{"id":2484,"date":"1979-09-01T00:00:00","date_gmt":"1979-09-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-60-n-9-septembre-1979-les-explorateurs-ignores\/"},"modified":"2022-10-17T20:22:22","modified_gmt":"2022-10-17T20:22:22","slug":"vol-60-n-9-septembre-1979-les-explorateurs-ignores","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-60-n-9-septembre-1979-les-explorateurs-ignores\/","title":{"rendered":"Vol. 60, N\u00b0 9 &#8211; Septembre 1979 &#8211; Les explorateurs ignor\u00e9s"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p><a href=\"pdf\/septembre1979.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Formatage                     PDF<\/a> <\/p>\n<p class=\"boldtext\">Leurs exp\u00e9ditions dans des                     r\u00e9gions lointaines et ingrates en font les successeurs                     de Champlain, de Hearne et de Mackenzie. Ils ont oeuvr\u00e9                     dans l&rsquo;ombre, et peu aujourd&rsquo;hui se souviennent d&rsquo;eux ou de                     leurs travaux. \u00c0 notre constellation de grandes figures                     canadiennes, ajoutons les pionniers de la Commission g\u00e9ologique                     du Canada. Ce que nous leur devons, nul ne peut le dire&#8230;                   <\/p>\n<p> \u00ab\u00a0<em>Ils ont \u00e9t\u00e9 les derniers blancs                     \u00e0 voir le Canada surtout et avant tout comme pays encore                     largement inconnu. Leur t\u00e2che principale consistait                     litt\u00e9ralement \u00e0 en sonder et \u00e0 en cartographier                     les multiples strates rocheuses, mais il devait forc\u00e9ment                     leur appartenir d&rsquo;en r\u00e9pertorier les habitants dispers\u00e9s,                     les oiseaux, les animaux, les fleurs, les arbres et les climats<\/em>.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> Ainsi s&rsquo;exprimait en 1962 l&rsquo;\u00e9minent \u00e9crivain                     Ralph Allen en \u00e9voquant un groupe d&rsquo;hommes des plus                     h\u00e9ro\u00efques et cependant des moins c\u00e9l\u00e8bres                     de l&rsquo;histoire canadienne, c&rsquo;est-\u00e0-dire les b\u00e2tisseurs                     de la Commission g\u00e9ologique du Canada. Tout \u00e9colier                     conna\u00eet les noms de Champlain et d&rsquo;Hudson, mais peu                     de Canadiens, jeunes ou vieux, ont entendu parler des explorateurs                     beaucoup plus r\u00e9cents qui ont su\u00e9 sang et eau                     dans la solitude presque imp\u00e9n\u00e9trable des terres                     inhabit\u00e9es pour permettre au Canada de s&rsquo;engager dans                     la voie de la viabilit\u00e9 \u00e9conomique et des prouesses                     scientifiques. <\/p>\n<p> L&rsquo;h\u00e9ritage qu&rsquo;ils ont laiss\u00e9 r\u00e9side                     dans les puits et les fouilles de certaines des mines les                     plus riches du monde ainsi que dans les fruits incessants                     du flot d&rsquo;investissement et d&rsquo;immigration qui suivit leur                     d\u00e9couverte des immenses ressources min\u00e9rales                     du Canada. Et &#8211; chose aussi importante &#8211; dans les centaines                     de milliers de menus morceaux de pays qu&rsquo;ils ont rapport\u00e9s,                     \u00e0 Ottawa, de leurs lointains voyages, pour \u00e9tablir                     les fondations d&rsquo;une tradition scientifique typiquement canadienne,                     toujours florissante. <\/p>\n<p> Leur oeuvre monumentale a commenc\u00e9 avant m\u00eame                     que le Canada ne soit un pays, soit \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque                     de l&rsquo;ancienne union de l&rsquo;Ontario et du Qu\u00e9bec d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.                     