{"id":2481,"date":"1976-09-01T00:00:00","date_gmt":"1976-09-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-57-n-9-septembre-1976-soufflons-un-peu\/"},"modified":"2022-10-17T20:13:29","modified_gmt":"2022-10-17T20:13:29","slug":"vol-57-n-9-septembre-1976-soufflons-un-peu","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-57-n-9-septembre-1976-soufflons-un-peu\/","title":{"rendered":"Vol. 57, N\u00b0 9 &#8211; Septembre 1976 &#8211; Soufflons un peu"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p><a href=\"pdf\/septembre1976.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Formatage                     PDF<\/a> <\/p>\n<p class=\"boldtext\">Dale Carnegie dit au d\u00e9but                     d&rsquo;un de ses livres qu&rsquo;il n&rsquo;a pas l&rsquo;intention d&rsquo;aborder un                     nouveau sujet, mais de nous rappeler ce que nous savons d\u00e9j\u00e0                     et de nous encourager \u00e0 le mettre en pratique. <\/p>\n<p> Le pr\u00e9sent <em>Bulletin <\/em>ne se pose pas en conseiller                     sur les questions d&rsquo;hygi\u00e8ne mentale et physique, mais                     il essaie simplement d&rsquo;indiquer la solution d&rsquo;un probl\u00e8me                     qui pr\u00e9occupe toutes les personnes adultes au Canada,                     et particuli\u00e8rement les hommes d&rsquo;affaires. <\/p>\n<p> Nous avons la sensation d&rsquo;\u00eatre bouscul\u00e9s. Et                     cela empire sans cesse depuis trente ans. Nous ne pouvons                     pas en d\u00e9terminer la cause avec certitude, nous ne                     pouvons pas d\u00e9crire exactement le but vers lequel on                     nous pousse. Nous continuons \u00e0 nous h\u00e2ter sans                     savoir o\u00f9 nous allons ni comprendre pourquoi, et sans                     un instant de repos. Cela nous rappelle un peu les vers de                     Lamartine\u00a0: <\/p>\n<p> \u00ab\u00a0Ainsi, toujours pouss\u00e9s vers de nouveaux rivages,                  Dans la nuit \u00e9ternelle emport\u00e9s sans retour,                  Ne pourrons-nous jamais sur                  l&rsquo;oc\u00e9an des \u00e2ges,                  Jeter l&rsquo;ancre un seul jour\u00a0?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p> La vie au vingti\u00e8me si\u00e8cle pr\u00e9sente                     de nombreux probl\u00e8mes. La difficult\u00e9 est apparemment                     que nous sommes en train de passer d&rsquo;une \u00e9poque que                     nous supposions permanente \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9                     la seule chose certaine est le changement. Nous ne sommes                     pas assez d\u00e9velopp\u00e9s pour nous sentir \u00e0                     l&rsquo;aise. <\/p>\n<p> Nous sommes victimes d&rsquo;une tension croissante. Nous \u00e9prouvons                     de la difficult\u00e9 \u00e0 nous d\u00e9tendre. Nous                     ne comprenons pas les choses aussi vite que nous voudrions.                     Nous sommes impressionnables, en proie au doute et toujours                     press\u00e9s. Nos nerfs sont toujours \u00e0 vif. Nous                     n&rsquo;avons pas le temps de prendre le repos dont nous avons besoin.                   <\/p>\n<p> Chose curieuse, les gens parlent davantage de ce qu&rsquo;ils                     vont faire que de ce qu&rsquo;ils ont accompli. C&rsquo;est toujours \u00ab\u00a0je                     vais faire ceci ou cela\u00a0\u00bb, ou \u00ab\u00a0la semaine prochaine\u00a0\u00bb                     ou bien \u00ab\u00a0ce qu&rsquo;il me reste \u00e0 faire&#8230;\u00a0\u00bb.                     Arriv\u00e9s \u00e0 destination, nous nous pr\u00e9parons                     \u00e0 repartir. <\/p>\n<p> David Seabury, dans son excellent trait\u00e9 <em>How to                     Worry Successfully<\/em>, r\u00e9sume la question ainsi\u00a0:                     \u00ab\u00a0L&rsquo;activit\u00e9 f\u00e9brile est depuis longtemps                     le fl\u00e9au de l&rsquo;Am\u00e9rique, quoiqu&rsquo;on en fasse souvent                     une vertu.\u00a0\u00bb Il cite ce vers de Longfellow\u00a0: \u00ab\u00a0Mais                     eux, pendant que leurs compagnons dormaient, s&rsquo;acharnaient                     \u00e0 l&rsquo;ouvrage.\u00a0\u00bb Et Seabury ajoute\u00a0: \u00ab\u00a0B\u00eatise\u00a0!                     