le domaine des technologies. Et voil\u00e0 qui nous renvoie \u00e0 la notion de communaut\u00e9 que vous \u00e9voquiez au tout d\u00e9but, Alison. Il existe une formidable communaut\u00e9. Merci \u00e0 vous toutes d\u2019en faire partie et d\u2019avoir particip\u00e9 \u00e0 notre balado Les innovateurs.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong> [00:29:21] Merci beaucoup de nous avoir invit\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 4<\/strong> [00:29:22] Merci de nous avoir invit\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orateur 1<\/strong> [00:29:24] Vous venez d\u2019\u00e9couter Les innovateurs, un balado de RBC. Au plaisir de vous retrouver la prochaine fois. Mon nom est John Stackhouse.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oratrice 3<\/strong> [00:29:35] Le balado, Les innovateurs, est produit par le Groupe Leadership avis\u00e9 RBC et ne vise pas \u00e0 recommander une organisation, un produit ou un service en particulier. Pour retrouver d\u2019autres balados de la s\u00e9rie Les innovateurs, veuillez consulter le site RBC.com\/Lesinnovateurs. Si vous avez aim\u00e9 notre balado, n\u2019h\u00e9sitez pas \u00e0 nous octroyer une note de cinq \u00e9toiles.<\/p>\n<\/div>\n<\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les technologies vertes novatrices sont essentielles afin de pr\u00e9server l\u2019environnement et de stimuler la croissance \u00e9conomique, mais de nombreux obstacles entravent leur d\u00e9veloppement. 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