Le premier d&rsquo;entre eux, William Logan, devait \u00eatre un                     mod\u00e8le vivace, non seulement de pr\u00e9cision scientifique,                     mais aussi d&rsquo;excentricit\u00e9. C&rsquo;\u00e9tait un homme                     riche qui s&rsquo;habillait comme un clochard et que l&rsquo;on prit souvent                     pour un ali\u00e9n\u00e9 \u00e9vad\u00e9. Court de                     taille, filiforme, le nez coiff\u00e9 de lunettes cercl\u00e9es                     de m\u00e9tal, avec la mine ahurie et dr\u00f4le d&rsquo;un pr\u00eateur                     sur gages, il parcourut des milliers de milles d&rsquo;\u00e9tendues                     sauvages \u00e0 mesurer le Canada de son temps en comptant                     ses pas. Il aimait jouer de la fl\u00fbte et chanter des                     vieilles chansons \u00e9cossaises. Raconteur int\u00e9ressant,                     bon vivant, \u00e9rudit, c&rsquo;\u00e9tait par-dessus tout                     un savant accompli. <\/p>\n<p> Logan \u00e9tait n\u00e9 \u00e0 Montr\u00e9al, en                     1798, de riches parents \u00e9cossais. \u00c0 16 ans,                     il partait pour aller \u00e9tudier \u00e0 \u00c9dimbourg.                     Il passera 27 ans \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger avant de trouver                     sa carri\u00e8re et de rentrer pour de bon au pays. Dans                     l&rsquo;intervalle, il \u00e9tait devenu g\u00e9ologue, m\u00e9tallurgiste,                     arpenteur, ma\u00eetre cartographe et une autorit\u00e9                     mondiale en ce qui concerne les origines du charbon. Il avait                     \u00e9tudi\u00e9 cinq langues, les math\u00e9matiques,                     la chimie et la logique. Il poss\u00e9dait de bonnes notions                     de botanique, de zoologie et de banque. Et il avait dirig\u00e9                     une fonderie de cuivre galloise. Il \u00e9tait artiste paysager,                     visiteur assidu de l&rsquo;Europe, aimable causeur et un parfait                     gentleman de l&rsquo;ancienne \u00e9cole. <\/p>\n<p> Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1840, c&rsquo;\u00e9tait aussi                     un homme d&rsquo;un certain \u00e2ge, \u00e0 qui la grande occasion                     de sa vie se pr\u00e9sentait enfin. Car l&rsquo;Assembl\u00e9e                     l\u00e9gislative de Kingston adoptait en 1841 une r\u00e9solution                     prescrivant \u00ab\u00a0qu&rsquo;une somme n&rsquo;exc\u00e9dant pas mille                     cinq cents livres sterling soit octroy\u00e9e \u00e0 Sa                     Majest\u00e9 pour pourvoir aux frais \u00e9ventuels \u00e0                     d\u00e9bourser pour faire effectuer un Relev\u00e9 g\u00e9ologique                     de la Province.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Voil\u00e0 donc que les longues veilles et les pr\u00e9occupations                     scientifiques de Logan durant ses ann\u00e9es d&rsquo;exil prenaient                     soudain tout leur sens. Comme le dira un de ses successeurs,                     Logan s&rsquo;\u00e9tait pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 cette                     t\u00e2che \u00ab\u00a0comme s&rsquo;il y avait \u00e9t\u00e9 destin\u00e9                     par la main infaillible de la Providence\u00a0\u00bb. Comme ses                     relations \u00e9taient au moins aussi bonnes que ses titres                     et qualit\u00e9s, il r\u00e9ussit d\u00e8s le printemps                     de 1842 \u00e0 se faufiler \u00e0 la direction de la nouvelle                     Commission g\u00e9ologique du Canada. Mais il avait peu                     d&#8217;employ\u00e9s \u00e0 diriger. Avec son unique adjoint,                     Logan \u00e9tait charg\u00e9 non seulement de l&rsquo;exploration                     g\u00e9ologique, mais aussi de conduire des lev\u00e9s                     topographiques et d&rsquo;approvisionner la collection qui devait                     un jour devenir le superbe Mus\u00e9e National du Canada.                   <\/p>\n<p> De toute fa\u00e7on, il occupa rarement le fauteuil du                     directeur. Durant ses 27 ans \u00e0 la t\u00eate de la                     Commission, il fut un explorateur infatigable\u00a0; il p\u00e9n\u00e9tra                     dans les recoins les plus profonds de la brousse canadienne                     et cartographia des r\u00e9gions o\u00f9 aucun blanc ne                     s&rsquo;\u00e9tait encore aventur\u00e9. Il dut se transformer                     en v\u00e9ritable homme des bois pour marteler les rochers                     et explorer les tr\u00e9sors enfouis sous la sinistre enveloppe                     du bouclier pr\u00e9cambrien. Avec son fusil, il alimentait                     les \u00e9quipes d&rsquo;arpentage en viande fra\u00eeche. Il                     les \u00e9gayait de ses chansons et de ses histoires. Jamais                     il ne se sentait aussi \u00e0 l&rsquo;aise que parmi les arbres,                     les lacs et les rivi\u00e8res des terres inconnues. <\/p>\n<p> Ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;il ait \u00e9t\u00e9 immunis\u00e9                     contre les tourments des exp\u00e9ditions en for\u00eat.                     Il se plaint dans son journal des piq\u00fbres des mouches,                     des jambes \u00e9corch\u00e9es et de la soif si ardente                     qu&rsquo;elle emp\u00eache de manger. Sur la c\u00f4te de Gasp\u00e9,                     en 1843, il partage un petit wigwam avec six Indiens, deux                     chiens et deux chats. \u00c0 l&rsquo;ext\u00e9rieur, il faut                     endurer \u00ab\u00a0l&rsquo;abominable puanteur\u00a0\u00bb des d\u00e9chets                     de poisson et de la graisse de baleine en putr\u00e9faction.                     \u00ab\u00a0La pluie tombe de plus en plus fort, note-t-il. Le                     vent s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve, la mer commence \u00e0 battre                     fortement le rivage et notre tente \u00e0 couler.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> Logan continuera \u00e0 mener cette vie p\u00e9nible                     jusqu&rsquo;\u00e0 ses derni\u00e8res ann\u00e9es. Il ne prendra                     sa retraite qu&rsquo;en 1869, \u00e0 70 ans. Ses remarquables                     travaux en g\u00e9ologie et en cartographie lui ont d\u00e9j\u00e0                     acquis une renomm\u00e9e mondiale. Il a accept\u00e9 le                     titre de chevalier de la reine Victoria et des d\u00e9corations                     de l&#8217;empereur de France aussi volontiers qu&rsquo;il avait un jour                     accept\u00e9 du porc-\u00e9pic r\u00f4ti et des c\u00f4telettes                     de marsouin d&rsquo;Indiens amis \u00e0 Gasp\u00e9. Il portera                     les nombreuses m\u00e9dailles que lui avaient values ses                     succ\u00e8s scientifiques avec toute la dignit\u00e9 naturelle                     d&rsquo;un archiduc. <\/p>\n<h3>La d\u00e9couverte d&rsquo;un h\u00e9ritage                   impr\u00e9vu de vastes \u00e9tendues et de richesses g\u00e9ologiques<\/h3>\n<p> Le moment \u00e9tait venu de confier les r\u00eanes \u00e0                     des mains plus jeunes. Avec la Conf\u00e9d\u00e9ration,                     le r\u00f4le de la Commission avait pris une extension consid\u00e9rable.                     \u00c0 l&rsquo;extr\u00eame ouest, de gigantesques territoires                     nouveaux allaient bient\u00f4t faire partie du pays naissant.                     Le successeur de Logan, choisi avec son approbation, fut un                     Anglais de 45 ans, Alfred Selwyn, qui avait auparavant dirig\u00e9                     des \u00e9tudes g\u00e9ologiques analogues en Australie.                   <\/p>\n<p> Homme au visage gr\u00eal\u00e9 et \u00e0 la t\u00eate                     hirsute, Selwyn \u00e9tait si maigre et haut enjamb\u00e9                     que son personnel l&rsquo;avait surnomm\u00e9 \u00ab\u00a0le tr\u00e9pied\u00a0\u00bb.                     