Ils creusaient leur propre tombeau.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Il est malheureux, mais vrai, que les hommes que nous estimons                     le plus dignes d&rsquo;\u00e9loges sont ceux qui se surm\u00e8nent.                     Ils sont consciencieux, travailleurs et infatigables\u00a0;                     ils ont le sens inn\u00e9 des devoirs sociaux\u00a0; ils                     assument plus que leur part des responsabilit\u00e9s collectives.                   <\/p>\n<p> Les instituteurs qui maintiennent la discipline dans une                     \u00e9cole turbulente\u00a0; les m\u00e9decins assi\u00e9g\u00e9s                     par une antichambre de malades\u00a0; les st\u00e9nographes                     oblig\u00e9es de taper tant de mots par minute pour terminer                     leur travail \u00e0 temps\u00a0; les t\u00e9l\u00e9phonistes                     dont les mains doivent tenir t\u00eate aux conversations\u00a0;                     les commer\u00e7ants qui courent de leur bureau \u00e0                     un d\u00e9jeuner d&rsquo;affaires et reviennent \u00e0 la h\u00e2te\u00a0;                     les agriculteurs priv\u00e9s d&rsquo;aide par les attraits de                     la ville\u00a0: ce sont l\u00e0 des exemples de la vie \u00e0                     haute tension. Et sans compter le c\u00f4t\u00e9 purement                     social. M\u00eame le bavardage exige un effort nerveux. <\/p>\n<p> Les gens disent souvent en toute bonne foi qu&rsquo;ils ne souffrent                     pas de tension nerveuse. C&rsquo;est un \u00e9tat chronique dont                     ils ne s&rsquo;aper\u00e7oivent pas. Mais les signes en sont apparents\u00a0:                     gestes inutiles, tapotage sur la table avec le stylo ou le                     crayon, froncements de sourcils, yeux distraits, nervosit\u00e9.                   <\/p>\n<h3>Les soucis sont dangereux<\/h3>\n<p> C&rsquo;est \u00e0 cause des soucis, disons-nous g\u00e9n\u00e9ralement.                   <\/p>\n<p> L&rsquo;esprit s&rsquo;adapte merveilleusement \u00e0 toutes sortes                     d&rsquo;ouvrages et de troubles, mais il ne r\u00e9siste pas aux                     soucis. Si on pouvait interroger les pierres tombales, neuf                     sur dix nous diraient\u00a0: \u00ab\u00a0La vie de celui qui g\u00eet                     ici a \u00e9t\u00e9 raccourcie de plusieurs ann\u00e9es                     par la crainte de malheurs, dont la plupart ne sont jamais                     arriv\u00e9s.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Il n&rsquo;y a rien de plus illogique que les soucis. Souvent                     ce ne sont pas les choses que nous faisons, mais celles que                     nous ne faisons pas, qui nous tracassent. Nous nous voyons                     accabl\u00e9s d&rsquo;un tas de choses \u00e0 faire, \u00e0                     l&rsquo;usine, \u00e0 la maison, au bureau, dans le jardin ou                     dans notre milieu social. Nous nous faisons des soucis au                     sujet de ce qui nous est arriv\u00e9, ce qui ne sert \u00e0                     rien, et au sujet de ce qui pourrait nous arriver, ce qui                     n&rsquo;y change rien. La plupart de tous les soucis sont la cause                     et non pas le r\u00e9sultat de nos probl\u00e8mes. <\/p>\n<p> Il y a des soucis qui sont in\u00e9vitables. Il arrive                     parfois d&rsquo;avoir des probl\u00e8mes trop durs \u00e0 r\u00e9soudre                     ou d&rsquo;\u00e9prouver des troubles si profonds que notre esprit                     refuse temporairement de fonctionner. Notre inqui\u00e9tude                     ne gu\u00e9rit pas un parent malade et ne nous avance \u00e0                     rien, mais tant que nous vivrons dans ce monde tourment\u00e9,                     aussi longtemps que nous serons dou\u00e9s de sensibilit\u00e9                     et d&rsquo;imagination et que nous ne serons pas plus ma\u00eetres                     de notre milieu, nous continuerons \u00e0 \u00eatre en                     proie \u00e0 certains soucis. <\/p>\n<p> Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 naturelle qui constitue                     le danger, mais la crainte prolong\u00e9e et excessive qui                     nous fait agir sans m\u00eame r\u00e9fl\u00e9chir. En                     face d&rsquo;un probl\u00e8me, nous avons deux choix\u00a0: \u00e9tudier                     pos\u00e9ment le pour et le contre, ou nous abandonner aux                     soucis et au d\u00e9sespoir. <\/p>\n<h3>Que savons-nous\u00a0?<\/h3>\n<p> En ce qui concerne l&rsquo;esprit humain, nous avons seulement                     une vague id\u00e9e de la fa\u00e7on dont il fonctionne.                     Nous savons qu&rsquo;il est funeste d&rsquo;aborder nos difficult\u00e9s                     en nous guidant uniquement sur le pass\u00e9, mais nous                     ne pouvons pas encore percer assez l&rsquo;avenir pour \u00eatre                     s\u00fbrs de notre voie. <\/p>\n<p> Les mythes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui passaient autrefois pour des v\u00e9rit\u00e9s,                     et les v\u00e9rit\u00e9s d&rsquo;aujourd&rsquo;hui ne sont que des                     opinions \u00e0 l&rsquo;usage des g\u00e9n\u00e9rations futures.                     Nos mythes nous sont chers, et quelques-uns d&rsquo;entre eux s&rsquo;immiscent                     dans la vie et la bouleversent. <\/p>\n<p> Il y a peu de n\u00e9vroses chez les sauvages. Peut-\u00eatre                     est-ce parce qu&rsquo;ils sont ignorants des possibilit\u00e9s                     de la vie et mod\u00e9r\u00e9s dans leurs d\u00e9sirs.                     Notre monde occidental, d\u00e9barrass\u00e9 des vieilles                     entraves, abonde en stimulants. Notre id\u00e9e est d&rsquo;obtenir                     ce que nous d\u00e9sirons. Cela va jusqu&rsquo;\u00e0 pousser                     les gens \u00e0 d\u00e9sirer ce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas gagn\u00e9,                     et \u00e0 se f\u00e2cher quand ils ne peuvent pas l&rsquo;avoir.                   <\/p>\n<p> La soif de se distinguer conduit \u00e0 toutes sortes                     de fantaisies n\u00e9vrotiques\u00a0: les uns veulent des                     pneus blancs \u00e0 leur auto\u00a0; les autres font graver                     un blason sur leur papier \u00e0 lettres\u00a0; d&rsquo;autres                     veulent toujours \u00eatre au premier rang, et comme le dit                     Ewen Cameron dans son livre <em>Life is for Living\u00a0: <\/em>\u00ab\u00a0Les                     employ\u00e9s de bureau exigent des serviettes en toile                     dans les cabinets de toilette au lieu des serviettes en papier                     qui sont plus hygi\u00e9niques mais g\u00e9n\u00e9ralement                     donn\u00e9es aux ouvriers.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Celui qui sait garder la mesure se rend compte qu&rsquo;il ne                     peut pas faire, \u00eatre et avoir tout ce qu&rsquo;il veut. Les                     possibilit\u00e9s sont limit\u00e9es par le temps, les                     capacit\u00e9s et les occasions. En r\u00e9duisant le                     nombre de ses d\u00e9sirs et de ses craintes, on a l&rsquo;esprit                     plus libre pour mener son ouvrage \u00e0 bonne fin. <\/p>\n<p> Ce qu&rsquo;il faut apprendre \u00e0 notre \u00e9poque est                     que l&rsquo;efficacit\u00e9 ne consiste plus simplement \u00e0                     tirer le meilleur parti des choses mat\u00e9rielles. Nous                     y avons d\u00e9j\u00e0 r\u00e9ussi dans une certaine                     mesure. L&rsquo;efficacit\u00e9 d&rsquo;aujourd&rsquo;hui consiste \u00e0                     savoir tirer parti de notre esprit. <\/p>\n<p> Un bon chef sait que le bon travail, physique ou intellectuel,                     si p\u00e9nible et assidu qu&rsquo;il soit, ne produit jamais                     par lui-m\u00eame un seul cas d&rsquo;\u00e9puisement nerveux.                     Il sait que la fatigue intellectuelle est le r\u00e9sultat                     de la monotonie ou d&rsquo;un travail machinal apr\u00e8s une                     grande concentration d&rsquo;esprit. Il sait qu&rsquo;il existe un rapport                     si \u00e9troit entre le corps et l&rsquo;esprit que l&rsquo;un agit                     facilement sur l&rsquo;autre\u00a0; que des douleurs musculaires                     peuvent \u00eatre caus\u00e9es par des troubles intellectuels.                     