Il avait d\u00e9j\u00e0 prospect\u00e9 la Nouvelle-\u00c9cosse                     pour y chercher de l&rsquo;or, du fer et du charbon, p\u00e9n\u00e9tr\u00e9                     dans la vall\u00e9e du haut Fraser, en Colombie-Britannique,                     et accompli un p\u00e9riple de 2,300 milles dans la Prairie,                     en chariot, \u00e0 cheval et en bateau. <\/p>\n<p> C&rsquo;\u00e9tait aussi un esprit snob, distant et autocrate,                     dont la s\u00e9v\u00e8re r\u00e9vision des rapports                     d&rsquo;arpentage irritait ses subordonn\u00e9s. Ceux-ci l&rsquo;avaient                     baptis\u00e9 \u00ab\u00a0La chose\u00a0\u00bb et le \u00ab\u00a0Roi des                     menteurs\u00a0\u00bb, et, \u00e0 la longue, les victimes de ses                     insultes, de ses r\u00e9vocations et de ses r\u00e9primandes                     voudront avoir sa peau. <\/p>\n<p> Les faiblesses de sa direction furent dramatiquement mises                     en lumi\u00e8re, en 1884, alors que lui-m\u00eame et ceux                     qui l&rsquo;abominaient transform\u00e8rent une audience parlementaire                     en une v\u00e9ritable avalanche d&rsquo;insultes, de r\u00e9criminations                     et de querelles intestines. Pourtant, le premier ministre                     John Macdonald fit confiance \u00e0 Selwyn. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en                     1895 que le gouvernement retraitera cet hargneux chef de la                     Commission g\u00e9ologique. <\/p>\n<p> Il avait fait marcher l&rsquo;affaire pendant 26 ans. Et, quoi                     que ses subalternes aient pens\u00e9 de lui, ces ann\u00e9es                     ont marqu\u00e9 une \u00e9poque glorieuse de l&rsquo;exploration                     canadienne. Ses hommes s&rsquo;\u00e9taient d\u00e9ploy\u00e9s                     aux quatre vents pour mesurer, cartographier, d\u00e9crire,                     dessiner, flairer, piocher, scruter et, au sens le plus large,                     <em>d\u00e9couvrir <\/em>le patrimoine insoup\u00e7onn\u00e9                     de l&rsquo;immensit\u00e9 du Canada et de ses richesses g\u00e9ologiques.                     Ils avaient parcouru en tous sens les tumultueuses rivi\u00e8res                     de la Colombie-Britannique et les froides vall\u00e9es du                     Yukon, pass\u00e9 par la Toundra et p\u00e9n\u00e9trer,                     \u00e0 travers la p\u00e9rilleuse aridit\u00e9 de l&rsquo;Ungava                     et les emb\u00fbches du Labrador, jusqu&rsquo;aux \u00eeles lointaines                     des mers arctiques. <\/p>\n<p> Avec l&rsquo;aide d&rsquo;avironneurs indiens, m\u00e9tis et canadiens-fran\u00e7ais,                     ils avaient couvert des centaines de milliers de milles, marcher                     de mer en mer et jou\u00e9 un r\u00f4le d&rsquo;avant-garde aux                     points les plus recul\u00e9s de leur pays. Seuls les indig\u00e8nes,                     les missionnaires, les commer\u00e7ants de fourrures et                     une poign\u00e9e d&rsquo;explorateurs les avaient pr\u00e9c\u00e9d\u00e9s.                     Des fermes, des mines, des camps de b\u00fbcherons, des trains                     d&rsquo;immigrants, des villes enti\u00e8res allaient surgir sur                     leurs traces. <\/p>\n<h3>Trait d&rsquo;union entre l&rsquo;\u00e2ge de                   l&rsquo;amateur et                   celui du sp\u00e9cialiste.<\/h3>\n<p> Ils avaient servi de trait d&rsquo;union entre l&rsquo;\u00e2ge du                     brillant amateur et celui du sp\u00e9cialiste. Certains                     avaient des dipl\u00f4mes universitaires en g\u00e9ologie,                     mais connaissaient assez l&rsquo;histoire naturelle pour \u00eatre                     des collectionneurs avis\u00e9s de plantes, d&rsquo;insectes,                     de poissons, d&rsquo;oiseaux et d&rsquo;autres animaux. D&rsquo;autres collectionn\u00e8rent                     des objets fabriqu\u00e9s par les Indiens et les Esquimaux,                     des l\u00e9gendes et des vocabulaires, et contribu\u00e8rent                     ainsi \u00e0 la cr\u00e9ation de l&rsquo;anthropologie au Canada.                   <\/p>\n<p> Comme l&rsquo;\u00e9crivait en 1926, le directeur en exercice                     de la Commission, W. H. Collins, \u00ab\u00a0ils s&rsquo;int\u00e9ress\u00e8rent                     \u00e0 presque toute la gamme des sciences d&rsquo;ext\u00e9rieur                     et leurs rapports sont des mines de renseignements sur la                     topographie, le climat, la faune et la flore, les habitants                     du pays, ainsi que sur la g\u00e9ologie et les ressources                     min\u00e9rales.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Robert Bell, qui avait un jour qualifi\u00e9 Selwyn \u00ab\u00a0d&rsquo;ignorant,                     d&rsquo;incomp\u00e9tent et de sans scrupules\u00a0\u00bb, fut le type                     classique de l&rsquo;explorateur g\u00e9ologique aux talents multiples                     de la fin du XIXe si\u00e8cle. Intrigant acharn\u00e9                     qui avait men\u00e9 la campagne pour faire d\u00e9poser                     Selwyn, \u00e0 Ottawa, il fut homme de toutes les disciplines.                     \u00c0 15 ans, il avait en 1857 explor\u00e9 la r\u00e9gion                     du Saguenay pour la Commission et rapport\u00e9 une remarquable                     collection botanique. Dipl\u00f4m\u00e9 en g\u00e9nie                     et en m\u00e9decine, il avait aussi enseign\u00e9 la chimie.                     Il \u00e9tait photographe, taxidermiste, cartographe et                     un peu astronome. Ce fut aussi un des premiers explorateurs                     de la Commission \u00e0 s&rsquo;int\u00e9resser comme collectionneur                     au folklore indien. Bell courut le pays plus que tout homme                     de son temps et r\u00e9digea des comptes rendus bien document\u00e9s                     non seulement sur la min\u00e9ralogie et la g\u00e9ologie,                     mais aussi sur les sols, les semences, les r\u00e9coltes,                     les for\u00eats, l&rsquo;\u00e9nergie hydraulique, la vie sauvage,                     la v\u00e9g\u00e9tation, le climat et l&rsquo;\u00e9thnologie.                   <\/p>\n<h3>En trois jours, un double filon de                   squelettes de dinosaures et de charbon<\/h3>\n<p> Ces hommes-l\u00e0 \u00e9taient attir\u00e9s vers                     la Commission, soit par l&rsquo;amour de la nature sauvage, soit                     par le magn\u00e9tisme de la brousse, soit, de toute fa\u00e7on,                     pour des raisons ayant peu de rapport avec leur instruction.                     Encore petit gar\u00e7on, Joseph Tyrrell avait un zoo priv\u00e9                     d&rsquo;animaux qu&rsquo;il avait captur\u00e9s sur les bords de la                     rivi\u00e8re Humber de Toronto. Pendant ses \u00e9tudes                     en droit, un m\u00e9decin lui dit qu&rsquo;il ferait bien, \u00e0                     cause de la faiblesse de ses poumons, de prendre la brousse.                     Tyrrell abandonna le droit, entra \u00e0 la Commission et                     commen\u00e7a alors sa vie extraordinaire d&rsquo;explorateur,                     d&rsquo;historien, de magnat de l&rsquo;industrie mini\u00e8re et de                     rescap\u00e9. Il mourra, combl\u00e9 d&rsquo;honneurs, \u00e0                     99 ans. <\/p>\n<p> Ainsi que l&rsquo;\u00e9crit Pierre Berton dans <em>Great Canadians<\/em>,                     c&rsquo;est Tyrrell qui, \u00ab\u00a0en l&rsquo;espace de trois jours vraiment                     incroyables de juin 1884, d\u00e9couvrit, primo les squelettes                     de dinosaures dans la vall\u00e9e de la rivi\u00e8re Red                     Deer en Alberta, et secundo un gisement de charbon bitumineux                     sur l&#8217;emplacement actuel de Drumheller. La premi\u00e8re                     de ces d\u00e9couvertes fut la plus importante trouvaille                     de son genre en Am\u00e9rique\u00a0; ces inestimables ossements                     sont l&rsquo;honneur des grands mus\u00e9es contemporains. La                     seconde mit \u00e0 jour le plus vaste d\u00e9p\u00f4t                     de charbon au Canada.