Et comme dit Satan dans le <em>Paradis Perdu <\/em>de Milton\u00a0:                     \u00ab\u00a0L&rsquo;esprit peut faire un Paradis de l&rsquo;Enfer et un Enfer                     du Paradis\u00a0\u00bb. <\/p>\n<h3>La sant\u00e9 exige le repos<\/h3>\n<p> Un grand nombre d&rsquo;hommes paient trop cher ce qu&rsquo;ils obtiennent                     de la vie. Ce ne sont pas des r\u00e9alistes. Ceux qui se                     plaignent des exigences de la vie moderne, mais qui n\u00e9gligent                     les pr\u00e9cautions ordinaires pour veiller sur leur sant\u00e9\u00a0;                     ceux qui d\u00e9plorent la perte de leur jeunesse sans trouver                     des compensations dans l&rsquo;\u00e2ge m\u00fbr\u00a0; tous ces                     gens-l\u00e0 ne font pas preuve d&rsquo;une grande intelligence.                   <\/p>\n<p> Si bien que vous vous portiez, vous ne pouvez pas \u00eatre                     parfaitement s\u00fbr d&rsquo;\u00eatre en bonne sant\u00e9                     sans consulter un m\u00e9decin &#8211; et suivre ses conseils.                     Mais un mot \u00e0 ce sujet. Si vous allez p\u00e9riodiquement                     chez le docteur pour vous faire examiner, ne le faites pas                     \u00e0 contrecoeur pour satisfaire votre conscience. Un                     examen h\u00e2tif, incomplet ou superficiel est pire que                     pas d&rsquo;examen du tout. Il vous donne un sentiment de fausse                     s\u00e9curit\u00e9, et vous n&rsquo;arrivez qu&rsquo;\u00e0 vous                     tricher vous-m\u00eame. <\/p>\n<p> Le m\u00e9decin vous dira probablement que vous avez besoin                     de repos, et quoi que vous en pensiez, il y a cent chances                     contre une qu&rsquo;il ait raison. Nous attendons g\u00e9n\u00e9ralement                     pour nous reposer d&rsquo;\u00eatre arriv\u00e9s au bout de nos                     forces. Nous puisons dans nos r\u00e9serves d&rsquo;\u00e9nergie                     nerveuse. Nous nous soutenons au moyen de stimulants comme                     le caf\u00e9 et l&rsquo;alcool, en invoquant pour excuse les exigences                     de notre travail. Le seul moyen de nous refaire est de nous                     reposer. <\/p>\n<p> Aux yeux de beaucoup de gens, le temps consacr\u00e9 au                     repos para\u00eet \u00eatre une perte au lieu d&rsquo;un placement.                     Les adultes, comme les enfants, trouvent un tas de pr\u00e9textes                     pour ne pas aller se coucher, sans \u00e9gard aux cons\u00e9quences.                     Celui qui est d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 gouverner son                     esprit pour le bien de sa sant\u00e9 physique et intellectuelle                     sait comment s&rsquo;y prendre dans un cas de ce genre. Et, chose                     curieuse, il constate, neuf fois sur dix, qu&rsquo;il fait plus                     de travail par jour en moyenne et qu&rsquo;il le fait mieux. <\/p>\n<p> Ce n&rsquo;est pas seulement le temps que nous passons au lit                     qu&rsquo;il faut compter comme repos. Les petits moments de d\u00e9tente                     pendant la journ\u00e9e nous aident \u00e0 accomplir notre                     ouvrage avec moins de fatigue que si nous essayons d&rsquo;y arriver                     sans arr\u00eat. Nous pouvons nous d\u00e9tendre en marchant                     dans la rue, en \u00e9tirant nos membres et en tournant                     notre esprit vers ce qui nous entoure. Un de nos amis profite                     du feu rouge pour reposer un instant ses jambes dans sa voiture.                     Tout cela est une fa\u00e7on intelligente et efficace de                     traiter notre corps et notre esprit\u00a0; la mani\u00e8re                     la plus inefficace de combattre la fatigue est de prendre                     de l&rsquo;alcool et de la drogue. <\/p>\n<h3>La d\u00e9tente restaure l&rsquo;\u00e9nergie<\/h3>\n<p> Le repos, c&rsquo;est-\u00e0-dire le sommeil et les moments                     de d\u00e9tente pendant la journ\u00e9e, est le rem\u00e8de                     le plus g\u00e9n\u00e9ralement prescrit pour une foule                     de maux. Sir William Osler, le c\u00e9l\u00e8bre m\u00e9decin                     canadien, \u00e9crivait en 1910\u00a0: \u00ab\u00a0Les hommes                     d&rsquo;affaires ou les professionnels qui souffrent d&rsquo;une angine                     de poitrine peuvent trouver le soulagement, sinon la gu\u00e9rison,                     en ralentissant simplement la machine.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Nous n&rsquo;avons pas l&rsquo;intention de nous \u00e9tendre sur                     la question du r\u00e9gime. Les listes di\u00e9t\u00e9tiques                     sont nombreuses\u00a0; chaque homme a ses go\u00fbts en ce                     qui concerne ce qu&rsquo;il mange et, du reste, sa femme a ses propres                     id\u00e9es \u00e0 ce sujet. Il est toutefois sage de demander                     au m\u00e9decin ce qui nous convient, combien de repas nous                     pouvons faire par jour et combien nous devons manger \u00e0                     chaque repas, pour \u00eatre capables de faire de notre mieux                     notre genre de travail. <\/p>\n<p> Le seul point sur lequel nous tenons \u00e0 insister est                     qu&rsquo;il est bon de prendre assez de temps pour d\u00e9jeuner                     \u00e0 l&rsquo;aise, sans parler d&rsquo;affaires, que nous fassions                     un gros ou un l\u00e9ger repas \u00e0 midi. Un grand nombre                     d&rsquo;hommes d&rsquo;affaires dans les quartiers financiers de Montr\u00e9al,                     Toronto, Winnipeg et Vancouver discutent leurs affaires pendant                     le lunch et sont \u00e0 bout de forces \u00e0 la fin de                     la journ\u00e9e. <\/p>\n<p> Il est possible de se reposer pendant la journ\u00e9e                     aussi bien qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;heure du d\u00e9jeuner. Entre deux                     entrevues, apr\u00e8s le d\u00e9part d&rsquo;un visiteur et                     avant l&rsquo;arriv\u00e9e d&rsquo;un autre, pourquoi ne pas fermer                     les yeux et d\u00e9tendre ses muscles\u00a0? En dictant                     une lettre, pourquoi ne pas mettre les pieds sur une chaise\u00a0?                     Si vous prenez une tasse de caf\u00e9 le matin ou une tasse                     de th\u00e9 l&rsquo;apr\u00e8s-midi, ne l&rsquo;avalez pas \u00e0                     la h\u00e2te en lisant des chiffres ou une lettre d&rsquo;invectives                     de la part d&rsquo;un de vos clients\u00a0; allez \u00e0 la fen\u00eatre                     et reposez vos membres, vos yeux et votre esprit. La capacit\u00e9                     de se d\u00e9tendre est un des meilleurs sympt\u00f4mes                     de la sant\u00e9. <\/p>\n<p> Mais ce n&rsquo;est pas tout. La d\u00e9tente est bonne pour                     l&rsquo;esprit et le corps\u00a0; c&rsquo;est aussi un signe que l&rsquo;on                     comprend la vie. L&rsquo;homme qui peut travailler et se reposer                     montre qu&rsquo;il a conscience des deux mondes\u00a0; le monde                     tel qu&rsquo;il est, et le monde auquel il aspire. Il reconna\u00eet                     ce qui est important et ce qui est futile, et il en donne                     la preuve dans sa mani\u00e8re d&rsquo;agir. <\/p>\n<p> Les distractions et les vacances sont naturellement importantes.                     John Wanamaker a dit \u00e0 ce sujet\u00a0: \u00ab\u00a0Ceux                     qui n&rsquo;ont pas le temps de se divertir sont oblig\u00e9s                     t\u00f4t ou tard de trouver le temps d&rsquo;\u00eatre malades.\u00a0\u00bb                     Tous les hommes d&rsquo;affaires connaissent le sentiment de fatigue                     qu&rsquo;on \u00e9prouve apr\u00e8s un travail long et press\u00e9.                   <\/p>\n<p> Nous avons besoin de plus de vacances. Le Dr Edgar Allen,                     de la clinique Mayo, disait \u00e0 un groupe d&rsquo;hommes d&rsquo;affaires\u00a0:                     \u00ab\u00a0Si on pouvait estimer le rendement d&rsquo;un chef par les                     services qu&rsquo;il rend \u00e0 une industrie, on trouverait                     probablement que, dans certaines limites, il est d&rsquo;autant                     plus utile qu&rsquo;il prend plus de vacances.\u00a0\u00bb Une autre                     autorit\u00e9 affirme\u00a0: \u00ab\u00a0Pour un cadre, deux                     ou trois semaines en \u00e9t\u00e9 ne sont pas des vacances\u00a0:                     c&rsquo;est tout juste un r\u00e9pit.