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> George Mercer Dawson \u00e9tait un pygm\u00e9e en comparaison                     de l&rsquo;\u00e9norme Tyrrell. Il subsista tant bien que mal                     jusqu&rsquo;\u00e0 52 ans. Sa taille \u00e9tait celle d&rsquo;un enfant                     de 12 ans et ses poumons \u00e9taient si malades qu&rsquo;un simple                     rhume \u00e9tait pour lui danger de mort. Pourtant, il passe                     pour le plus opini\u00e2tre, le plus inlassable et le plus                     audacieux de tous les prospecteurs de la Commission. Malgr\u00e9                     ses dehors de nain, il fut un v\u00e9ritable g\u00e9ant                     parmi les explorateurs et les savants du Canada du XIXe si\u00e8cle.                   <\/p>\n<p> Dawson r\u00e9digea des articles non seulement sur plusieurs                     aspects de la g\u00e9ologie, mais aussi sur la botanique,                     la zoologie, l&rsquo;histoire et l&rsquo;anthropologie. Peintre, po\u00e8te,                     conf\u00e9rencier, professeur, diplomate, il se transformait                     en gendarme sur les sentiers de montagne. En 1877, il parcourut                     sans carte des milliers de milles de r\u00e9gions montagneuses                     en Colombie-Britannique. Il s&rsquo;en \u00e9tait fait une chemin                     faisant. C&rsquo;est en son honneur que la capitale de la ru\u00e9e                     vers l&rsquo;or re\u00e7ut le nom de Dawson. \u00c0 sa mort,                     le <em>British Columbia Mining Record <\/em>lui d\u00e9dia                     un \u00e9loge en vers. <\/p>\n<h3>Faute de mieux, on mange du go\u00e9land,                   de la                   marmotte et de l&rsquo;ours<\/h3>\n<p> Selon Bell, Dawson \u00e9tait un intrus aussi odieux que                     Selwyn, mais lui et Dawson avaient un trait commun, celui                     d&rsquo;aimer avec passion la vie dure de la brousse. Dans le cas                     des explorateurs de la Commission, la \u00ab\u00a0vie dure\u00a0\u00bb                     est un euph\u00e9misme. Ils accomplissaient des prouesses                     d&rsquo;endurance au grand air \u00e0 peine croyables \u00e0                     notre \u00e2ge de confort. Ils voyageaient \u00e0 pied,                     avec des chiens, en chariot, en charrette, en radeau, \u00e0                     dos de cheval et de mulet, en cano\u00eb de bois, d&rsquo;\u00e9corce                     ou de toile. Leur survie m\u00eame au milieu des p\u00e9rils                     infinis de la brousse tenait \u00e0 leur connaissance de                     la for\u00eat. <\/p>\n<p> Tyrrell avait appris \u00e0 tirer d\u00e8s sa tendre                     enfance. Bon tireur de la droite comme de la gauche, il pouvait                     couper la t\u00eate d&rsquo;une g\u00e9linotte \u00e0 100 pieds.                     Au pistolet, il \u00e9teignait une chandelle \u00e0 20                     pas. <\/p>\n<p> Gr\u00e2ce surtout \u00e0 Tyrrell, les hommes de la l\u00e9gendaire,                     \u00e9puisante et quasi funeste exp\u00e9dition de 1893                     dans la Toundra se r\u00e9galaient de cerf, de caribou,                     de lapin, de lagop\u00e8de, de canard et, quand la chasse                     \u00e9tait mauvaise, de go\u00e9land, d&rsquo;\u00e9cureuil,                     de marmotte et d&rsquo;ours blanc. <\/p>\n<p> M\u00eame si les d\u00e9put\u00e9s accusaient la Commission                     de gaspillage, les \u00e9quipes d&rsquo;arpentage vivaient le                     plus souvent sur le pays, et leurs chefs \u00e9taient plut\u00f4t                     chiches. Un demi-si\u00e8cle apr\u00e8s les jours de gloire                     de l&rsquo;explorateur Bell, le personnel de la Commission parlait                     encore du \u00ab\u00a0festin\u00a0\u00bb qu&rsquo;il leur avait offert pour                     terminer une saison de dur travail. Des semaines durant, ses                     hommes n&rsquo;avaient mang\u00e9 que des haricots et de la \u00ab\u00a0galette\u00a0\u00bb.                     