\u00a0\u00bb <\/p>\n<h3>Barricadez votre foyer<\/h3>\n<p> Le meilleur endroit pour vous reposer est chez vous. Il                     faut pour cela que votre foyer soit inviolable et que vous                     y soyez \u00e0 l&rsquo;abri des intrus. Rien que l&rsquo;id\u00e9e                     de passer une soir\u00e9e au sein de votre famille, sans                     souci des affaires, vous donne plus de force pendant la journ\u00e9e.                   <\/p>\n<p> Chaque homme, mais surtout celui qui ressent les exigences                     des affaires, reconna\u00eetra l&rsquo;importance de se m\u00e9nager                     une retraite et d&rsquo;en d\u00e9fendre \u00e0 tout prix l&rsquo;entr\u00e9e                     aux \u00e9trangers. Cela pourra para\u00eetre \u00e9trange                     \u00e0 quelques amis turbulents, mais on y verra bient\u00f4t                     un signe de sagesse et de distinction. Vous constaterez en                     outre que c&rsquo;est une chose que vous avez toujours d\u00e9sir\u00e9e.                   <\/p>\n<p> Le taux de d\u00e9c\u00e8s est trop \u00e9lev\u00e9                     parmi les chefs d&rsquo;entreprise. La plupart d&rsquo;entre eux s&rsquo;imaginent                     qu&rsquo;ils sont oblig\u00e9s de travailler plus fort que leurs                     subordonn\u00e9s et de faire mieux que leurs concurrents.                     Leur journ\u00e9e de travail est un m\u00e9lange de chaos                     et de luttes. Nous sommes depuis trop longtemps r\u00e9sign\u00e9s                     \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e que cela est in\u00e9vitable et que                     c&rsquo;est un purgatoire n\u00e9cessaire pour les dirigeants.                   <\/p>\n<h3>D\u00e9l\u00e9guez la besogne<\/h3>\n<p> Pour conserver l&rsquo;\u00e9quilibre dans ce tourbillon des                     affaires, le chef doit \u00e9viter toute besogne inutile                     et conserver l&rsquo;esprit libre pour les d\u00e9cisions importantes.                     Il est n\u00e9cessaire de laisser une partie du travail                     aux subordonn\u00e9s\u00a0; de r\u00e9duire au minimum                     la lecture des rapports\u00a0; de ne pas laisser tra\u00eener                     les conf\u00e9rences en longueur\u00a0; de confier le travail                     courant \u00e0 de simples employ\u00e9s. Tout cela n&rsquo;est                     pas impossible. C&rsquo;est ce que vous devez faire si vous d\u00e9sirez                     conserver votre \u00e9quilibre intellectuel et maintenir                     le niveau de votre rendement. <\/p>\n<p> Environ 75 p. 100 du travail d&rsquo;un directeur pourrait \u00eatre                     accompli par des subordonn\u00e9s. Les secr\u00e9taires                     peuvent \u00e9crire les lettres ordinaires\u00a0; apr\u00e8s                     quelques mots d&rsquo;amiti\u00e9 ou de politesse, les appels                     t\u00e9l\u00e9phoniques peuvent \u00eatre pass\u00e9s                     aux chefs de service au courant de la question\u00a0; vous                     pouvez r\u00e9duire au minimum vos lettres et vos conversations\u00a0;                     les rapports qu&rsquo;il vous faut lire devraient \u00eatre aussi                     brefs que possible. <\/p>\n<p> Prenons quelques exemples dans la conduite de la guerre                     par Churchill. Il exigeait que les renseignements soient comprim\u00e9s                     en tr\u00e8s peu de mots. Il avait l&rsquo;habitude de dire\u00a0:                     \u00ab\u00a0Ce serait tr\u00e8s bien si cela pouvait tenir en                     une ou deux feuilles.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Cela ne s&rsquo;appliquait pas seulement aux d\u00e9tails. Il                     demanda un jour les derniers renseignements sur l&rsquo;organisation                     d&rsquo;une division blind\u00e9e et ajouta\u00a0: \u00ab\u00a0Tout                     cela devra tenir sur une seule feuille de papier, avec tous                     les \u00e9l\u00e9ments importants et tous les chiffres.