Puis, ce fut le retour vers la civilisation. Un soir, ils                     dress\u00e8rent leurs tentes pr\u00e8s d&rsquo;un magasin. Bell                     alla chez le marchand, revint au camp et dit au cuisinier\u00a0:                     \u00ab\u00a0Joe, les gars ont fait un long et p\u00e9nible voyage.                     Ils ont bien travaill\u00e9. Ils m\u00e9ritent un r\u00e9gal.                     Voici une bo\u00eete de tomates en conserve.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Mais les mets inattendus n&rsquo;\u00e9taient pas la pire \u00e9preuve                     des explorateurs. \u00c0 l&rsquo;automne de 1893, Tyrrell et ses                     hommes, affam\u00e9s et sans vivres, en vinrent \u00e0                     deux doigts de perdre la vie dans une lente et atroce course                     vers le sud contre l&rsquo;hiver de la baie d&rsquo;Hudson. Le poudrin                     gelait dans leurs barbes, la glace gainait les cano\u00ebs et les                     avirons, et, jusqu&rsquo;\u00e0 ce que les plus solides d&rsquo;entre                     eux entrent en chancelant dans Churchill, il semblait s\u00fbr                     que s&rsquo;ils ne mouraient pas de faim, le froid finirait par                     les avoir. <\/p>\n<p> Les explorateurs savaient affronter le danger, la salet\u00e9,                     la douleur, la solitude et l&rsquo;hostilit\u00e9 des Indiens.                     Ils passaient des mois loin de leurs familles. Leur salaire                     n&rsquo;\u00e9tait que de moiti\u00e9 de ce qu&rsquo;ils auraient                     gagn\u00e9 en quittant la Commission, comme certains le                     firent. Ceux qui rest\u00e8rent y consentirent en grande                     partie parce que la Commission les replongeait chaque ann\u00e9e                     dans les stup\u00e9fiantes beaut\u00e9s et les envo\u00fbtants                     myst\u00e8res des r\u00e9gions les plus recul\u00e9es                     du Canada. <\/p>\n<p> Tous les automnes, en novembre, les g\u00e9ologues refluaient                     vers Ottawa, la m\u00e9moire remplie du souvenir grandiose                     des montagnes, des for\u00eats et des lacs sauvages. Ils                     passaient l&rsquo;hiver \u00e0 r\u00e9diger leurs rapports,                     \u00e0 \u00e9changer leurs impressions, \u00e0 grogner                     contre leurs salaires et, dans certains cas, \u00e0 maudire                     le patron. Ils attendaient surtout le printemps et avec lui                     le temps favorable, l&rsquo;autorisation et les fonds n\u00e9cessaires                     pour r\u00e9pondre \u00e0 l&rsquo;appel de la brousse. Jamais                     hommes n&rsquo;accomplirent davantage pour faire conna\u00eetre                     le Canada au monde et d&rsquo;ailleurs aux Canadiens. Et personne                     ne saurait estimer tout ce que nous leur devons aujourd&rsquo;hui.                   <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[51],"class_list":["post-2484","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-51"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 60, N\u00b0 9 - Septembre 1979 - Les explorateurs ignor\u00e9s - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-60-n-9-septembre-1979-les-explorateurs-ignores\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 60, N\u00b0 9 - Septembre 1979 - Les explorateurs ignor\u00e9s\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Formatage PDF Leurs exp\u00e9ditions dans des r\u00e9gions lointaines et ingrates en font les successeurs de Champlain, de Hearne et de Mackenzie. 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