\u00a0\u00bb                     \u00c0 une autre occasion, il fit consigner sur une seule                     feuille les mesures prises pour convoyer les navires dans                     la Manche, \u00ab\u00a0maintenant que les Allemands occupent les                     c\u00f4tes de la France\u00a0\u00bb. Une autre fois il voulut                     savoir au sujet des chars de combat\u00a0: combien en avait                     l&rsquo;arm\u00e9e, combien de chaque sorte on en fabriquait par                     mois, combien de pr\u00eats, combien en perspective, tout                     cela sur une page. <\/p>\n<p> La plupart des hommes d&rsquo;affaires sont accoutum\u00e9s                     \u00e0 lire de long rapports, au lieu d&rsquo;insister, comme                     Churchill, pour qu&rsquo;un subordonn\u00e9 fasse le travail d&rsquo;analyse                     et de pr\u00e9paration. <\/p>\n<p> La conclusion se d\u00e9gage d&rsquo;elle-m\u00eame. Si, avec                     tout l&rsquo;effort de guerre sur les \u00e9paules, Churchill                     pouvait obtenir en une page un rapport satisfaisant sur les                     approvisionnements alimentaires de l&rsquo;Angleterre, sur les pertes                     caus\u00e9es par les sous-marins, la crise due au refus                     de l&rsquo;Irlande de pr\u00eater ses ports \u00e0 la flotte                     anglaise, les mesures de d\u00e9fense apr\u00e8s Dunkerque                     et une foule d&rsquo;autres questions tout aussi graves, pourquoi                     les chefs d&rsquo;entreprise ne pourraient-ils pas en demander autant                     de leurs subordonn\u00e9s\u00a0? Et quels sont les subordonn\u00e9es                     qui n&rsquo;y trouveraient pas profit\u00a0? <\/p>\n<p> En plus d&rsquo;\u00e9pargner son temps et son \u00e9nergie                     dans ses affaires, le chef doit se d\u00e9fendre contre                     les empi\u00e9tements du dehors. Sa position l&rsquo;expose \u00e0                     un grand nombre d&rsquo;invitations \u00e0 faire partie de comit\u00e9s                     professionnels, industriels ou sociaux. Cela est dangereux,                     non pas parce que ces occupations ne sont pas utiles, mais                     parce que, comme tout le monde, il n&rsquo;a que 24 heures par jour                     et un certain nombre d&rsquo;ann\u00e9es \u00e0 vivre. <\/p>\n<h3>R\u00e9flexion et m\u00e9ditation<\/h3>\n<p> Racine fait dire \u00e0 Petit Jean\u00a0: <\/p>\n<p> \u00ab\u00a0Qui veut voyager loin, m\u00e9nage sa monture\u00a0\u00bb\u00a0;                     c&rsquo;est un conseil qui pourrait \u00eatre suivi avantageusement                     par tous les hommes d&rsquo;affaires. L&rsquo;industrie et le commerce                     se porteraient mieux si l&rsquo;attelage allait d&rsquo;un pas \u00e9gal                     au lieu de se fatiguer par des temps de galop. <\/p>\n<p> Mais il ne suffit pas de ralentir le rythme du train des                     affaires pour mieux vivre. Nous sommes pris dans l&rsquo;engrenage                     de la vie et nous avons oubli\u00e9 en partie comment en                     jouir. Nous avons d\u00e9sappris d&rsquo;observer la beaut\u00e9                     des choses simples. Une promenade sous le ciel \u00e9toil\u00e9                     vaut autant qu&rsquo;une bonne affaire et vous remonte mieux que                     tous les rem\u00e8des de charlatans. Le soleil, les oiseaux                     et les fleurs appartiennent \u00e0 l&rsquo;homme d&rsquo;affaires aussi                     bien qu&rsquo;au po\u00e8te. <\/p>\n<p> La m\u00e9ditation est ce qui fait le plus d\u00e9faut                     \u00e0 notre \u00e9poque. Dans la m\u00e9ditation, la                     vie nous appara\u00eet en relief avec ses rapports, ses objectifs                     et ses r\u00e9compenses. Le recueillement nous aide \u00e0                     reposer nos nerfs et \u00e0 voir clair dans nos affaires.                     Un chasseur enseveli sous un \u00e9boulement en fit usage                     ainsi pendant les cinq minutes qui lui restaient \u00e0                     respirer\u00a0: il employa trois minutes \u00e0 trouver                     le moyen de s&rsquo;en tirer et deux minutes \u00e0 le mettre                     \u00e0 ex\u00e9cution. <\/p>\n<h3>Ralentissons le pas<\/h3>\n<p> Pour sortir de notre train de vie effr\u00e9n\u00e9,                     il est n\u00e9cessaire de faire un examen consciencieux                     de nous-m\u00eames, de nos affaires et de notre avenir. On                     dit que beaucoup de gens refus\u00e8rent de se servir du                     t\u00e9lescope de Galil\u00e9e de peur de constater qu&rsquo;il                     avait raison. Rien n&rsquo;est plus facile que de nous persuader                     que la vie que nous menons est normale et donc dans l&rsquo;ordre.                     D&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9, rien ne vaudrait mieux que de                     nous demander avant de faire la chose la plus ordinaire\u00a0:                     \u00ab\u00a0Y a-t-il un autre moyen de faire cela\u00a0?\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> L&rsquo;important est de reconna\u00eetre que nous avons un probl\u00e8me                     \u00e0 r\u00e9soudre, de d\u00e9cider ensuite d&rsquo;essayer                     de le r\u00e9soudre et puis d&rsquo;en trouver la solution. Un                     chef de rayon d&rsquo;un grand magasin, fatigu\u00e9 d&rsquo;aller d&rsquo;un                     rayon \u00e0 un autre en ruminant un projet d&rsquo;am\u00e9lioration,                     alla s&rsquo;asseoir dans un coin, \u00e9crivit sur une feuille                     de papier les avantages et les inconv\u00e9nients de son                     id\u00e9e et mit le papier dans sa poche pour ne plus y                     penser jusqu&rsquo;au lendemain. En se r\u00e9veillant, il lui                     suffit d&rsquo;un simple coup d&rsquo;oeil sur le pour et le contre pour                     prendre une d\u00e9cision. <\/p>\n<p> Un autre va m\u00eame plus loin. Il \u00e9crit cinq analyses                     d&rsquo;un projet du point de vue de cinq personnes diff\u00e9rentes.                     Il prend son temps et ne se h\u00e2te pas d&rsquo;arriver \u00e0                     une d\u00e9cision. Il envisage le probl\u00e8me sous tous                     ses aspects et per\u00e7oit les r\u00e9sultats des diverses                     solutions sous cinq angles diff\u00e9rents. <\/p>\n<p> Les gens qui se pressent toute la journ\u00e9e, et toute                     la soir\u00e9e, ne profitent r\u00e9ellement pas de la                     vie. Notre vie ne consiste pas \u00e0 nous soumettre aveugl\u00e9ment                     \u00e0 des circonstances que nous ne pouvons pas expliquer,                     comme par exemple cette passion de nous d\u00e9p\u00eacher                     qui nous d\u00e9vore. La vie devrait \u00eatre un harmonieux                     m\u00e9lange de n\u00e9cessit\u00e9s et de d\u00e9sirs,                     de ce que nous avons \u00e0 faire et de ce que nous aimons                     faire. <\/p>\n<p> Nous vivons \u00e0 une \u00e9poque anormale. Nous avons                     besoin de faire preuve de fermet\u00e9, de comprendre que                     nous sommes susceptibles de succomber \u00e0 des influences                     nuisibles et de faire notre possible pour \u00e9viter les                     surmenages physiques et intellectuels. C&rsquo;est \u00e0 nous                     d&rsquo;essayer, \u00e0 notre mani\u00e8re, de rendre le monde                     meilleur sans nous laisser d\u00e9courager parce qu&rsquo;il ne                     change pas assez vite. Nous devons apprendre \u00e0 surmonter                     les inconv\u00e9nients qui peuvent \u00eatre surmont\u00e9s                     et \u00e0 nous adapter aux maux qui demeurent jusqu&rsquo;ici                     incurables. <\/p>\n<p> Soyons r\u00e9alistes. Admettons franchement qu&rsquo;il y a                     une limite \u00e0 nos forces physiques et intellectuelles                     et restons en de\u00e7\u00e0 de cette limite. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[48],"class_list":["post-2481","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-48"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.4 (Yoast SEO v27.4) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 57, N\u00b0 9 - Septembre 1976 - Soufflons un peu - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-57-n-9-septembre-1976-soufflons-un-peu\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 57, N\u00b0 9 - Septembre 1976 - Soufflons un peu\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Formatage PDF Dale Carnegie dit au d\u00e9but d&rsquo;un de ses livres qu&rsquo;il n&rsquo;a pas l&rsquo;intention d&rsquo;aborder un nouveau sujet, mais de nous rappeler ce que nous savons d\u00e9j\u00e0 et de nous encourager \u00e0 le mettre en pratique. 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